Camopi
Guyane Française
Sept 2004
- Août 2005

Nous
voilà enfin de retour pour une imposante mise à
jour puisqu'elle va couvrir une année complète.
Nous
avons quitté le Brésil et la douceur de la baie
Rio de Janeiro pour revenir enseigner un an de plus en Guyane
française… mais cette fois dans un village amérindien
situé dans la zone dite " interdite " parce qu'il
faut normalement une autorisation préfectorale pour y accéder.
Nous avons accepté parce que cela représentait pour
nous une opportunité unique : rencontrer une communauté
amérindienne, cet Autre mythique pour les européens,
et de vivre à l'intérieur du village en temps qu'acteur.
Camopi
se trouve dans l'Intérieur de la Guyane c'est-à-dire
la zone la moins peuplée du département, recouverte
entièrement par la forêt amazonienne. Le village
se situe à la croisée de deux fleuves : la Camopi
et l'Oyapock. Ce dernier constitue la frontière naturelle
entre la France et le Brésil.
Survol de la forêt amazonienne et du fleuve frontière
Oyapock
Il
n'y a pas de route pour rejoindre le village. C'est l'avion ou
la pirogue. Mais il n'y a pas de ligne aérienne régulière,
ce sont des avions de brousse qu'il faut affréter soit
même ou saisir l'opportunité d'un vol affrété
par la Mairie. Il en est de même pour la pirogue : pas de
compagnies officielles, pas de trajets réguliers, là
encore, il faut savoir saisir l'opportunité d'un voyage
au demeurant plus fréquent que l'avion. La pirogue reste
donc la voie royale pour joindre et quitter Camopi.
L'heure n'est pas aussi précieuse qu'en Suisse. Plusieurs
heures à attendre avec nos paquets une hypothétique
pirogue.
Nous
sommes arrivés en septembre 2005 en avion. Un voyage de
trente minutes au dessus de la forêt dans un avion de brousse
avant d'atterrir sur une piste en terre, une trouée dans
la forêt construite par l'Armée.
On arrive à Camopi. Nos affaires sont encore sur la
piste. L'avion va repartir.

Le Bourg de Camopi.
La commune compte environ 800 habitants de deux ethnies amérindiennes
différentes : les Wayampis et les Emérillons. L'essentiel
des habitants de la commune de Camopi vivent dans les écarts,
des petits villages à structure familiale répartis
le long des deux fleuves. Seules quelques centaines d'habitants
résident dans le Bourg, une colline à la croisée
des deux fleuves, coiffée d'un immense fromager.

A notre arrivée, nous avons rejoint directement notre
logement situé au dessus du seul commerce du village :
une épicerie qui fait office de bar.
Juste à côté de notre appartement se trouve
le village Emérillons et ses cases en bois au bord de la
rivière Camopi. Une jeune fille du village lave le linge
familial dans la rivière.
A
Camopi, nous avons troqué l'école élémentaire
pour le collège en devenant " répétiteurs
" CNED. En fait, il n'y a pas de collège officiel
à Camopi. Les jeunes devraient partir à Saint Georges,
à 100km de là, s'ils voulaient suivrent une scolarité
normale. Mais de nombreux parents ne disposent pas de finances
suffisantes pour y envoyer leurs enfants, les conditions d'accueil
et les risques de délinquances finissent par rebuter les
autres. Ainsi, chaque année, ce sont pas moins de 70 à
80 jeunes qui s'inscrivent au CNED (Centre National d'Enseignement
à Distance) afin de poursuivre leur scolarité dans
leur village. Notre rôle : les accompagner dans leurs apprentissages,
gérer le rythme des devoirs à renvoyer en métropole
pour correction… Nous nous sommes répartis les matières
pour encadrer un total de 26 élèves en début
d'année répartis dans 7 niveaux différents.

