Nations Unies plan de campagne pour la mise en œuvre de la déclaration du millénaire - http://membres.lycos.fr/afnulorraine
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PI/1380
19
septembre 2001
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2001/PI1380.doc.htm
LE SECRETAIRE GENERAL PRESENTE UN VERITABLE PLAN DE
CAMPAGNE POUR LA MISE
EN OEUVRE DE LA DECLARATION DU MILLENAIRE
Dans un
rapport publié aujourd’hui, le Secrétaire général, M. Kofi Annan, examine en détail
comment les Etats Membres, les organismes des Nations Unies, les organisations
internationales et la société civile mettent en pratique les objectifs
consacrés dans la Déclaration du Millénaire, adoptée par l’ensemble des 189
Etats Membres lors du Sommet du millénaire en septembre 2000.
Le document*
de 65 pages, intitulé “Plan de campagne pour la mise en oeuvre de la
Déclaration du Millénaire“, fait le point des progrès en cours, suggère les
voies à emprunter et présente les “meilleures pratiques” pour aller de l’avant
concernant chacun des objectifs fixés par la Déclaration.
“L’an
dernier, les chefs d’Etat et de gouvernement ont conçu une stratégie coordonnée
pour relever les défis du siècle qui commence”, rappelle le Secrétaire
général. “Le plan de campagne s’attache
à donner corps à ce document visionnaire, à identifier les domaines où des
efforts sont nécessaires et à proposer un certain nombre de suggestions pour
l’avenir”, explique-t-il.
Le plan de
campagne s’inspire du travail des gouvernements, de l’ensemble du système des
Nations Unies, y compris les institutions de Bretton Woods et l’Organisation
mondiale du commerce, des organisations intergouvernementales, internationales
et régionales, ainsi que des organisations représentant la société civile. Dans le même esprit, le Secrétaire général
indique que “tout le système des Nations Unies, ses Etats Membres, ses
organisations internationales, ses fonds, organismes et programmes, ainsi que
le secteur privé et la société civile doivent unir leurs efforts pour tenir les
nobles engagements inscrits dans la Déclaration”. Il ajoute que “la solidarité sera la clef du succès”.
Le rapport
présente clairement l’ampleur des défis qui restent à relever et se concentre
sur l’exécution. “Ce dont nous avons
besoin”, affirme le Secrétaire général, “ce n’est pas de nouveaux rapports
techniques ou études de faisabilité.
C’est que les Etats fassent preuve de leur volonté politique de tenir
les engagements déjà pris et de mettre en oeuvre les stratégies déjà
élaborées”. Divisé en huit chapitres,
le rapport aborde les domaines allant du maintien de la paix et de la sécurité
internationale au développement, et de l’élimination de la pauvreté au
renforcement du système des Nations Unies.
La partie
intitulée “Paix, sécurité et désarmement” suggère un certain nombre de mesures
pour promouvoir la sécurité humaine, entre autres, le renforcement de la
primauté du droit et la lutte contre la criminalité transnationale en aidant
les Etats à ratifier les traités et à harmoniser leur législation nationale
avec leurs obligations internationales.
De manière plus spécifique, les Etats doivent prendre des mesures
concertées contre le terrorisme international afin de concrétiser les
engagements pris pour prévenir et lutter contre les actes terroristes.
L’élargissement
de la compétence de la Cour internationale de Justice et la promotion d’une
rapide entrée en vigueur du Statut de Rome portant création de la Cour pénale
internationale comptent parmi les autres mesures volontaristes
recommandées. Se penchant sur la
nécessité d’agir lorsque l’état de droit est impuissant - en déployant par
exemple des opérations de maintien de la paix ou des missions de consolidation de
la paix -, le Secrétaire général insiste sur le passage d’une culture de
réaction aux conflits à une culture de prévention. Un changement, qui selon le rapport, requiert que la réforme des
opérations de paix des Nations Unies, actuellement en cours, soit menée à son
terme et que les efforts de consolidation de la paix sur le terrain soient
dûment soutenus.
