:: L'HISTOIRE SANS FIN D'ALBERT ::

Préface

Je me faisais chier (car c’est le mot) en cours d’ S.E.S et je ne sais pas pourquoi: je me suis mis à écrire une histoire puis j’ai demandé à mon voisin de la continuer. Nous avons écrit chacun notre tour, et c’est ainsi qu’est née « l’histoire sans fin d’Albert » par

Nouredine [Censuré], Gaël [Censuré], Maxime [Censuré] et Thibaud [Censuré], commencée le 21 Mai 2002, et achevée le 20 décembre 2002.

 

NB : Une couleur par personne, Jean-Claude Bouamama, Steeve Bonneau-Bi, Carter Puisais, and John Chesné. Le mieux pour lire l'histoire, c'est de la copier dans un fichier texte sur votre disque dur, puis de l'imprimer (ça vaut le coup!)... Nous tenons à signaler que les auteurs de cette histoire n'ont jamais usé de substances hallucinogènes pour écrire toutes ces lignes...

 

"L'HISTOIRE SANS FIN D'ALBERT"

Sur la bonne idée d'un des auteurs, le récit est divisé en chapitres pour permettre une meilleure lecture de l'œuvre... Le numéro de chapitre ne correspond pas au numéro de page, mais à la date d'écriture d'un morceau de l'histoire...

 

CHAPITRE -01 (21/05/02)

                             C’est l’histoire d’un homme fourbu, fatigué qui traînait la patte dans les couloirs du lycée. Cet homme revenait de la guerre du Kourkanistan, et avait perdu son bras gauche. Que faisait-il dans le lycée ? Mystère… On lui avait demandé de rencontrer un professeur de Camille Guérin qui lui avait été recommandé par Tony Carrera le trafiquant d’armes de Naples. Albert (car s’était son nom) avançait donc dans ce couloir sombre en direction de la salle 112, salle qu’on lui avait préalablement indiqué. Posté devant la porte, il frappa trois fois contre elle. La porte s’ouvrit, et là il fut stupéfait de voir… un ours en train d’enculer un lapin. Cet ours, après avoir satisfait ses besoins naturels, invita Albert à prendre un Fanta , celui-ci refusa et passa son chemin. Ce couloir lui paraît interminable, pourtant 3 secondes plus tard il se rend compte qu’il était au bout. Albert a la tête ailleurs. Il se remémore (peut-être une faute) la dure époque du lycée, en compagnie de son ami Kamel, qu’il surnommait affectueusement Kaka. Albert était en effet un voyou. Ces souvenirs lui revenant en tête, une larme coule sur sa joue car il se rappelle la mort de Kamel pendant l’assaut de Babel Ouech au Kourkanistan. Il est donc au bout du couloir et s’aperçoit qu’il n’y a plus de porte… Seule une fenêtre est en face de lui. Après une longue réflexion sur son avenir dans l’hypothèse où il resterait dans ce couloir, il se jette par la fenêtre effrayé par ses pensées. L’avenir pour Albert n’aurait tout simplement pas existé s’il n’était  pas tombé sur des buissons… Il se relève et souffre se demandant sans cesse ce qu’il se serait passé s’il était resté dans ce couloir sombre et long, si long. Cette question l’obsède, si bien qu’il décide de remonter.

CHAPITRE -02 (22/05/02)

Son unique bras s’agrippe donc à la rampe branlante de l’escalier principal, il tremble et soudain sa main glisse et il chute. Sa mâchoire inférieure vient heurter une marche, il manque de se couper la langue et s’ évanouit. Un homme d’une cinquantaine d’années vient le réveiller, Albert prend peur, il se souvient de Kamel, le Kourkanistan, la guerre, tout se mélange dans sa tête, et il porte un coup de pied violent dans les jambes du pauvre agent d’entretien qui s’écroule et chute dans les escaliers. Albert a tué cet homme… Il se demande s’il n’aurait pas mieux fait de rester en bas, mais il veut savoir. Alors il monte, il monte… Soudain, Albert a une idée de génie. Comme lui répétait son pote Franky Marmouze, pourquoi monter les escaliers quand il y a un ascenseur ? Il décide donc de descendre les escaliers et il se dirige vers l’ascenseur. C’est bloqué ! s’écria t-il, très énervé de sa malchance et devant remonter les escaliers. Soudain, il voit le corps d’un homme d’une cinquantaine d’années, qui a apparemment chuté. Albert prend peur. Il se dit qu’un serial killer rôde. Il arme donc son vieux fusil qu’il portait en bandoulière et monte lentement les escaliers. Il arrive au premier étage et avance prudemment dans le couloir. Tout à coup, une sonnerie stridente retentit, Albert lève son fusil. Une horde d’adolescents sort des salles dont les portes semblent s’ouvrir par milliers. Albert prend son fusil, il se croit sur le champ de bataille, des soldats se jettent sur lui. Au final, il tue 48 élèves, mais aucun d’eux ne possède d’arme, il se sent toujours menacé, alors il recharge son fusil. Le couloir est désormais silencieux, le calme est tout juste troublé par le bruit de la chique mâchée entre les quelques dents d’Albert. Albert a une sérieuse envie d’uriner. Mais pas de place pour les divertissements, se dit-il, c’est la guerre ! Il décide donc d’uriner sur un élève devant la porte 113. Il avance, tel un cow-boy, Albert adore Charles Bronson. Mais pourquoi je suis là ? s’interrogea t-il, en se grattant les poils pubiens. Les souvenirs lui apparaissent tout d’un coup, le peu d’affection que lui portait ses parents, cet abandon devant le flunsh après avoir vu Gérard Jugnot au cinéma. Il se pose le fusil sous la gorge, mais se dit finalement que la vie est trop belle pour la finir. Il alla donc se masturber dans les toilettes, une photo d’Anémone à la main. Mais ce ne fut qu’une vaine tentative, il n’y arrivait pas, Kamel était toujours là. Il repensa à son passé de voyou, pointa son fusil sur un urinoir et tira deux coups. L’urinoir était en miette et Albert se mit en route pour retrouver le professeur qu’il cherchait, après avoir remplit sa gourde. Il aperçoit un élève, allongé dans le couloir. Il décide d’aller le questionner. L’élève ne souhaite pas répondre, Albert enchaîne deux coups de crosse dans la mâchoire du jeune malfrat, mais rien. « La cantine, ça rend sourd ! » répétait-il, en apercevant le ketchup sur sa chemise. Le jeune impertinent bavait sur les dock-Marteens d’Albert, s’en était trop : il lui infligea un coup mortel sur la tête, l’enfant mourut pour la deuxième fois. Albert recherchait Rudolf Gourmik, professeur de géométrie, qui devait lui fournir une information classée top secrete. Il se souvint du jour où il avait voté pour la première fois à Vienne en 1972. La même adrénaline montait en lui à cet instant. … Il vomit. L’enfant était méconnaissable. Quel horreur pensa t-il, et il retourna le cadavre. Il avançait dans ce couloir long, si long, sa jambe droite laissait derrière lui une traînée de sang, du sang humain assurément.

CHAPITRE -03 (23/05/02)

Et il marche, il marche dans ce couloir. Il marche, tant mieux ! se dit-il, sinon il n’aurait rien pour se réparer ! Albert rit aux éclats. Lui seul comprend son humour, même Kamel s’interrogeait toujours sur les jeux de mots d’Albert. Après une marche de quelques semaines, il décida de s’arrêter pour camper. Albert ne dort que d’un œil. Il est pris de flash-back. Il repense à l’ours. Kamel le surnommait « mon petit lapin ». Il prend la fuite, court de toutes ses forces, jusqu’au bureau du proviseur, surnommé « Le parrain ». Tony Pizza lui ouvrit la porte, et Albert pu rencontrer Giuseppe Spaghetti. Il est é-pâte-é, puis se remet à rire, ce qui ne plaît pas au parrain. Alexandro Panzani lui vida son chargeur de sa carabine à air comprimée qui le toucha en plein pubis. Albert s’enfuit vers les escaliers, il monte le premier palier et trébuche sur le cadavre d’une personne d’une cinquantaine d’années. Il se doute qu’il s’agit d’un triste forfait d’Alexandro Panzani. Sa peur lui fait oublier sa souffrance pubienne, mais cela ne dure qu’un temps. La verge fripée ne tient qu’à un seul bout de peau et Albert finit par la recoudre, non sans mal se réjouissant d’avoir prit des cours de couture à l’armée. Un épineux problème se met désormais en travers de sa route. En effet les hommes de Giuseppe Spaghetti envoyés par Tony Carrera recherchent activement Albert. Cette fois-ci c’est clair : Tony Carrera n’est pas seulement un trafiquant d’armes, c’est un traître et pire encore : il est fan de Maurice Chevalier. En sifflotant « Whenever ! Wherever! … » Albert a une idée irréfutable, mais il préfère d’abord finir le dernier couplet. Malheureusement, il oublie son idée et décide de chanter un peu de Tam Tam. Après une longue et pénible réflexion, il se rend compte qu’il ne connaît pas les paroles. Soudain, son idée réapparaît. Il va déclencher l’alarme. Mais elle ne marche pas. Elle ne déclenche que des signaux lumineux au plafond. Cette ambiance lui rappelle le Travelous Club, cette boîte où il avait tant de succès. Il décide donc de faire son numéro préféré « Freddy Mercury in da mix ». En pleine danse de « Highlander », Mamadou Lustucru, le bras droit de Carrera, le surprend (en porte-jartel). Mamadou intrigué par les mouvements d’Albert se rapproche lentement. Il se place derrière Albert qui entame la danse de Patrick Juvet dans « Où sont les femmes ? » et tente d’assommer ce dernier. Albert ayant senti une présence, frappe du coude Mamadou qui tombe sur une sardine de la toile de tente d’Albert, et qui se blesse mortellement. Albert enchaîne un Moonwalk pour fêter sa victoire et range son campement. Soudain, la tristesse se lit dans ses yeux : il se rappelle du jour où il quitta son fils Pablo et sa femme Conchita qui vivaient dans un ranch du Nebraska. Il se souvient que sa famille l’attend. Il boit une gorgée de piquette du Kourkanistan pour se donner du courage, et démarre sa mobylette, bien décidé à trouver son contact, le professeur Groumik. Après un démarrage digne des rodéos nocturnes des jeunes de la cité des myosotis, il file droit vers la salle 121 dont il défonce la porte. C’est pas ma guerre ! s’écria Albert devant une chaise. Il la frappe violemment au dos, technique pratiquée à Hong Kong, où il apprit à l’âge de 8 ans les arts To Paï Paï. Son pull le gratte, si bien qu’il décide de se mettre entièrement nu. Il prend tout de même un petit carton, pour cacher son bras poilu dont il a honte. Cette vue effraya les fouines, qui s’en allèrent. Il n’a qu’une idée en tête, se venger de Tony Carrera. Mais avant tout, il part à la recherche de vêtements, Mamadou paiera pour cette humiliation. Il trouve fort heureusement un poum poum short dans le réfrigérateur. Il en profite pour prendre une cuillère.

CHAPITRE -04 (27/05/02)

C’est un heureux présage pensa t-il en plaçant la cuillère sur sa verge. Puis il jeta le short dans une poubelle du couloir se rappelant qu’il n’aimait pas les prestations musicales de Nuttea. Après avoir découpé et enfilé un pantalon en plaques aux plâtre, il décide non sans mal, d’avancer dans le couloir pour trouver une chemise. Soudain il se trouve nez à dos avec un cadavre d’enfant nappé de vomi. C’est Mamadou ! s’écrit-il. Sa sensibilité lui donne la force de tirer sur l’élève afin d’abréger ses souffrances : l’adolescent meurt pour la troisième fois. C’est alors qu’une lueur vive l’aveugle. Elle semble venir du bout du couloir. Il s’approche de la fenêtre : le soleil est au zénith. Albert hurle : « Thierry ! C’est ma tournée ! » puis manque de s’étouffer de rire… Un hanneton lui jette un œil noir. Il s’en fout, il lui reste des facettes pense Albert, au bord de la crise de rate. Il n’y a rien dehors. En regardant le soleil, Albert pense à son fils adoptif récupéré à Hong Kong. Il l’avait baptisé Tong. Effrayé de voir qu’il ne disait pas un mot de chinois, il le sacrifia au dieu Poséidon. Depuis, son père d’origine : Jacky Ping Pong veut sa peau. Mais l’aryen reste aryen, le chong reste chong, se dit-il. Pendant qu’il remplace son tampon, Albert entend un bruit sourd. Cela s’approche de plus en plus. Soudain, la panique ! Un train de marchandises fonce droit sur lui. Une seule solution pense Albert : faire dérailler le train. Il le fait dérailler à l’aide de sa cuillère, s’en suit un grand fracas. La tête d’Albert heurte un mur : il s’évanouit. Il se réveille 3 heures après, un peu sonné, se demandant ce qu’un train de marchandises pouvait bien faire dans ce couloir… Puis il préfère penser qu’il a rêvé. En effet Albert n’a plus toute sa tête depuis cette guerre du Kourkanistan. La perte de son bras gauche l’avait beaucoup affecté. Mais, l’amour de sa patrie lui  fait reprendre raison : il doit retrouver Rudolf Groumik et accomplir la mission qu’il lui aura donné… Mais il y a cet obstacle, presque insurmontable : le couloir, et ses dangers, sa faune, sa flore. Un vrai parcours du Jonathan. J’ai peur ! Cria t-il au sanglier. Heureusement qu’il avait posé des mines anti-personnelles. Le faucon en perdit aucune et l’attaqua au visage. AAAAAH ! S’écria Albert, c’est la cerise qui fait déborder le vase ! Le faucon l’agrippa au cou et le traîna jusqu’à Chinatown. Il tombe nez à nez avec Jacky Ping Pong. Ça sera pas moi le premier ! Albert le cribla de balles de son Winchester 1789 multisoupapes vitres teintées à l’avant et à l’arrière. Jacky fut blessé sur le coup. Blessé à l’épaule, vénère comme un loup, il se plaça afin que le combat commence. Albert réunit tous ses souvenirs du To Paï Paï et sauta sur Jacky en poussant un cri inhumain. Sa jambe droite vint de planter dans le thorax de Jacky. Albert se télétransporta dans le couloir et décoinça son pied de ce qu’il restait de Ping Pong. « Mon fils est vengé » pensa t-il.

CHAPITRE -05 (28/05/02)

En réfléchissant bien, il se rend compte que son fils adoptif Tong de Hong Kong n’est pas vengé puisque son vrai père est mort. Albert a commis une boulette : désormais son fils va vouloir se venger… Merde… Une larme coule le long du bec du fennec. Albert sourit à peine de cette compassion soudaine. Idiot ! Tu ne sais donc pas qui est son père ?! « Va t’en vieille putain ! » hurle t’il vers une destination inconnue de tous. Il avance d’un pas dans la direction susdite. Mais Albert est sot. Il se heurte au mur du couloir. En effet depuis le début Albert parle à un mur. Pourquoi ? Oui, mais pourquoi quoi ? Intrigué par cette interrogation  inattendue, Albert décide d’introduire sa cuillère (tordue et épuisée par le déraillement) au plus profond de son être. Certain dirait : « Aïe, ça fait mal », mais pas Albert. Il a fait la guerre. Celle du Kourkanistan. En plus. Et ça c’est le genre d’expérience a ne plus vous faire souffrir de ces bagatelles. Surtout quand ce n’est qu’une cuillère. Albert a connu pire. Il repense au petit lapin de Kamel… Il ne sait pas si cela est dû à ce souvenir enfoui, ou bien au couvert mais toujours est-il… qu’après 30 minutes de flexion sur sa jambe et demi, il décide de retirer la cuillère de son orifice se demandant qui a bien pu la ranger ici. A présent, Albert est un homme nouveau. Il s’enchaîne 3 lignes de cocaïne light, repart au combat et achève tout ce qui bouge, tel Arnold Schwarzeniggaz dans Jumeaux. Ayant bricolé un lance –flamme avec les restes de sa mobylette, il nettoie le couloir. Les lumières incendie clignotent, mais il décide de ne plus danser : place à l’action ! Il se dirige vers la salle 114, dont il défonce la porte avec violence. Une lueur d’espoir se lit dans ses yeux lorsqu’il aperçoit Rudolf Groumik un compas géant à la main. La classe est sans voix devant l’accoutrement du vieil inconnu, en effet, imaginez : un homme torse-nu, le bras gauche manquant, un morceau de carton sur le bras droit, portant un pantalon en plaques aux plâtre, chaussé dans des Doc-Marteens, et armé d’un pot d’échappement amélioré… Les élèves apeurés sautent par les fenêtres. Seuls 4 survivront. Enfin… Albert peut parler à Rudolf Groumik… « Shake man, ça gaze, ouech ouech ! » Albert essaye d’être « culle », comme disent les puberts. Le professeur ne répond pas, et continue son cours malgré l’absence des élèves. « Bah, hé ! » s’exclama Albert. Le professeur Groumik l’ignore. Albert, à ce moment-là, se croit invisible, « c’est génial » se dit-il. De son habitude comique, il décide de mettre une main à Rudolf. Mais le professeur se retourne et le gifle 7 fois. « Comment a t-il pu ? » s’interroge Albert qui pense à cet instant que Rudolf doit avoir des pouvoirs surnaturels pour voir quelqu’un d’invisible. « Sorcier ! » s’écria t-il en pointant son lance-flamme sur Rudolf. Le professeur Groumik lui demanda de ne pas faire l’enfant, de ranger son arme, et d’expliquer sa présence en ces lieux… Albert s’exécuta mais prit le soin d’en claquer une et connaissant l’animal, on pouvait être sûr que ça devait frétiller au museau. Le professeur, non-habitué à la forte odeur d’Albert, tomba dans les pommes, les poires et les scoubidoubidous wouah. Par chance, les fenêtres étaient ouvertes, et l’odeur se dissipa rapidement. Groumik se réveilla, et pria Albert de ne plus dégrader l’intégrité des molécules d’oxygène de l’air ambiant et de s’expliquer maintenant. Et oui, maintenant. Mais Albert n’était pas prêt. Il devait avant toute chose apprendre… oui… apprendre… Oui mais apprendre quoi dis donc ? Et c’est la que ça chie. En effet Albert avait raté (à cause de la partie mathématiques) son B.E.P.C. Il décide donc de se venger en apprenant le théorème de Thalès et les bases mathématiques. Lassé  de ses facéties, Groumik le menace avec son Smith et Wesson RTT lubrifié extra-large. « Non » dit Albert « J’ai une femme et des gosses ! », « C’est faux » répondit Groumik « Tu m’aimes ! ». Et le professeur sauta sur Albert qui se laissa faire, émut par tant d’affection. Après 10 minutes d’intimité, Albert sortit de la salle, boitant un peu plus qu’avant. « Mon dieu, qu’ai-je fais ! » se dit-il, « J’ai pas mis de capote ». Mais il se rassura : « Ouf ! C’est lui qui me l’a mise ! » . Sa réflexion fut rompu par une étrange lumière provenant du grenier. Albert pensa que ce ne pouvait être possible, étant donné qu’il ne pouvait pas voir le grenier à partir du couloir. Et pourtant : la lumière venait du grenier… Curieux… Albert s’interrogea : « Comment puis-je voir la lumière provenant du grenier, si je ne peux pas voir le grenier ? » Rudolf Groumik le coupa dans sa réflexion en ouvrant la porte de la salle 114. Rudolf demanda à Albert qui il était, Albert se présenta en tant que sergent-chef Albert Creunouil ayant servi auprès de sa majesté durant le conflit avec le Kourkanistan. Rudolf lui avoua qu’il était agent secret et que sa couverture était professeur de géométrie, métier qu’il ne maîtrisait pas totalement, ce qui explique le taux de réussite des élèves au Bac scientifique. Rudolf lui avoue qu’il a une mission. « Votre mission, si vous le voulez bien » - « Je le veux » - « Je vous déclare donc mari et femme » … « Excusez moi, c’est l’habitude, car je suis effectivement boulanger ». Cette fois-ci, Albert ne riais plus. Il avait pris conscience de s’être fait entuber. En effet : après un si long voyage l’agent Groumik trouvait moyen de faire de l’humour. Ce n’était pas le moment . Albert voulais connaître l’objectif de sa mission, afin d’accomplir une dernière fois son devoir, et pouvoir enfin rentrer chez lui. « Assez de suspense ! » S’écria t-il. « Quelle est ma mission ?! » hurla t-il avec la vigueur d’un chat atteint d’un cancer de l’œsophage. C’est alors que le couloir s’assombrit (Il fit donc noir…). L’agent Rudolf sortis puis brandis une lampe torche qu’il alluma sous son visage… Albert sursauta. Mais il compris rapidement qu’il ne s’agissait pas d’un monstre… Groumik lui révéla enfin sa mission dont nous ne pouvons malheureusement pas parler, puisqu’elle mettrait, aujourd’hui encore, notre pays en grand danger. Albert soulagé, décontracta ses abdominaux, ce qui eut pour effet de détendre ses intestins qui libérèrent une chaude diharée dans son pantalon. Après un lavage au Karcher de son uniforme et de sa personne physique, Albert se remit en route dans ce couloir sombre, bien décidé d’en terminer avec toute cette histoire…

CHAPITRE -06 (29/05/02)

Il avance. Prudent, il ne met qu’un pied devant l’autre et ainsi de suite. Il trouve au passage une bombe de peinture et tague « Groumik, enfoiré ! ». Mais la bombe ne marche pas selon lui. Albert oublie qu’il est dans le noir. Il hait le noir. Soudain il vit deux yeux avec des dents qui s’approchèrent. C’était Mamadou Lustucru. Albert agrippa son M16 dix-huit carats, mais trop tard ! Mamadou lui mis une claque, ce qui lui fit perdre connaissance. Après cela, il procéda à une immonde scène de torture, Albert fut pincé aux bras et aux jambes, et subit des chatouilles derrière les genoux. « Aux armes citoyens ! » chante alors Mamadou. Albert ne voit pas la ruse et lâche Mamadou pour chanter à son tour la Marseillaise. Mamadou s’enfuit à quatre pattes : il file à la Martiniquaise… Une fois la chanson terminée, Albert attend le coup d’envoi de la rencontre, mais s’aperçoit une minute après qu’il s’est fait berné par l’infâme Mamadou. La rage montant en lui, il se saisit de la bombe et tente de taguer « Mamadou : Salaud ! », mais il n’y a plus de peinture et il se rend compte de son erreur : il vient de faire de la publicité pour l’entreprise de ce bandit en taguant : « Mamadou S.A ». Albert continu son chemin, il se dit que la haine ne mène qu’au côté obscur de la force, et lui en a assez du noir. Il décide donc de… trois… quatre… voire même 5 secondes plus tard de s’épiler le maillot. Ses copains de classe l’appelait Chewbacca. Après avoir terminé, il jure qu’il vaincra ses ennemis, peu importe leur nombre, mam à douze. Il prend sa planche à roulettes et traverse le couloir. Il en profite pour faire quelques figures. Comme lui disait Franky Marmouze : Skateboarding is not a crime. Après de nombreuses chutes spectaculaires, il projette le skateboard par la fenêtre, qui brisa sur le coup la nuque d’un enfant en bas. « Mon gosse ! » S’écria sa mère, ne sachant pas encore que le petit ne dormirait pas chez lui ce soir, qu’il ne demanderait plus de POWWOW RANGERS quand les fêtes approchent, le moment où une lumière lui illuminait son visage tout rose, comme la vie de ses parents depuis sa naissance. « T’as crevé mon gosse, salaud ! » S’écria sa mère. « Dieu reconnaîtra les siens, c’est la guerre » lui répondit Albert, avant d’ajouter « Salope ! ». Albert  est horripilé de la réaction des gens dans cette société où les personnes sont tout le temps sur la défensive. Cet énervement provoque une confusion dans la tête d’Albert qui se demande tout à coup ce qu’il se serait passé s’il était resté en bas… Cette question l’obsède si bien qu’il saute par la fenêtre. L’avenir pour Albert n’aurait tout simplement pas existé s’il n’avait été amortis par un sac de blé en bas contre le mur… Il voit à côté de lui un enfant mort, probablement un fœtus. « Salaud de communistes ! » Cria t-il, « Maintenant ils nous prennent nos enfants, quels monstres ! ». Albert le prit dans ses bras, et comme tout bon citoyen, le dépose dans la benne à ordure. De l’eau salée tombe de ses yeux, sûrement une allergie se dit-il.

