Secteur Biens d'équipement [Open remote page][Jump to previous page][Jump to next page]


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Secteur Biens d'équipement


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Les sous-secteurs

 

 

[Jump to previous occurence]DENTAIRE[Jump to next occurence]

Le marché américain estimé à 1,8 milliards de dollars (5 % du total du marché des équipements et matériels médicaux) a progressé seulement de 2 % en 1993 par rapport à l'année précédente contre 5 % par an entre 1989 et 1991.
L'ordonnance de mars 1992 de l'OSHA (Occupational Health and Safety Administration) concernant la prévention contre le SIDA et l'Hépatite B, prévoit la stérilisation des instruments après chaque patient. Cela a entraîné une augmentation des besoins en matériel afin de maintenir un plus large inventaire d'instruments et une plus large apparition des produits à usage unique.
De plus ce secteur est réglementé par l'Oral Health 2000, initiative qui prévoit d'alléger les barrières aux soins dentaires et à sensibiliser le public aux soins bucco-dentaires.
Les dépenses de soins dentaires sont passés de 27,1 milliards USD en 1987 à 46,5 milliards USD en 1995 et sont estimés à 62,3 milliards USD pour l'an 2000.
Aux Etats-Unis la [Jump to previous occurence]dentisterie[Jump to next occurence] est un secteur presque entièrement privé : 158.000 dentistes exercent dans un cabinet privé contre 28.000 dans le secteur public. Leur nombre, en déclin, progresse de 1 % seulement par an depuis 1984.
47 % des exportations vont vers l’UE, en particulier vers l'Allemagne, l'Italie et la France. Cependant l'accord de libre échange ALENA a déjà contribué aux augmentations des exportations vers le Canada (35 millions de dollars en 1989 contre 73 en 1993), et bientôt le Mexique.

LA DISTRIBUTION

La distribution se fait par les quelque 400 distributeurs présents sur le territoire. Toutefois 3 grandes sociétés avec un large réseau dominent le marché : Patterson/StPaul, MN, Schein/Port Washington, NY et Sullivan/West Allis, WI. Schein a développé le télé-marketing comme moyen principal de vente.

PREVISIONS - EVOLUTION

On prévoit une progression de la production de 3 % par an entre 1995 et 1998.
Les principaux facteurs favorables au développement de l'industrie [Jump to previous occurence]dentaire[Jump to next occurence] sont :

En conséquence des soins préventifs qui ont pour effet de conserver les dents plus longtemps, deux principaux créneaux porteurs se dégagent :

 

 

EQUIPEMENTS DE PRODUCTION (travail des métaux)

Secteur réduit par le nombre de ses entreprises, mais vital par son poids politique et stratégique, l’industrie américaine de la machine-outil, de coupe et de formage, est un indicateur essentiel de la santé de l’ensemble de l’économie aux Etats-Unis.

Premier utilisateur mondial de machines-outils et troisième producteur avec une production élevée à plus de 4,5 milliards de dollars, les Etats-Unis, sans avoir reconquis toutes les parts de marché perdues au profit notamment des pays asiatiques lors de la crise, redeviennent un acteur de premier plan sur le marché international des machines pour le travail du métal.

Dans un contexte de croissance de la production industrielle, d’augmentation des commandes de biens durables notamment dans le secteur de l’automobile, principal utilisateur de machines-outils, et de restructuration du parc américain des machines-outils, trop obsolète après de longues années de sous investissement, cette reprise de l’industrie du travail des métaux amorcée en 1993 s'est confirmée et même accrue en 1994 et 1995 au point que les experts ont évalué à 6,51 milliards de dollars les commandes de machines-outils pour 1996. Cela représente une hausse de 40 % par rapport aux résultats records que ce marché avait déjà atteint en 1995.

Le marché américain est un marché très porteur et ouvert à la concurrence étrangère. Depuis longtemps et avec une vigueur nouvelle, notamment depuis la fin de la crise, les Japonais et les Allemands implantent ou rachètent des entreprises américaines. Premier importateur mondial de machines-outils, les Etats-Unis également, après avoir mis un terme aux mesures protectionnistes qui entravaient le commerce dans ce secteur, achètent plus de 49 % des machines utilisées sur leur sol à l'étranger.

Le marché américain possède donc un important potentiel pour les entreprises françaises qui sont encore trop peu nombreuses à l'approcher. Seulement une trentaine de sociétés sont actives dans ce secteur et la France n'est qu'en quatorzième position dans le classement des fournisseurs de machine aux Etats-Unis (0,7 % du total des importations américaines), loin derrière le Japon, Taiwan et la Corée du Sud, mais aussi ses concurrents européens, allemands ou italiens.