Un autre
domaine où progrès et réformes s’imposent est celui des sanctions, qui doivent
être davantage “ciblées” de façon à ce qu’elles gagnent en efficacité et à ce
que leurs conséquences sur les populations civiles soient encore réduites. La poursuite du désarmement sous tous ses
aspects, qu’il s’agisse des armes de destruction massive ou du commerce
illicite des armes légères, demeure aussi d’une importance primordiale.
La section
III du rapport s’intitule “Développement et élimination de la pauvreté : les
objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire” et s’accompagnent
d’une annexe qui énumère, en termes spécifiques assortis de délais précis, les
indicateurs permettant d’évaluer la réalisation des huit Objectifs de
développement pour le Millénaire (OMD).
Il y est jugé vital que les autorités nationales fassent leurs ces
objectifs et renforcent sur cette base la cohérence et la constance de leurs
politiques et de leurs programmes.
Cette
partie, centrée avant tout sur l’élimination de la pauvreté, souligne combien
il importe de réduire de moitié le nombre de personnes vivant avec moins de un
dollar par jour. Le Secrétaire général
explique que tout effort pour parvenir au développement durable suppose que
l’on trouve une solution aux problèmes de la faim, de la malnutrition et des
maladies. Tout en reconnaissant que la
communauté internationale devra “continuer de coopérer sur de nombreux fronts”,
le rapport insiste néanmoins sur la nécessité impérieuse de lutter contre le
VIH/sida, au moyen notamment du Fonds mondial pour la lutte contre le sida et
pour la santé. Il souligne l’importance
que revêt l’éducation, et plus particulièrement l’émancipation des petites
filles par l’intermédiaire de l’éducation, dans l’élimination de la
pauvreté. Le Secrétaire général ajoute
que des mesures telles que les programmes de fourniture de “repas scolaires” et
de “rations à emporter à la maison” peuvent avoir de multiples effets bénéfiques
tant en matière d’accès à l’éducation que d’amélioration de la santé publique
et de lutte contre la pauvreté. Le
chapitre indique clairement que les initiatives centrées sur les individus
doivent être impérativement relayées par des politiques nationales
solides. Il rappelle que les nations
prospères doivent tenir leurs promesses en ce qui concerne l’accès aux marchés,
la viabilité de la dette, et l’aide publique au développement, qui connaît
actuellement un fort déclin. Le
Secrétaire général prévient “qu’aucun des Objectifs de développement pour le
Millénaire ne pourra être atteint si l’on n’y consacre d’importantes ressources
supplémentaires”. Il ajoute que si une
grande partie de ses ressources devra être trouvée dans les pays mêmes où elles
seront effectivement dépensées, il n’en reste pas moins que les pays plus
fortunés sont tenus de l’obligation particulière de faire en sorte que les
moins favorisés aient une chance réelle d’améliorer leur sort.
Le plan de
campagne propose également un programme pour faire face aux risques spécifiques
auxquels sont exposés les pays sans littoral et les petits Etats insulaires en
développement. Il indique, en outre,
que le Groupe d’étude sur les technologies de l’information et de la
communication, qui vient d’être créé, prendra des mesures pour commencer à
combler le fossé numérique.
La section
IV, “Protéger notre environnement commun”, expose l’impact dévastateur des
changements climatiques sur notre planète, qui nécessite une approche vigilante
et avisée de la conservation et de la gestion des ressources naturelles. Parmi les mesures indispensables, le rapport
préconise plus particulièrement d’obtenir la ratification complète du Protocole
de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il recommande également de renforcer la
coopération sur les questions se rapportant aux forêts, de mettre en oeuvre la
Convention sur la diversité biologique et celle sur la lutte contre la
désertification, d’appuyer les initiatives en faveur d’une gestion
écologiquement rationnelle de l’eau, et d’adopter une stratégie propre à
atténuer les effets des catastrophes naturelles. Une autre recommandation appelle aussi au respect des principes
relatifs à la dignité de l’être humain dans la poursuite des recherches sur le
génome humain. Le rapport demande que
l’information sur les progrès en la matière soit accessible à tous.