CHAPITRE -07 (30/05/02)

A cet instant, il se souvient d’une phrase que Franky Marmouze lui avait dit un jour : « On est pas le meilleur quand on croit l’être… On est prétentieux ! » Les connections se font alors par milliers dans son cerveau : comment Mamadou a t-il pu l’attaquer étant donné qu’il était mort empalé sur une sardine de toile de tente ? Et comment expliquer que c’était Mamadou qui s’enfuyait lorsque Albert était torturé ? Par quel miracle le fils adoptif d’Albert, Tong, pourrait-il se venger de lui, étant donné qu’Albert l’a sacrifié au dieu de la mer ? Les réponses à toutes ces questions se trouvent certainement dans le couloir qu’il vient de quitter… Après avoir pesé le pour et le contre, Albert décide d’empreinter l’escalier principal pour accéder au couloir qui le mènera sûrement à des réponses et surtout à accomplir sa mission top secrète… En bas de l’escalier il voit le cadavre d’un homme. L’âge est incertain car l’individu est face contre terre, mais Albert dirait autour de 50 piges. Car Albert était pigiste. Il ne l’avait jamais dit à personne, sauf à Kaka, qui s’était bien foutu de sa gueule et même que ça l’avait bien fait marrer. Il lui avait d’ailleurs avoué juste après qu’avant d’être dans l’armée, bien avant, oh oui il y a bien longtemps, trop longtemps sans doute, eh bien il ne se rappelait plus. Albert sourit à cette pensée et frappa le gisant en hurlant comme un Yorkshire : « Dieu ! Et le roi Richard ! ». Et Albert monta, monta, monta, et remonta encore. Il ne s’était pas rendu compte qu’il était arrivé au 3ème étage. Alors qu’il tournait pour continuer à monter vers un 7ème palier imaginaire, Albert chu par dessus la rampe. Il tomba, tomba, tomba, et retomba encore, comme au ralenti. Ce ralenti lui permit évidemment de se raccrocher plus facilement au 1er étage. Et là…la la la la, la la la la la la… On a gagné ! Et un, et deux, et Jacques Chirac ! Albert, heureux de s’en être sorti, se rappelle la coupe du monde de cheval, mais il ne sait pas pourquoi. Hein ! Pourquoi ! Je ne le sais pas ! Papapapapipapapalapo ! I’m SCATMAN ! Albert se rend compte qu’il s’égare. Il est donc désormais dans ce couloir, le couloir. L’endroit où tant d’aventures avaient été vécues par Albert. Sa mémoire en était remplie, tellement remplie qu’il avait oublié où il avait mis sa carabine. En se grattant le dos il la retrouva. Je hais Crevis. Crevis était en effet son mentor, jusqu’à ce qu’il confonde avec menteur. Et menteur, lui disait-il, c’est pas bien ! Mais Crevis s’en battait largement les parties génitales, et ils s’étaient quittés en se disputant. De toutes façons, Albert avait appris par la suite, que mentir peut parfois sortir de situations périlleuses. Il se souvint de la fois où il avait mentis à son colonel, lorsqu’il avait brûlé par accident la caserne. Albert se mit à rire comme un dingue se souvenant que c’était Kamel qui avait payé en lavant la cuvette des toilettes de Greta, la femme du colonel Vulvard. Kamel était toujours le bouquet mystère du colonel. « Fais chier, bordel de merde ! » s’exclama Albert en marchant sur son lacet… Il se baissa pour le renouer, et fut intrigué d’observer au sol une étrange poudre verte uniquement produite par l’entreprise Frogit and Frogit installée justement dans la salle 104… Albert fait son enquête. 1 + 0 + 4 = 5. 5 comme les 5 merveilles du monde, les 5 nains, comme les doigts de la main. Il décide donc de décocher un violent coup de poing à la Steven Seagal pour ouvrir la porte. Il ne lui reste plus que deux doigts pour appuyer sur la poignée. Et là… Et là… Et là… Toutoulou… Toutoulou. Il aperçoit Michel Berger : vivant ! Le célèbre compositeur est en train de manger un poulet sauce Barbe-Saccaize, sauce dont il n’a jamais entendu parler, et qu’il n’a jamais goûté… Curieux, il avance dans la salle une fourchette à son unique main, puisqu’il faut le rappeler ici.

CHAPITRE -08 (31/05/02)

« Fais pas le gitan, laisse-moi goûter » suppliait-il au chanteur, mais celui-ci prit ses jambes à son cou. Il n’alla pas très loin avec cette position et Albert le rattrapa. Albert rate l’assiette avec sa fourchette et la plante dans l’œil de Michel Berger. Le pauvre homme s’enfuit en hurlant : « Je veux chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et qui ont dans leurs yeux, quelque chose qui fait mal, qui fait maaaal !! » Albert le vit tomber par la fenêtre, mais fut indifférent à sa mort, puisqu’il ne pensait qu’à sa mission, et à se venger de Tony Carrera… La haine l’envahit. Il crache violemment au sol. Sa démarche est de plus en plus rapide. Il se met à courir, tel Von Mayson. Il se rappelle de son adolescence passée à New York dans le Bronx, où la haine et la violence étaient le lot quotidien de sa bande « The fuckin’ garnment’s ». Ils cassaient des voitures, taguaient des murs, et écoutaient du gansta rap toute la nuit… Albert se souvient de cette ambiance et décide, en hommage au bon vieux temps de monter un gang et faire régner la terreur dans le couloir… Il reprend son nom de jeune de fille, Albert Savate, ainsi que son surnom, da motha fucka Loulou. Il met la sono à donf et se tape du breakdance. Pas facile avec un bras. Yo, répétait-il en criant. « IPKIS, C’est pas bientôt fini oui ! » s ‘écria la concierge de l’immeuble. « Oh, ta gueule ! » lui répétait-il. Il éteignit son poste et bouddah quelques minutes. Puis il pense que la concierge peut aller se faire voir, et rallume son poste sur 102.30, fréquence sur laquelle il entend que le Sénégal mène 1-0 contre la France après 30 minutes de jeu. Après la pause, Albert a faillit se faire choper, mais il se défendit en disant à la prof qu’il n’aimait pas le foot. Un professeur qui passait dans le couloir lorsqu’il écoutait le match lui dit : « Arrêtez d’écouter ça… J’ai peur ! » … Il reste 10 secondes, le commentateur : « C’est cuit ! C’est cuit ! » Score final : 1-0 pour le Sénégal… «A mort Johnny ! Tu nous fous la poisse ! » criait Albert. « C’est pas possible, pas contre le Sénégal, non, ça peux pas, non. ». Il écrasa le single sur le visage de la concierge. Même son lynchage n’y changeait rien, Albert était trop triste. « Je hais ce pays, à présent mon pays est le Turkménistan, le rival du Kourkanistan, je suis turquie, ou plutôt turquois, euh… enfin voilà ! ». Albert ne savais pas exactement de quelle nationalité il était, mais ayant beaucoup voyagé, cela pouvait se comprendre. Désormais Albert avait une haine farouche envers Mamadou cet Italien adoptif d’origine Sénégalaise. Il se mit en què-quète de ce bandit : effectivement Albert bégayait… « J’vais te trouer la peau ! » lançait-il, « La peau lisse, c’est moi, comme dans Touch dredd ! » Il aperçoit un homme. Il lui court après et lui demande son identité. Un doute survient car l’homme est blanc. Mais on ne sait jamais. « Moi, je m’appelle Frank Adamou » répondit l’homme, « je suis chanteur ». A cette phrase, Albert repense à Johnny Halliday et vide froidement son chargeur sur l’individu. « Je hais les violonistes ». Peu après, Albert tombe sur Mouss Diouf… Il le questionne sur son identité, Mouss Diouf lui répond en lui racontant une blague bien beauf.

CHAPITRE -09 (02/06/02)

Après avoir assommé l’impertinent grâce à un majestueux coup de boule, Albert s’en va en réajustant sa veste et en lançant : « You can’t touch this ! ».A cet instant Albert se prend pour MC Hammer et tente d’enchaîner un freestyle : « Ouin laguène in dice style in zeu night in zeu life », mais il se rend compte très vite qu’il ne parle pas un mot d’anglais, ce qui pourrait expliquer le fait qu’il été jeté de sa bande du Bronx en 1982… Mais Albert a confiance : il a fait l’avertissement. Il se lance donc à la recherche d’un papier et un crayon pour écrire quelque chose…

CHAPITRE -10 (03/06/02)

Il sort donc le STYPEN profondément enfoui au plus lointain de son orifice le plus lisse qu’il avait depuis le début de l’histoire, et même depuis son enfance. Il se rappelle… c’était à l’école communale… car Albert n’avait jamais dépassé le CM1. Mais il écrivait déjà au plume, au STYPEN même. Il l’avait perdu mais il avait toujours soupçonné Félix Bournand. Et c’est maintenant qu’il le retrouve : les larmes lui viennent… il ne lui reste plus qu’à retrouver la feuille A4 probablement dérobé par Raymond Werber… Il se rappelle que la salle 203 est pleine de feuilles. Il y va vite. Il rentre et, avec son humour habituel, déclare :  « Mince, j’ai papier ». Il rit et s’en va, oubliant de prendre des feuilles. Le coq chantant lui indique qu’il est sûrement 22 h 33. Albert se gratte le mucus et part à la recherche de nourriture. Cela fait 7 jours qu’il n’a pas mangé. Faute de carotte, il mange son stylo… Seulement, voilà : Albert a toujours faim. Il décide de partir à la chasse. Il organise donc une chasse à cours. La chasse sera bonne se dit-il en voyant les élèves qui sortent de cours. Il aperçoit au loin une prof d’histoire… Il se souvient que la prof d’histoire est le meilleur met qu’il connaisse. Il pointe vers l’animal et tire. La prof est touchée en pleine cuisse… C’est une rupture des ligaments croisés. Elle manquera sûrement le match contre l’Uruguay. Elle ne peut plus s’enfuir. Albert l’achève à la machette. Il peut maintenant la déguster en toute tranquillité, la viande est assez tendre. Les intestins serviront pour les merguez. Et oui, Albert est un agitateur, un provocateur, un vrai cannibale, his name is bert-Al. 18h : il finit son somptueux repas et rejoint le clan B. Sandra et David lui cassent les ovaires, il décide de les manger également. So much ! « Yeah ! Yo! » se dit Albert, « la viande d’humain me monte à la tête ! ». Albert replie son bivouac et marche vers la salle 114 afin de reparler à Rudolf Groumik… Sur le chemin, Albert boit une trentaine de bouteille de Whisky, c’est donc quelque peu éméché qu’il se présente devant Rudolf… « Qui… qui c’est qu’a bumé… qu’a buté Gaël ?! … Non ! Kamel ?! » s’écrit-il à Rudolf… « Albert, tu m’es frais ! ». Albert lui tire une balle au mollet et déclare « t’as pas répondu ! ». Rudolf lui répète qu’il ne sait rien du projet du FBI, mais Albert reste têtu comme une petite mouette. Rudolf se met à pleurer « Y’en a marre de la violence à la télé, je craque ». En effet, Rudolf se casse en mille morceaux. C’était un prototype de terminator ultra-puissant, ce que soupçonnait depuis le début Albert. « Faut pas me prendre pour Michel Boujenah ! » criait-il. Pourtant Albert lui ressemble. « C’est pas vrai » cria t-il à la voix-off. Puis Albert s’endormit et ronfla toute la nuit... Au réveil il avait la gueule de bois et le ventre ballonné… Il avait mal… Il se souvint d’avoir avalé une prof d’histoire en entier, cette pensée le fit rire. Son ventre lui faisant atrocement mal : il péta. Cela lui fit du bien. Les fouines s’en allèrent de nouveau. Albert était un porc, sale, il ne se lavait qu’une fois tous les deux mois, et ne se brossait le peu de dents qu’il avait que dans les grandes occasions. Albert allait passer devant la porte des escaliers, lorsque l’infâme Alexandro Panzani surgit… tan. « Bas les pâtes ! » dit-il à Albert qui allait presser la poignée. Albert se demande d’où venait cette voix…

-         « C’est le carreau qui te parle ! » bluffa Panzani qui se tortilla.

-         « Les carreaux ne parlent pas ! C’est pas possible ! » cria Albert sûr de son coup.

-         « La preuve que oui ! »

Albert eu un léger doute et entama une conversation avec le morceau de verre :

-         « D’où viens-tu ?

-         D’Epinay sur Seine, dans le 9-3 ! » Albert intrigué :

-         « Que fais-tu ?

-         Je me change avant d’aller en boîte. »

-         Je peux venir ?

-         Désolé, mais c’est une soirée privée. » Albert fou de rage s’exclama :

-         « Mais pourtant, la fouine est rentrée, et elle avait des Baskets !!

-         Ouais mais elle, c’est une copine. »

A cette phrase, Albert compris et ouvrit la porte, pointant son fusil sur Alexandro Panzani en disant : « J’t’ai reconnu Alexandro ! Alors ?! T’as peur ? Hein ? T’as gliatelle ?! 

-         Non, mais je dois repartir à Violi, ma ville natal. Ma mère est malade, je vais lui apporter des chips. 

-         Te fous pas d’ma gueule négro ! Ta mère est morte et enterrée depuis longtemps ! »

Là dessus Albert l’emporte au fond des bois et puis le mange, sans autre forme de procès… Une fois le repas terminé, il se mit à danser pensant que le loup n’était pas là. Grave erreur, car le loup était en train de se palucher à une dizaine de mètres. Le loup était colère, personne n’a le droit d’interrompre ses méditations sexuelles sans risquer la peine capitale. Pour impressionner Albert, la bête montra ses beaux tatouages. Albert rit de bon cœur, bu son sang et se tailla un costard avec sa peau. La parenthèse fourrure était finie et Albert continua sa quête. En marchant, il pensait à sa première petite amie, celle qu’il cognait tous les soirs et qui a eu la force de tenir une semaine avant de succomber sous les coups de cafetière. C’était le bon temps se dit-il. Le retour à la réalité fut terrible et Albert vomit son quatre heure. Il sortit de ses aisselles une canette de bière achetée par Guy Lux et ayant appartenue à Georges Moustaki. Lâam sera sacrifiée cria t-il et il s’enfila les 33 cl de liquide en 6 sec 66. Après un long rot, il reçut un message sur son Tam-Tam qui lui confirmait son week-end de réservation à Center Park en Sologne.

CHAPITRE -11 (04/06/02)

Les références pleuvent, mais la mission d’Albert n’avance pas. Albert en a assez et réfléchit à ce qui se passerait s’il restait dans ce couloir maudit… Etonné par ses pensées, qui pour une fois sont vierges comme Anitsirhc, il saute par la fenêtre… La suite on la connaît : pas d’avenir sans buissons, ennui total en bas, tant et si bien que ce valeureux guerrier d’Albert, décide avec force d’affronter ses ennemis en remontant les escaliers… Il crapahute donc les marches dont il n’a plus peur maintenant, car il a désormais des cuisses de cycliste. Soudain Albert est stupéfait de voir un homme allongé sur le sol du premier palier… Après une datation au carbone 14, il semblerait que cet homme ai une cinquantaine d’années… Mais Albert n’a pas de temps à perdre avec les morts, il taille son crayon, se pique la langue avec la mine pour vérifier, la recoud car il s’est trompé de main et a vérifié son couteau papillon à cran d’arrêt tronçonneuse et traducteur 33 langues intégrés et qui heureusement sert également accessoirement de machine à coudre les langues. « ‘U’ain ‘euh’ergue ! » S’écrit-il quand il rate ses points de broderie (Putain de merde n’est pas une phrase facile à exprimer sans langue, comme beaucoup d’autres d’ailleurs…). Heureusement, il reste la voix off se dit Albert… Comme il n’y arrive pas, il garde sa langue dans sa poche et décide de fredonner du Herbert Léonard, ce que l’absence d’organe bouchal ne gêne en aucune façon. Albert se languit de ne plus pouvoir parler. Il décide donc de se remettre la langue. Il essaie de dire quelques mots : « Pouet ! Pouet ! Dromadaire ! Tour de Pise ! ». Apparemment cela fonctionne correctement. Albert avance dans le couloir, errant comme une âme en peine. « Où vais-je ? Que suis-je ? Qu’est ce que j’dis ? », il est tourmenté et se jette par terre comme pour étouffer ses peurs. Albert réfléchit… Comment a t-il put se tromper de main alors qu’il n’a qu’un bras ? Mystère et boule de bowling ! Soudain, il entend des fredonnements. « Rametep, motha fucka Rametep… ». Il suit ce chuchotement qui fait peur. Il voit un rouquin, blanc comme un cachet d’acteur.

-         « Qui es-tu ?

-         Je suis Claude Solar, mais mes amis m’appellent Brigitte.

-         Bah je suis pas ton ami, alors bouge de là ! ».

Solar pleure puis réplique : « Tu me fais pas peur ! T’es plus un gangster moderne, tu sais, les temps changent » . Albert se sent victime de la mode, classé obsolète. Après cette entrevue paradisiaque, Albert bute le jeune con, il est donc le Solar rire de cette situation cocasse. Albert avance vers une salle d’où proviennent les chants lancinants : « Rametep, shak ya ass… ». Albert entre-ouvre la porte et aperçoit Jean-Yves Lafesse en femme… « Ça peut plus durer » s’écria t-il. Albert pris son sabre laser et, tel Obiwon Kenobite, lui trancha la tête, vida son corps des organes, puis l’empailla. En effet Albert avait été chauffeur de taxidermiste dans une autre vie… Il sortit discrètement de la salle, dégaina son téléphone portable « SonyEricsson » et appela Tony Carrera. « Vous n’avez pas de nouveau message. » annonça Tony d’une douce voix. Albert s’énerve et hurle des insanités dans le téléphone, ce à quoi Tony répond : « Appuyez sur la touche étoile ». Haineux, Albert jette son téléphone en l’air, prend son fusil et tire… Raté ! Le portable finit quand même par se casser en tombant sur le dangereux carrelage du couloir. Il récupère tout de même sa puce SFR. Albert siffle un taxi et se dirige vers la salle 213, car ce numéro sonne bien.

CHAPITRE -12 (05/06/02)

Le taxi a du mal à monter les escaliers étant donné que la salle 213 est à l’étage. Au premier palier, la voiture reste coincée. Albert paye, et sort, décidant de continuer à pieds. Mais jamais il ne crut voir ce qu’il vit sans le croire (Albert n’est plus français) : Tony Carrera, enchère mais en bosse. En effet, Tony Carrera, ancien acteur de films exotiques, est bossu. Il est là, devant Albert, il est armé jusqu’aux dents… Albert se réfugie derrière la grue qui stationnait dans le couloir. Carrera le mitraille à coup de couteaux. « Même pas eu » s’écria Albert, avec trois couteaux plantés dans le tibia. Tony tire sur le bras gauche d’Albert à maintes reprises, mais Albert rigole car il n’a pas de bras gauche. Tout en déconcentrant son ennemi par son rire de lézard, Albert arme son vieux fusil, le cale sur une barre de structure de la grue et tire. La balle vient transpercer le chapeau du Napolitain. Albert se compare à Clint Fastfood. Carrera, pas très content, arme son missile F 16 et déclenche son tir. Albert se couche, mais n’a pas vu que le missile était au sol. Pleureur, Albert a mal. Il survit miraculeusement au missile et fonce droit sur Carrera. Il n’a plus rien à perdre. Carrera ajuste tranquillement son colt of uterus. Les balles sont fatales pour Albert qui perd son oreille droite. « Tu l’emporteras pas au Barbie ! » s’écria Albert en lui jetant son oreille au visage. « Ah ! Dégeueulasse ! » hurla Tony qui était oreillophobe. Albert profita de la confusion de Tony pour sauter dans ses jambes et le faire tomber. S’en suivit un corps à corps de courte durée car Tony avait l’avantage, étant donné qu’il avait le double de bras d’Albert. « Une araignée » s’esclaffa Albert en voyant tant de bras. Il sortit un Baygon de sa poche droite de son survet Lacoste et aspergea le pauvre Carrera qui ne hurla que des « Bzz ! Bzz ! ». « Prends ça dans ta gueule Carioca ! ». Tony se saisit de la bombe, et s’en servit de laque pour relever ses cheveux. Puis il lança un « Carrera-rera ». Albert fut ejecté contre le mur. Tony fouetta avec sa langue le pauvre Albert. Tony est devenu mutant. Il a en effet été ou en hiver muté dans cette école où l’insécurité régnait. Il a été privilégié par ces méthodes farouches de Proviseur. Avant nous frizions la catastrophe.

CHAPITRE -13 (06/06/02)

Albert prend conscience qu’une partie de lui-même vient de partir en vacances et qu’il ne la reverra probablement pas avant la rentrée prochaine… Désormais la vie ne sera plus la même pour lui car il sait que les mutants existent. En effet Tony devenu Bleu, tente une nouvelle fois de mettre une claque à Albert avec sa langue. Mais Albert esquive habilement et tout en se demandant si la France va perdre contre l’Uruguay, il sort un sabre de son caleçon et tranche l’organe charnu situé dans la bouche de Carrera. Tony pouvant à peine parler avec ce qui lui reste, déclare : « Avec ma langue dans ma main, j’avais l’air d’un con ma mère, j’avais l’air d’un con… »

CHAPITRE -14 (05/09/02)

Tony devenu surpuissant, avait réussi à bloquer Albert pendant 3 mois grâce à un tour de magie de mutant. Albert se réveilla confus et demanda à Tony qu’est ce qu’il s’était passé depuis tout ce temps. Tony lui répondit que la France avait lamentablement perdu la coupe du monde… Sinon, ça va. Les vacances à St Tropez avec tout le gratin du Show biz tel que Sylvie Va t-en, Yvette Corner, Mouss Pouss, Frédéric François… Il croisa même Georges Beller déguisé en Tom Jones qui philosophait sur la philosophie. Il coucha même avec Régine. Ce fut un bon coup. Il perdit des cheveux après un accident ménager (satané grille-pain). Albert profita du fait que Tony était plus détendu après ses vacances pour lui sauter dessus et le tuer à coups de molaires. La mort de Tony fut longue et pénible, mais il finit par agonir deux jours après en lâchant ces quelques mots : « Mon cœur te dit je t’aiiiiimeu ! ». Tony fut bouleversé par sa rencontre avec Frédéric François, « Dudule » pour les intimes, « PD » pour les autres. En effet, Dudule l’avait aidé à entrer au Benchoucha bar. Ils prirent un verre avec le gérant, qui ne s’appelait pas Benchoucha, loin de là, mais Bensimon. Dudule s’avérait être un sacré maquereau, de New York à Kiev, en passant par la gare Matabiau à Toulouse. Et c’était dans ce bar qu’il avait donc rencontré Albert qui cherchait à se payer du bon temps avec une jeune demoiselle. Mais leur regards s’étaient juste croisés et maintenant ils se croisaient pour la dernière fois. Albert enterra Tony sous le carrelage et se jeta par la fenêtre pour prendre l’air…

CHAPITRE -15 (06/09/02)

L’avenir pour Albert n’aurait tout simplement pas existé s’il n’était pas tombé sur le coude… Après une longue réflexion sur la question : « Qu’est ce que la philosophie ? », il décide de remonter dans ce couloir, ce couloir dans lequel il doit accomplir sa mission… Il ouvre la porte du rez de chaussée, monte quelques marches et tombe nez à nez avec un cadavre autour duquel tournoient des mouches à merde. Albert lui jette 10 cents à la figure, croyant voir un SDF. Albert connaît le chômage. Lui aussi a galéré dans sa vie. Les trottoirs, le racolage, lui aussi  connaît ça. La nuit, il levait la tête vers le ciel et se mettait à rêver : « Un jour, moi aussi je serais une étoile ! » Mais Albert ne fut qu’une étoile filante. En effet, le succès de son single « je t’ai vu, connasse ! », le tube de l’été 1985 en concurrence avec Modern Talking et Image, n’a pas eu l’effet voulu. A force, les passants lui jetaient violemment des pierres dans le ventre. Il restait un « petit », même en gagnant l’élection de Miss Honduras. C’est donc à l’âge de 13 ans qu’il décide de s’engager dans l’armée afin de montrer aux autres qu’il n’était pas si nul qu’il le paraissait. L’armée a fait de lui un homme, propre, capable de faire son lit, mais elle lui a malheureusement prit son bras gauche en retour. Albert se souvient de ce passé plein de désillusions, mais grâce auquel il avait rencontré Kamel son camarade de toujours. Kaka l’avait reconnu, car il était un des 1500 pigeons à avoir acheté le single d’Albert. A l’époque il s’agissait d’un 45 tours et il était joué en continue sur RTL. La pochette du disque représentait Albert pointant du doigt une vieille dame, et Albert ria encore se rappelant que Kaka l’avait prit pour la vieille. Albert décide de marcher un peu pour se changer les idées, direction : les toilettes. Il se passe un petit coup d’eau. Albert ne s’est pas lavé depuis son arrivée au lycée. Une odeur insurmontable le suit partout où il passe. De la fumée sort de sa peau, il a des champignons surtout le corps. Mais Albert voit le bon côté des choses : «  J’ai de la nourriture pour une semaine, facile ! ». alors qu’il se mate « Qui veut la bite de Roger Rapeau » en DVD, il entend un cri strident de l’autre côté du couloir. Il se cache sous ses couettes, Albert a peur… « AAAAAAAH ! » cri le cri. Albert jette un œil dans l’immensité du couloir, et voit une jeune fille… Elle crie… Albert trempe son treillis… Prenant son fusil à une main et son courage avec ce qu’il lui reste, il sort rapidement et tente de tirer sur la « criarde ». Mais non ! L’arme est enraillée. Une fois de plus Albert a pas l’air d’une poire… La petite fille avance vers lui et lui hurle au visage : « Connaaaard !! » . Albert n’a pas le temps de calculer son reflex : il lui met une tarte. La jeune fille se met à pleurer, Albert aussi. Il la questionne :

      - « Pourrais-je savoir ton prénom ? 