Souvent appréciés pour leur configuration, les systèmes de production français n'ont désormais plus rien à envier à ceux de nombreuses concurrents étrangers. Le marché américain demeure donc un marché tout à fait ouvert aux sociétés françaises qui souhaitent l'aborder, à condition de trouver les bons partenaires et d'être prêt à y investir en terme de prospection et de suivi.

En 1995, l’industrie mondiale de la machine-outil a vu progresser de 29 % la valeur de sa production qui a atteint 36 504 millions de dollars, contre 28 199 millions de dollars en 1994. Cette tendance semble se confirmer en 1996.

Evolution de la production mondiale de machines-outils :

(en millions de dollars)

 

1990

1991

1992

1993

1994

1995

Japon

10 832

11 638

8 355

6 960

6 708

9 139

Allemagne

8 826 *

8 842

7 666

5 403

5 323

7 595

Etats-Unis

3 140

3 266

3 073

3 223

3 780

4 547

Italie

3 966

3 470

3 091

2 105

2 287

3 008

Suisse

3 183

2 012

1 714

1 359

1 725

2 196

Taiwan

1 035

992

1 029

1 073

1 249

1 624

Chine

990

1 445

1 685

2 969

1 550

1 600

Corée du sud

733

798

576

587

853

1 177

Royaume-Uni

1 719

1 293

1 101

953

853

1 033

France

1365

1 021

950

618

777

845

Espagne

1 035

750

610

393

450

662

Canada

369

322

297

340

349

365

(* Allemagne de l’ouest)
(Source : U.S. Department of Commerce)

Le marché des équipements de production se répartit en machines-outils d’une part et en accessoires d’autre part. Pour l’industrie de la machine-outil dont il est essentiellement question dans cette étude, le secteur se divise en deux groupes principaux:

Ces deux catégories représentent respectivement 71,3 % et 28,7 % de la valeur de la production mondiale.
Les grands pôles de la production mondiale de machines-outils sont :

 

 

EQUIPEMENTS POUR L'IMPRIMERIE ET LES ARTS GRAPHIQUES

Dans une société aussi développée que le sont les Etats-Unis dans les domaines des services, de la publicité et de l’information - communication sous toutes ses formes, les industries de l’imprimerie et de l’édition sont, par nature, amenées à occuper une position capitale.

Le développement de l’informatique, des télécommunications et du multimédia soumet certes ces branches d’activité à une concurrence de plus en plus agressive, mais il leur apporte également, pour affronter ce défi, des outils nouveaux qui contribuent à une rapide croissance de la productivité.

Au cours des quinze dernières années, l’informatique a progressivement envahi le domaine du pré - presse. Tout en continuant à s’y affirmer, elle joue maintenant un rôle important dans la salle de presse elle-même avec des technologies comme l’insolation directe des plaques (Computer-to-Plate), les presses numériques et les grandes imprimantes laser.

Il s’agit de tendances lourdes qui détermineront la disparition, la survie ou le développement de nombreuses entreprises du secteur. Leurs dirigeants ne sont cependant pas inquiets outre-mesure des évolutions en cours. Fidèles à la tradition pionnier et au dynamisme américain, ils les considèrent d’ailleurs plutôt comme une opportunité que comme une menace et savent les adopter, lorsque cela s’impose, jusque dans les recoins le plus éloignés du vaste territoire des Etats-Unis.

Les fabricants de matériels et fournitures pour les arts graphiques ont joué un rôle majeur dans ces changements et leurs réseaux de distribution s’y adaptent.

La révolution informatique dans l’imprimerie et l’édition a favorisé les fabricants américains qui ont regagné des parts de marché et développé leurs exportations. Les constructeurs étrangers restent néanmoins très présents sur ce marché. Si la plus grande partie des importations provient d’Allemagne et du Japon, d’autres pays voient leur position se renforcer, comme la Belgique et Israël. La France se classe, quant à elle, au rang de 8ème fournisseur, mais a vu progresser rapidement, l’an dernier, ses livraisons assurées en grande partie par des entreprises dépendant de multinationales allemandes, américaines et japonaises.