La section
V, “Droits de l’homme, démocratie et bonne gouvernance”, réaffirme la nécessité
de travailler collectivement à une plus grande ouverture des processus
politiques doublée d’une participation véritable des citoyens à la vie
politique. La stratégie proposée
prévoit notamment de promouvoir les institutions nationales de protection des
droits de l’homme et d’appuyer l’application dans la pratique d’une approche du
développement fondée sur les droits. Il
recommande de continuer à aider à l’organisation d’élections pour contribuer à
la consolidation des démocraties nouvelles ou restaurées, d’encourager la
ratification et la mise en application de la Convention sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes par de nouveaux Etats,
et de s’employer à protéger les droits des migrants et de leur famille. Un autre objectif important vers lequel
tendre est d’assurer l’indépendance des médias.
Intitulée
“Protéger les groupes vulnérables”, la section VI traite des groupes, en
particulier des femmes et des enfants, qui sont victimes d’atteintes à leurs
droits à cause de crises humanitaires complexes. Elle expose les mesures concrètes qui peuvent être prises pour
assurer la protection des populations civiles, y compris poursuivre les auteurs
de violations du droit pénal international, obtenir l’accès aux populations vulnérables
et séparer éléments civils et éléments armés dans les situations de déplacement
forcé. Les mesures jugées
indispensables dans ce domaine vont de la promotion d’une culture de la
protection par l’application constante du droit international pénal à la
protection des réfugiés et des personnes déplacées ainsi qu’à la diffusion des
normes internationales, telles que les Principes directeurs relatifs au
déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays. Le plan de campagne prône également le
soutien aux efforts en vue d’appliquer intégralement la Convention relative aux
droits de l’enfant et ses protocoles facultatifs et met tout particulièrement
l'accent sur la nécessité de mettre fin à l'utilisation des enfants soldats.
La section VII, “Répondre aux
besoins spéciaux de l’Afrique”, porte sur les défis que représentent, pour ce
continent, l’extrême pauvreté, le fardeau accablant de la dette, la maladie,
les conflits et “l’intérêt vacillant de la communauté internationale”. Observant que la part de l’Afrique dans les
échanges commerciaux, l’investissement et le progrès technologique s’est encore
réduite durant la dernière décennie, le plan de campagne rappelle que les
dirigeants africains ont réussi à mobiliser des concours locaux et internationaux
en faveur de toute une série d’initiatives, en tête desquelles la Nouvelle
Initiative africaine, adoptée en début d’année par les Chefs d’Etat africains
et qui présente un ensemble d’approches radicalement nouvelles concernant les
problèmes économiques du continent. Le
renforcement de la gouvernance démocratique et celui des capacités de maintien
de la paix, en coopération avec les organisations régionales, sont aussi parmi
les initiatives mises en oeuvre récemment par les dirigeants africains. Le rapport recommande de son côté de
continuer à oeuvrer à l’instauration d’un développement durable par un
accroissement de l’Aide publique au développement et des apports de capitaux
privés et par le renforcement des capacités dans le domaine du commerce. En dernier lieu, il prône le renforcement
des partenariats en vue de combattre le VIH/sida, comme il est demandé dans la
Déclaration du Sommet d’Abuja.
La dernière
et huitième section du rapport, intitulée “Renforcer l’Organisation des Nations
Unies”, montre que “si l’on veut que l’Organisation sert de nouveau de cadre à
un dialogue véritable et de catalyseur d’une action efficace”, il importe
d’améliorer la coordination entre ses principaux organes et de renforcer ses
partenariats avec d’autres organisations multilatérales et avec la société civile. A cet effet, il est nécessaire de réaffirmer
le rôle central de l’Assemblée générale, de réformer en profondeur le Conseil de
sécurité, et de renforcer encore le Conseil économique et social.
Le Secrétaire
général précise que l’une des réformes clefs dans ce domaine sera de garantir
la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé. Il souligne l’importance de faire en sorte
que l’Organisation dispose, en temps voulu et de façon prévisible, des
ressources nécessaires pour s’acquitter de ses mandats. Pour renforcer l’Organisation des Nations
Unies, le rapport recommande de continuer à adopter les meilleures méthodes de
gestion, de bâtir un partenariat solide avec les institutions de Bretton Woods
et l’Organisation mondiale du commerce
par l’intermédiaire du Comité administratif de coordination, organisme
qui avait été précisément créé à cet effet.