-         Non, va te faire foutre ! ».

Albert se sent mâle à l’aise. Il vomit. Se faire insulter par une gamine. Il est stupéfait. Il revomit. Il n’a jamais été aussi mal depuis qu’il s’était pris les pieds dans la poubelle et qu’il a chuté devant ses élèves en cours de philosophie. Heureusement qu’il ressemblait à un acteur. A cet instant deux mots se mélangent dans son esprit : philosophie et pédophilie… Le lendemain Albert marche dans le couloir en pensant à Tony qu’il a encarrelé… Il avance vers la salle 101 ouvre la porte et voit : Le célèbre « OuiOui », devenu à moitié chauve avec d’énormes poils et une voix venue d’outre-tombe. Voyant son pull « Renault », Albert pense être en face d’un constructeur automobile. Il demande :

-         « Vous auriez pas une p’tite clio ?

-         Oui Oui !

-         Elle est où ? ».

Pas de réponse. L’ambiance est pesante, stressante. On dirait un western-spaghetti avec Clint Tistoude. On sent que quelque chose va se passer. En effet, c’est Anitsirhc Barouin en jupe ralamoule. Les ricanements interminables des deux detendirent l’atmosphère. Mais cela ne dure qu’un temps car la fellone écarte lentement les genous et une odeur irrespirable se répand dans la pièce… Albert a juste le temps de sauter dans le coulir et de fermer la porte. Il entend des toussotements dans la salle, puis plus rien… Albert peut s’asseoir sur sa clio. Il se croirait à Buchenwald. Albert fuit. En effet, lui aussi est bouddhiste. Albert, tel un rat, saute par la fenêtre. Malheureusement il n’ y a pas de fenêtre… Albert pense que ce n’est pas grave puisqu’il n’est pas un rat… Pourtant, il est prit au piège dans une tapette à souffrir… 

CHAPITRE -16 (11/09/02)

Il n’arrive plus à se libérer de Michou qui le sert très fortement. « Un bisou, un bisou mon chou !! » hurle frénétiquement l’homme aux lunettes bleues. Albert tente une estocade dans les parties basses de la folle, mais rien : Michou n’a pas de… enfin… Albert lui, avait comprit… Il sortit son schlass et égorgea la salope d’une oreille à l’autre, tel un terroriste albanos. Cela fit « quick ! ». Albert repartit au front. Soudain, un chuchotement se fit entendre : « Doudou, je m’accroche, je m’accroche… ». Un homme grand et bronzé fit son apparition. Il a une capuche sur la tête qui laisse tout de même apparaître ses oreilles décollées. Il est armé d’un manche à balai et commence à crier : « J’arrête l’expérience ! Tu me mets moi et ma femme dans un avion, on retourne à Paris et on fait des gosses ! ». Le bronzé se mit à frapper violemment Michou, le prit par les cheveux et l’emmena dans un jet privé garé dans la cours. Il décolla, et comme c’était le triste anniversaire de l’attentat du World Trade Center, il mit le cap vers da mother fuckin’ New York… Malheureusement, il fonça droit sur la cantine, rappelons qu’il ne sait pas piloter. Albert regarda et fut paniqué. Le cauchemar recommence. En tant que patriote, il achète un bandana du chili. Une cérémonie a lieu dans la cour, en mémoire des cuisiniers disparus. « Ce sont des héros » cria Albert. « C’était dégueulasse. » déclara un élève en parlant de la nourriture du self. « Non, ils n’ont pas pu !! Non ! Pas le World Self Center !! » cria Albert sur fond de musique bavaroise. Une chorale d’enfants chante un hymne : « In da world, make patati, for you and for me… ». Une messe est dite. 34 présidents venus de plusieurs pays à travers le monde viennent chacun leur tour faire un discours. On retiendra celui de Georges Double-Babouche qui déclara : « Il faut mettre fin au terrorisme et tuer tous les arabes !! ». Il faut signaler que suite à ces mots le président des Etats-Unis fut fusillé par un Bretzel Irakien, et qu’il mourut étouffé comme un beauf de Texan… Boyle Georges est la guest-star : « Do you really want to hurt me ? Do you really want to make me cry ? ». S’en suit de nombreux jets de pierres sur sa personne. « Do you really want to hurt me ?! Yo! Fuck! Fuck you !! Fuck da French people and da mo’fuck’ Woad’selsenter!! » hurla Boyle en s’enfuyant à travers les prés. Comme le disait Socrate: « Bip ! Bip ! Ouuaiiiiiii ! ». « Le rideau !! Le rideau !! » criait la chorale. Pendant ce temps Bill l’extraterrestre venu de la planète Mongolia chanta à son tour : « I will survive !! La ! La ! La ! La ! La ! La-la-la-la-la, etc… ». Comment enchesné ? Et bien ils ont puisais dans les stars restantes comme Bonneau de U2. Son concert fit un carton et tout le monde oublia l’attentat. Les gens rentraient chez eux, heureux comme des enfants, chanceux ils en sont conscients. Toutes ses émotions ont assoiffé Albert, il sort une bouteille de Rhum blanc « Mama » de son sac, dévisse le bouchon, porte le goulot à sa bouche. Le liquide se déverse dans sa gorge, en effet : il bouamama. Cette boisson est excellente, jamais il n’avait bu meilleure boisson. Malheureusement sa consonance africaine lui déplaît et il jette la bouteille contre le mur. Ces réactions en chaîne et l’alcool lui trouble les idées. Il s’asseoit et fait sa crise d’adolescence. A ce moment sa voix déraille et Albert, à 37 ans et quelques, lance des phrases du genre : « La guerre c’est moche ! », « les parents, c’est des cons ! », « Nique la police ! », « J’en ai marre de l’école ! ». Albert reprit ses esprits et après un dernier « Bouh ! » à Mama, il continua son chemin dans le couloir… Un homme surexcité, la quarantaine, les yeux injecté de café, surgit d’une salle en hurlant à Albert : « A bas Guizot !! ». Puis l’homme rentre dans sa classe et claque la porte violemment. Albert traverse le couloir, sert la main à l’ours « ça va ? » et fait une rondade, on ne sait pourquoi. Tout d’un coup, la peur l’envahit. Il voit sa petite sœur Husserl qu’il a perdu depuis l’accident de voiture sur la colline du silence. Un brouillard épais apparaît. Même avec sa lampe torche, on ne voit pas à 3 mètres. Soudain, sa radio se brouille : de petits monstres avec des couteaux l’attaquent. « Quel est ce quitus ? » pense Albert… Après huit secondes de mûre réflexion, il le reconnut, c’était le petit bonhomme en mousse qui s’élance et rate le plongeoir. Albert avait la zézette qui se durcissait et fonça lui demander si Patrick Sébastien avait déjà mangé une terrine forestière. Un sentiment de culpabilité envahit le petit bonhomme qui fit un gros caca tout velu sur les babouches d’Albert. Ce dernier fut surpris de voir que cette merde était appauvrie en uranium. Il repensa à sa croisade contre Georges Lucas mené dans le ranch Skywalker. Mais c’était un passé trop dur à supporter. Albert goba un flanc, péta un bon coup et reprit sa route.

CHAPITRE -17 (12/09/02)

Albert était sur la route toute la sainte journée, il n’a pas vu le doute en lui s’immiscer, si seulement il avait pu lire dans ses pensées et il aurait eu un doute Martine… Les 5 kilos d’ecstasy gobés secs lui monte à la tête, il perd tous sens de la réalité. Le doute persiste. Est-il en train de dormir ? Est-ce da reality ? Quoiqu’il en soit, il vient de se chier dessus ! « Digoulasse ! » crie la femme de ménage. « Dig ! Dig ! Dig ! … Dig-Digoulasse ! » repète la voix sur fond de House… La nuit est belle. Albert danse toute la nuit avec d’autres teuffeurs. Il voit des lumières miraculeuses et diététiques : Albert est dé-fon-cé… C’est le moment d’aller brancher des gonz’ ! Il approche une professeur d’allemand, ayant des airs de Maïté. Celle-ci entame la discussion : « La vie de rêve ! On te dit quoi il faut penser, quoi écrire, quoi faire. Être le mouton, tu aimes ? Avec le troupeau des bêtes. Bêêê ! Bêêêê ! Bêêê ! ». Effrayé par les cris de l’acharnée, celui-ci s’en va. Le son est à donf, la teuf bat son plein quand un jeune arrive en criant : « 22 ! » Tous les jeunes s’éparpillent et les gendarmes sautent sur Albert l’accusant d’être l’organisateur de cette fête dans le champ de monsieur Poupard qui est caché derrière un gendarme, et qui à l’air énervé. « Mon champ ! Les salauds !! J’exige qu’on le pende !! » déclara t-il en pointant du doigt Albert… « Pas question ! » crie le brigadier chef Pussy. « Nous ne sommes pas des barbares ». « En effet » dit le sous-chef Gontran Renard, « Nous allons le flageolets ! ». La punition est très dure pour Albert. Le directeur de la rave-party a pu s’enfuir lui. Albert paye pour les autres. Heureusement, il évite la zonz. « Espèce de marmite ! » crie t-il à Pussy. « T’as des croûtes ! » réplique le gendarme. Albert est cassé. Il se jette tel un forçat sur les gendarmes. Ses griffes sont impitoyables. « RRRrrrr » fait Albert. « Je suis un loup-garou, foxing clothes en anglais ! ». Albert n’a pas encore decuvé. « Mais il est drogué !! » s’aperçoivent enfin les militaires en tunique bleue. « Oui ! Il est drogué ! » s’écrit Régis Laspalès. « Oh !! ça alors !! » s’étonnent les gendarmes en reconnaissant la star du music-hall. Ils se jètent sur lui pour lui demander un autographe. Albert en profite pour s’échapper à vive allure… Se présente à lui le couloir. Un vieillard en pyjama l’interroge :

-         « Z ‘avez pas vu Mirza ?

-         Votre chien ? » conclut Albert en voyant la laisse dans la main du retraité.

-         « Non, ma femme !

-         Ah, désolé ! »

« Quels cons ces viocs !! » pense Albert. « J’éspère que je ne serais pas comme ça plus tard… ». Albert décide de s’asseoir pour réfléchir quelques semaines… Tout à coup il voit une petite fille avec un grand manteau violet s’envolant grâce à la vitesse du grand vélo qu' elle pilote… Albert rigole pendant deux mois. « Faute de grives on mange des merles » se dit-il tout en pensant qu’il a une mission à accomplir… Mais ses réflexions s’interrompent lorsqu’il entend une voix lointaine : « oh ! shit ! Mother fuck ! Yo ! Yo, Man ! Fuck ! Fuck You ! Va chier espice dé poutite encoulé ! ». En effet il s’agit de Boyle Georges qui revient à la charge…

CHAPITRE -18 (13/09/02)

Albert l’observe des pieds à la tête, le chanteur Britannique à la chemise déchirée, sûrement par ses groupies pense Albert. « No, it’s a pitbull ! » retorque le musicien qui lit dans les pensées. Albert se dit que ce serait un avantage d’avoir un médium dans l’équipe. D’autant plus que sa team ne compte pas énormément d’individu… Il demande à Boyle : « Do you are you the medium in the kitchen blue week-end ? ». Il faut le rappeler: Albert ne parle pas une phrase d’anglais… « Biji » répond : « Yes, I believe I can fly and I think la fin du monde est 2019 on meteor and Boom on Earth!! ». “You ressemble à Michael Douglas!” dit le PD. « Sapin toi-même ! » répond Albert. « Séquoia ?! » cri Boyle Georges. « Mais connard ! Le Douglas c’est un sapin !! » hurle Albert avant d’agrafer Boyle contre un mur avec une agrafeuse qu'il trouve par hasard par terre... Puis il arme son fusil et part vers l'inconnu. Il avance et avance. Le couloir est vraiment interminable, Albert se croit dans Alice in da pays of da merveilles. Il se souvient de son arrivée aux Etats-Unis en 1924 quand il débarqua à Ellis Island. Il se rappelle que certains jours il pouvait y avoir 5000 personnes qui arrivaient et qu'un jour il y eu 12000 personnes... Albert avait été examiné par un médecin qui lui avait gentiment écrit sur son manteau « X » avec une craie. « C'était le début d'une grande aventure » pense Albert. Il se souvient qu'il avait participé à la construction de l'Empire State Building et c'était là qu'il avait rencontré Marylin Monroe. Malheureusement elle était homo oeconomicus. Il a gravit les échellons tel Christophe Rocancourt. Il se faisait appeler Benenuts à cause de sa tête de souriceau. Son plus grand coup fut le vol du porte-feuille de Mickey Rourke. Il se faisait aussi appeler Abdenazak Milkhaoui mais il s'est fait prendre très rapidement. Mais bon, tout ça c'est le passé. Comme le dit le dicton maroré: quand le rivière rouge est en crue, empreinte le chemin boueux. La poussière lui pique les yeux. Albert pleure. Il n'avait pas pleuré depuis 3 minutes, quand une horde de cafards sortit de ses poils pubiens. Albert est un zoulou. Il aperçoit un homme barbu qui s'approche: il le reconnaît: c'est Régis Laspalès. "Je mange des carottes." déclara t-il avant de partir. Albert pense: "C'est un malade!" puis avance un peu dans le couloir. Il a chaud et décide de piquer une tête pour se rafraîchir. Le choc de la tête d'Albert contre le carrelage est épouvantable, Albert s'évanouit. Il est réveillé par un frottement... Lorsqu'il ouvre les paupières, il se rend compte que le décor tourne, tourne, tourne. 5 minutes plus tard il comprend que c'est lui qui est roulé par un Jacky qui le pousse en passant le balai... Albert s'exclame: "Hé! Arrête! Arrête! Ho!" Puis il se lève, colle un uppercut dans la mâchoire de l'homme en bleu de travail. Puis en s'éloignant il ajuste sa veste et lance "You can't touch this!". Albert se rend compte qu'il se répète, mais après tout: la vie n'est-elle pas un éternel recommencement? "Mais bien sûr que si!" lui dit Georges Jones qui était derrière lui...

-         « Tu sais Albert, la vie c'est comme une boîte de chocolat, ça rend constipé!

-         Comment connaissez vous mon prénom?

-         C'est écrit sur ton T-shirt Ushuaia!

-         Ah! Merde! Effectivement mon deuxième prénom est bien Ushuaia! Extraordinaire! Mais comment faîtes vous pour être aussi frisé?

-         Car je suis un chameau qui veut devenir enfant.

-         Ah! Je vois que monsieur est philosophe! Et je vois que vous lisez Gala.

-         Non, Télépoche. Je ne suis qu'un débutant.

-         Vous savez la destruction peut nous amener à la désorientation, et la vie ne serait rien sans la capacité qu'on les gens à se gratter le derrière de la tête avec la main gauche.

-         Arrête! J'ai les boules! Qui es tu réellement?

-         Je suis soldat de plomb et de plumes et j'ai une mission à accomplir.

-         La mission en elle même consiste à quoi doudou dis-donc?

-         C'est top secret Man! Mais dis-moi, qu'est ce que tu fous dans ce couloir?

-         Je recherche mon placenta. Vous êtes bien curieux, Sacré Français!

-         Oh! Je n'suis pas celle que vous croyez!! »

A ce moment une musique de supermarché se fait entendre. "Tulu-li-li-li-lu-lu-lu!". Albert prend son Caddie et va au rayon surgelés... Georges a la rage, tout se lit dans son focus. « Faux-cul toi même! » crie t-il à Albert qui essaye de maîtriser tant bien que mal son caddie et qui ne peut donc pas rouspéter. La moutarde monte au nez d'Albert. Il saisit la languette en fer, reliée à une chaînette jusqu'au Caddie, et la plante dans le fion de Georges Beller. Albert récupère donc sa pièce et s'en va vers la salle 124... Il s’allonge sur une des tables et fait une sieste. Pourtant la salle est pleine, c’est la rentrée. Les élèves assis sur leurs chaises sont stupéfaits. Mais lui s’en fout et fait un somme. « Dites donc… » marmonne un professeur assez grand, ayant le physique d’un big-foot. « Ce n’est pas un dortoir… » argumente t-il. S’en suit un long silence de la part d’Albert qui dort à poings fermés. « Vous êtes sur mes affaires monsieur… ». Puis le professeur de mathématiques regarde ses élèves et leur propose de changer de salle. Les élèves commencent à se lever, quand Albert se réveille :  « Vous restez-là ! » puis il braque son fusil vers le professeur. « Danse ! » ordonne Albert au professeur qui commence à se dandiner provoquant un fou-rire dans la salle… Albert a pitié et décide de l’abattre pour abréger ses souffrances. Du prof ? Non, d’Albert ! On aurait dit une chasse au sanglier. Les élèves, choqués, cognent leurs têtes contre le radiateur. Albert, lui, se retire lentement en poussant de petits cris de fauves. Après avoir fort bien imité une Pistourelle des prés il sortit un papier de sa poche sur lequel était écrit : « la rapiette est dans le souterrain ». Après avoir lu la phrase, Albert se sentit gêné… En effet « la rapiette » était le nom de code de l’hélicoptère qu’il devait dérober en mission au Kourkanistan. Malheureusement la mission avait foiré car Albert avait paumé ce papier… « Rien à foutre ! » crie Albert. Puis il décide de renouveler le comique de répétition à l’envers en descendant les escaliers… Mais il ne peut descendre bien longtemps car une odeur insurmontable, mais vraiment dégueulasse vient jusqu'à ses narines… Un chien vient de déféquer sur ses santiags. Celle même offert par Eddy Mitchell au festival country de St Malux.

CHAPITRE -19 (16/09/02)

« Ma vie est un enfer ! » crie t-il vers l’animal qui fuit à toute vitesse, un excrément pendant encore à sa rondelle. Albert vomit sur le sol. Il n’en puis plus. Il n’a plus la pêche. Il baisse la tête, ferme les yeux et pense, mais il perd l’équilibre et tombe sur son vomis visqueux. Albert se lève et court, court de toutes ses forces, défonce les portes, frappe les murs, se tord la cheville et se jette dans le lavabo. « Aille » gémit-il… « Je m’ai fait mal ! ». Il se saisit d’un pansement mercurochrome, le pansement des héros « tutututu ! », mercurochrome, le pansement des héros « tutututu ! », mercurochrome, le pansement des héros « tutututu ! », et le colle sur la cheville entortillée, ce qui a pour effet de la guérir instantanément. Pour tester la fiabilité de l’organe, il entame une chorégraphie à  la Fred Astaire et exécute une série de claquettes sur fond de Jean Michel Jarre… Albert rit, il est heureux, heureux et fier surtout. Il enchaîne les pas tel un gentleman des années 30. « Gueloppa Bilouleup… I’m a sex machine ». Albert oublie qu’il n’a qu’une couille. Celle de gauche, contrairement à son bras. Cet élément lui revenant en tête, il change directement de timbre de voix et enchaîne : « Alablablabladididing staying a live, staying a live. Alablablabladididing staying a live, staying a live. Ah! Ah! Ah ! Staying a live! Staying a live! Ah! Ah! Ah ! Staying a liiiiiiiive! ». Mais un agent de la force publique vient l’interrompre. Mais pas n’importe quel flic, c’est Afrikacop. « Alors doudou ? On chante du disco ? » déclare le Somalien… « J’ai rien à me reprocher ! » déclare Albert le léopard. « Si ! » lui rétorque Afrikacop, « trouble à l’ordre public ! tu vas finir ta vie au trou blondinet ! ». Albert est dégoûté, il n’a rien fait et en plus il est brun. Mais il a une idée ! Il crache sur la combinaison du flic. Un court-circuit a lieu et Afrikacop se jette par la fenêtre tel un fennec. « Quel con ! » s’exclame Albert sans penser aux conséquences que peut avoir sa phrase dans le monde. En effet, selon la théorie du Chaos : un battement d’aile d’un papillon en Inde, peut provoquer un ouragan aux Etats Unis par le principe du déplacement d’air. La théorie du Chaos s’applique 30 secondes après qu’Albert est dit la phrase fatidique : un homme frappe dans son dos et demande : « C’est moi que tu traites de con ?! ». 

CHAPITRE -20 (18/09/02)

Albert se retourne. Il est étonné de voir face à lui César Dubout son camarade de classe en CE1 à l’école communale de Pithiron les Muvettes…

-         « C’est la théorie du K.O, j’ai peur !

-         Ton raisonnement est péroné, je ne crois pas une syllabe de ce que tu dis, sauf le du ! »

lui rétorqua son ennemi d’enfance. En effet César, lui avait carotte toutes ses billes à la récré ce jour maudit du 16 novembre 1961. Albert se jette sur César en hurlant : « Mes billes ! ». Le voleur lui crie :  « Tu vas voir où je vais t’la mettre ta théorie ! ». Les deux hommes se battent comme des chiffonniers de la manière suivante : Albert mord le mollet de César qui tente d’écraser la tête de son concurrent avec son autre pied. Mais il perd l’équilibre et Albert le dévore de bas en haut, en évitant le milieu. (Albert n’en est pas un). Après avoir dévoré le méchant il ne reste plus que les billes qu’Albert récupère avec enthousiasme. « Mais elles ne sont pas rondes ! » s’exclame ce dernier. Puis après une réflexion longue et laborieuse, il jète les deux billes en criant : « dégueulasse ! ». Albert a encore en travers de sa gorge cet arrière goût de gourmette. Il la vomit et voit qu’il est inscrit : Je suis tzigane. Albert a mangé un de ses frères de sang. Il a honte. Il court pour tenter d’oublier cette bavure, mais rien à faire. Il ne pourra plus jamais se regarder dans le miroir. Il va à la salle de bain, se rafraîchit et se fait une nouvelle coupe de cheveux grâce au miroir en face de lui. Comme quoi il a pu se regarder, pense t-il.

CHAPITRE -21 (19/09/02)

Sa coupe est moderne et tendance, tout dans le groove, elle fera sensation en soirée. Albert avance dans le couloir sur fond de musique, et une fois de plus il s’agit d’un tube des années 80 qui passe dans son poste Panasonic. Albert chante :  « Ohé ! Ohé ! Capitaine ! Abandonnééééééé ! ». Un homme se dirige vers lui. Il porte un grand manteau beige qui recouvre tout son corps et une casquette rouge, visière tournée vers la gauche. Albert pense d’abord avoir affaire à un exhibitionniste, mais il s’agit en fait d’un vendeur à la sauvette qui lui propose une dizaine de contrefaçons de Rolex à 12$ pièce. Albert refuse et le gifle. Pas question d’entrer dans le Black Market. Une moitié de la France risque de le dénoncer. Sa mère avait été fouettée pour avoir acheter 6 œufs au marché noir pendant l’occupation Yougoslave. Le vendeur s’en va doucement pour ne pas offusquer Albert, que l’on peut maintenant appeler Albi, depuis tout le temps qu’on se connaît. Et c’est d’ailleurs sous ce pseudo qu’Albert avait monté une chaîne d’hôtels : « les hôtels Albisse ». Bref. Là n’est pas la question puisque Albert n’a pas envie de dormir bien qu’il est de belles valises violettes sous les yeux… Il ouvre la porte d’une salle au hasard, se saisit d’une chaise au hasard, et décide de penser à quelque chose au hasard. « Hasard » pense t-il, « J’ai pensé hasard, comme c’est le hasard ! »… Il se souvient de ce vieux cri à la mode « au hasaaaaard ! ». Ah, c’était bien ! Albi sourit. Normal vu sa gueule de rat ! Et il rit aux éclats, fier de son jeu de mots. Albi aime s’insulter. Il est sado-chamoniste. En effet car il a des origines Savoyardes : Son père est né à Chamonix. « Mais quelle tache ! » s ‘exclame Albert en se tapant le front d’un grand geste avant de continuer : « C’est pas à ça que je voulais penser ! ». A cet instant précis, les fouines reviennent. Albi se récapitule la situation : il est venu au lycée Camille Guérin pour rencontrer un contact qui lui donnerait une mission top secrète. Au passage il avait tué quelques personnes, dont l’infâme Tony Carrera et maintenant il allait enfin accomplir sa mission, c’est à dire celle qui est top secrète, celle dont nous n’avons pas le droit de parler, donc celle qu’il ne pourra peut-être jamais accomplir… Albert se frotte l’épaule gauche contre le poteau. Cet endroit est inaccessible pour ses membres malheureusement. Il déchire involontairement le poster : « Le respect, c’est écrit sur mon T-Shirt ! ». Mais arrive un jeune homme, que nous appèlerons Maïkeul. Sur son sac sont inscrits les indices suivant : « Quicksilver – Supreme Asseto Absorb the smell – Peace off and respect ». Ce dernier mot met la puce à l’oreille d’Albert. « Comme le poster ! » s ‘écrit-il, avant de se gratter l’oreille à cause de cette satanée puce qui ne le lache plus. « Hep ! Toi là-bas ! » crie Albert voulant interpeller ce curieux personnage. Aucune réponse. « Hé ! Toi là-bas avec les cheveux ! »… Maïkeul se retourne et demande : « Oui, c’est à quel sujet ? » ce à quoi Albert répond : « Bin, c’est parce que je suis curieux de savoir tu as trouvé ton sac… ». Maïkeul ne répond pas. Il fait sa sourde oreille… Puis saute dans la salle 114 et s’enferme à clé. Albi panique et s’enferme lui aussi dans la salle en face.

