Juchée sur une éminence qui surplombe toute
la région, elle s'est développée à
l'intérieur de ses murs. Ses remparts lui ont permis
de se maintenir tout au long de la période ottomane,
protégée des raids bédouins. Aujourd'hui
ce chef lieu de province de 55000 habitants a été
au centre des révoltes provoquées par les plans
d'austérité imposés par le gouvernement
en 1989 et 1996.
Château de Kérak
Kérak existait au 1er millénaire av.
J.-C. sous le nom de Kir-Hérès. A l'époque
byzantine, la ville devient le siège d'un évêché.
Kérak prend une nouvelle importance avec l'arrivée
des Francs au Levant. Après la prise de Jérusalem,
les croisés entreprennent de protéger les régions
voisines de la ville Sainte. En 1142, le roi de Jérusalem
décide la construction d'une nouvelle forteresse à
Kérak, dont la population est majoritairement chrétienne.
Wadi Moujib
Situé au nord de Kérak, cet étroit cours
d'eau se jette dans la Mer morte. Sa vallée très
encaissée a été ouverte par des mouvements
tectoniques. A l'époque des royaumes bibliques, le
wadi Moujib, appelé Arnon, marquait la frontière
entre les royaumes d'Ammon et Moab.
Madaba-Carte de la Palestine
La ville de Madaba compte 60 000 habitants, en grande
partie grecs-orthodoxes. Elle possède de nombreuses
églises toutes ornées de mosaïques. La plus connue est
celle de la Carte de Palestine, située dans l'église
Saint-Georges. Cette mosaïque retrouvée
en 1897, fut réalisée au VIe s., elle mesurait
15 m sur 5 m, et présentait toutes les régions
de la Palestine, du liban, de Jordanie, du Sinaï et du
delta du Nil. Tous les lieux sont identifiés en grec
et le centre de la carte (ci-contre) est occupé par
Jérusalem, nombril du monde par excellence.
Vous voyez ici une carte de la Palestine en mosaïque
située dans l'église St-Georges de Madaba (gare
aux tourristes)