Les autres mesures préconisent le renforcement plus avant de la
coopération entre l’ONU et l’Union interparlementaire, et une plus grande
contribution du secteur privé et de la société civile par l’entremise du Fonds
des Nations Unies pour les partenariats internationaux et du Pacte
mondial.
En
conclusion, le Secrétaire général se penche sur la question du “Suivi” et
indique que le présent plan de campagne sera suivi de rapports annuels,
complétés tous les cinq ans par un rapport d’ensemble détaillé sur les progrès
accomplis dans la poursuite des objectifs de l’Assemblée du Millénaire. Le Secrétaire général soumet également aux
Etats Membres une liste de questions prioritaires à traiter dans les rapports
annuels. Ainsi pour 2002, il propose
que le rapport se concentre sur les progrès enregistrés en matière de
prévention des conflits armés et de traitement et prévention des maladies, y
compris le VIH/sida et le paludisme. Il
suggère qu’en 2003, l’accent soit mis sur le financement du développement et la
stratégie du développement durable, alors que le rapport annuel pour 2004
porterait plus particulièrement sur la suppression du fossé numérique et sur la
lutte contre le crime transnational.
En 2005, cinq ans après le Sommet
du Millénaire, le Secrétaire général présentera le premier rapport d’ensemble
et fera le point des progrès réalisés au cours des cinq années écoulées. Le rapport analysera également la manière
dont auront été appliquées les décisions prises lors des conférences
internationales et sessions extraordinaires consacrées aux pays les moins
avancés, au VIH/sida, au financement du développement et au développement
durable.
Sous le titre “Objectifs du
Millénaire pour le développement”, une annexe à ce plan de campagne énumère les
indicateurs qui serviront à évaluer l’application des huit Objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD).
Cette annexe a été préparée en consultation avec des membres du
Secrétariat de l’ONU et des représentants du Fonds monétaire international
(FMI), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
et de la Banque mondiale. Les
indicateurs qui permettront de mesurer les progrès dans la réalisation des
objectifs chiffrés et stables que sont l’élimination de l’extrême pauvreté et
de la faim, la lutte contre le VIH/sida, la réduction de la mortalité
infantile, l’instauration d’un environnement durable, l’amélioration sensible
de la vie des millions d’individus qui vivent dans des taudis, et la
satisfaction des besoins particuliers des pays en développement sans littoral y
sont clairement énoncés. L’annexe
comporte un certain nombre d’indicateurs permettant de mesurer l’ensemble de
l’aide étrangère au développement, le niveau d’accès aux marchés, et la
viabilité de la dette afin non seulement de suivre les progrès dans la
réalisation des huit OMD, mais aussi ceux menant à la création d’un
“partenariat mondial pour le développement”.
En introduction à cette annexe,
il est fait observer qu’”afin que les priorités puissent être fixées de manière
plus précise, aux plans national et international, les objectifs et cibles devraient
être limités en nombre, stables dans le temps et “parlants” pour un large
public. Des cibles chiffrées, claires
et stables peuvent en effet contribuer à déclencher des actions concrètes et à
promouvoir de nouvelles alliances pour le développement”.
__________
* A/56/326
ANNEXE
Objectifs du Millénaire pour le
développement
1.
1.
Dans le cadre de l’établissement du présent rapport, des membres du
Secrétariat de l’ONU et des représentants du FMI, de l’OCDE et de la Banque
mondiale ont tenu des consultations en vue d’harmoniser le contenu des rapports
sur les objectifs de développement figurant dans la Déclaration du Millénaire
et sur les divers objectifs internationaux de développement. Le groupe a
examiné les deux types d’objectif et un certain nombre d’indicateurs pertinents
en vue d’élaborer un ensemble détaillé d’indicateurs correspondant aux
objectifs du Millénaire pour le développement. Le principal texte de référence
était en l’occurrence la section III de la Déclaration du Millénaire, intitulée
« Développement et élimination de la pauvreté ».
2.
2.
La liste des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ne
contredit en aucune manière les accords sur d’autres objectifs et cibles
résultant des conférences mondiales des années 90. Les huit objectifs
représentent un partenariat entre les pays développés et les pays en
développement, tous résolus, comme il est dit dans la Déclaration du
Millénaire, à « créer – aux niveaux tant national que mondial –
un climat propice au développement et à l’élimination de la pauvreté »
(voir la résolution 55/2 de l’Assemblée générale, par. 12).
