COUCHE-TARD

BEAUCHEMIN c. COUCHE-TARD

Après plusieurs efforts pour interroger un représentant de l'intimée Couche-Tard, François Beauchemin procède à l'interrogatoire de leur témoin principal, Nancy Desrosiers.

N'ayant pu obtenir réponse satisfaisante il demande d'interroger le procureur de Couche-Tard, Daniel L'Africain, présent au dossier depuis le début du litige, Il refuse. Beauchemin doit alors procéder par une requête pour permission d'interroger L'AVOCAT L'AFRICAIN..

Le Juge Julien reporte la permission d'interroger Me L'Africain, MAIS ordonne plutôt la REPRISE de l'interrogatoire de Nancy Desrosiers EXCEPTIONNELLEMENT devant un JUGE, pour les RAISONS qu'elle énonce on ne peut plus CLAIREMENT.

Ci-dessous intégralement le jugenent. Les soulignements sont des ajouts.


JUGEMENT
de l'honnorable Carole Julien sur la requête pour permission d'interroger l'avocat de l'intimée Me Daniel L'Africain.

Le Tribunal estime que cette requête est PRÉMATURÉE puisque l'interrogatoire de la partie adverse représentée par Madame Desrosiers n'est pas complété.

De plus, le Tribunal constate, suite aux explications fournies, que des difficultés majeures sont survenues entre les parties et les procureurs quant à la tenue des interrogatoires et ce, malgré les décisions ponctuelles rendues à certains moments par des juges de notre Cour quant à ces interrogatoires;

Le tribunal constate que de NOMBREUSES OBJECTIONS ont été formulées lors de l'interrogatoire tenu par M. Beauchemin à l'égard de Madame Desrosiers de telle sorte que dans l'esprit d'une saine administration de la Justice, il ne parait pas opportun de continuer l'interrogatoire HORS COUR;

D'autre part, M Beauchemin souligne les difficultés financières lui résultant, des DISCUSSIONS NOMBREUSES entre lui-même et le procureur de la partie adverse lors de l'interrogatoire incomplet de Madame Desrosiers, quant à la durée et au coût de la transcription;

Pour ces raisons, le Tribunal fixe l'interrogatoire de la représentante de la défenderesse, Madame Desrosiers, EN PRÉSENCE DU TRIBUNAL, le 6 mai 2002 à 9 heures en salle 2,08;

Le Tribunal libère les parties de l'obligation de transcrire l'interrogatoire avorté de Madame Desrosiers et, ordonne que l'interrogatoire soit repris en son entier en vertu de l'article 398 C.p.c., le 6 mai 2002;

Le Tribunal exclut du dossier l'interrogatoire avorté de Madame Desrosiers déjà tenu le 24-01-2002 à toutes fins utiles puisqu'il sera remplacé par l'interrogatoire du 6 mai prochain;

Frais à suivre.

Carole Julien, J.C.S.
12 mars 2002