The Who

En termes d'influence, de popularité et d'intérêt des médias, les Who sont le troisième groupe anglais des sixties et des seventies doit beaucoup à Pete Townshend et ses amis. Les Who ont innové, crée, provoqué, servi comme modèle pour des centaines de groupes. Ils furent à leurs débuts comme les représentants de la jeunesse, par opposition aux vieux. Leur chef-d'oeuvre Tommy est toujours à l'affiche

PHOTOS DES 4 MEMBRES DES WHO


LES WHO A LEUR DEBUT Au départ, en 1959, 3 adolescents de l'acton County Grammar School jouent ensemble : Pete Townshend (guitare), Roger Daltrey (chant) et John Entwhistle (basse). Pete passe ensuite à l'Art College et forme avec ses amis un groupe officiel The Detours, après l'embauche d'un batteur, Doug Sanden. En 1963, le groupe s'oriente vers le R&B, joue dans les divers clubs de Londres (dont le Marquee) et adopte le nom des Who. Il draine des fans Mods de plus en plus nombreux. Le publicitaire Peter Meadon les remarque, devient leur manager et leur décroche un contrat chez Fontana, après avoir changé leur nom en The High Numbers. Sort alors le single I'm The Face.Un fan du groupe, Keith Moon, prouve (après avoir hurlé en plein concert !) qu'il est meilleur batteur que Doug Sanden. Celui-ci est viré et Keith le remplace. Puis c'est au tour du manager Peter Meadon de partir, au profit du duo Kit Lambert/Chris Stamp, lesquels rétablissent le nom The Who. Ils encouragent Pete Townshend à composer, le confirment comme leader, au dépens du chanteur Roger Daltrey et renforcent le style Mods du groupe (vêtements Union Jack).


Un jour, Pete casse accidentellement sa guitare dans un club au plafond bas. L'incident excite le public, Pete a alors l'idée de le mettre en scène. Désormais, il casse ses guitares à la fin de chaque concert (Keith Moon fait de même avec sa batterie), créant ainsi un style who spécifique : violent et provocateur. Les concerts du groupe génèrent l'hystérie et survoltent les fans. La réputation des Who entraîne un rejet de la part des maisons de disques qui refusent de le signer. Les managers font appel alors au producteur Tel Shalmy qui décroche un contrat avec la branche américaine de Decca, représentée en Angleterre par Brunswick. Le premier single des Who, ecrit par Pete, I Can't Explain sort début 1965 et se classe n°8 en février. Le groupe passe à l'émission-télé Ready Steady Go pour le promouvoir. C'est un joli single pop que le groupe joue sans violence, décevant les fans mais attirant le grand public.
LES WHO DURANT LEUR EPOQUE MOD


ROGER DALTREY EN CONCERT


Mais dès le single suivant Anyway, Anyhow, Anywhere (n°10 en mai), les Who prouvent qu'ils sont les Who et pas un groupe comme les autres. Cette preuve, ils l'imposeront surtout avec leur 3ème single, celui qui a fait date dans les annales du Rock anglais pour toujours : My Generation (n°2 en novembre). Pete se veut représentant de la jeunesse et exprime sa hargne des vieux et de la vieillesse. Etre jeune, c'est donc (selon lui) une valeur : J'espère mourir avant d'être vieux (Hope I Die before I get old). Les fans Mods fredonnent les paroles avec une fierté narcissique. Le premier album des Who, My Generation, atteint le n°5 en décembre. Le groupe passe ensuite sur le label Reaction et sort le single Substitute qui se classe n°5 en mars 1966. Le label Brunswick prend alors l'initiative de sortir en sigles deux extraits de l'album My Generation : A Legal Matter et le sublime The Kids Are Alright. Les Who refusent d'en faire la promotion. En conséquence, le premier ne dépasse pas le n°32 en mars et le second, le n°41 en septembre.


En revanche, les 2 nouveaux singles sur le label Reaction parviennent au Top Ten : I'm A Boy est n°2 en septembre et Happy Jack est n°3 en décembre. Fin 1966, les Who sortent leur deuxième album sur le label Reaction. L'album inclut un mini Rock-Opéra, écrit par Pete Townshend : A Quick One While He's Away, lequel présage du futur travail de Pete... Le duo Lambert/Stamp monte son propre label,Track. Les Who le rejoignent naturellemnt et sortent le single Pictures Of Lily qui se classe n°4 en avril. L'année 1968 démarre avec le troisième album du groupe : The Who Sell-Out. On trouve entre les chansons des pubs et des jingles de la radio pirate, Radio London. L'année 1969 va propulser les Who au sommet, Pete Townshend accomplit le chef -d'oeuvre du groupe : Tommy. Aucun concept-album réalisé par d'autres groupes par la suite n'égalera Tommy. Puis sort leur album Live At Leeds qui est considéré comme un des meilleurs albums live dans l'histoire du Rock. AFFICHE THE WHO LIVE AT LEEDS


POCHETTE DE LEUR ALBUM WHO'S NEXT Les Who prouvent ensuite leur talent intarissable avec le fabuleux album Who's Next avec les singles Won't Get Fool Again et Baba O'Riley. Les Who sont parmi les top des seventies d'autant plus qu'ils sortent un deuxième concept-album après Tommy, Quadrophenia. L'album nous plonge dans l'univers des Mods du milieu des sixties (l'album deveint un film en 1979). Puis les quatre Who eurent des activités en solo mais les Who sortent un album en commun sur le nouveau label Polydor : The Who By Numbers. En 1978, les Who retrouvent la patte créative avec l'album Who Are You. Mais ce retour est assombri par le décès de Keith Moon le 23 Août 1978 par overdose de médicaments contre l'accoutumance à l'alcool).

Le groupe encaisse la douleur et embauche l'ex-Small Faces (puis Faces) Kenny Jones. Un film rétrospective sort avec son album : The Kids Are Alright.

En 1981 sort l'album Face Dances avec le single You Better You Bet puis sortent un dernier album au titre éloquent It's Hard. L'existence des Who est ensuite officieuse avec la sortie de Who's Last chez MCA et en 1990 l'album Join Together et enfin une version Holywoodienne de Tommy est présentée avec l'aide de plusieurs musiciens.

Source : Les 30 meilleurs groupes de rock anglais des années 60.