CHAPITRE -22 (20/09/02)

Après quelques minutes, il sort de dessous une table et colle son oreille contre la porte pour entendre les bruits du couloir… Aucun son ne se fait entendre et Albert est embarrassé au moment où il veut retourner dans le couloir. Il se dit qu’il n’aurait peut-être pas dû coller si fort son oreille à la porte… Il ne peut plus s’en dégager. Il appelle à l’aide immédiatement. Un agent secret d’entretien passait heureusement par là. Mais il dédaigne les appels et continue sa mission. Albert est pris de rage et arrache la porte, qui pend maintenant à son oreille. Il poursuit le machibousou pour lui faire payer son avarice. « Brinl ! Bading ! Bang ! Boum ! » fait la porte-boucle d’oreille en se cognant contre les murs du couloir. « Dis-donc enfoiré ! » hurle béber, « Tu pourrais m’aider ! ». L’agent secret d’entretien, le regarde, lui rit au nez et met ses deux doigts dans les yeux d’Albert qui s’écroule par terre en disant : « Ouille. ». Quand il se relève la porte est toujours collée à l’organe auditif et l’agent secret d’entretien a disparu… Albi a les deux pieds dans la merde, mais certains y  sont jusqu’au cou comme dit l’autre. Il en a connu des problèmes, pire qu’une porte collée à l’oreille. Voilà que Maïkeul ressort de sa salle, avec une hachette, non pas l’édition mais l’arme de poing. « Ouaiiiii ! » crie Albert. Son problème est résolu grâce à la courtoisie de l’homme au sac Respect. Loin de là, l’instrument n’est pas pour la porte, mais bien pour Albert, qui fait au plus vite, poursuivit par  la psychopathe à la hachette et au débardeur noir. « Nan ! Lâche moi ! » implore Albert à l’homme à la jupe rose à carreaux. Mais rien. Maïkeul lui lance la hache. Albi se protège avec la porte priant le petit jésus pour que l’arme ne viennent pas se planter sur son oreille… Dommage ! Pile dessus ! Il perd son oreille droite, la porte avec. Albert est fier. Il n’a plus de porte accroché et en plus il ressemble à Van Gogh. C’est une star. Maïkeul lui demande un autographe, il refuse (caprice de star). En revanche il décroche la hachette et la plante en pleine tronche de Maïkeul qui meurt d’un seul coup d’un seul en faisant : « Eark ! ». Albichounet est desormais seul, livré à lui même et il doit trouver quelque chose d’adapté à son nouveau problème, quelque chose qui l’aidera. En résumé, il doit trouver un bout de tissu pour arrêter le saignement de son oreille… Il déchire les vêtements de Maïkeul. Soudain, l’appeurement. Maïkeul n’a pas de cyclope à col roulé. C’est une femelle. Il a tué une femme. Mais il n’a pas de remord, en effet s’il avait fait la confusion entre les deux sexes c’est tout simplement parce que cette personne était d’une laideur insultante pour la nature. Albert la tabassa… cash ! Comme ça ! Comme l’actrice… De toute façon, ce qui est fait est fait, bon. Albert préfère penser à l’actrice, y’ a pas photo, enfin, si, dans sa poche. Il s’ectasie devant cette photo prise au festival du film X à Marne la Vallée au côté de Mickey. En fouillant dans sa poche il trouve également la fameuse photo d’Anémone prise également à Marne la Vallée et en présence de Mickey, Rourke cette fois-ci… Albert pense à son Ranch au Nebraska, à l’étendue infinie de la vallée verdoyante et sauvage où coule le rio salamandrès, et où courent des troupeaux de bizons nains. Albert pense à sa femme Conchita, qu’il a fait cocu avec une riche proctologue du nom de Shirley Mcmanus. Quant à son fils Pablo, il est sous écrous depuis l’âge de 6 ans pour l’agression d’un clown et pour détournement de fonds. Albert se sent seul, tellement seul, plus personne à rappeler. Il décide de passer une annonce dans Centre Presse : « Homme blanc – la quarantaine passée – amputé bras gauche – assurant au lit – parlant plusieurs langues – cherche munitions pour Winchester 1789 – contact par Tatoo : 06-33-12-08-29 ». Albi n’est décidément pas un cas facile. C’est ce que disait ses profs. En sport, Albert buvait la tasse dans la piscine municipale. La seule nage qu’il connaissait était celle de l’homme de l’Atlantide.

CHAPITRE -23 (23/09/02)

Et il la nageait avec conviction et passion tout comme la danse du toucan qu’il exécutait sur le bord de la piscine. Ses camarades le jetaient dans l’eau pour qu’il arrête. Mais il continuait, encore et encore, jusqu’à épuisement. Albert règle son sonotone. Rappelons qu’il a perdu ses deux oreilles maladroitement au cours de sa mission. Il pleut dehors. L’orage est de plus en plus fort. Il met sa capuche, même s’il est à l’intérieur. Il avance, on entend plus ses pas. Le tonnerre gronde, un éclair éclaire furtivement le couloir, et Albert avance. Il disparaît dans l’obscurité. Une musique de film se met en route, il pleut de plus en plus… La scène suivante se passe le lendemain vers 22h38. Albert avance et aperçoit un escalier de fer, un couloir étroit et obscur. Au bout de ce couloir une porte entre-ouverte, d’où nous parviennent les accords d’une musique qui en ce lieu nous paraît irréel… « Tiuuiii ! C’est le côté obscur de la porte. » entend Albert. Il lui apparaît tu d’un coup un homme barbu, coiffé d’un turban noir qui lui demande l’emplacement de l’aéroport de Biard pour suivre des cours de pilotage. Albert doute. Il n’a pas confiance. Il demande : « Et pourquoi je te dirais où il se trouve l’arrêt aux porcs ? ». L’homme répond : « Parce que je suis ton père ». Albert est stupéfait. Il n’avait pas vu son père depuis cet abandon devant le flunsh. « Comme il a changé » se dit-il. Lui qui mesurait 1m 54 mesure à présent 1 m 93. Il a extrêmement bronzé, n’est plus roux et a un accent, sûrement norvégien. Albert pleure. Il n’avait pas autant pleuré depuis le dernier clip de Kenny Lattimore. « Mssiou ! Dis moi où il est l’arri au port ! » redemande l’étrange individu. « Papa tu m’as manqué ! » crie Albert en sautant dans les bras de l’Afghan. Tout à coup il est effrayé en voyant un rat géant qui vient vers lui. « Aaah ! » hurle Albert. « T’inquiète pas mssiou ! Si mon livrié Afghan… » déclare l’homme au turban. Albert réalise qu’il n’est pas en face de son père mais d’un Afghan venu en Europe pour faire participer son chien à une course… Albert tourne le dos à l’individu. Il est rouge comme une rose rouge, aux pétales dorés, assis sur un banc, dans mon quartier, je pense à toi, je ne sais plus quoi faire… Boom Boom ! Le levrier était en fait un kamikaze entraîné à sauter sur les personnes fredonnant Jango Jack. La charge explosive est fatale, mais juste au chien. Il recouvre les murs de son sang et de ses organes. « Mais c’est dégueulasse ! » s’esclaffe Albert. « Ah mirde ! Si marche pas! » s’indigne l’Afghan. « Mais vous êtes un terroriste ! » accuse Albert. Le terroriste aurait pu dire « Allah est grand » et se jeter par la fenêtre (sachant qu’il est intégriste), mais comme non en fait, il dit : « Jésus je te rejoins ! » et il sauta par la fenêtre. Albert déclara : « Peu importe sa religion, cet homme était con ! ». Albert connaît ce genre de personnes, lui aussi fréquentait la Alawak bar. Lui aussi a glissé dans l’intégrisme bouddhiste. Il forçait ses victimes à se raser le crâne avec sa tondeuse de poche. Il faisait parti du groupe fondavemmanthaliste Al-Keno. Mais tout ça, c’est fini. Albert a mûri. Maintenant son zgeg a de la moustache et il a une voix grave à la Tex. « Le terrorisme c’est maaal ! » déclara Albert avant d’entrer dans la pièce d’où était sorti feu l’Afghan. La pièce est arrangée comme les intérieurs Kourkanistanais : tapis de sol aux murs, couverture en tweed au sol, énorme narguilé au centre de la pièce, avec des bouts de Marie Rwanda éparpillés partout. Une véritable droguerie !

CHAPITRE -24 (24/09/02)

Albert pénètre la chambre-classe. Une musique péruvienne accompagne ses pas. Il prend un tabouret et s’asseoit. Il se souvient de ses spectacles de fakir, fakir Boolish comme on l’appelait. Mais on l’appelait très rarement car il était très mauvais. Sa pire prestation fut cette aiguille plantée dans le… bras du Sultan Mherd-Kôhnar. Le pauvre fakir Boolish avait été exécuté sur le chant par un ténor et sur l’air de Caruso. « Quand j’y repense… » déclara Albert à un poster de Sophie Davant, « Quelle mort atroce ! ». Puis il constata que le tabouret sur lequel il était assit, était facilement transformable en siège pour quatre personnes de type homosexuelles… Après essai, il constata que en effet son raisonnement était valable. Mais il a un peu mal. « Chuis pas des pédés » cria t-il le plus fort possible. Mais c’est trop tard, les journaux vont s’empresser de sauter sur la nouvelle, non pas Maïkeul, il ne pourrait pas sans vomir, mais sur le fait qu’Albert a des tendances douteuses. Tout le monde va se moquer de lui, les bouddhistes vont le lapider, mais il aura au moins plus facilement accès à la Makina. Albert s’en moque, il est un homme libéré, il aime prendre les autoroutes dans tous les sens de la voie, et sans payer le péage. Mais derrière lui, il entend un builbizar… C’est un Mopekon, les célèbres animaux de campanile. Albert lui jette une éponge et abandonne la chose. Plus rien à  l’horizon, plus de paparazzis, plus grand chose pour troubler sa tranquillité. Il s’allonge au milieu du couloir et s’assoupit, tel un raton. Et justement, en parlant de raton voici une belette habillée en drag-queen qui vient réveiller Albert. « Ouh ! Baise tes morts ! » déclare cette dernière à ce dernier. Albert ne comprend pas ce racisme soudain. Il décide de se lever et de shooter dans la petite conne. « But ! » s’écrie t-il lorsque l’animal explose en sang comme un chien Afghan sur le mur. Albert pleure. La couleur créée des frayeurs chez ceux qui ignorent la voix du cœur, mais y’en a trop, y’a sûrement une erreur, ailleurs il croit que ce n’est pas comme ça, alors que là-bas aussi les cons sont rois. Albi se sent poète poète. Ce dernier jeu de mots lui fait retomber les pieds sur terre. Il exécute le salut militaire, on ne sait pourquoi, sûrement pour oublier sa souffrance, son manque d’affection, de bières et de putes. Mais il ne comprend toujours pas les autres. Lui qui est raciste n’est pas accepté par les autres personnes qui se disent tolérantes. Il y a comme un malaise quand il entre dans une pièce à l’intérieur de laquelle les gens ne sont pas comme lui… On lui a même refusé plusieurs emplois à cause de cela. Albert hait l’intolérance. Il marche pour se changer les idées, et tombe sur les idées de deux élèves qui d’après Albi, sont complètement fous. En effet ils ont inventé l’histoire d’un homme seul qui se balade dans un couloir… L’un est grand, plutôt beau gosse, svelte, type Latinos-coreen, croisé touareg, l’air de se foutre de tout. L’autre est très petit, laid, grassouillet, poilu, anti-sportif, alcoolique, visqueux, très glucose et ayant quelques penchants touz’ qui effraie son collègue, qui lui n’a rien à envier à Rocco Siffredi ou Chuck Norris. Après réflexion, Albert se rend compte que sa vision est trouble. En effet, la deuxième personne décrite ci-dessus n’est pas si petite, mais plutôt de taille parfaite, tout comme son physique avantageux, qui est d’une beauté à faire pâlir le dieu Apollon, et en parlant de grec, cette personne est la plus hétérosexuelle qu’il n’ai jamais existé dans toute la galaxie, contrairement au premier personnage qui fut faussement décrit avant l’œuvre d’art dont il était question à l’instant. Le premier personnage est moche, trop grand, car sa colonne vertébrale mesure 3 m 12 ce qui a pour effet d’entraîner chez lui des problèmes de dos alourdis par l’énorme bosse qui ne l’améliore pas. Ajoutez à ça de longs pieds odorants, des poils qui dépassent du nez, des boutons d’acné sur les paupières, et pour couronner le tout un tatouage représentant un poids-lourd sur le torse, et vous obtenez une personne impossible à marier, pas même avec l’unique (et heureusement) Anitsirhc. R… Albert se rend compte que son esprit a été le théâtre d’un règlement de compte, et il décide de passer son chemin afin d’oublier ces fusillades entre gangs ennemis.

CHAPITRE -25 (25/09/02)

N’en parlons plus (n’empêche que le grand c’est un boss). Albert avance dans le couloir. (Le plus beau c’est l’autre). Il réfléchit (sûrement repense t-il au barbu au corps d’athlète). (ou au dieu intergalactique). Bref,  passons ce clash ridicule (le grand a largement gagné). En effet cela serait ridicule d’enfoncer encore le grand qui fut déjà  bien cassé auparavant… Bref, cette fois-ci c’est terminé ! Ça suffit ! Il marche dans le couloir où des posters fleurissent des murs où l’on peut lire : « Gloire à Bobby Sixkiller », ainsi que des tags « Vive Gulliver, Fuck Lilipute ». Mais Albert qui n’est pas la moitié d’un con, comprend le sous-entendu… Il avance encore et voit un poster : « Fuck Géant vert ! ». Il arrive à l’angle d’un mur et tombe nez à nez avec des filles de joie… Elles refusent catégoriquement de coucher avec Albi et sautent au cou du géant vert . La troupe rentre dans une salle et ferme la porte à clef. Albert se retrouve seul. (il y a une autre personne mais elle est tellement petite qu’il ne la voit pas). Pendant que le géant vert se fait « démonter » par les filles, qui étaient en fait des travesties, Albert marche sans faire exprès sur la petite personne qu’il n’avait pas vu. Il s’essuie le dessous de la chaussure contre la tapisserie, et passe son chemin. Mais le nain est coincé entre les crampons et crie désespérément s’cours au. Hulk, après avoir lynché les amis du petit personnage, lui vient à l’aide. Mais il est déjà trop tard. Le petit est décédé. Il n’aura  jamais connu la chance de grandir. Il est resté à sa taille de fœtus toute sa vie. Mais le grand ne pleure pas. C’est un homme, un vrai, avec une voix grave, pas comme l’autre. Il prend l’ascenseur et quitte l’établissement après son 11 en philo, pour faire avancer l’histoire qui stagne depuis une page. Dehors, la fin du grand est tragique, car il finit explosé par un 36 tonnes. C’est une histoire noire, si noire qu’elle est dure à croire, la vie amer d’ Albert qui seul dans son calvaire fut plongé dans l’enfer des affaires, la filière qui conduit droit au cimetière. Mais pour l’instant, cette histoire n’est pas is noire, sauf qu’Albert est seul dans le couloir, seul avec son désespoir, il mange une magnifique poire. « Scrontch ! Pas tant que ça ! » déclare Albert la bouche pleine. « Elle est dégueu’ ! » continue t-il en la jetant derrière lui. Il marche vers la salle 109. Arrivé devant la porte il frappe trois fois… Il aperçoit un œil derrière le Juda, et une voix aigu demande : « C’est qui ?! ». Albert répond : « C’est moi ! Ton p’tit caramel ». La porte s’ouvre lentement sur une salle qui contient une quarantaine d’ordinateurs… Rien n’était si beau, si leste, si brillant que cette salle informatique. Le  patron, John-Jack Russo, lui adressa la parole :

-         « Je forme une entreprise, ça s’appelle Couscous informatique. 

-         C’est pourri » lui dit Albert, « T’ira pas loin !

-         Je vais te faire visiter, tu vas voir ».

Albert et Russo montent en carrosse… pour faire deux mètres.

-         « Alors comme ça vous allez vendre du couscous par internet ? » demande Albert

-         « C’est cela. » répondit une tiers personne.

-         « Qui est cette tiers personne ? » asked Albert to John-Jack Russo

-         « Il s’agit de Cacambo, mon fidèle ingénieur informatique qui m’a beaucoup aidé pour ce projet… » répondit l’entrepreneur au soldat qui murmura :

-         « Je vois… Encore des homos en freelance sur la web ! 

-         C’est faux ! » cria une personne cachée derrière le poteau.

-         « Qui est-ce ? » demanda Al à Cacambo.

-         « C’est le derviche » répondit le karlouche à l’homme mutilé.

Cacambo demanda :

-         « Comment vous êtes vous fait cela ?

-         C’est mon maître Van derdendur en Westphalie, puis Cunégonde, puis ce connard de Pangloss qui m’a racketté, enfin Louis XIV et son code noir de merde !

-         C’est vrai, c’est terrible !

-         Mais non, je déconne, c’est la guerre ».

Albert rit. L’atmosphère est aussi lourde que lui.  

CHAPITRE -26 (26/09/02)

« Oh ! C’est bon les mecs ! Chialez pas ! C’était pas drôle je sais, mais bon, c’est pas une raison pour faire la gueule ! Merde-euh ! » déclare Albert avec l’intonation d’un parisien. Puis voyant que ni John-Jack, ni Cacambo ne réagit, il  explose tout les PC avec sa carabine. « Mais vous êtes fou ?! » hurle John-Jack, « Oh oui !! » répond Benny-Ber. « Mais regardez c’que vous avez fait ! Notre entreprise est foutue ! » pleure Cacambo. « J’vous l’avais dit ! » ricane Albert avant de sortir de la salle avec un p’tit couscous… « Tu n’es qu’une substance ! » cria Russo qui sort un fusil à pompe de sa chaussette. Les coups de feu partent dans tous les sens. Albert, après une course chaloupée, maîtrise l’individu et l’exécute sans pitié. « Vous savez pourquoi j’ai un petit corps, c’est parce que j’ai un petit cœur ». « C’est pourri comme phrase ! » lui lance Cacambo. Albert est vexé. Depuis le début de l’histoire il attendait de placer cette phrase qu’il jugeait géniale. Il liquide Cacambo avec le fusil à pompe. Albert s’en va, sous les huées du public. Soudain il rencontre un individu avec un large sourire qui lui demande :

-         « Tu connais Kiki ?

-         C’est qui Kiki ?

-         Celui qui t’encule dans le taxi ! ».

L’homme est mort de rire. Albert, lui, ne comprend pas. Le comique recommence, au cas où :

-         « Tu connais Kiki ?

-         C’est qui Kiki ?

-         Celui qui t’encule dans le taxi ! »

Et de deux. Après 17 fois la même tromperie, Albert comprend et réfléchit. Quand l’homme l’interrogea, il lui répliqua s’il connaît Jojo, celui qui t’encule dans le métro. L’individu revient.

-         « Tu connais Kiki ?

-         Et toi, tu connais Jojo ?

-         Oui, c’est le pote à Kiki !

-         C’est qui Kiki ?

-         Celui qui t’encule dans le taxi ! »

Albert s’est encore fait berner. Albert en a assez. Il colle une droite à l’individu et siffle un taxi. Le taxi arrive. Il est jaune comme le veut la coutume. Albert monte et s’écrit : « Salle 118 ! Vite ! ». Le chauffeur nonchalant répond : « Doucement m’sieur ! On a l’temps… ». Albert énervé hurle :

-         « Non ! Y’a pas l’temps ! Je fuie quelqu’un ! 

-         Ho ! Hé ! Faut pas s’emporter m’sieur… 

-         Putain ! Je vais m’plaindre à votre compagnie !!

-         C’est ça ! Appelez-les, vous avez qu’à leur dire : taxi B-307, et vous leur préciserez que le chauffeur, c’est Kiki ! »

A ces mots, Albert saute du taxi par la fenêtre, et court à la vitesse d’un guépard qui voudrait attraper une gazelle pour la serrer si fort, car il aurait besoin de ce doux parfum d’femelle…

CHAPITRE -27 (27/09/02)

Le Jaguar Gorgone s’arrête et hurle « Egoïste… Egoïste… Egoïste » en ouvrant et fermant les volets. Il est pris d’une crise de folie et crie « Popstar, je veux être une popstar ! ». Albert danse, difficilement, mais il danse. Ses Reebok pump blacktop lui donne l’air cool. Equipé comme un sportif, il se met à courir. Il s’arrête net en voyant un vieillard vêtu d’une toge blanche… « Mais qui êtes vous ? » demande Albert. « Je suis Machiavel… Ronald Machiavel… » répond le vieillard. « Vous êtes LE clown Machiavel ?! Le vrai ? » s’excite Albert qui laisse ressortir son âme d’enfant. « Non ! Je suis Machiavel ! Comme le plan ! » répondit l’homme avec une voix qui fit trembler les murs… Albert remet son casque de Boy-scout pour se protéger de l’éclat des vitres. L’homme est étrange. Sa pupille est minime comme un poussin. Son pote Benjamin Cadet lui disait en tant que philosophe débutant : « Albert, méfie toi de l’homme aux yeux bizarres. Si la bouche avale une noix de coco, c’est qu ‘elle est ennemie avec l’anus. » Albert comprend. Il saute sur Machiavel ; lui soulève violemment la toge et découvre une noix de coco… « J’vous en prie ! » s’exclame Mac’ en se rhabillant. Albert réfléchit : Machiavel-Maïkeul, Maïkeul-Machiavel… « Mais bien sûr ! » hurle t-il. « Je t’ai reconnu Maïkeul !! » s’écrie Albert fou de rage. Il sort son sabre, acheté le 6 août 1945 à Hiroshima. Il pose son arme sur la gorge de Maïkeul et lui demande de tout cracher. Il crache à de nombreuses reprises sur Albert qui se débat comme un fauve. Maïkeul fuit en moto, son collier marron et noir au vent. Albi est furax comme le préservatif. Ce roumain le paiera de sa peau. Albert a des angoisses. Il a le vertige de lui-même, comme disait Tom Jones. Il va aux toilettes. Ici, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Un air de pipo se fait entendre. Il s’interroge. Comment peut-il encore entendre, étant donné qu’il a perdu ses deux oreilles ? Il lui reste les tympans évidemment. Le pipo est de plus en plus fort… Albert sort lentement des toilettes afin de voir d’où provient cette mélodie enchantée, si enivrante et si sauteuse… Le couloir est noir. Albert aperçoit une lueur lointaine qui brille de plus en plus… L’instant est magique. Les notes sont si légères qu’Albert à une érection… Il avance… Il se rapproche, et voit un petit garçon brillant qui joue de la flûte traversière… Les rois faisaient chanter des Teum Te Deum. Le jeune avec des boutons le frappe au visage avec sa flûte de Pan !! Albert a l’arcade ouverte. La jeunesse est pervertie. Albert est accusé d’impiété. Georges Beller en profite pour faire son one-man show intitulé « Je vous ai pas raconté, je suis une télé ». Les gags s’enchaînent : « Si j’avais une télécommande je vous zapperais, ou je vous baisserais le son… ». L’orchestre qui est derrière joue en continue le fameux « Tin ! Tin ! Tin ! Tin ! Nan ! Hin ! ». Le spectacle est un succès, la salle rit aux éclats, sauf deux personnes au fond… Ce sont Bobby Sixkiller et Reno Reynes, les célèbres héros de la série Da Renegade. Les jeux de mots fusent « la raie publique », les plagias également, Coluche, Garcimor, tous y passent. « Ouais, c’est la fête ». Georges se déhanche comme un surfer. « Ouvrez votre Manouel ». « Ha Ha Ha », c’est un carton. Les fous rire se propagent. La vie est belle. Albert oublie quelques temps ses difficultés financières. En effet Albert à un découvert de 3 € sur son compte de la caisse d’épargne… Georges parle du mythe de la banane, appelé communément le mythe d’Oedepe. Albert s’en fout. On parle ensuite du mythe d’Icare. Albert vomit violemment sur Georges. « Le minotaure a une grande puissance sexuelle ! » dit Georges, du vomis sur les vêtements. Albert hait les mythes, ça fait des trous dans les chemises et après on a pas l’air d’un con. Al s’en va, s’en va dé Djamé ! Tin Tin Tin Tin Tin… Albert danse le célèbre tube de l’été à sa manière. Il se souvient de sa carrière de footbaleur au Brésil, où il jouait le jour et dansait la nuit. Il vivait dans une boîte-de-conserve-ville derrière Brasilia… Il était rentré dans la jet set grâce à ses amis Chico et Roberta.