Nos élèves avaient de 12 à 18 ans. Ici
la classe du bas. Le jour de notre prise de fonction, nous avons
la surprise de voir certaines de nos élèves venir
en cours seins nus ou en soutien gorge !
Très
vite, ce système d'enseignement à distance nous
est apparu aberrant. Il y avait tout d'abord la lourdeur des correspondances
et les trop nombreux retards de courrier. Nous avons reçu
les cours de nos élèves en décembre, certains,
en avril et d'autres à la fin de l'année ! Mais
c'était bien entendu le décalage énorme entre
le contenu de ces cours préparés en métropole
et nos élèves amérindiens. Leur apprendre
la géologie des Alpes maritimes, l'histoire de la religion
orthodoxe, leur demander des rédactions sur les rues animées
de Noël… quand ils connaissent si peu de choses de
la Guyane et sur leur propre histoire ! Le Recteur en visite dans
notre village en a convenu immédiatement et nous avons
pu engager la réforme du système d'enseignement
dans les sites isolés de Guyane.
Une nouvelle formule sera donc mise en place à la rentrée
2005… et nous resterons donc un an de plus en Guyane pour
installer ce nouvel outil. L'histoire de la Guyane, des peuples
amérindiens, la géologie guyanaise, les arts plastiques
amérindiens… vont enfin trouver leur place.
Le matin, un grand nombre de nos élèves vient
en classe en pirogue.
Le
Français est bien souvent la troisième, la quatrième
voire la cinquième langue de ces jeunes citoyens français.
Nos élèves connaissaient donc avant tout des difficultés
de langage. On peut s'interroger sur le rôle de la France
dans cet endroit du monde, sur l'intérêt réel
de sa présence… Les relations entre la métropole
et la Guyane sont complexes et on ne compte pas en faire un exposé
ici. Mais en ce qui concerne précisément les communautés
amérindiennes de l'Intérieur, notre action nous
est apparue utile. Les peuples amérindiens sont ultra minoritaires
en Guyane et sont sous représentés politiquement.
Dernière roue du carrosse social, ils ne disposent pas
aujourd'hui des personnes ressources suffisantes pour faire entendre
leur voix au sein du département, et encore moins au niveau
national et international. Parmi toutes les langues à leur
portée, le Français semble la seule à pouvoir
leur garantir l'accès à la scène politique.
Seul les amérindiens Kali'na de la côte ont entrepris
ce combat avec succès et la maîtrise de la langue
française n'y est pas étrangère.
NOTRE
VIE COURANTE A CAMOPI

Petit déjeuner dans notre appartement. Vue sur la rivière
Camopi.
L'électricité
est fournie par un générateur qui devrait normalement
fonctionner 10 à 12 heures par jour à heures régulières.
C'est sans compter sur le responsable du groupe qui le gère
en fonction de ses propres activités. Il n'était
donc pas rare d'avoir parfois de l'électricité jusqu'à
4 heures du matin en semaine et jusqu'à 19 heures seulement
le samedi soir.
L'adduction d'eau étant lié à l'électricité,
il arrivait donc souvent que nous ne soyons pas approvisionnés.

Un jour de pénurie d'eau. La toilette, les lessives
se font dans la rivière.
Concernant
notre alimentation, l'épicerie du village est loin de pouvoir
subvenir à nos besoins. Elle sert plutôt d'appoint.
Il nous faut donc, à chacun de nos déplacements,
ramener des cartons entiers de victuailles. Pour notre installation,
ce sont pas moins de 250 kg de boîtes de conserves, de cartons
de sauce tomate, de pâtes, de riz… que nous avons
acheminés par la pirogue.
Un de nos voyages dans les grandes pirogues en bois qui parcourent
le fleuve. Chaque pirogue peut transporter plusieurs tonnes de
fret. Ici le passage d'un saut (des rapides). Certains peuvent
être très impressionnants durant la saison des pluies.
Ce jour là, nous devions chavirer et bivouaquer une nuit
entière sur un rocher au beau milieu d'un saut…