3.
3.
Afin que les priorités puissent être fixées de manière plus précise, aux
plans national et international, les objectifs et cibles devraient être limités
en nombre, stables dans le temps et « parlants » pour un large
public. Des cibles chiffrées, claires et stables peuvent contribuer à
déclencher des actions concrètes et promouvoir de nouvelles alliances pour le
développement. Conscients que le suivi quantitatif des progrès est plus facile
pour certaines cibles que pour d’autres et que, dans le cas de certains de ces
indicateurs, on ne dispose pas (encore) de données de qualité pour bon nombre
de pays, nous insistons sur la nécessité à la fois d’aider au renforcement des
capacités nationales et d’examiner plus avant la question (par exemple, dans le
cadre du processus établi par le Conseil économique et social) avec les
statisticiens nationaux. Aux fins du suivi des progrès réalisés, l’année de
référence normale pour ces cibles sera 1990, qui est aussi l’année de référence
retenue par les conférences mondiales des
années 90.
4.
4.
L’Organisation des Nations Unies rendra compte des progrès au niveau
mondial et à celui des pays de la réalisation des objectifs du Millénaire
pour le développement, ce travail étant coordonné, respectivement, par le
Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat de l’ONU et par
le PNUD. L’établissement de ces rapports sera régi par deux principes :
a) consultation et collaboration étroites avec toutes les institutions
pertinentes, notamment le Groupe de développement des Nations Unies (y compris
l’OMS et la CNUCED), d’autres départements, fonds, programmes et institutions
spécialisées des Nations Unies, la Banque mondiale, le FMI et l’OCDE, ainsi que
des groupements et experts régionaux; et b) exploitation des stratégies
nationales arrêtées par les différents pays pour réduire la pauvreté, telles
qu’elles sont définies dans leurs documents stratégiques de réduction de la
pauvreté (DSRP), des bilans communs de pays des Nations Unies et des rapports
nationaux sur le développement humain, qui privilégient un processus de
consultation entre les partenaires pour le développement axé sur la maîtrise
par les pays eux-mêmes du processus d’établissement des rapports. Cette
collaboration et cette consultation auront pour objet principal de faire en
sorte que les objectifs du Millénaire pour le développement fassent l’objet
d’une analyse et d’une compréhension communes aux échelons mondial et national.
Le Secrétariat de l’ONU invitera toutes les institutions compétentes à
participer et contribuer au processus d’établissement des rapports aux niveaux
mondial et national, en vue de publier un rapport annuel des Nations Unies qui
bénéficie du large soutien de la communauté internationale et que d’autres
institutions pourraient utiliser dans les rapports qu’elles établissent
régulièrement sur les objectifs.
5.
5.
On trouvera ci-dessous la formulation proposée pour les huit objectifs,
18 cibles et 40 et quelques indicateurs. D’autres indicateurs du
développement ne renvoient pas à des cibles spécifiques; il s’agit de la
population, de l’indice de fécondité, de l’espérance de vie à la naissance, du
taux d’alphabétisation des adultes et du revenu national brut par habitant.
S’il y a lieu, les indicateurs devraient être calculés pour des catégories
infranationales – c’est-à-dire ventilés par zone, urbaine ou rurale, par
région, par groupe socioéconomique et par âge et sexe.