CHAPITRE -28 (02/10/02)

Ils s’agissaient de deux danseurs invétérés qui se trémoussaient dans le clip de « la lambada », où Albert faisait une courte apparition. Mais la question n’est pas là. Albert galope vers les toilettes. Arrivé sur les lieux, il sort une boîte Movida, et se fait une couleur. Ses cheveux sont maintenant rouges. Albert sort des toilettes et court dans le couloir. Il court, il court à 53 km/h, en effet : Albert rennt… Il pense à son ami Manni qui se fait défoncer la gueule au même moment par un grand chauve, parce que ce con a perdu la thune dans le métro. Albert part voir son père, le directeur de la banque Creunouil and co. Il tombe très mal car en ouvrant la porte il aperçoit son père en train de sodomiser violemment une femme avec un nez bizarre. Son père lui jette une claquette à la figure et Albert s’en va, toujours en courant le plus vite possible. Il a beau se prendre des vitres ou des poussettes, il continue son sprint tel Maurice Gueene. Sa vitesse de croisière est désormais de 78 km/h, et il arrive en vue du Zouper Marquete. Albert freine brusquement et laisse des traces de Basket derrière lui… « Marty ! Fais pas l’con ! » hurle t-il en voyant son pote sur le point de braquer un Intermarché. « Ah ! Scheiße ! » répond le concerné avant d’ajouter : « Ich muße dieses Geld finden ! ». Albert se gratte l'anuque, et déclare: "Bon, bah demmerdes-toi, moi j'me casse, j'ai un taxi à prendre… ». Il siffle un taxi. Une étrange machine vient s’arrêter net. Elle est conduite par Bruce Willis lui même. En apercevant  les cheveux d’Albert, l’acteur croit avoir affaire à une vulgaire pute, et il demande donc : « multi-passes ? ». « Help me ! » crie Albert en frappant la vitre. « Get out bitch ! » répond Bruce qui expulse violemment Albert. « ‘Culé! » dit Albert, d’une voix basse, pour ne pas chicaner le boxeur de Pulp Fiction. Il s’en va, encore et toujours. Il en a marre. Le traîne-savate se met en rogne. Il se met en boule et miaule. Il pense à la guerre, à sa vie, et à Jennifer Lopez. Il est d’ailleurs parti hier sur son site alors qu’il cherchait une bombe sur le net. Il en a profité pour joindre le site de Jessica Alba et de Pamela. Quel queutard ce Albert ! A ce stade du récit on peut le dire, Albert est comme tous les hommes : attiré dans l’ordre par le sexe, l’argent, la drogue, la nourriture, et dormir. En d’autres termes : quatre murs ou quatre planches, Albert est un être abjecte. D’ailleurs en ce moment il bave. L’inspiration lui manque. Aujourd’hui il est fatigué. En plus il est midi moins cinq. « Nique ta lope ! » hurle Georges Beller qui passe en cyclomoteur… Albert est qué-cho !

CHAPITRE -29 (04/10/02)

Il marche vers son destin, quand il entend un petit « pling ! ». C’était horrible : l’épingle à nourrice qui retenait pliée la manche de sa veste kaki venait de tomber. La manche se déroula rapidement et Albert cria « NooooooOOOOooon !! ». « On s’détend » déclara un grand type qui passait par là, et qui portait des belles baskets noires… Albert remit son épingle et se dirigea rapidement vers la salle 101. Il défonça la porte à coups d’extincteur, et tomba nez à nez avec « OuiOui » le fameux prof à la voix monocorde. « Putain ! Mais c’est pas vrai ! Tes parents t’ont débranché la voix ou quoi ?! Parle plus fort ! Et puis… » dit Albert avant de chercher une bombe de peinture rose dans son sac… Le professeur s’enfuit rapidement. De toute façon, Albert n’a pas de bombe de peinture. Mais si il en a une. Il la prend, et court après le malotru, qui de toutes façons, (et c’était prévisible) ne s’était pas enfuit rapidement. Albert le chope et lui peint les cheveux en rose fluo, histoire de lui donner un coup de jeune et de le rendre plus dynamique… Et il est content ce con. Il sourit, fait la bise à Albi et s’en va. La traversée of da couloir continue. Il avance en boitant comme une caille de la cité des Crottes à Marseille (il la connaît grâce au sweat de son ami Philippe). Il voit au même moment une professeur d’anglais avec la même démarche, comme par hasard. Ils se font un « shake » et continuent leur chemin. Mais Héloïse n’aime pas la patinoire. « Ça glisse ! » crie t-elle violemment à chaque fois qu’on lui pose la question. Albert s’en tape, lui n’aime pas les patins, c’est d’ailleurs pour ça qu’il n’avait jamais embrassé sa femme. « Mais cela va changer ! » pense t-il. Il sort une feuille de sa poche, ainsi que son STYPEN, et écrit une lettre à son pote Alien : « 18 août 98, dans ce putain de couloir d’arrêt, ils disent que j’sors bientôt à ce qui paraît… ». La lettre est mal construite, les verbes ne sont pas placés à la fin, Albert ne connaît pas ses déclinaisons et il a fait beaucoup de ratures. « En France, il y a une fracture. L’insécurité, ça va de la petite incivilité au drame de Nanterre que nous avons vécu hier ». Albert fait une imitation de Jacques Chirac pour passer le temps. Il en a marre de se cacher la vérité, il doit se l’avouer : il veut renoncer. Tout plaquer, arrêter cette mission, et aller vivre des jours heureux sur une île déserte. Il en a assez, ses pensées ne sont pas une autoroute à idées. Son patriotisme l’emporte enfin car il décide enfin de lire le papier officiel lui indiquant l’objet de sa mission… C’est écrit en chinois. Albert panique. Il n’a pas fait tout ce voyage pour des noisettes. En fait, non. Il avait lu à l’envers. C’est bien en anglais. « En anglais, mais merde ! » s’écrie Albert. Heureusement, il a vécu au Bronx, il tente donc de traduire le rosbeef écrit sur la feuille… Après 1h 21 de traduction, il obtient cette phrase : « Baisse du salaire entraîne augmentation des profits ». Albert se rend compte qu’une version française de l’ordre de mission est agrafée avec la version anglaise. Il lit le précieux papier : « Le sergent-chef Albert Creunouil doit se présenter durant l’année 2002 au lycée Camille Guérin où il doit rencontrer un informateur : le lieutenant Rudolf Groumik. Ce dernier lui donne la présente lettre qui ordonne au sergent-chef Albert Creunouil de trouver et supprimer un individu dangereux et représentant une menace pour la société. Cet individu est armé et possède une psychologie qu’aucun médecin ne pourrait analyser. Cet homme est amputé du bras gauche, à une quarantaine d’années, et il équipé comme un Marines américain. Cet homme doit mourir ». La lettre est signée par le général Mattew Richards et par le président de la République Française… Il est perdu dans sa tête. Il n’a plus de repère. Dans sa tête ça résonne, ça fait boom boom. Il n’a jamais connu ça, jamais. Ce message n’a aucun sens. Albert a froid. Ses lèvres sont surgelées. De plus il apprend que Tom Jones est pédé. Albert a une crise d’épilepsie. Il tremble, tremble, tremble et essaie d’avaler sa langue. Il essaie, mais sans succès. Albert constate donc qu’il n’est pas épileptique. Il essuie la poussière sur ses vêtements, tousse et récapitule la situation : il doit trouver un homme qui lui ressemble comme deux verres d’eau et le tuer… Il avance vers le fond du couloir et croise le lapin… Celui s’enfuit à la vue d’Albert. Sa crise d’élipepsi lui a donné soif. Il choisit un Sunny Delight et s’asseoit tranquillement devant un splendide spectacle, les commémorations du World Self Center. Il n’y a plus d’âme dans ce lycée.  De nombreux cadavres jonchent le sol. Il y a cependant un endroit qu’il n’a pas vu, la vie scolaire. Là, il croise un homme, vêtu d’un sweat des années 80, l’époque New Wave, et qui pleure. Le jeune homme pleure. Sa mère lui a piqué son job de pion qui servait à payer des études de garagiste. Il repète en chuchotant qu’il est foutu. Albert se rapproche : « Que se passe t-il donc ? ». L’ancien pion répond : « J’vais plus pouvoir faire mes études !! Snif ! ». Albert lui dit que ce n’est pas grave, que s’il change de sweat il trouvera facilement du boulot. Le pion vexé, sort du lycée avec sa vieille gueule… Et revient car il a oublié les clés de sa R5. Mais albert les a déjà piqué en partant. Entre temps, Georges Beller regarde Buffy. Revenons à nos moutons. Montana, la prof d’allemand et Rémi, le pion véreux, recherchent activement Albert le fugitif qui se prend pour Bob Sinclar. Montana et Rémi courent après Albert qui décide de revenir aux sources en se prenant désormais pour Jean-Marc Cerrone. « Give me love… » chante alors Albi. Cela rappelle le bon vieux temps à Montana qui se met à danser comme une folle en chantant : « Gibt mir lieb’ ». Rémi ne comprend rien de ce qui se passe… mais il danse quand même. La grosse Maïté danse très sex avec Albert qui est dans ses bras. Il a beau se débattre, rien n’y fait. « C’est pas tes oignons » crie t-il à une blonde casse-couille qu’arrête pas de se retourner. Pendant ce temps les blagues fusent sur la piste de danse. Anne Roumanoff s’en prend plein la gueule par Tom Jones. La célèbre comique se fait lyncher par ses spectateurs. A la fin, ils repartent tous avec une touffe de cheveux rouges… La bande à Albert, elle, continue à se trémousser sur du Marvin Gay. « Jeust laïque Miouzek… » fait Albert, tout content de sa boom. Contrairement à la pub, tout le monde s’est jeté sur les bouteilles de Coca Cola, et non pas sur le Danao. A la fin il faut tout ranger et Albert n’a pas envie. Heureusement Montana est al pour faire respecter son autorité… Albi et Rémi ramassent donc les ballons de baudruches éclatés, les cotillons, ainsi que les sarbacanes à boulettes de papier… « Qui c’est qui a cassé ma chaîne Hifi, merde ! » crie Montana, d’une rage qu’on ne saurait décrire. Rémi se chie dessus et crie « C’est Albert, j’ai tout vu ! ». Mais Montana déteste les balances, elle le taureau. Elle mange cru Rémi qui a beau batifoler, en vain. « Mais vous êtes un ogre !! » s’exclame  Albert. « Oui, une croque-mitaine également… » répond la dodue en se léchant les doigts… Albert prend peur et s’enfuit à toute allure. Il croise dans le couloir un mexicain qui chante une chanson de Star Academy. Albert le tue et en fait des brochettes, puis le donne à manger aux vautours qui tournent dans le ciel… Grave erreur ! Ce mexicain était le fils de Montana, le petit Diego. Albert est poursuivit par le monstre qui casse les murs sur son passage.

CHAPITRE -30 (07/10/02)

Une course poursuite s’engage alors, comme dans ÇA VAUT LE DÉTOUR, présenté par Guy Montagné. L’insécurité règne alors comme dans ÇA PEUT VOUS ARRIVER présenté par Gilbert Bécaud. La peur se présente, comme dans « ATTENTION DERRIÈRE LA PORTE ! » de Guy Georges. Mais Montana rattrape le pauvre Albert, et lui extorque une grosse somme d’argent. Albert s’est fait arnaqué comme dans SANS AUCUN DOUTE présenté par Julien Courbet et Maître Bossupervers… Puis, la sadique lui fait une brûlure indienne en criant de toutes des forces « You rince, you rince, tri time… ». Albert hurle, et Montana poursuit le châtiment, et recommence dès le début : « You poute ineu ouateur, you ouatché tou ouatché, you rince, you rince, you rince, tri time, trois secondes, you smell… Hmm ! It smell laïkeu flaoueurs ! ». Albert a mal. Son bras est rouge comme un stylo Chicago Bull. Mais il trouve la force de taper Montana. Elle tombe, et Albert continue à la frapper à coups de pieds jusqu’à ce qu’elle crache la vérité : « Ok ! Ok ! Je suis pas le Parrain ! Arrête de taper ! En fait je suis chef-cuisinier… » Albert envoie un dernier coup de pied dans l’estomac et s’en va en disant : « J’en ai ras le bol de toujours expliquer aux gens mon histoire ! Merde ! »… Albi est furieux. Pendant qu’il fume son doliprane pour se calmer, il se remet en cause sur son avenir, sur sa passion pour la harpe et sur les Rolling Stones. « Satisfakcheune ! » fait Albert. Mais il simule. « Faire cocu son mec, à ce point là ! » crie Maïkeul, de retour après plusieurs heures d’absence. Albert ne comprend pas : « Mais t’étais morte, je t’avais tué mec ! ». Maïkeul répond : « Tu m’as loupé, et puis si tu prends la pilule… ». Albert aurait pu dire « Shake your body » ou « Suce ma chhh… ». Mais il ne le fait pas. Il est perdu dans cette discussion. « De quoi on parlait déjà ? » demande t-il à l’homme au pull crème. La réponse de Maïkeul est radicale : il rote. Albert outré, l’attrape par les cheveux et lui explose la tête contre le mur, avant de s’enfuir en sifflant « Ça fait chanter les oiseaux » de la compagnie créole. Non, il confond avec « Ouvrez la cage aux oiseaux » de Pierre Perret. Peu importe, life is life, na na na na nana ! Mais son wonderbra le gratte. Albi le craque d’un coup, quitte à laisser tomber ses pectoraux. De toute façon, il n’y a personne. Erreur… Car Bruce Springsteen est là, et voyant les amas graisseux d’Albert, il se rappelle de son pays, et chante son vieux tube : « Boooorn ineu you Esse Hééé ! ». « Niggaz, Bitches, repeat after me, do you want a cup of tea! » fait Albert, lançant le peu d’anglais qu’il connaît. Bruce s’en va, l’air désolé. Mais voilà qu’une créature de rêve arrive. Elle est Miss Monde 1979. Il s’agit de Mme Banoît, qui est devenu consécutivement : présentatrice à M6 boutique, puis actrice dans « liaisons dangereuses » où elle tenait le rôle de Catherine Merteuil, et enfin professuer d’Histoire drôles de bourges. « T’es qu’une pourrie ! » crie Albert sur la madame qui lui jette des crayons de couleur dans la gueule. « Nan, mais franchemant vous êtes des gamins, j’veux dire quoi ! » déclare la bourge. « Nan, mais Hé ! » objecte Albert,

-         « J’suis tout seul connasse !

-         Non, mais c’est pas une raison, j’veux dire…

-         Dites donc madame ! Pourquoi m’avez-vous envoyé des crayons de couleur à la figure ? 

-         Moi ? J’ai fait ça ?

-         Mais vous vous foutez d’ma gueule !

-         Non, mais attends, tu m’parles pas comme ça quoi.

-         Ooouuuuh, ma p’tite tu vas pas me faire chier longtemps ! »

A ces mots Albert lui jette un couteau dans l’épaule… l’épaulas ? Ah, c’est transitif ?

CHAPITRE -31 (08/10/02)

La conne ferme sa gueule et Albert s’enfuit vers la salle polyvalente du lycée où paraît-il, le célèbre Gérard Darmon fait un exposé… « Je pensais pas qu’on aurait si froid. » déclare le célèbre acteur. Albert est stupéfait. C’est l’un de ses plus grands fans, il a acheté tous ses disques. Afin d’impressionner l’acteur, Albert s’avance au centre de la pièce et lance une réplique de Phèdre : « Mais Martine, sans gasoil la saxo n’avancera pas ! ». Gérard Darmon est étonné et ne peut pas se retenir d’applaudir… Albert et aux anges.

CHAPITRE -32 (09/10/02)

Mais non, en fait c’était un mensonge. Ce n’est pas Gérard Darmon, mais Bernard Saumon, un professeur de grec ancien. Albert est furieux et le massacre à la chaise. « Tu peux pas contrôler, ma destinée… N’ai pas la haine, non pas la haine… » déclare Bernard Saumon. « Bien-sûr que si ! » conteste Albert en mettant un dernier coup de dossier de chaise sur la tête du sosie. Albert est deg’, non pas dégueulasse, mais dégoûté de ne pas avoir rencontré Gérard Darmon. Son acteur fétiche, l’homme qui lui a fait découvrir les joies du théâtre et de la bicyclette. « La 31ème page approche putain ! » se dit Albert, constatant que sa mission n’avance pas. Il allume la cafetière, avale 31 cafés et fume 31 cartouches de cigarettes. Albert est en état d’excitation avancée… Il sautille frénétiquement en poussant des petits cris, imitant une fois le chat, une autre la loutre. « Il faut que je trouve le mec ! » hurle Albert en tapant du pied… Il prend une lampe torche et part à l’aventure. « Aya ! » crie Albert en poussant les orties présentes sur son chemin. Mentalement, psychologiquement, il ne va pas bien là. Il tombe nez à gros nez avec, tout simplement, un gorille… L’énorme primate l’attrape sous le bras. Albert a beau se débattre : aucune réaction de l’animal. Le gorille grimpe sur le haut du lycée et s’accroche à une antenne. « Ouaargh ! » hurle t-il aux hélicoptères qui tournent autour de lui… Albert se demande s’il va s’en sortir… Le gorille l’avale d’un seul coup d’un seul. Mais il recrache rapidement Albert, puis le gorille vomit à 3 reprises. Le goût d’Albert est infecte. « Hé ! Hé ! J’t’ai bien eu, hein, connard ! ». Il n’a pas fait exprès mais il a tout de même vaincu le gorille, et tout ça sous les yeux de Jean-Pierre Raffarin, présent à une centaine de mètres de la scène. Albert reçoit la médaille du courage sur une musique de Fort Boyard. C’est le père Fourras qui lui remet. Nicolas Sarkosy approche, sert la main à Albert et demande un autographe à Daddy Fourras. Le gorille, lui, est accosté par John Wu qui veut l’engager dans un film : « King Kong qui joue du Ping-Pong en Tong à Hong Kong ». Albert demande à tout le monde de se retirer, sauf à un cameraman qui le filmera 24h sur 24, 7 jours sur 7 pour ensuite créer un documentaire sur la mission d’Albert… Il adore la real TV. La productrice, Lola Espeleta, lui pose les conditions : il doit apprendre à chanter, ne pas sortir du loft de Camille Guérin, vivre dans la faune et la flore et ne pas prendre de bâton pour chasser sa femme. « Ok ! » crie Albert, impatient de commencer. Albert continue son train de vie, en faisant comme si la caméra n’était pas là… Parfois il chante. Souvent ce sont des rimes venues de son inspiration : « Je suis le soldaaat… Personne ne m’embête mooooa… Sinon je t’étranglaaa… ». Trois semaines plus tard, la chaîne de télévision « Memsimsme » arrête la diffusion du programme, pour cause de chute de l’audience rapide. Albert est remercié et touche un chèque de 12 €… « Bande d’enfoiré ! ». Albert rate tout ce qu’il entreprend. « Personne ne m’aime ! ». Il boude. Il a parfois envie de tout faire sauter, comme Bouchama Palapen, le célèbre terroriste breton. Dans ses poches, il a assez de dynamites pour faire sauter une école, ou plus précisément sa vie scolaire. Albert a le regard sournois… Il descend à la vie scolaire aussi rapidement et silencieusement qu’un samouraï. La dynamite est posée dans des points stratégiques. Albert pose une minuterie en laissant un compte à rebours de 3 minutes. Il veut remonter, mais il  est freiné dans sa course par un héron avec qui il parle business… Il lui reste 1 minute pour s’éloigner de la vie scolaire une fois la conversation terminée… Il grimpe les escaliers et s’arrête net devant un corps inanimé… Il lui reste 58 secondes… Il tente de sauter par dessus mais trébuche car il a sauté trop tard. Il lui reste seulement 45 secondes. Mais il se rend compte qu’il a oublié son sombrero sur le porte-manteau de la vie scolaire. Il redescend, arrive sous le préau, s’apprête à rentrer dans la vie scolaire quant il se dit qu’il n’a plus le temps. Il lui reste 20 petites secondes. Il panique… A droite ? A gauche ? Où aller ? Il faut qu’il se décide assez rapidement, étant donné qu’il ne lui reste que 9 secondes… Albert court, court, il s’enfuit dans la cour et … L’explosion est terrible. Le souffle fait exploser les vitres, le feu prend de toutes part, une partie du lycée s’écroule. Désormais le bâtiment est divisé en deux. L’alarme incendie se déclenche avec un bruit strident qui affole les fouines. Albert fait le deuil de son sombrero. Il prend une poignée de graviers, crache, puis les jette en l’air pour s’informer du sens du vent. Il est tombé, se dit-il. Aucun danger pour que le feu progresse. Soulagé, Albert urine contre le gymnase. Le feu s’éteint immédiatement dans le lycée. « Quel est ce prodige ô druide ? » pense Albert, tellement fort qu’il le dit à voix haute. Il se met à courir alors tel un avion en papier fendant l’air. Soudain il s’arrête. Il en profite pour replacer sa verge à l’intérieur des lambeaux tenant lieu de pantalon. On est jamais trop prudent, elle ne tient plus que par un nerf après tout. Mais alors qu’Albert est au milieu de la cour, il entrevoit des élèves encore en vie sortant des gravas. Il arme son colt. « Je vais les achever pour dormir tranquille hier soir » murmure t-il à son sandwich avec sa main gauche sur sa joue. Mais ce n’est pas du second degré. Alors l’incroyable se produit. Au moment où tout le monde se dit : « Ouais bon Ok, il va les buter, on commence à le connaître notre p’tit Albi » (Mais si ! Vous l’avez pensé… Ne niez pas.)… Et bien non. Dans son omnipotence naturelle, l’auteur décide qu’il les embrassera tous sur chaque oreille. Et il le fait ! Albert embrasse en effet tous les élèves sur les deux oreilles. Ça fait combien d’baisers ? Il y a 27 élèves, et il  y a 2 oreilles par élève. (Sauf une connasse dont la boucle d’oreille s’est accrochée sous la poutrelle pendant l’effondrement). « Ça fait 36 ! » s’écrie Albert. « Ta gueule » lui réplique la voix off. Il est vraiment trop con ce mec. On vous promet que la prochaine fois on en créera un intelligent. Toujours est il que oui, ça fait bien 53. (Pour ceux qu’ont calculé pendant ces conneries). Et les élèves qui étaient rouges, sont bleus. Enfin… Ils étaient heureux comme avant. Et voilà… Ils sortent… Oh mon dieu…

CHAPITRE -33 (11/10/02)

Albert est troublé. Troublé, et énervé. 8 sur 20, tout ça parce qu’il a trop parlé de la démographie ! La rage ! Mais c’est du passé, il se demande pourquoi il repense à cette note du 16 janvier 1992 à l’I.U.T de Marival-les-pots-hauts… Le lycée est coupée en deux… Albert se dirige vers ce qui reste de la vie scolaire : des poutrelles d’acier, des briques, de la poussière, et des papiers qui volent partout. « C’est lugubre ! » dit Albert, un dictionnaire à la main. Il avance en toussotant, la poussière lui irritant les bronches. Albert se sent malade. « J’ai perdu mes capacités olfactives… » déclare t-il, le dictionnaire ouvert à la page O. Il avance sur les gravas pour arriver à ce qu’il reste de l’escalier… Il monte l’escalier et arrive au premier palier… « Mon Dieu ! Je n’aurais pas dû  poser cette bombe ! J’ai tué ce pauvre homme… » s’exclame Albert en voyant le corps d’une personne d’une cinquantaine d’années gisant sur le sol poussiéreux. Il l’enjambe et continue à monter… Arrivé au premier étage, il constate les dégâts : à sa droite le couloir laisse place à un trou béant donnant sur le rez de chaussée. A sa gauche le couloir est toujours aussi long. Long et sombre, comme si une menace planait sur Albert… C’est un aigle royal. La bête pique sur lui et lui donne des coups de bec. Albert se précipite dans le placard à balai. Manque de pot, il n’existe plus et Albi chute jusqu’au au rez de chaussée. L’oiseau continue à lui piquer les mollets mais Albert ne peut plus bouger. Il est fatigué et fait un somme. Le rapace quant à lui continue à piquer sur le crâne d’Albert… Après une demie-heure de picotage, l’oiseau arrête voyant qu’Albert ne réagit pas. Il s’envole en lançant un « Iaar ! » pour bien montrer qu’il est un aigle. « Je l’ai bien bluffé » dit Albert, avec un œil à demi-ouvert. Mais il ne s’est pas rendu compte que le micro de la vie scolaire était à côté de lui et l’oiseau revient à la charge. Albert a beau se protéger avec les bras, l’aigle lui fait la misère… Une fois que l’aigle a terminé, Albert à le visage constellé de plaies ouvertes et saignantes. « Aille. » dit Albert. Puis il prend sa carabine et pointe en direction du volatile… qui s’enfuit. Albert est choqué par cette agression. Il pleure. Et il tire. « Pan ! » fait la carabine. L’aigle est touché en plein cœur et tombe pile-poil sur les pieds d’Albert. « Chouette ! Je vais ripailler ! » pense Albert. Mais son torticoulis l’empêche de se baisser. Il fait un plongeon et mange allongé. Une fois le festin achevé, Albert remonte, dégonde quelques portes et construit un pont entre les deux morceaux de couloir, et tout ça avec un couteau suisse. Il le traverse et s’arrête net, un souvenir lui revenant en tête. Il avait quitté son club de foot en 1974 parce qu’il avait connu quelques conflits avec son entraîneur. Le week-end suivant, des manouches avaient volé tout le vestiaire des joueurs et Albert avait été bien content : c’était sa revanche… Comme le disait le grand philosophe turc Tet-Deu : Baby you look at me, and tell me what you see… rrrrr… It’s raining men, alleluïa ! Toutoutou Touloutoutou ! Albert a la pêche et sautille dans tous les sens, mais il se rappelle que la police avait frappé chez lui à 6h du mat’ et que lui n’étant pas là, sa mère fut embarqué au commissariat où un policier lui a involontairement tiré une balle dans la tête. Ce policier crapuleux fut acquitté, la mère d’Albert étant manouche. Après tout, c’était bien fait, car la veille, ses parents l’avaient abandonné devant le flunsh… Albert traverse donc son pont qu’il a baptisé « le pont Padour ». Mais il y a un problème : il n’y a pas d’eau sous le pont. Albert constate : « Pas d’eau sous le pont Padour, ça l’fait pas ». Il creuse et découvre une rivière souterraine. Albert sait creuser. Il a été gynécologue pendant 1 mois, avant qu’on ne découvre que c’était un imposteur. Il dût fuir aux staïtes où il fut embauché dans le Jerry Springer show pour faire des « Woulouwoulou ». Mais ayant marre des seconds rôles, il fut sujet à une émission « maman, je te fais mon coming out ». Il fut ensuite expulsé des USA pour exhibitionnisme sur personnes âgées. De l’eau a coulé sous le pont Padour, et Albert est toujours à la recherche de la personne qu’il doit éliminer… Il ouvre une salle et tombe en plein milieu d’une réunion syndicale de professeurs… « Je me grattais le nez, et un élève s’est foutu de ma gueule ! Il faut le pendre ! » fait Tom Jones. « Oui, il l’a fait ! » font les autres, avant que toute la troupe sorte de la salle, des torches à la main. Ils se mettent à courir derrière Albert qui pousse des cris tout en courant. « Mais nous faisons peur, nous les rouges ! » crie un professeur aux yeux injectés de café. (Nous l’avons cité auparavant dans cette histoire…) . Albert court mais il est rattrapé par les militants qui le déculottent et lui fouettent les fesses avec des petites fougères… L’homme aux yeux orbités est tout vêtu de cuir avec de petites chaînes sur les tétons. Cette scène rappelle à Albert celle de « Fouettez-moi docteur », la version française du film de Joe d’Amato « Hurt me doctor ». En effet Albert connaît tous les genres de cinémas, du film humoristique au film sado-masochiste en passant par le film d’action Inuit. Bref. Albert se sort de cette embuscade et marche vers son avenir… sur une musique de Zuco 103. Des chinois passent dans la cour, des pochettes Leclerc à la main. Il fait beau, mais un peu friské pour la saison. Les filles sont toujours aussi moches, et jeunes en plus. Si seulement sa mission se déroulait à Bouada, un lycée reputé pour ses garages à bites.