Le saut Aniwé. Le franchir en pirogue nécessite
un savoir faire rare. Les amérindiens sont ainsi des piroguiers
appréciés.
Au
jour le jour, on assume nos cours puis on rentre pour manger.
L'après-midi commence souvent par une petite sieste dans
le hamac sur notre balcon.
La sacro-sainte sieste… au bord de l'eau.
Après
la préparation des cours on va souvent nager dans la rivière
ou faire un volley-ball.
Durant la saison sèche, l'eau des fleuves baisse considérablement
pour mettre à jour des rochers et des plages de sable doré
où l'on vient se détendre et nager. Ici une de nos
piscines naturelles. Bien sûr l'Eden existe si l'on ne pense
pas aux anacondas…
Les
week-ends, quand le démon de la danse nous prend, on traverse
la rivière pour aller au petit village brésilien
de Vila Brasil.
Vila Brasil c'est une centaine d'habitants, un village qui s'est
construit autour des activités d'orpaillage de la région
mais aussi et surtout depuis l'arrivée du RMI et des allocations
à Camopi.
Vue de la rive française, les baraques en bois du petit
village de Vila Brasil.
Un samedi soir chez Silva, une guinguette de Vila Brasil,
notre seule " discothèque ". On y passe des soirées
à danser au rythme de la Bregga, du Foro, du Pagode…
des musiques du Nord et du Nordeste du Brésil. Parfois
une dizaine, on peut se retrouver à plus de 80 personnes
quand instits, infirmiers, et docteurs se mélangent aux
gendarmes, légionnaires, amérindiens, orpailleurs
brésiliens et prostitués occasionnelles !

Régulièrement, les enfants du village voisin
de notre appartement viennent nous rendre visite pour profiter
de notre table et dessiner.

La Guyane a gardé à travers l'histoire sa réputation
d'enfer vert. Pour nous, au jour le jour, Camopi ressemble plus
à un beau coin de paradis où peuvent peser de temps
à autres, si l'on y est sensible, les contraintes de l'isolement.
Parmi le bestiaire qui effraie le citadin du monde, il est très
peu d'animaux que nous ayons eu l'occasion d'apercevoir. Ici un
boa canin, inoffensif.
VIE
DU VILLAGE DE CAMOPI

Cases en bois (carbets) et bâches bleues pour protéger
de la pluie.
Ainsi évolue l'habitat traditionnel. Autrefois, tous
les carbets étaient recouverts de toits en feuilles de
palmiers tressés ; beaucoup plus esthétiques ils
avaient l'avantage de mieux protéger de la chaleur. Les
hommes et les enfants portent la tenue traditionnelle : le Calimbé,
un bout d'étoffe rouge parfaitement adapté à
la chaleur, à l'humidité et à la pluie.
Si
certains des habitants du villages commencent à occuper
des emplois salariés comme piroguier, assistante maternelle,
postier, employé communal ou aide soignante, la plupart
des habitants du village vivent d'une économie de subsistance
: chasse, pêche et culture.
La
culture en Amazonie c'est l'abattis : une parcelle de forêt
défrichée dont les tronc ont été brûlés
pour fertiliser la terre. On y cultive essentiellement le manioc
(un tubercule) mais aussi des bananes et autres fruits exotiques.

l'abattis d'un brésilien au bord du fleuve Oyapock.