Objectifs de
développement pour le Millénaire (ODM)
|
Objectifs
et cibles |
|
Indicateurs |
||
|
|
||||
|
Objectif 1. Réduction de
l’extrême pauvreté et de la faim |
||||
|
Cible 1 |
Réduire
de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu
est inférieur à un dollar par jour |
|
1. |
Proportion
de la population disposant de moins d’un dollar par jour |
|
|
2. |
Indice
d’écart de la pauvreté [incidence de la pauvreté x degré de pauvreté] |
||
|
|
3. |
Part
du cinquième le plus pauvre de la population dans la consommation nationale |
||
|
Cible 2 |
Réduire
de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de
la faim |
|
4. |
Pourcentage
d’enfants de moins de 5 ans présentant une insuffisance pondérale |
|
|
5. |
Proportion
de la population n’atteignant pas le niveau minimal d’apport calorique |
||
|
Objectif 2. Assurer l’éducation
primaire pour tous |
||||
|
Cible 3 |
D’ici
à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les
moyens d’achever un cycle complet d’études primaires |
|
6. |
Taux
net de scolarisation dans le primaire |
|
|
7. |
Proportion
d’écoliers commençant la première année d’études dans l’enseignement primaire
et achevant la cinquième |
||
|
|
8. |
Taux
d’alphabétisation des 15 à 24 ans |
||
|
Objectif 3. Promouvoir l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes |
||||
|
Cible 4 |
Éliminer les disparités entre les
sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2005 si possible
et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard |
|
9. |
Rapport filles/garçons dans
l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, respectivement |
|
|
10. |
Taux
d’alphabétisation des femmes de 15 à 24 ans par rapport aux hommes |
||
|
|
11. |
Pourcentage
de femmes salariées dans le secteur non agricole |
||
|
|
12. |
Proportion
de sièges occupés par des femmes au parlement national |
||
|
Objectif 4. Réduire la
mortalité des enfants de moins de 5 ans |
||||
|
Cible 5 |
Réduire
de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins
de 5 ans |
|
13. |
Taux
de mortalité des enfants de moins de 5 ans |
|
|
14. |
Taux
de mortalité infantile |
||
|
|
15. |
Proportion
d’enfants de 1 an vaccinés contre la rougeole |
||
|
Objectif 5. Améliorer la santé
maternelle |
||||
|
Cible 6 |
Réduire
de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle |
|
16. |
Taux
de mortalité maternelle |
|
|
17. |
Proportion
d’accouchements assistés par du personnel de santé qualifié |
||
|
Objectif 6. Combattre le
VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies |
||||
|
Cible 7 |
D’ici
à 2015, avoir stoppé la propagation du VIH/sida et commencé à inverser la
tendance actuelle |
|
18. |
Taux
de prévalence du VIH parmi les femmes enceintes âgées de 15 à 24 ans |
|
|
19. |
Taux
d’utilisation de la contraception |
||
|
|
20. |
Nombre
d’enfants orphelins du sida |
||
|
Cible 8 |
D’ici
à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres grandes maladies, et avoir
commencé à inverser la tendance actuelle |
|
21. |
Taux
de prévalence du paludisme et taux de mortalité lié à cette maladie |
|
|
22. |
Proportion
de la population vivant dans les zones à risque qui utilisent des moyens de
protection et des traitements efficaces contre le paludisme |
||
|
|
23. |
Taux
de prévalence de la tuberculose et taux de mortalité lié à cette maladie |
||
|
|
24. |
Proportion
de cas de tuberculose détectés et soignés dans le cadre de traitements de
brève durée sous surveillance directe |
||
|
Objectif 7. Assurer un environnement durablea |
||||
|
Cible 9 |
Intégrer
les principes du développement durable dans les politiques nationales et
inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources
environnementales |
|
25. |
Proportion
de zones forestières |
|
|
26. |
Superficie
des terres protégées pour préserver la biodiversité |
||
|
|
27. |
PIB
par unité d’énergie consommée (rendement énergétique) |
||
|
|
28. |
Émissions
de dioxyde de carbone (par habitant) [À
ces indicateurs s’ajoutent deux chiffres concernant la pollution atmosphérique
mondiale : l’appauvrissement de la couche d’ozone et l’accumulation de
gaz favorisant le réchauffement de la planète] |
||
|
Cible 10 |
Réduire
de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès de
façon durable à un approvisionnement en eau de boisson salubre |
|
29. |
Proportion
de la population ayant accès à une source d’eau meilleure |
|
Cible 11 |
Réussir,
d’ici à 2020, à améliorer sensiblement la vie d’au moins 100 millions
d’habitants de taudis |
|
30. |
Proportion