 

 

FORGE

EVOLUTION DU MARCHE DEPUIS 1990

Livraisons de pièces forgées

(en million de tonnes)

Les ventes de pièces en acier forgé, aluminium, titane et autres alliages à haute température ont augmenté de 13 % entre 1995 et 1994, atteignant un montant de près de 4,5 milliards de USD. La forte croissance notée dans l’aéronautique civile est la principale explication de ce décollage

RECENSEMENT DE L'INDUSTRIE DE LA FORGE EN AMERIQUE DU NORD

Répartition par taille

Nombre d'Employés Nombre de sociétés
1-19 34
20-49 80
50-99 90
100-249 110
250-499 61
500-999 30
1 000 et plus 21
Taille inconnue 19
TOTAL 445

25 % ont moins de 50 employés
54 % ont plus de 100 employés

Répartition par procédés de forge

Procédés Nombre d'Usines
Forge par matriçage 286
Forge libre 123
Forge par laminage 20
Autres 16
TOTAL 445

 

Répartition géographique de l'industrie de la forge aux USA

10 Etats représentent 75 % de l'industrie de la forge aux USA.
Il existe une forte concentration de cette industries dans la Région des Grands Lacs (Ohio: 81, Pennsylvanie : 46, Illinois : 44, Michigan : 40, New York : 22, Indiana : 19 et Wisconsin : 12)
Les autres Etats américains où il existe un nombre important de forges sont le Texas : 28, la Californie : 30 et le Tennessee : 12.
Il n'y a aucune forge dans 8 Etats américains (Alaska, Hawaii, Maine, North Dakota, South Dakota, Floride, Idaho et Montana).
Il y a 30 forges au Canada, dont 25 dans l'Ontario.

PREVISIONS POUR LES MARCHES CLIENTS DE LA FORGE

Sur le plan de la conjoncture internationale, il est clair que le marché européen semble demeurer en stagnation, alors que l’économie japonaise s’est plutôt bien comportée au cours de l’année 1996.

Le Mexique qui est un client important de la forge américaine s’est bien remis de la crise du Peso en 1995. Les exportations vers le Mexique ont augmenté de 20 % au cours de l’année 1996.

Aux Etats-Unis, l’économie devrait continuer à croître à un taux de 2,2 -2,5 % par an, sans risque majeur d’inflation. Si les salaires ont tendance à augmenter, la productivité augmente elle aussi, ce qui maintient les coût de production à un niveau acceptable. L’industrie sidérurgique américaine a retrouvé la croissance (+ 4,9 % en 1996, + 5, 9 % en 1997), devenant plus compétitive et dépendant moins des importations (ces dernières sont en baisse, alors que les exportations sont en hausse).

Ventes de camions et véhicules utilitaires en Amérique du Nord

  1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998
Poids-lourds 205 150 255 230 280 210 235 340 280 275
Total 320 210 325 280 365 280 300 395 380 380

(en milliers de véhicules)

Le marché des véhicules (camions, utilitaires) est en stagnation.

Machines agricoles

  1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998
% de variation / année précédante - 14 % - 25 % + 9 % - 11 % + 15 % + 7 % - 3 % + 18 % + 2 % +2,4 %

Le marché des machines agricoles peut être très fluctuant d’une année à l’autre.
Malgré une hausse soutenue depuis 1991, ce marché devrait continuer à croître modérément au cours des prochaines années.

Machines industrielles diverses

  1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998
% de variation / année précédante - 4 % -11 % + 14 % - 2 % - 3 % + 27 % - 5 % + 3 % + 1 % + 2,3 %

Le marché des turbines et générateurs électriques a cru de 6 % en 1996, mais devrait décroître l’année prochaine.
Le marché de la construction, malgré son ralentissement n’est pas sinistré.
Le marché des équipements miniers et de manutention a cru de 4,5 % en 1996 et devrait continuer à croître de 2,5 % en 1997.
Le marché des équipements pour le travail des métaux (machines-outils) a cru de 14,4 % en 1995, suivi d’une nouvelle hausse en 1996, qui devrait se maintenir à un niveau de 2-4 % jusqu’en 1998.
L’industrie des équipements ferroviaires devrait continuer son déclin amorcé au début des années 80.
(les ventes ont chuté de 13,1 % en 1996 et devraient continuer à chuter en 1997 (-11, 7 %).

Construction aéronautique

  1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998
% de variation / année précédante + 5 % -7 % - 1 % + 9 % + 4 % + 7 % - 4 % - 14 % -8,3 % + 3,7 %

Si les livraisons ont diminué au cours de l‘année 1996, les commandes quant à elles sont en hausse.
Les ventes devraient rebondir d’un niveau négatif de 8,3 % en 1996 à un niveau de 2,7 % en 1997 et 3,7 % en 1998.
Les prévisions de ventes de pièces détachées devraient suivre une tendance similaire (- 3, 4 % en 1996, + 4, 5 % en 1997 et 1998).