CHAPITRE -34 (14/10/02)

Ça fait déjà 2 ans qu’Albert n’a pas tiré sa crampe… Mais il résiste grâce à la photo d’Anémone et de Bernard Tapie… Il rêve d’autre chose, Jennifer Lopez, Shakira ou encore Kizois. «  Raaaah » fait Albert qui rugit comme un taureau. Une blonde traverse le couloir, c’est madame ZinZinma. Il la prend sauvagement contre un poteau. Il la prend par surprise évidemment, en train d’uriner contre un poteau… Albert l’accuse :

-         « Vous êtes dégueulasse madame.

-         Oh, écoutez vous faîtes bien de même, vous aussi… »

Répond ZinZin en remontant sa culotte… Les vieilles culottes du 18ème siècle bien sûr. Mais elle n’a pas fini d’uriner, elle trempe donc ses vêtements d’un acide qui les faits fondre sur le champ. L’odeur est irrespirable. Albert fuit à vive allure vers le pont Padour au dessus de la rivière Kwaï. De l’autre côté du pont, il voit un régiment de soldats américains sifflant : « Hello ! Le soleil brille, brille, brille… ». Albert se croit au Vietnam durant la guerre où il avait tant souffert en traquant le Viet à travers les marécages, évitant les insectes, et frappant des p’tits Thaïlandais qui lui avaient rien fait. Son chef spirituel lui répètait souvent : « Dans ce monde de violence et de haine, petit dragon ne devra compter que sur lui-même. Il faut lui souhaiter beaucoup de chance ». Mais là, petit dragon saute sur le régiment américain pour se venger de la mort de son pote Coco que cette affreuse guerre avait emporté. Mais à 25 contre 1, Albert se fait tabasser méchant… Il gémit. « C’était pas notre guerre Coco… ». Coco était bien habillé à l’époque, il était « mode » et Albert lui disait souvent : « T’as le look Coco… ». Il était également l’inventeur d’une boisson, fabriquée à base d’urine. Au front la vie était rude. Albert le suppliait régulièrement : « Un tropico, Coco… ».

CHAPITRE -35 (16/10/02)

Mais Coco disait « non », il était exempt d’amitié envers Albert. Coco, contrairement à ce que les préjugés pourraient faire penser n’était pas Belge, mais Canadien en fait. Et cela n’intervenait en rien dans sa vie et dans celle d’Albert. C’est donc pour cela que nous n’en parlerons pas ici… Lorsqu’il mangeait ses frites une fois, non il n’est pas belge je vous dis, Coco regardait Albert droit dans les oeils et disait d’une voix douce « y’ a quelqu’un qui pue du cul ! » et il riaient, riaiiiii aiii, comme des petits moutons. Albert avait tout du militaire, et surtout l’humour militaire, le vrai, celui qui permet de se foutre de la gueule de ses camarades, celui qui est basé sur les jeux de mots pourris et les blagues cochonnes.

CHAPITRE -36 (18/10/02)

Après avoir pansé ses plaies, Albert fuit pour ne pas se faire retabasser par les américains. Il retraverse la pont Padour et court pour éliminer sa graisse… Puis il se dit que rien ne vaut un bon stretching. Mais il se claque violemment la cuisse. Albert boite jusqu’à l’infirmerie, mais l’infirmière n’est pas là, pour cause de vacances à Mexico. « Mexico ! Mexico ! Mexiiiicooo ! » s’indigne Albert. Il boîte et reboîte. Il traverse la cour, on dirait un breakdancer, la différence c’est qu’il est breakjamber. Par chance Tom Jones arrive derrière en cyclomoteur. Il lui rentre dedans, et cela à pour effet de replacer les isquiaux d’Albert. « Merci » fait Albert d’un signe de la main. Mais Tom refonce sur lui et le fauche comme un Maréchal. Albert s’écroule, il saigne du nez. Tom s’enfuit du lieu de l’accident pour ne pas être poursuivit en justice. Albert roule sur lui-même. Sa douleur le ronge. Il crie à l’aide, mais les alentours sont déserts. Soudain, un événement étrange se produit : Un objet volant non identifié arrive au dessus d’Albert qui se tord de douleur au sol. La soucoupe volante plane durant quelques minutes au dessus du sergent-chef, avant de libérer un rayon de lumière aveuglant qui emporte Albert dans le mystérieux engin spatial… Albert peut lire des affiches présentes en nombre dans l’engin où il est inscrit « Pas de chat, pas de jeux ». « C’est étrange » se dit Bebert. Un petit être vient à son contact, il ressemble à un humain, en tout cas il a une petite moustache, c’est sûr ! Albert lui arrache.

CHAPITRE -37 (22/10/02)

L’être crie, hurle, il parle une langue qu’Albert a du mal à comprendre : « Putain mais c’est pas vrai bordel ! Merde ! Putain ! Mais faut être con ! Oh le con ! Le con ! Mais quel abruti ! L’enculé ! Ça fait mal ! Merde ! ». Albert ne comprend pas l’homme au natopé. « Mais arrête de me regarder avec cette gueule de merde ! » déclare l’être. Comme Albert aime les mauvais jeux de mots il dit à l’être : « Lâchez moi ! Je ne vous appartient pas… Toi comprendre ?! Je ne suis pas l’homme de l’être… ». L’être le regarde bien droit dans les yeux et répond : « Mais il se fout de ma gueule lui !! ». Mais l’être réplique « Tu t’es vu avec ta gueule de nénuphar ! ». Il est très mauvais en jeux de mots et continue « Tu as mauvaise mine, veux-tu être mon bras droit ? De toute façon j’crois qu’t’as plus le choix ! AH AH AH (puis) Arrgh ! » Il s’étouffe. Albert tente de le sauver en effectuant la technique de Schicksal, qui consiste à entourer le ventre de la victime de ses bras et de pousser très fort. « Korf ! » expulse l’être qui reprend connaissance. « Bon, ok ! Tu dégages de ma soucoupe et vite ! Allez ! Allez ! ». Albert ne veut pas partir mais il est bien forcé car l’être ouvre la trappe magique et laisse tomber son voyageur… Albert se retrouve dans la cour et la soucoupe volante s’envole dans le ciel en disparaissant derrière un point lumineux qui fait « ting » à la fin, avant l’énorme « Scratch ! » La soucoupe vient de se crasher aux alentours de Roissy. Mais bon, pour Albert, cette histoire de soucoupe est passée. A cet instant Albert comprend le jeu de mots « Tel Von Mayson » et il félicite l’auteur de cette blague qui joue actuellement aux Polypockets… En fait non, il fait la rhumba sur sa calculatrice avec une jeune femme sur le balcon et un clochard qui trouve une bouteille très intéressante. Albert observe avec attention le balcon qu’il n’avait jamais vu avant… Il l’observe longtemps… Jusqu’à la fin de la chanson qu’il écoute en boucle. « Nien, Nien, Nien, La la la la la, la Rhumba ! » chante Albert le cœur plein d’allégresse… C’est clair que ce qui y a dans la bouteille c’est pas les (numéro de classe). Mais bon, il sait que demain c’est les vacances et que pleins de choses l’attendent. « Ça va être chaud ! » s’écrie Albert. Puis il pousse le clodo qui fait tomber la bouteille par terre. Le choc est terrible. Le verre brisé laisse échapper des dizaines de demoiselles qui s’enfuient vers un clip de Docteur Dray… ou Quinn, il ne sait pas exactement. Albert reste seul dans le couloir, ce vieux couloir de merde qui commence à lui casser les couilles. « J’crois qu’j’vais m’casser moi ! » s’énerve Albert avant de continuer : « dès qu’j’ai trouvé le mec que je dois buter, je termine ma mission et je pars en vacances à St-Domingue ! »… Albert fait une gaffe car c’est le diminutif de Sandrine Dominguez qui lui crit : « Sors ! Sors ! ». Il ne comprend pas, avance vers Sandrine Dominguez qui lui indique la salle 121 dans laquelle il doit trouver une clé…

CHAPITRE -38 (23/10/02)

Mais pour cela il doit plonger son bras dans plusieurs bocaux remplis de papillons. Albert le fait malgré sa peur, pour défendre l’association « Pas de vacances sans enfants » créée par Emile Louis, son ami de longue date. « Ah Ouh ! Ah ! » hurle Albert qui n’arrive plus à contenir sa peur. La clepsydre se vide peu à peu. L’équipe crie : « Albert !! Albert !! ». Sandrine enchaîne : « Sors ! Sors ! ». Albert trouve enfin la clé dans un bocal de choucroute et court vers la porte.

-         « Ça y est je l’ai ! 

-         Ouaiiiis !

-         Donne la clé à Passemarto…

-         Tiens !

-         Merci…

Un nain fait un étrange signe vers une webcam et il crie : « Ting ! »… Albert le frappe, car « Ting » signifie tapette en coréen. Le nain se lève et mord Albert aux testicules qui se débat et enchaîne 37 coups de couteaux dans la gorge du petit être qui tourne de souffrance comme un petit cafard. Sandy Dominguez crie de frayeur et traîne Albert vers le prochain défi. Après 13 chutes dans les escaliers, ils arrivent enfin vers la salle wahed wahed tesra (119 pour les incultes). Albert s’interroge puisqu’ils sont en face de la salle 121. « Hé ! On est devant la même salle là ! » s’écrie Albi. « Chut ! Va chercher une autre clé ! » répond Sandrine. « Oouuuh ! Vous allez pas m’faire chier avec votre jeu à la con ! » s’exclame Albert. « Felindra ! Tête de tigre ! » crie Patrice Lafond. « CraAac ! »… Felindra a tué un tigre… Albert s’enfuit… Felindra, qui est en fait Pepita avec une perruque, le poursuit, l’attrape avec son lasso et le ramène à Sandrine. Il est forcé de rentrer dans la salle. Il doit combattre un yéti de 200 Kg. Le cri de la bête est terrible « Mmmmm ! ». Albert panique, en plus il vient de se faire dessus mais il ne le dit pas, la honte sinon. Une nouvelle fois il maudit la voix-off qui l’a trahit. Mais là, Albert n’a pas le temps de penser, le monstre qui fait « Mmmh » lui saute dessus et le traîne dans la boue… La clé est accrochée à un fil au plafond et Albert essaie de se relever pour l’attraper… Il fait des feintes de corps pour tromper la vigilance du big-foot. « A ta place j’me cacherais ! » fait la bête, qui parle apparemment. Albert a la rage de Vegeta. Il fonce droit sur le yéti qui lui fait un croche-patte. Le temps s’écoule et Albert n’a toujours pas la clé. Sandrine se met à pleurer en criant « Albert, sors, je t’en supplie, tu niques mon émission ! ». Mais il n’écoute que son cœur et affronte le minotaure. Albert concentre toute son énergie et saute sur le fil qui fait pendouiller la clé. Dans son élan il frappe la bête avec ses pieds. Le monstre tombe et se cogne la tête contre un mur : il s’évanouit. Albert arrache la clé et une partie du plafond. Il sort tout fier. Il n’ y a plus personne dans le couloir. Plus de caméra, plus de nain, plus de tigre… Sa gloire vient de s’envoler comme un cumulonilingus. Comme le disait Lisa Minelli : « Qu’est ce que c’est rentrer dans le rêve de quelqu’un ? » Fred Astaire a échappé à la tigresse lui, pas Albert. Un artiste c’est quelqu’un qui crée des percepts, c’est à dire un ensemble de perceptions… Albert se sent artiste avec ses aventures… Il décide de courir pour s’essouffler. Mais il se fend le crâne, c’est une nouvelle habitude de perception. Mais bon, ça y est, c’est les vacances ! Albert se recolle le crâne et dit : « Youpiii ! Le lycée est à moi ! ». Mais quelques minutes après, il prend conscience que le lycée sera vide pendant les vacances, et qu’il ne pourra pas trouver la personne qu’il recherche…

CHAPITRE -39 (08/11/02)

Mais les vacances sont déjà terminées, et Albert a participé à un devoir de mathématiques surveillé par le Yéti. A la fin du devoir, l’horrible bête s’était enfuit en courant et Albert n’avait pas pu lui donner sa copie. Il lui avait pourtant courut après mais le salopard démarra sa voiture bleue, passa la marche arrière et partit en trombe, laissant Albert avec sa copie sous la pluie et son désespoir… Mais bon, la vengeance est un plat qui se mange avec des touillettes, se dit Albert avec un sourire qui ferait frémir les fans de la collection Chair De Poule. Albi se met un costume, comme dans les Scream, et se promène avec une serpette à lunettes grande comme un terrain de football. Mais son costume de panthère est ridicule et il s’en rend bien compte quand les élèves se foutent de sa gueule. Il vomit de honte. Soudain, une chose difforme se fait apparaître sous les mirages. C’est lui ! La rage monte et Albert se jette sur le Yéti, il le cisaille, le perce, lui arrache la gorge, lui fait rôtir les yeux, lui soulève les paupières avec une pince à épiler brûlant à 33000 degrés Celsius, il lui arrache 5 dents puis l’attrape par les cheveux et lui brise le nez en le projetant contre un mur. Les hors d’œuvres étant entamés, Albert enchaîne : Il coupe ses jambes centimètre par centimètre, tout doucement, le temps que la souffrance soit extrême. Il arrache ses ongles, un par un, puis lui urine sur la figure avant de lui déféquer dans la bouche. Il se met à l’écarteler, lui ouvre le ventre, accroche ses intestins dans un engrenage et tourne, tourne encore et encore. On ne sait même pas si le gros porc est toujours vivant. Mais Albert lui fait des transfusions sanguines pour qu’il souffre plus longtemps. Après lui avoir arraché la langue, il lui arrache la mâchoire inférieure, c’est horrible, mais le Yéti l’a bien mérité. Albert s’en va décidant de ne pas l’achever. Le bâtard mettra 3 longs mois d’agonie avant de mourir. Et Albert est fier. Il a tatoué sur le long de son bras droit la liste de ses victimes, de Jérôme Innault l’indien à Franka Schmußbar la fritz. Cela fait maintenant un nom de plus : Gérard Lahoule, dit el fils de pute of his Mutter. Il avance en marcel vers sa salle de classe qu’il brûle avec des branches et du silex.

CHAPITRE -40 (13/11/02)

Mais toutes ces Perry Mayson ont fatigué Albert, et c’est un homme aux yeux cernés que l’on retouve errant dans le couloir cherchant l’homme mystérieux qu’il doit supprimer. Cela fait 17 jours qu’il n’a pas mangé, en effet il fait Daladan. Ce rituel bouddhiste consiste à avoir la dalle pendant 20 jours et ainsi accéder aux trois cimes du plaisir. Albert a déjà atteint la cime 2 fois. La troisième arrive. Il est au bord de craquer. « Je tiendrais ! Je le jure sur la tête du petit Jason mort dans le J5 ! ». Et oui, c’est pour lui qu’il fait tout cela. Jason était le fils de son voisin Mike VanNerk. Un jour un dealer avait tué toute la famille, laissant le petit Jason en vie, ce dernier s’étant caché dans le réfrigérateur. Quand la police était venue, elle avait pensé que Jason avait tué toute sa famille et le pauvre gosse fut puni à coups d’annuaire dans la tête jusqu’à ce que mort s’en suive. Quelle terrible histoire. Albert vomit. Ça fait mal quand y’a rien dans le ventre. Il se tord de douleur par terre tout en vomissant. Voilà qu’une ombre approche. Albert, tout en se faisant dessus, interpelle : « Qui c’est qui fait des ombres ? Sors de ta planque salopard ! ». Mais il se doute qu’il s’agit d’un chinois. Ils sont réputés pour leurs ombres mystérieuses. Un jour, quand il était petit, Albert a vu un spectacle d’ombres chinoises. Mais l’artiste fut abattu en pleine scène par des Yakuzas pour une rivalité entre épicerie. Albert adorait ses nems. Pour parler à l’ombre, il parle donc chinois : « Konichoa, yalo mitsubishi hyundaï ? Samsung Jacky Chan Suzuki ! ». L’ombre lui répond « Vaf encoulo ! ». Erreur de la part d’Albert, car l’ombreur est Italien… « Mais qu’est ce qu’ils ont ces Italiens à la fin ?! » hurle Albert en sentant qu’il faut vraiment penser à changer de pantalon… « Viens là l’Italien !! » crie Al’ en se relevant et pointant son fusil vers… quelque part. « Je ne suis pas Italien ! Je suis Indien ! » déclara une personne en chantant devant 3000 danseurs sur fond de musique Indienne… Albert se fond dans le moule. Faute de partenaire, il danse avec l’éléphant. Le spectacle est un triomphe. La salle polyvalente est en émoi, émoi, émoi. Ah oui, c’est pas des chinois. « Quel est ton nom ? » demande Albert. « Pashâsdeh Eshnienhâefeh » répond Pashâsdeh Eshnienhâefeh.

-         « As tu un surnom, quelque chose de plus court ?

-         Non.

-         Bon, voyons… Paé… Ça va ?

-         C’est nul ça ! Moi je veux pas de petit nom ! Je m’appelle Pashâsdeh Eshnienhâefeh, et pis c’est tout ! Tout le monde m’appelle Pashâsdeh Eshnienhâefeh alors ça va pas changer maintenant !! ».

Albert décide de quitter cette personne craignant de ne pouvoir avoir une conversation normale avec elle dans l’avenir… Puis il crie « Pashâsdeh Eshnienhâefeh ! » et se cache derrière une chaise, pour faire des blagues. Mais Pashads… Padash… Ce médicament ne rigole pas, alors là pas du tout, jamais, non, lâchez-moi, j’ai rien fait ; merci, je m’en souviendrais ! Ces 4 dernières lignes sont bizarres. C’était une rixe entre le narrateur et les inspecteurs de la PJ. Bref, Albert s’est pris un bide. Tant pis, de toute façon ce n’est pas son monde. Il remonte l’escalier et s’enferme dans le placard à balai. De là, il entend une voix d’une personne plutôt énervée : « … J’m’appelle Pashâsdeh Eshnienhâefeh et pis c’est tout ! Quand j’vais à la boulangerie on m’dit : Bonjour monsieur Pashâsdeh Eshnienhâefeh, vous voulez un pain ou une baguette ? Et quand je rentre chez moi, mon fils, Pashâsdeh Eshnienhâefeh junior, ne m’appelle pas papa, non ! Il me dit : ça va Pashâsdeh Eshnienhâefeh ? T’as passé une bonne journée ? On va à la pêche dimanche ? Même ma femme m’appelle Pashâsdeh Eshnienhâefeh !! ». La voix s’éloignant Albert sort du placard, et explore le deuxième étage sachant qu’il ne faut pas qu’il croise Pashâsdeh Eshnienhâefeh qui fut auparavant comparé à l’acide acétylsalicylique… Mais Albert a la diarrhée et laisse des traces derrière lui comme le petit poucet. Panash… Patash… Le petit indien velu s’en rend compte bien vite et poursuit Albert avec une lance en criant « nique ta caste ! ». pour le bluffer, Albert imite la toupie. L’autre n’y voit que du feu et continue sa chasse. « Quel con ! » pouffe Al’ avant de vomir, parce que faire la toupie ça tourne la tête. Ce couloir fait peur à Albert si bien qu’il se jette par la fenêtre… L’avenir n’aurait tout simplement pas existé sans Spiderman, qui attrape Albert par la main, non sans raison. Il souhaite le vendre à Bouffon vert dans le cadre d’un réseau de prostitution en Hongrie. Et oui, faut des sous pour manger. Et l’honnêteté ne paie plus. Même Spiderman se fait de l’argent comme un maffieux et parfois en coupant du bois… Bouffon vert, lui, est à la tête de la Cosa Nostra familiale qui sévit dans le monde entier. Son entreprise D and D Mc Call est dans le monde entier.