Le Cupuaçu et le Corossol, deux fruit exotiques cultivés
dans l'abattis.
La
récolte du manioc donne lieu à la préparation
du cachiri, une bière de manioc à faible teneur
en alcool. Les familles en préparent d'immenses gamelles
afin de le partager avec les amis. Le cachiri ne pouvant être
conservé, il faut le boire jusqu'à la dernière
goutte ce qui occasionne souvent des sensations d'estomacs ultra
dilatés !
Une soirée cachiri chez nos voisins.
Le cachiri se boit dans une calebasse dont il faut boire l'intégralité
avant de la rendre et qu'elle soit remplie à nouveau pour
un autre convive.
Traditionnellement, lors des cachiri, les femmes et les hommes
sont séparés. Historiquement, les cachiri permettaient
notamment de rassembler les gens dont les habitations s'égrenaient
sur le fleuve. Ce sont de grands moments de convivialité
et de partage.
Aujourd'hui, c'est une tradition qui connaît des évolutions
puisque il peut y avoir une sono à plein tube ne favorisant
pas le dialogue ainsi que du rhum. Comme pour le cachiri, une
bouteille de rhum ouverte doit être terminée…
ce qui occasionne des soirées dignes d'Astérix et
Obélix.
Pour
ce qui est de la pêche et de la chasse, la vie traditionnelle
a connu des évolutions : la pirogue à moteur et
le fusil ont rendu la tâche des hommes beaucoup plus facile
qu'avant. Aussi, plus de personnes peuvent se permettrent de vivre
au même endroit. Malgré sa petite taille, le village
de Camopi atteint pourtant une taille critique pour la subsistance
de ses habitants obligeant les familles à partir en expédition
pour pêcher et chasser.

Un week-end, nous sommes partis en expédition avec
deux de nos élèves. L'un d'eux a senti les cochons
sauvages depuis la pirogue. Chasseur émérites, il
devait ce jour là en chasser trois que l'on chargeait dans
la pirogue. Ici avec le jeune Lili.

Ce jour là nous étions à 6 heures de
pirogue du village. Vu la chaleur et l'humidité ambiante,
il faut vitre préparer la viande. Ici Betty enlève
les poils du cochon…

Une fois la viande prête, les amérindiens la
font boucaner (fumer) ce qui permettra de la conserver plusieurs
jours.

En descendant la rivière, à l'affût du
moindre iguane sur une branche, du moindre singe dans les arbres,
du premier tapir qui traverserait la rivière, on cueille
des pois sucrés, très doux, qui occupe la bouche
pendant les longs voyages.

chasse, pêche… le moindre déplacement se
fait en pirogue. Le fleuve est ainsi omniprésent dans la
vie des amérindiens… et dans la notre.

La famille Miso en balade. Les garçons apprennent à
naviguer très jeunes.

A Camopi, pas d'avalanche de jouets. La rivière et
la forêt sont des terrains de jeu naturels. Un bout de bois
pour faire tomber les mangues des arbres ou un demi bidon pour
apprendre sans y penser les rudiments de la navigation.
L'ORPAILLAGE
C'est
une activité très ancienne en Guyane. Aujourd'hui
plus que jamais, elle semble à contre courant de l'histoire
: elle échappe à tout contrôle. Camopi est
particulièrement touché par cette activité.
Malgré son classement en zone protégée, il
y aurait pas moins de 140 sites d'orpaillage illégaux dans
les environs du village comptant pas moins de 2.500 brésiliens
clandestins. Ces derniers travaillent dans des conditions proches
de l'esclavage. La pauvreté des régions Nord et
Nordeste du Brésil les pousse toujours un peu plus loin
dans la forêt, acceptant des activités intolérables
à défaut de crever de faim.
La conséquence directe pour les amérindiens c'est
la pollution de la rivière.
La confluence des deux fleuves : l'Oyapock dont le cours n'est
pas travaillé garde sa couleur naturelle, une eau sombre
mais propre (au fond) tandis que la Camopi, fouillée, raclée,
prend une couleur de pastis des plus surprenante (au premier plan).
L'utilisation
du mercure pour l'orpaillage par les clandestins introduit des
formes nocives de ce métal dans la chaîne alimentaire.
Les amérindiens sont directement touchés.