de la population ayant accès à un meilleur système d’assainissement |
|
|
31. |
Proportion
de la population ayant accès à la sécurité d’occupation des logements [La
ventilation urbaine/rurale de plusieurs des indicateurs ci-dessus pourra être
utile au suivi de l’amélioration de la situation des habitants de taudis] |
||
|
Objectif 8. Mettre en place un
partenariat mondial pour le développementa |
||||
|
Cible 12 |
Poursuivre
la mise en place d’un système commercial et financier multilatéral ouvert,
fondé sur des règles, prévisible et non discriminatoire Cela
suppose un engagement en faveur d’une bonne gouvernance, du développement et
de la lutte contre la pauvreté, aux niveaux tant national qu’international |
|
Certains des indicateurs ci-après seront
évalués séparément dans les cas des pays les moins avancés (PMA), de
l’Afrique, des pays sans littoral et des petits États insulaires en
développement Aide publique au développement |
|
|
|
32. |
APD
nette, en pourcentage du produit national brut des pays donateurs membres du
CAD/OCDE (cibles : 0,7 % au total et 0,15 % pour les PMA) |
||
|
|
33. |
Proportion
de l’APD consacrée aux services sociaux de base (éducation de base, soins de
santé primaires, nutrition, eau salubre et assainissement) |
||
|
Cible 13 |
S’attaquer aux besoins
particuliers des pays les moins avancés |
|
34. |
Proportion
de l’APD qui est déliée |
|
La réalisation de cet objectif
suppose l’admission en franchise et hors contingents des produits exportés
par les pays les moins avancés; l’application du programme renforcé
d’allégement de la dette des PPTE et l’annulation des dettes bilatérales
envers les créanciers officiels; et l’octroi d’une APD plus généreuse aux
pays qui démontrent leur volonté de lutter contre la pauvreté |
|
35. 36. |
Proportion
de l’APD consacrée à l’environnement dans les petits États insulaires en
développement Proportion
de l’APD consacrée au secteur des transports dans les pays sans littoral Accès aux marchés |
|
|
|
||||
|
|
37. |
Proportion
des exportations (en valeur et à l’exclusion des armes) admises en franchise de
droits et hors contingents |
||
|
|
38. |
Taux
moyens de droits et contingents appliqués aux produits agricoles, textiles et
vêtements |
||
Cible 14 |
Répondre
aux besoins particuliers des petits États insulaires en développement |
|
39. |
Subventions
agricoles nationales et à l’exportation dans les pays de l’OCDE |
|
(en
appliquant le Programme d’action pour le développement durable des petits
États insulaires en développement et les conclusions de la vingt-deuxième
session extraordinaire de l’Assemblée générale) |
|
40. |
Proportion
de l’APD allouée au renforcement des capacités commerciales |
|
|
Viabilité de la dette |
||||
|
41. |
Proportion de la dette bilatérale
des PPTE envers les créanciers officiels qui a été annulée |
|||
|
42. |
Service de la dette, en
pourcentage des exportations de biens et services |
|||
|
43. |
Proportion
de l’APD fournie au titre de l’allégement de la dette |
|||
|
|
44. |
Nombre
de pays ayant atteint les points de décision et d’achèvement de l’Initiative
PPTE |
||
|
Cible 15 |
Traiter
globalement le problème de la dette des pays en développement, par des
mesures d’ordre national et international propres à rendre leur endettement
viable à long terme |
|
|
|
|
Cible 16 |
En
coopération avec les pays en développement, formuler et appliquer des
stratégies qui permettent aux jeunes de trouver un travail décent et utile |
|
45. |
Taux
de chômage des 15 à 24 ans |
|
Cible 17 |
En
coopération avec l’industrie pharmaceutique, rendre les médicaments
essentiels disponibles et abordables dans les pays en développemment |
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46. |
Proportion
de la population ayant durablement accès à des médicaments de base d’un coût
abordable |
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Cible 18 |
En
coopération avec le secteur privé, faire en sorte que les avantages des
nouvelles technologies, en particulier des technologies de l’information et
de la communication, soient accordés à tous |
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47. |
Nombre
de lignes téléphoniques pour 1 000 habitants |
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48. |
Nombre
de micro-ordinateurs pour 1 000 habitants |
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Autres indicateurs à déterminer |
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a Les indicateurs retenus pour les
objectifs 7 et 8 sont à préciser.
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