CHAPITRE -41 (15/11/02)

Le monde entier est à ses pieds, du Tiers (en) monde au monde antillais. Incroyable pour un mec qui s’appelle Bouffon vert. Cet homme était parti de rien et avait réussi à fonder un empire de business illicite internationale. Vol, racket, drogue, prostitution, électroménager voilà ce qu’étaient ces sources de revenu. Spiderman le célèbre funambule emmène Albert vers New York où se situe le siège social de B.V comme on l’appelle dans le milieu. Maison 4 étoiles, piscine pour ses gosses, martinet pour sa femme, B.V baigne dans le luxe. « Elle est moche ta femme ! » crie Albert à B.V. « Non, cette chose, c’est Miguelita, la femme de ménage clandestine que j’harcèle sexuellement en échange d’un toit. ». Après quelques négociations, Albert accepte d’être le manager de D and D Mc Call entrepraïse à Camille Guérin. Comme Spiderman n’a pas le temps, c’est l’incroyable Hulk qui le ramène en Europe, à Poitiers, au lycée Camille Guérin. « Je les ai bien baisé ! » déclare Albert de retour dans le couloir, content d’avoir menti pour revenir. Tout à coup Hulk devient tout vert, craque sa chemise, son pantalon et comme le veut la coutume : pas son slip. Il grogne un abominable grognement avant de défoncer un mur et s’enfuir en grognant… Il vient de marcher sur une défection qu’avait laissé Albi avant de partir. « Oh, c’est bon, c’est juste de la merde ! » répète Albert dans sa barbe. Puis il repense au biz. Albi aussi a connu « la vie de rêve » comme le disait Josiane Balasko dans Oscar fesses, un film X censuré dans plus de 90 pays. Al partait de rien. C’est après la mutinerie du centre pénitencier du parc Astérix que tout a commencé. Avec son ami Manu, playboy aux cheveux gras, il gravit les échelons de la mafia, ou mafiouze comme il disait. Après avoir tué Manu, qui entretenait des relations sexuelles avec son chien Tomi, il se retrouva chef. Mais il chuta après la fusillade légendaire au parking du Gifi. Mais tout ça c’était de l’histoire ancienne. Albert a vécu tellement de choses sa mémoire est d’une capacité incroyablement efficace. Seulement il y a quelque chose qu’il n’arrive pas à trouver et c’est une chanson : « Q & A Beats » par Showbiz et AG. Mais pour l’instant Al’ s’en fout et chante une petite comptine pour se donner le moral : Ta yakata yakata yakata, ohé ohé ! Il danse la macarena, qui est honteusement ratée puisqu’il n’a qu’un seul bras. Mais il repense, aujourd’hui, c’est la St Albert, waouuh ! C’est mieux que son anniversaire. De toute façon, il ne se souvient plus quand il est né. Ses réflexions sont interrompues par un cri qui provient de la salle 118. Albert y court. Une femme apeurée raconte qu’un homme est venu pour la cambrioler et qu’il s’est enfuit après avoir dérobé 530 dollars. Albert comprend que certaines personnes habitent dans des salles du lycée et cela le choque. « Comment peut-on vivre toute sa vie dans un lycée ?! » s’étonne Albert avant de saisir de la dame et de la mettre, tête en premier, dans une poubelle. Le lycée est donc devenu une cité d’urgence où les plus démunis s’entassent dans des salles à la limite du vivable, si ce mot existe. Il lit sur le rétroprojecteur « Zuco 103 ». Pourquoi ? Puis une musique se met en route. Albert remu les épaules et danse légèrement comme Gad Elmaleh dans l’interprétation de « Mélissa Métissidibiza ». Mais il arrête ayant aperçu un étrange personnage laissant dépasser de sa poche une somme d’approximativement 530 dollars. « God save the Queen ! It’s da gangsta ! » Albert jump on the bad character and catch him. It’s Christopher Rocancourt, the true. What’s you fuck make here? Ask Albi.

-         « I search Mickey Rourke, my motha fucka friend ! 

-         He isn’t here, get out!

-         No, I like pretties womans, money… You know, when ya mother is a whore, you don’t want to be kif kif!

-         Shut da fuck up! Ya motha, I have fucked her and she has said me you’re an escroc!

-         Tu parles français?

-         Yes, I speak frensh, and you?

-         Oui! On peut donc se parler français!

-         Yes, we can !

-         Laisse moi te dire que dans la vie si tu veux t’en sortir tu joues, un jour tu gagnes, un jour tu perds, la vie est comme ça… 

-         T’es une belle ordure Rocancourt !

-         Répète pas trop mon nom mec ! Parce que je vais te faire payer des droits moi ! »

Albert lui fit un bras d’honneur, prit la liasse de billets et s’enfuit à la vitesse du p’tit ch’val dans le mauvais temps qui avait du courage. Mais il trébuche sur une banane et s’évanouit. A son réveil, 48h plus tard, plus rien, même pas ses vêtements. Il se ballade nu comme un frère à la recherche d’un tailleur ou  autre costume. Il trouve fort heureusement un renard qu’il abat froidement et qu’il prend pour manteau. Il cache le bas avec des kleenex collés les uns aux autres par une substance dont on taira le nom et qui peut entraver la religion bouddhiste. « Ah, bah putain ! J’ai pas l’air d’un con ! » s’exclame Albert sous sa peau de renard. « Ils m’ont tout piqué ! Mon fusil, ma carte grise et ma gameboy !! ». Puis en avançant il trouve son fusil par terre. Il le récupère et l’embrasse. Mais après avoir traversé le lycée en long, en large et en tramway, Albert se rend compte qu’il peut tirer un trait sur ses vêtements. « Salaud de Rocancourt ! » hurle Albert perdant ses kleenex… L’escroc portait donc bien son nom. Albert s’interroge sur cette dernière phrase « Pourquoi dit-on qu’il porte bien son nom ? Rocancourt, ça veut rien dire ! Roc en court, Rock en cour, Roquant court… Même qu’est-ce que ça veut dire ?! » . Albert se questionne longuement sur cette phrase énigmatique retrouvé en 1693 en Egypte sur le tombeau du pharaon Trewduku. Cette forte réflexion lui fait perdre connaissance. A son réveil, plus rien ! Son manteau de fourrure, sa dent en plaqué or, son « je mets Maybelline », tout. Il repart à la recherche de vêtements, retrouve bizarrement son fusil à la même place. Il s’appeure et crie « Aaaaaaaah ! ». Il s’évanouit de nouveau. Il se réveille 14 minutes plus tard et plus rien ! Plus de fusil, plus de bonnet de bain plus de bagues, rien ! Il avance et retrouve son fusil qu’il accroche en bandoulière. Albert est nu. Ça n’a  pas l’air de le déranger. Tout à coup il aperçoit un costume complet accroché à un cintre pendu à un porte manteau. C’est pile la taille d’Albert. « Cela tombe à pic ! » s’enhardit ce dernier. Soudain il entend une voix : « Oui ! Mais c’est trop long ! » Régis Laspalès surgit en compagnie de Pashâsdeh Eshnienhâefeh… Ils voient Albert à oil-pé et vomissent. Albert court vers l’escalier, le visage rouge de honte. Ce sont les premiers à voir son percing au bout du zgeg. Albert décide de l’enlever. Il serre les dents. Le lendemain Régis Laspalès qui avait abandonné Pashâsdeh Eshnienhâefeh avance vers Albert qui vient d’enfiler le costume qu’il avait trouvé. « Qu’est ce que vous avez à être partout vous ?! » demande Al’ à Rég’. « Oh, vous savez moi je cherche Chevalier… ». Puis ils s’en va… Le soir, Albert, en regardant TF1, est stupéfait. Il passe à la télé dans l’émission Vidéo ZGEG, présentée par Omar Sharif. Rappelons en passant qu’Omar Sharif a été élu pour la 8ème année consécutive l’homme le plus sexy du monde par les lecteurs de Bilto. Mais une fois encore lorsque Albert passe à la télé, l’audimat est en chute libre. Albert décide donc d’acheter une balançoire à Leroy merlin, de l’installer et de monter dessus pour se balancer pendant des heures et des heures. Mais Albert est troublé par un étrange défilé. C’est un char de la Gay pride où l’on aperçoit une pin-up chevelu avec une superbe moustache et un regard de rockstar. Albert pète une durite et se marre pendant 3 lustres, c’est à dire 15 ans, sachant que le cours du lustre est de 5 ans à la bourse. Mais passons sur les détails de cette histoire, sachez qu’il eu mort d’homme et je vous prie de croire que pas un jour ne passe sans que ma mémoire, etc… Albert se met en route pour traverser le couloir. Il court, il court et arrive au bout. « Incroyable ! Il ne m’est rien arrivé ! » crie Albert pensant que son histoire est bientôt terminée. C’est une mentalité de loup, car il se trompe complètement. En effet il dans un monde littéraire de tordus. Aucun rapport mais Albert s’en moque, sa vie est comme un rêve et tout peu arriver, comme par exemple un couguar qui surgirait pour lui acheter une glace… Et c’est en effet ce qui se passe. Alors ça ! Incroyable ! Le couguar demande à Albert un sorbet à la framboise. Albert ne comprend pas car il ne parle pas la même langue. Le couguar s’en va donc clopin-clopant. « Non, je suis pas copain ! » répond Albert. Il a donc compris le langage du couguar… Mais peut-il comprendre le langage d’autres animaux ? Comme le langage des cygnes ? Non. Albert ne peut pas. Et heureusement car le cygne est un animal sans conversation.

CHAPITRE -42 (18/11/02)

« Ne bougez plus ! » crie une voix. Albert lève les mains en l’air. Olivier Chiabodo le braque avec un parabellum délombre et lui répète 3 fois qu’il veut son portefeuille. Ayant reconnu l’ancien animateur d’Interville, Albert bondit sur le gredin et vérifie l’identité du braqueur en observant sa main gauche… Et en effet l’auriculaire, et l’annulaire sont repliés…

      -         « Chiabodo ! T’es encerclé ! T’as aucune chance, rends-toi !

      -         Ok mec, Ok mec, Ok mec ! ».

Un silence retentissant se fait entendre, puis

-         « hypermarchés et supermarchés, des champions de la flexibilité à court terme!

-         Quoi !

      -         J’ai un marché, un bon marché, t’es chiant comme pion, mais j’ai l’habileté d’un cours de term’ ! 

      -         Aaaah ! J’avais compris Marchais, vive Georges Marchais, le champion du sexe et de la bite, même court t’aime ! J’ai eu peur dis donc ! »

Albert se gratte la narine gauche avec le canon de son fusil, et tout en pointant vers Chiabodo, il l’accuse :

-         « T’es un économiste !

-         La crise d’un mode de régulation dont je vous parlerai plus tard…

      -         Naaan ! »

La scène se joue au ralenti. L’index d’Albert appuie lentement sur la gâchette, on entend un bruit de tir au ralenti, en même temps que le cri d’Oiliver : « Noooooan… ». La balle sort lentement. La scène se joue à vitesse normale. La balle frappe Chiabodo en plein cœur. Il meurt, trois doigts sur le front. Une croissance riche en emplois ? Non je ne crois pas. C’est tout comme la violence, on l’apprend à l’école. Qu’elle soit physique, verbale ou conjugale, le juge est une femme et le procureur est un singe. D’où : On n’apprend pas au procureur à faire des grimaces, ou Procureur, where you are Procureur Wou wou wou Hi ! Hein ! Cette parenthèse n’ayant jamais été ouverte, nous ne pouvons la fermer. « Cogno ! Tu l’as toué ! Faut être ounidiote ! » déclare Monique Tanana la célèbre trafiquante de drogue.

-         « Bah pourquoi ?

      -         Ma cétait ouné révendeur dé cocaïne, et en plousse, il mé rapportait beaucoup dé fric !! Yé vé té bouter pour cetté inadmichiblérror !

-         Non. Mais Hé ! Nan. Dégage ! »

Al se fait dessus mais, vaillant comme les gâteaux du prince, il lui saute dessus en poussant de terribles gémissements, puis s’enfuit à la vitesse d’un fromage. Puis il s’arrête net. Il a honte, il vient de se faire passer pour Prince PD… Toudetcha, ichké, matlech… Ce célèbre tube de Janeiro Verde raisonne dans les basses du lycée. Albert décide de revenir pour se battre contre Monique Tanana, mais non en fait, car elle n’est plus là…

CHAPITRE -43 (22/11/02)

Albert a mal à la tête, il a la gueule de bois. En effet il avait bu toute la journée et aujourd’hui il se réveillait la tête entre les fesses comprenant que son esprit avait été confus et Albert se souvient vaguement d’Olivier Chiabodo. Pourquoi ? Mystère… Il croque un mars et repart dans le couloir… Tout cela, ce fut avant le drame… Une voix faisant vibrer les murs s’approche de plus en plute. Abin non ! C’était rien ! Il a paniqué pour rien. Albert fait un brin de causette avec un bureau :

-         « Cette peur m’a fait mal au ventre, ça doit être le stress des exam’

-         Attends, t’as vu ce qu’on mange aussi ! » (Le bureau parle en effet)

-         « Et tu proposes quoi ?

      -         Ce yaourt de médeu !

-         Je déteste les plats ritals !

      -         Sauf qué cé pa un yaoult italien, cé un taïfine zélo poulsan !

      -         Abin didonc , tu m’as eu Pedrolito !

-         Hé oui hé hé hé ! ».

Un ordinateur portable posé sur le bureau s’alluma. « Tu vois ça c’est Bio dédénène, chaque jour quand je le mange, je le digère, et hop ! Je le chie direct ! » déclara le bureau. « C’est incroyable !! » s’exclama Albert avant de continuer : « Ma fopa laplé Crèmosso, ma Crèmissimo ! ». La pub terminée, Al caressa le bureau en remerciement et se mit en route vers la salle 114 où une Dance Party se préparait… A son arrivée la boom avait déjà commencé. « Y a du soleil et des nanas, darladiladada… ». La fête bat son plein. Finalement au bout de deux heures il franchit les deux mètres qui le sépare de l’intérieur, ça bouge de partout, renois, rebeus babtous, y’en a même qui désapent tout. Albert arrive. C’est par la grande porte qu’il rentre et tous les yeux s’écarquillent, une meuf touche ses parties et tous son stress s’éparpille. Dans l’air flotte une odeur de torpille, il la reconnaît, c’est celle qui rétrécit les pupilles. Lorsqu’il parle, les rates ouvrent leurs oreilles comme Prince Charles. Il saute sur le canapé, les doigts de pieds en éventail, chemise Hawaï, il a l’air ébahi, bah oui, il s’en bat les glawis ! « Na, Na, Na, Na, Na, Nin, Nin… ». Le tube des années 90 de Gala résonne dans les oreilles d’Al quand il aperçoit une fille qui danse ici tous les soirs pour les dockers du port qui ne pense qu’à boire, « Au Macumba ! Macumba ! Elle danse tous les soirs ! ». Albert chante alors cette célèbre chanson des années 80. « I like to move it ! Move it ! I like to move it ! Move it ! ». Albert est surexcité. « Wouah ! Yème ! Si ! Hé ! ». Albert bouge son corps sur la musique, sur les Modern Talking, et sur la compagnie créole. « C’est bon pouw le mowal ! C’est bon pouw le mowal ! », les tubes s’enchaînent : « Ah ! Ah ! A la queue le le ! »… « Sweat dreams a nanani, mother fucka bitch nananiii… ». Albert fait des « woulouwoulou ! » pour chauffer l’ambiance. Tout le monde cri : « Ouaiiis !! ». « Oh oh ! Black Benni ! Nin, Neu, né ! ». Albert se trémousse. « Tout l’monde fait Oh ! Quand on passe Tout l’monde fait Oh ! ». Eddy Barclay est présent ainsi que Nana Mouchepourrie, et Frédéric Mitterand. Jacques et François sont dans la place :

-         « Mais ce soir, vous n’êtes pas le président, et je ne suis pas le premier ministre !

-         Mais bien sûr monsieur le premier ministre ! ».

La nuit avance et Dj Tred et Arnold F passent le disque de « L’attaque des Poup »… Albert secoue sa tête comme une girouette tout en allant brancher des gonz’, un verre de Schweppes à la main. « Boum Balalalalala boum, am sex machine ». Non, Albert ne l’est pas et se prend des vestes à chaque attaque. Pour l’instant sa chasse est restée bredouille, ou plutôt broucouille comme on dit dans le Bouchennois (Clin d’œil à Didier Gustin). Une personne bouscule Albert. Elle habillée avec un treillis militaire. Al’ comprend vite fait qu’il s’agit de la personne qu’il doit tuer, il sort son fusil et là, un homme avec un crabe en or autour du cou, le stoppe et dit : « Va tej’ ton gun. Ce soir c’est fun. L’ambiance est booonne et j’ai pas envie d’run, oh oooh. ». Albert range son fusil et surveille son ennemi tout en dansant sur « I’m hot tonight » (Clin d’œil à Didier Gustin). Ça bounce à droite, ça bounce à gauche, mais Al n’a plus envie de s’amuser. Son ennemi change de salle et va du côté naturiste, discrètement bien sûr. Mais Al a vu et saute sur l’occasion pour y aller aussi. Après avoir bien cherché Al’ le reconnaît : c’est le seul à être habillé au milieu de tous ces nus. Albert essaye de se fondre dans la masse, mais étant lui aussi habillé, ce n’est pas une mince affaire. « Ce soir, nous irons danser, sans chemise, sans pantalon ! ». Al’ se déshabille. Son pénis virevolte de droite à gauche au rythme de la musique. Il surveille toujours le malotru avec des yeux sournois… La baisse de la durée du travail a des effets positifs sur les prix. Albert le sait et ne va pas retomber dans le piège (voir kiki dans les lignes auparavant). Il se rhabille et saute sur la personne afin de l’égorger. Tout le monde crie, la fête est finie. Albi égorge violemment l’individu. Après quelques minutes l’erreur est claire : il s’agissait d’un porte-manteau. Le patron du « Macumba 130 » est furax et exige qu’Albert paye le porte-manteau (Clin d’œil à Didier Gustin). Didier Gustin arrive et, tout en imitant Jacques Chirac et Jane Birkin, souhaite qu’on arrête de lui faire des clins d’œil, l’artiste étant homophobe et hétérophobe, il n’aime que les gros poissons. Surtout les cachalots (Clin d’œil à Didier Gustin).

CHAPITRE -44 (25/11/02)

« Bon ça suffit maintenant ! » crie le comique avec une veine qui sort de son front. « Bon ok, j’arrête, t’as de la veine ! » (clin d’œil à Didier Gustin). Michou qui passait par là, fit un clin d’œil à Didier Gustin. Emporté par la colère, le comique imita violemment Michel Drucker : « Michou. Si tu nous r’garde. Excuse nous. ». Puis il frappa Michou au visage. L’homme bleu s’enfuit en courant les mains se trimbalant de droite à gauche et inversement réciproque (clin d’œil à Didier Gustin). Formation / Emploi : une adéquation impossible ? Sûrement pas, car DJ Gustin se tape un mix et lorsque tout le monde danse, il s’enfuit par la porte de derrière, comme ça plus de clin d’œil. « C’est incroyable ! Il s’est enfuit en un clin d’œil ! » s’ébahit Albert. Pendant ce temps, le dernier disque tourne : « I want to get free… » de Queen. Albert avance dans le couloir. Au bout de trois quart d’heure il se rend compte qu’il n’a pas bougé d’un pouce. Il tente un pas pour comprendre. Sous ses pieds le sol tourne tel un tapis roulant… Il se croit au Futuroscope, quand il avait vu pour la première fois les papillons voyageurs, il y a près de 37 ans. Aïe. La chute est rude, comme les œufs d’Harry. Albert ne marche pas, tout comme le jeu de mots. Harold le regarde de travers, un canard sur la tête. La bête s’envole en apercevant l’œil gauche d’Albert. « Simon ! Reviens bordel de merda ! Sante Maria ! » hurle Harold.

CHAPITRE -45 (27/11/02)

Harold est en fait Harry, un ami qui lui veut du pain. « Du pain ?! Mais lâche-moi ! J’suis pas des boulangeries ! » crie Albert. Albert tente de fuir de cette scène où il ne comprend queudal, nada, hatsa, ouelou, ping-pong, nuthin’, nichts, queudchiwawa ! Ses yeux gonflent comme son gland devant Jennifer Lopette (clin d’œil à Didier Gustin). Mais ça ne sert à rien, Albert s’épuise. Le sol roulant roule toujours et par désespoir Al’ s’écroule et se laisse emporter par le tapis de carrelage. Le tapis l’emmène jusqu’au pont Padour. Albert se relève. « Mais qui a installé ce tapis ? » s’interroge t-il. Un Blacksmith s’approche alors : « It’s me ! » dit-il, d’une voix boomedante. Albert, qui avait une existence poor et merdique, se dit que c’était son heure. Et justement il réparait l’horloge de la vieille église du lycée. « Eary Tale ! » pouffa Albert avant de rigoler comme Jamel Debbouze. « Why avez-vous built ou build this rolling carpet of carrelage ?” demanda t-il au forgeron moustachu… Celui-ci posa le fer brûlant sur le visage d’Albert qui poussa des cris indescriptibles, comme si on découpait un petit chaton, ou comme si on faisait grincer une craie sur de la mousse. « Je suis pas du bétail ! » crie Al au forgeron qui répond d’une petite voix de chacal :

-         « On dit un bétail, des bétaux !

-         Oui bah je suis pas un bétaux.

-         Vous êtes enrhumé ? »

demanda en plaisantant le Backschmidt… Le Willsmith… Le Blacksheep… Enfin voilà ! Albert a désormais une cicatrice sur le haut du sourcil gauche… Il se saisit du tisonnier et empale le tortionnaire. « Je ne saurais jamais pourquoi il avait installé ce tapis. » sanglota Al. Puis une petite spinster blanche arriva en pleurant : « pourquoi avez-vous tué mon mari ? ». Il la gifle et continue son chemin, comme à la fin de l’épisode de Lucky Luke. Al pense à quelques mots comme Niggaz, Scientific, Magnum, tour, armistice, page. Il joue tout seul à Pyramide, pour passer le temps. Le temps c’est de l’argent. C’est là où il se dit : « Regarde ça ! J’ai des mains faîtes pour le banjo et elles sont dans la merde. ». Il mange du poulpe trois fois par jour et ces putains de poulpes lui sortent par les oreilles maintenant. C’est ça le communisme. Albert décide de faire sauter Sossa. Mais Sossa, on l’encule pas. Sossa, c’est pas cette lopette de Franck. Albert est de nouveau en érection. Il en profite pour laver son linge, et l’étendre pour le faire sécher. « La vie de rave, on te dit sur quoi danser, quoi absorber, combien payer. Être un légume tu aimes ? Avec le troupeau de dep’ daiiiip ! ». Albert croise Michel Leeb qui révise son texte pour le film : « Homophobe Party ». Albert lui demande une imitation d’un chinois, puis il continue son chemin… Les cheveux dans le vent, comme le dernier clip de Shakira, qu’il conseille à tout le monde de voir. Il croise Antonin Artaud, un acteur qui a joué entre autre dans « le Derrière », puis il fut écrivain et étudia les cactus au Mexique. En allant en Irlande il suivit les pas de Saint Patrik avant d’être enfermé à Rodez où sa mère lui rendait visite tous les jours. Ce dernier dit « Loutre ! Loutre ! Feu ! Ta langue ! Ma langue ! Mange ta langue ! ». « C’est beau ! » dit Albert, en pleurotant, ça veut dire qu’il pleure en rotant. « mais qui est-ce qui parle quand je parle ?! » hurla Albert. « C’est nous » déclarais-je. « Mais tu fais de moi une outre gonflée d’air ! » s’exclama Albert, ce à quoi je répondis

-         « Oui ! je fais résonner le langage commun ! 

-         Mais qui êtes vous ?!

-         Nous sommes tes pensées Albert !

-         Quoi ?!

-         Nous écrivons ton destin !

-         C’est faux ! Lâchez moi ! J’ai payé ma dette à la société !

-         Non !

-         Si !

-         Non !

-         Si !

-         Non !

-         Si !

-         Si !

-         Non !

-         Ha ! Tu vois ! »

Albert s’est fait avoir comme un castor.