Sur un îlet du fleuve se déploie toute l'activité
logistique liée à l'or : transport d'essence, d'alcool,
d'outil. Les camps d'orpaillage constituent de véritables
" villes " en pleine forêt avec bars, supermarchés,
discothèques et bordels où tout se paye en poudre
d'or. Nous travaillons pour le gouvernement français mais
comme rien n'est prévu pour nous acheminer jusqu'à
nos postes, il n'est pas rare que nous montions dans des pirogues
d'orpailleurs clandestins.
NOEL 2004
Etre enseignant c'est aussi bénéficier de nombreuses
vacances ! A Noël, nous en avons profité pour rentrer
deux semaines en Métropole. Un retour au Pays après
trois ans et demi pour Guillaume. Le froid, un bain chaleureux
et permanent de famille et d'amis et 6 kilos en plus pour Guillaume
à la clé.
FEVRIER 2005
Pendant une dizaine de jours, nous avons emmené un de nos
élèves faire un petit tour de Guyane. Un voyage
important pour lui qui n'avait jamais vu autre chose que Camopi
et le village de St Georges.
A Kourou, sur la plage, nous avons assisté à
un décollage d'Ariane 5.

Eddy, notre élève, apprend à faire du
vélo pour la première fois. Il lui a fallut 20 minutes
seulement pour y parvenir.
PAQUES 2005
Pour les vacances de Pâques nous sommes allés nous…
isoler ( !) sur l'île de Marajo, la plus grande île
alluviale du monde, à l'embouchure du puissant fleuve Amazone.
Le Brésil est immense et c'est rien de le dire. Pour atteindre
l'île de Marajo, l'une des destinations les plus proches
de nous, il nous a fallu faire 5 heures de pirogue, 16 heures
de bus, une petite heure d'avion, 2 heures de bateau et une heure
de bus ! Ici lors de notre premier voyage en bus, une piste en
terre qui traverse la forêt, des marécages et des
champs. Ce jour nous devions avoir de la chance puisque nous ne
devions mettre que 16 heures pour parcourir 540 km. Deux semaines
auparavant il en fallait 32.

L'île de Marajo est un sanctuaire pour les buffles
qui paisent par millions dans cette île sauvage grande comme
la Suisse. Beaucoup de viande et de fromage au menu des restaurants.

Pendant la saison des pluies, l'île est gorgée
d'eau. Dans cette immense fazenda, les eaux douces de l'Amazone
se mélangent aux eaux salées de l'Atlantique.

Le village de Soure à l'Est de l'île. Douceur
de vivre brésilienne et soleil entre quelques averses.

Des kilomètres de plages désertes.
JUIN : VOYAGE A TROIS SAUTS

Photo de groupe avec mes collègues instituteurs et
charpentier.
A
la faveur d'un week-end prolongé, nous sommes partis avec
quelques collègues et deux familles de Camopi au lointain
village de Trois Sauts. Ce village est l'un des plus isolés
de Guyane. Pour y aller, il faut déjà venir jusqu'à
Camopi après quoi il reste un à deux jours de pirogue
encore selon la saison.
Après une journée de pirogue, on campe au bord
du fleuve. Catherine et Jean-Marie Yapoke préparent leur
repas.
Trois
Sauts c'est un peu le bout du monde et un voyage dans le temps.
Notre village de Camopi, pourtant isolé et original, fait
figure de grande ville moderne à côté.

Les fameux sauts qui ont donné leur nom au village.
De l'autre côté : le Brésil. Mais ici pas
de village brésilien, pas d'orpaillage. Trois sauts et
à 100 km de pirogue du premier village " d'importance
" à savoir Camopi.

Une de nos activité récurrente lors de notre
séjour : cachiri. Une façon de rendre visite
aux habitants et pour eux de nous témoigner leur hospitalité.

Le retour en pirogue avec la jeune Rosalie. Tout au long
de l'année nous avons eu l'occasion d'apprécier
son caractère remarquable. Ayant sympathisé avec
ses parents nous avons accepter de l'emmener avec nous pendant
deux mois en Métropole.
ETE
2005 : VOYAGE EN METROPOLE AVEC ROSALIE
Ce chapitre fera l'objet d'une prochaine mise à jour.
Nous
serons donc de nouveau à Camopi cette année avec
les mêmes difficultés de connections. Nous devrions
pouvoir nous connecter tous les deux mois environ. Toutes ces
difficultés devraient prendrent fin quand nous reprendrons
la route à la fin de l'année scolaire.
On
vous embrasse
Guillaume
et Betty
Le 25 août 2005.