CHAPITRE -46 (29/11/02)

« Où êtes vous ? » s’écrie Albert en tremblant. Aucune réponse. Le carrelage roulant s’est arrêté. Albert marche et décide de reprendre toute son histoire depuis le début pour comprendre. Il se souvient que c’est en homme fourbu qu’il avait franchi les portes du lycée. Après 8 mois de récapitulation intensive, il se retrouve assit dans le couloir ne sachant où aller… De plus des grincements de Pepito le hante chaque nuit. Albert a les genoux qui se cognent, il tremble comme une pizza, il ne rit plus, ne dort plus, ne mange plus, ne tue plus. Il ne bouge plus, ne chante plus, ne pense plus et tout ce qui finit en plus. A partir de là il se remet à penser : « Plus… C’est con comme mot… 4 lettres… plus… c’est ridicule… Surtout quand ça se prononce : plu… Encore, quand ça se dit : plusse, bon. Ça passe… Mais là ! Merde ! ». Albert a le tournis, il s’évanouit. Dans ses rêves, il repense au documentaire où il est apparut pour la première fois à la télé, « mémoire limitée », présenté par le célèbre présentateur Guy-Georges-Emile-Louis De Moreira De Souza, célèbre dans son pays pour son doublage dans la pub Minidoux. « Lé minidouches ché biene per lévé lé Ticheurt oussékéta tranchpiré déssous… ». Albert rit. Il connaît cette publicité par cœur. Le petit sachet de Minidoux se promenait dans les bois, et rencontrait Emile Georges avec une tâche sur le polo. Emile faisait la tête craignant de ne plus retrouver l’éclat et la douceur de son polo après lavage. Le sachet de Minidoux riait et lavait le polo le rendant plus beau, plus propre et plus doux qu’avant. « Ah ! Le bon vieux temps ! » pense Albert en souriant comme un plombier… Tout cela, ce fut avant l’apparition de « la chose », un être d’1m 95, 200 Kg, les cheveux longs, de type irlandais, un sac Rip Curl, et en plus de confession protestante. Albert a peur. Le machin dit qu’il y a trop de bruits en SES. Albert panique. Il bouge de droite à gauche, fait des feintes comme au Basket et finit par lui rentrer dedans en criant : « Ko ! Abounga ! ». Le choc est brutal. Il vient de se cogner contre les abdominaux de Billa, cette jeune Irlandaise qui voulait devenir infirmière… Al repense au « Up in smoke tour » et décoche un violent coup de coude dans l’œil de Billa qui se tord de douleur. « I just want to tape you » chant alors Albert se prenant pour Doctor Diahrée. L’Irlandaise a une phobie de la grande répartition monétaire dirigée par la troisième fortune de la côte ouest sur l’océan pacifique… Nien, nien. Bon. Albert va mal. Il est vraiment entré dans la peau de Dr Dre, si bien qu’il se croit noir. Il lève son poing comme un Black Panthers et veut qu’on l’appelle dorénavant Asia X. Il commence son discours : « Aïave euh douime ! Was coming next ! Toutoutoutoutou ! Coming next ! Talala la wi wi, Talala la la wi wi wi ! ». Les gags s’enchaînent : un chat tombe dans l’eau, une dame tombe sur son bébé en jouant au bowling, un singe vole une perruque à un vieux monsieur, et un cheval vomit sur une otarie. C’est la rigolade. Albert se croit issu de la tribu des Tsaalop celle qui fait la guerre à la tribu des Pitass. Non seulement il fait le Black Panthers, mais il fait aussi des pompes. « Et un ! Et deux ! ». Mais il se rend compte qu’il sue comme un blanc, comme un vieux babtou de merde. Mais bon c’est pas grave. C’est même un avantage. En effet : il peut entrer en boîte, trouver du travail, faire de la politique, trouver un appartement à Paris, habiter dans un village en province, enfin plein de choses ! Il pourra même faire des choses malhonnêtes comme la guerre, ou des vols : il sera pas accusé ! « Ah, c’est beau d’avoir la peau blanche ! » pense Albert. Malheureusement les nombreux coups de soleil qu’il a attrapé cet été lui brûlent la peau. Heureusement, des crèmes ont été inventées pour les hommes blancs afin qu’ils puissent quand même aller en vacances au Maroc, en Tunisie ou autres pays dans lesquelles les autochtones ont la peau fortement bronzée… Oui mais faut toujours en mettre, et puis ça colle et ça pue. Oui, mais les blancs, ils puent moins quand ils transpirent. Et bel et bien quand ils transpirent, car c’est un événement rare, l’homme de couleur étant utilisé pour les travaux physiques comme le veut la coutume gauloise… Oui mais il est physiquement supérieur car il court plus vite, plus longtemps, joue mieux dans tous les sports sauf l’équitation, car il est inférieur au cheval, sauf là où vous savez tous, oui vous savez, faîtes pas comme si vous saviez rien sinon je vais m’énerver, alors dis-le que tu sais merde, allez vas-y j’te dis ! En effet l’homme de couleur contrairement à la rumeur est très mal monté… Il est vrai, en conclusion de cette dissertation, que la perfection ne se situe ni chez l’homme blanc, ni chez le karlouche, mais entre les deux, c’est à dire le Maghreb. Oui mais non, d’abord. Le chinois n’est pas prit en compte dans ce raisonnement plus que passable… Le chinois fabrique des consoles et du riz, et c’est tout. D’accord. Mais l’Inuit… L’Inuit passe son temps à se geler les couilles en chassant des pingouins. Bon. Mon raisonnement mathématique est le suivant : Hum… Hum… Karlouche – Rebeu = Babtou… Non c’est faux ! C’est Karlouche / Babtou = Rebeu et la seconde dérivée est Rebeu / Babtou = Chinois. Voilà c’est tout. De plus ³Σ Chinois et Rebeu = Inuit. Et c’est la que la théorie se complique… Rebeu dans la nuit + Autre Rebeu dans la nuit x boîte de nuit = Brésilien. Et là  tout est dit… Oui, mais le loup hurle ! Et Albert sautille en levant les mains pour qu’on reparle de lui. Albert se fout de la couleur de peau, il n’est pas raciste. Il est bien le Albert. « Un  requin ! » s’écrit-il en voyant un requin en train de se débattre dans un lavabo des toilettes… Al sort et crie. Il a la rage. Il en a ras le floraine de voir écrit partout : « Lola Espeleta never die ». « C’est c’qu’on va voir ! ». Albert se rue dans le couloir à la recherche de Lola Espeleta afin de la supprimer. Mais il se retrouve face à une menthe religieuse en pleine prière (Bipbip… Ouaiii !). « C’est une fusée éclaireuse ! » Les blagues fusent… Albert se rapproche de la salle de Georges Beller en plein show. « Les Italiennes, et bah, elles sont grosses ! Hé hé hé ! ». La salle applaudit, surtout la vieille blondasse au premier rang. « T’as vu y’ a Albert qui r’vient euh… » (Véridique). Les rires pleuvent, la salle connaît le bonheur. Les yeux des élèves brûlent de mille feux. « Les militaires ont des jambes !  Pouah ah ah ah ! ». Quelques minutes plus tard, la classe commence à se calmer. Il y a un malentendu, un quiproquo, un quitus, une couille dans l’potage. Albert entre pour comprendre ce qui se passe. « Bonjour, je m’appelle Albert Creunouil, j’ai arrêté la cigarette en 1983 à Helsinki… ». – « Helsinki, comme le chien ? Ah ah ah ! ». Albert ne comprend pas l’homme à la chemise blanche qui a tout de même quelques airs de Joe Dassin. Albert s’asseoit et sort un cahier. Il commence à écrire le cours avec sa plus belle plume : Une plume de Phoenix fabriquée dans la fondation du même nom… Mais il voit 3 blondasses qui stationnent dans la cour, donc il leur jette violemment la trousse dans la gueule. « Non mais ça va pas ?! Hé ! L’autre ! » déclarent-elles en chœur en mâchant des chewing-gum… Il les descendrait s’il ne recevait pas la visite d’un marchand de Saussure. « Salut, c’est moi ! Sé dé saussure pas ser ! » déclara le marchand ambulant. « Nan ! Nan ! » répondit Albert en imitant Jean Marie Bigard à la manière d’un des auteurs.   

-         Vous voulez pas des saussures ?

-         Non ! Non !

-         Sivu plé !

-         Bon ok !

-         Vous voulez essayer votre pointure ?

-         Non ! Non ! J’en prend des plus petites et j’les met sur ma cheminée connard !

-         D’accord. Vous payez maintenant ?

-         Non ! Non ! Je paierai dans 15 ans connard ! ».

Le vendeur, furieux, se retire nerveusement de la scène. Mais Albert continue, oui, c’est bon (clin d’œil à Conchita, qui lui manque). « Pas si bon que ça ! » objecte Georges Beller qui remonte sur scène en imitant Benveniste (clin d’œil à Didier Gustin). Cette fois c’en est trop ! Didier Gustin sort son couteau suisse Mc Gyver et attaque Albert au visage.

CHAPITRE -47 (02/12/02)

« Non ! Pas ça ! » hurle Didier Gustin voyant qu’Albert se défend en lui faisant des clins d’œil… Albert ne fait pas exprès car il est malheureusement atteint de tics oeilales. Ça fait bien marrer Didier Gustin, qui l’imite immédiatement. Albert se saisit d’un miroir et le place dans la direction du comique. Didier Gustin se voit faire des clins d’œil et s’enfuit en criant : « Ah ! Pitié ! Je reviendrai, ah, ah ! » (clin d’œil aux Inconnus). Albert se rend compte qu’il s’était trompé de clin d’œil. En effet, le premier clin d’œil, ne devait pas être destiné à didier Gustin, mais à Didier Bourdon des Inconnus crew… Il se met à pleurer. « Qu’ai je fais mon dieu ! Aaaaaah ! ». Il ne se remet pas de son erreur de jugement. Il s’autoflagelle à l’aide de fil de fer trouvé en salle de chimie. Puis il se dit que ça serait idiot de ne pas faire une petite expérience chimique avant de partir. Mais que faire avec de l’acide nitrique et de l’eau iodée ? Albert ne sait pas. Dans le doute : il mélange. Il ne se passe rien. Albi est déçu… Avant qu’une énorme explosion intervienne dans la salle. Il court sans se retourner. Il ne s’agit pas de son experience mais celle d’une personne qui sort de la salle avec les vêtements déchirés en disant : « Mais ta gueule ! »… Ce petit être moustachu paraît bizarre. Sa voix est en pleine mutation. Albert lui jette du Scotsch en criant : « Mutant ! ». Ce dernier se protège avec son énorme sac qui fait le double de son corps. Mais il en profite pour avaler quelques gouttes de Scotch, car c’est un véritable pochtron tout comme son ami qui fait du tunning avec des ordinateurs… Le taylorisme est-il mort ? Loin de là. Il est vivant. Tout ça grâce à Chonchon qui a parcellisé son ordinateur. « Ah ! Chonchon ! » soupire Albert en pensant qu’il n’a jamais entendu parlé de ce gus. Un gus inné, anagramme d’un guiness, étrange ! Tout comme le visage de Tri Yann. Humain ou breton ? Tout ceci est aussi étrange que cette réflexion. « Et dans dix ans je m’en irai, j’entends le loup et le renard chanter ! J’entends le loup, le renard et la belette ! J’entends le loup et le renard chanter ! (Bis). L’hiver viendra, les gars l’hiver viendra, la jument de Michaux elle s’en repentira ! » chanta alors Albert. Il se rappelle les vacances qu’il a passé en Bretagne il y a 30 ans. « Quel beau pays ! » se remember Albert. Les plages sont magnifiques, les filles sont potables, la culture est extravagante, ci siper la Bretagne ! Mais passons. Albert entend la fin qui approche à grands pas comme dans les Minipouces. But before la fin, il doit remplir à bien sa mission. Il patrouille tel une rotule à travers les couloirs sombres, comme dans Petal gear Bolid. « Snake ! Snake ! » hurle pschyco-menthe-religieuse. Albert ne comprend pas. Il avance, court un peu, ralenti, accèlère, saute par dessus son ombre : un vrai Vazistas. Mais il n’a pas vu derrière lui le fameux revolver Hotslip avec sa carabine à plomb. Al’ se retourne. Il est braqué par un homme d’une trentaine d’années accompagné de deux adolescents. Albert entame la conversation : « Toi, tu es le super gland, et ça de chaque côté, c’est tes noix… »

CHAPITRE -48 (04/12/02)

(clin d’œil au film « Les bronzés est une ordure » de Jean-Marie Poireau).  

-         « Vas-y tire ! J’en ai marre de ce couloir ! tire !

-         Non. Je veux ton argent !

-         Une caravane sans roue, elle marche pas !

-         Quoi ?! Mais qu’est ce que tu m’dis ?! Ton fric vite !        

-         C’est pour ma mère !

-         Mais elle a brûlé ta mère connard !

-         C’est faux. Elles s’est noyée dans le lac Léman le 17 juillet 1995.

-         Autant pour moi. Bon, bah excusez-moi alors… Aurevoir. »

Albert repense que c’est bientôt Noël, la fête des zéfants. Comme le dit le dicton créole : Beaucoup zenfants, la misère noire, 2 ou 3 zenfants, la vie en rose. Al pleure d’émotion. Son unique fils est en prison. Il jure sur la tête de tigre de Felindra que dès qu’il rentre chez lui il fait 14 enfants à sa femme. Mais pour l’instant il prépare le sapin. Une guirlande par ci, une boule par là, « Jingle bell, jingle bell, jingle fuck da week. » chante Albert tout content.

CHAPITRE -49 (09/12/02)

En plus de Noël, aujourd’hui c’est Sabbat, la fête turque promu par Alain du même nom. Albert commence à en avoir marre de toutes ces fêtes religieuses. En plus il a fait la connerie de se convertir à toutes les religions ce qui fait que mardi gras tombe en plein Daladan, et Pâques en plein dans la semaine des 35h. Un vrai rubis cube ! C’en est trop, arrêtons ce mascara ! Al brûle le sapin et le piétine, mais se brûle les pieds, c’est au second degré bien sûr. En effet, c’est une brûlure au second degré. Albert souffre, il n’avait ressenti ça depuis la brûlure Indienne que lui avait fait sa terrible petite voisine : Gladys Lapute. Albert se soigne avec de la crème chantilly et marche dans le couloir en criant à chaque pas. Son courage est hors du commun. Son visage est toujours aussi fier. Il masque sa douleur. Mais à un moment il en peut plus et s’allonge sur le banc tel un kiwi, car il est à ramasser à la petite cuillère. « J’ai maaal ! mamaaan… » gémit-il comme une loutre bleue (C’est une loutre qu’on a peint en bleu en fait). Après 4 semaines, l’épiderme a repoussé tout le long de la voûte plantaire, il se lève donc, et malgré les escarres, il avance… Il saute… et se foule le tendon rectal, 8 semaines d’impossibilité de mouvements. Il pleure comme un chinois. Comme s’il était constipé à cause du riz « Perlize », qui est pourtant le meilleur « rize ». Mais bon. Albert collectionne les mois d’ennui, alors 8 mois de plus ou 15 mois de moins, c’est rien pour lui. Bien que 15 moins de mois, ou plutôt 15 mains de moi, non. 15 mois de merde… 15 mois de moins, seraient plus profitables que 8 mois de plus… Comme le disait Jad Medagorz-Rifkin, le célèbre trompettiste : « Hé connard ! Tu vois pas que c’est vert ! » TUUUU ! Une clio grise klaxonne derrière Albert qui se relève et dégage son banc de la voie piétonne. « C’est curieux… » pense t-il en constatant que des voitures circulent dans le couloir. C’est le salon mondial des auto-tamponneuses, à Camille Guérin. Albert en prend une et se dirige involontairement vers les escaliers. C’est la cascade ! Heureusement, Al est freiné par un corps étranger dans les escaliers. Albert descend de l’auto-tamponneuse dont l’airbag ne s’est honteusement pas déclenché et se dirige vers le corps inanimé… C’est un cadavre en pleine pourritation. Mais Albert pense qu’il s’agit d’un homme de 50 ans. Il est impressionnant. Pas tant que ça en fait car il y a sa carte d’identité à ses côtés. Albert est hué et s’enfuit tête basse. Quand il franchit la porte qui mène au couloir, il est interpellé par un homme en cravate-costume-la-classe qui lui demande :

-         « Qu’avez-vous fait de l’auto-tamponneuse ?

-         Elle est dans mon cul, tête de slip ! »

Et il continue sa démarche de manière pourpre. « Où allez-vous ? Vous ne songeriez tout de même pas à filer de façon pourpre sans me rendre l’auto-tamponneuse… » rétorque l’homme d’affaire. « Si ! Parfaitement mossieur l’homme d’affaire des auto-tamponneuses ! » répond fièrement Albert.

-         « Tu sais pas qui je suis-je ! Je te jure tu sais pas !

-         Si je sais ! Tu es Bonnie Fiasco !

-         Tout le monde me connaît, Brooklyn, Bronx, Harlem ! Ma mère peut marcher la tête haute dans la rue !

-         Oui mais ta mère j’la baise ! ».

A ces mots (Missobo), l’homme d’affaire des voitures cria sur Albert :

- « Tout le monde me connaît, faut pas tester, faut pas jouer ! Sur la vie des gosses, en plus j’suis l’meilleur pote à Joey !

- Menteur, Menteur.

- T’es fou moi j’ai du pèse, tu sais pas les go’ que je baise…

- Menteur !

- Bon, ok. C’est vrai. Je ne suis qu’un major d’homme.

- Ah ! La honte ! Je l’savais t’façon. La honte.

- Et toi, qui es-tu ? Que fœtus dans la vie ?

- Je suis Steven MacChristelle, et je suis radiateur, ça veut dire que j’anime une émission de radio intitulée Take in ya stomac, tous les samedis 11h – 11h10.

- C’est vrai ?

- Mais non connard ! Comment veux tu que je m’appelle MacChristelle puisque je m’appelle Albert, et qu’on le répète depuis le début ! Con va.

- Ça aurait pu être vrai… »

CHAPITRE -50 (11/12/02)

Albert quitte le major d’homme rapidement et vole une autre auto-tamponneuse. Les chocs sont violents et Albert a déjà repéré sa cible : une petite fille avec des couettes qui roule à 2 à l’heure… Il fonce dessus à fond la caisse et la petite est expulsée contre la vitre du couloir. Cela ne suffit pas pour Albi et il lui fonce encore dessus alors que la fille est au sol. Il écrase et crie « Kowabunga ». Son animal instinct refait surface. Le sang gicle. C’est horrible, mais certaines personnes sont mortes de rire dans l’assistance. Albert explique son crime : « C’était en automne… Au mois d’octobre… Elle m’avait menti ! Les chasseurs de bécassines n’étaient pas morts ! Elle m’avait fait passer pour un con ! ». Tout ça à cause d’une porte-fenêtre française, qui d’ailleurs n’avait aucune raison d’être dans l’histoire. Encore une Eary tale qui finit mal. Al, désormais fugitif car recherché par le KGB mort ou vif ou avec un œil crevé, se voile le visage comme les Kosovars. Il se fait désormais appeler Piotr, comme sa mère. Prust, un immigré Serbe avance vers Piotr (Albert) et lui demande : « Woulou lou lou diepr glak frigo-jider ? », ce à quoi Piotr répond : « Mais bien sûr monsieur l’premier ministre. ». La phrase à ne pas dire ! Car cela signifie : « Voulez-vous coucher avec moi ? » en Croate. Piotr (Albert) reçoit un coup de pieds dans les genoux… Le Croate s’écrit « Vous n’avez pas le monopole du cœur ! », ce qui signifie « Je suis pas PD moi j’t’encule ! ». Piotr répond : « tésé vou Elka bach ! », ce qui signifie « Salut c’est Starla, veux-tu jouer avec moi ? ». Prust comprend que Piotr (toujours Al’) n’est pas Serbe ou Croate ou Kosovars, il lui arrache son uniforme et à cet instant, croit être en présence d’un casque bleu… Il lui sert la main, comme dans la pub. Al lui dit « Bravo Marc » et sourit. Le Serbe ne comprend pas qu’il y a un jeu de mots avec « à vos marques ». C’est une ancienne blague de Georges Beller qui avait fait un tabac, mais une personne n’avait pas compris non plus. Bref le Serbe le gifle et crie : « Goujat ! ». En effet « Bravo Marc » décliné de l’adjectif « Bravomârk » signifie « Connasse » en Croate. Albert s’en va sifflant soufflant dans les grands sapins verts… On est le 24 décembre, veille de la Toussaint, et Albert n’a toujours pas sacrifié de moutons. Il retourne sur ses pas et égorge le Croate brut de pomme. « Toussaint Mabrouk » comme on dit au Xijaine. Où au Imeboé... Albert fait écouter des instrus qu’il a faites, à un chauve dans le couloir… « C’est de la merde ! » répond le pré-calvitien en jetant le baladeur au sol. Al lui plante son couteau dans l’oreille pour se venger. Comme le disait D.A.S: « the hardcore rap act is back, waaa, iwi iwi… ». « Aaah! Mais vous êtes fada! » hurle le chauve avec un accent Marseillais. Al’ lui donne un coup de pieds et avance dans le couloir sur fond de Rock n Roll violent… Il secoue sa tête de droite à gauche et met en évidence ses santiags. Al est onaniste. Ça veut dire qu’il déteste les nains. Personne n’est visé en particulier. Il retire ses santiags, remet ses moon boots et court comme un génos. Soudain il voit une personne d’une quarantaine d’années, équipée comme un militaire et amputée du bras gauche. Al’ sort son fusil et visse un viseur dessus. « Quelle belle assonance » s’émeut-il avant d’observer sa cible dans le petit viseur. Mais il se rend compte que cette personne ressemble à quelqu’un de familier. « j’y suis, on dirait mon fils ! ». Il faut rappeler que son fils est bizarrement né sans bras gauche. « Non c’est impossible ! » s’écrit-il. Puis il observe longtemps. Albert se rend compte que cette personne pourrait être son fils, car elle lui ressemble étrangement. La cible est allongée et vise Albert avec son fusil. Les deux soldats son face à face. Albert transpire… Lequel des deux tirera en premier ? Il se rappelle de cette phrase que lui répétait son grand-père, que Dieu ait son âme « Il faut cultiver son jardin ! Moi j’peux pas j’ai de l’arthrite, alors tu vas ramasser tous mes concombres où j’te refait le coup du fer à repasser ! ». Il décide donc de tirer. PAN ! Il est brisé, éclaté en mille morceaux… C’était un miroir. « Une putain de glace de merde ! » s’énerva Albert. Puis il repense « Mon gosse, où il est mon gosse ?! ». Mais qu’il se rassure, il est toujours dans la prison de Jacksonfiville entre quatre murs, et en plus il est privé de promenade pour avoir voulu violer l’infirmière, qui en plus était en fait un homme.

CHAPITRE -51 (11/12/02)

Albert avance, le froid lui lacère la peau comme cette vie dont il n’a plus envie, plus désarmé qu’au premier jour, les années blanches de sa jeunesse se sont laissées posséder et le futur. Ah ! Le futur, il n’ose même pas y penser. « C’est bientôt la fin, da end of da juxbox » dit-il en consommant une huître. Sa mission arrive bientôt à terme, et ce couloir marron cochon ne l’intrigue plus, il le connaît par cœur. Il a envie d’un repos chaud, d’un bon lit, d’amour, de rêve, de cul, de Snickers, bref il en peut plus. En plus Tom Jones imite Rocard. « Euh Nin Hé ! » déclare Albert dépité avant de continuer en se mettant la main sur le front : « Votre majesté ! Je n’ai pas été capable d’accomplir la mission que vous m’aviez donné ! Je suis indigne d’être sergent-chef ! Ô majesté ! Pourquoi ?! Cette mission dans ce lycée horrible m’a choqué à vie ! Je ne pourrais plus jamais effacer tout ces souvenirs de ma mémoire souillée dans tous les angles ! » Al se mitapleurer… Il jette à terre le bandeau qu’il s’était mis sur la tête, et qu’il lui gênait tant les yeux qui étaient fermés à moitié. Il se met à genou, en vérifiant qu’il n’y ait personne derrière, et lève les yeux au ciel. Il se met à trottiner et chante « Palisse latino… » devant le corps déchiqueté de la CPE. Pour se détendre il fait un petit karakoké : « Plus haut, oui plus haut, que tous les chevals qui brillent en toi… C’est dommage que tu n’es rien compris, qui es-tu pour me dicter ma vie… Acé lé hé ha lé hé lé hé lé hé lé bananos amigos é cé lé chicanos jus de fruits… tagada tu sais tagada voilà les Dawson… ». « Saga Paprika tension des Mickey mousse ! » chante Albert. Mais non. C’est finit. Il n’en peut plus. Il a tué trop de personnes, il a eut trop peur, subit trop d’injures, et a quand même construit un pont de sa main. Albert regarde sa main. Il aperçoit une étrange inscription Celte dedans : « 06-44-12-13-09, des statuettes en solde. ». Albert pleure de nouveau. Il repense à la piste de Xapatan, à Sophie Davant et à Christophe Daprès. Bipbip ouaiiiii ! Il rit de ce jeu de mots qui a fait rire plus d’un mammouth ou mamouz ou Marmouze. Franky Marmouze est là.

-         « Que fais-tu ici ?

      -         Rien, j’allais partir ! » et il s’en va. Al reste bouche GW.

« Ce sacré Franky ! C’est pour ça qu’elle vieillira jamais cette putain d’histoire ! » s’exclame Albert comme s’il savait qu’il faisait parti d’une histoire qui était diffusée sur internet… C’est donc une des rares fois que le récit devient une référence de lui-même. « Ah, si j’étais Mitch ! » se reuh exclame Albert parce qu’on ne l’avait pas entendu la première fois. Albert est fatigué, il est complètement out of Afrika. Il trouve cependant une écharpe Betty Boop à terre. « C’est la mienne » s’exclame Laurent Voulzy, l’homme au sourire charmeur.

        « Et les bitch boys chantaient… C’était vous ?

        Oui c’était moi connard, rends moi mon écharpe rose ! ».

Al déteste les gros mots. Laurent voit bien qu’Albert est triste. Il lui apprend donc à danser la biguine et cela plaît beaucoup à notre héros. Mais Al’ est fatigué, il fait des grimaces. Il souhaite partir, mais son putain de patriotisme de merde le fait rester ici. Il en a marre mais en même temps il n’est pas capable de prendre la décision de partir. Albert est un orgueilleux, il persévère dans son être, il s’aime, il se met en scène à chaque pas. Tant d’échecs, tant de mordants, tant de défaites et tant de références, de clins d’œil, de sous-entendu, de jeux de mots, d’incohérences incongrues. Tout se mélange dans sa tête, il est fatigué, il transpire, ses membres sont blessés. Il s’agit donc de l’histoire d’un homme fourbu, fatigué qui traînait la patte dans les couloirs du lycée. Cet homme revenait de la guerre du Kourkanistan, et avait perdu son bras gauche. Que faisait-il dans le lycée ? Mystère…

 

« FIN »

Nous tenons à nous excuser pour la vulgarité de cette histoire, mais on va mettre ça sur le compte de l’âge…

Dédicaces

Inédit - Hors Série - Bibliothèque

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Les personnages

Livre d'or d'Albert

 

Et oui l'histoire est finie! Mais c'est pas grave: vous pouvez la relire, et la relire à l'infini!

 

 

Après avoir séjourné dans la chemise grise et verte "Papier Clairefontaine Force 8", chacune des 52 pages de L'histoire sans fin d'Albert se repose tranquillement, dans un petit classeur bleu en plastique, à l'ombre des Paparazzis...