 

 

INFORMATIQUE INDUSTRIELLE

Avec un chiffre d’affaires mondial de 15 à 20 milliards USD, le marché de la Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur (CFAO) et de l’Ingénierie Assistée par Ordinateur (IAO) est un secteur en pleine expansion qui connaît un rythme de croissance à deux chiffres (16 % en 1996). Deux facteurs provoquent ce dynamisme. D’une part, la globalisation de la concurrence rend indispensable une optimisation des outils de production des entreprises pour faire face aux exigences de qualité et compétitivité. D’autre part, les progrès rapides de l’informatique permettent de réduire les coûts et d’accroître les performances des solutions proposées aux utilisateurs.

Les logiciels de CAO/CFAO/IAO, s’appliquent essentiellement à quatre segments de marché : la mécanique, l’électronique, la construction et les systèmes d’informations géographiques.

Segmentation du marché des logiciels de CFAO/IAO en 1995

Sources : Daratech

Sur les marchés mondial et américain, les entreprises d'outre-Atlantique dominent largement. Certaines sociétés françaises ont cependant réussi à s’imposer (Dassault Systèmes, Matra Datavision) grâce à des produits techniquement très au point et à un mode de distribution adapté. Les produits restent assurément la clé de la conquête du marché.

On estime que les entreprises américaines détiendraient près des ¾ du marché mondial de la CFAO/IAO. En terme d’utilisation, l’Amérique arrive également en première place, devant l’Europe et l’Asie.

Répartition géographique du marché de la CFAO dans le monde

Les nouvelles tendances dans le monde de la CFAO se nourrissent des développements du monde informatique en général. Internet et Windows offrent de nouvelles possibilités en termes de convivialité et de communication et permettent une réduction considérable du coût des systèmes.

 

 

MANUTENTION

La consommation d'équipements de manutention s'élevait à 58,4 milliards USD en 1996 et atteindra 59,4 milliards USD en 1997. Les prévisions pour l'an 2000 sont à 63 milliards USD. L'évolution dans ce secteur est relativement prévisible et suit un certain cycle atteignant son summum environ tous les cinq ans. La concentration géographique de la consommation est liée à la concentration de certaines industries. Par exemple 31 % des équipements sont utilisés dans l’Industrie lourde du Midwest, 22 % dans le sud -est en raison de l’Industrie textile de la Géorgie et l’Industrie pétrolière, 18 % dans le nord-est. L'Ouest ne pèse que pour 15 % dans la consommation des équipements de manutention et le centre-ouest 14 %.

 

 

ROBOTIQUE

L’analyse typologique de la robotique actuelle conduit à présenter quatre classes principales de systèmes robotiques :

Née aux Etats-Unis au début des années 60, la robotique industrielle a aujourd’hui atteint sa phase de maturité. Les marchés traditionnels comme l’automobile sont cependant loin d’être saturés (seulement 10 % des industriels ont acheté leur première machine), et de nouveaux débouchés émergent.

L’évolution technologique a été impressionnante et les robots sont devenus le symbole de l’automatisation industrielle dans sa forme la plus avancée. Ajoutés aux machines-outils à commandes numériques, aux véhicules autoguidés et aux ordinateurs en tous genres, les robots constituent désormais la partie centrale des systèmes de production intégrés

Ces dernières années se sont donc caractérisées par un regain d’intérêt pour la robotique imputable à plusieurs facteurs :

Mais surtout, la robotisation fait partie des stratégies d’accroissement de productivité, de flexibilité, d’ « agilité » industrielle et de qualité totale, pour de nombreuses entreprises. Les robots s’imposent progressivement dans des secteurs où ils n’étaient pas répandus : agro-alimentaire, chimie-pharmacie, bâtiment..

Données sur le marché mondial

la demande (en valeur)

En 1990, le marché mondial du robot pouvait être estimé à 6,9 milliards de dollars. En 1993, il est tombé à 3,6 milliards, pour remonter à 3,7 en 1994. Ce fléchissement a été principalement du à l’effondrement de la demande japonaise.

Marché pour les robots industriels par pays et estimation du marché mondial (en Millions de dollars) :

 

1990

1992

1994

JAPON

4 777

2 074

1 826

USA

485

456

688

ALLEMAGNE

580

501

398

ITALIE

257

212

187

FRANCE

168

93

99

ROYAUME-UNI

41

35

67

Sous-total

6 308

3 371

3 265

TOTAL

6 900

3 800

3 700

Sources : NU/ECE et I.F.R

l’offre (en quantité)

En 1994, l’offre mondiale de robots s’est chiffrée à environ 53 000 unités, comparées à 56 000 en 1993 et 81 000 en 1990. Cette chute s’explique encore principalement par la diminution de l’offre japonaise qui, bien que restant dominante, est passée de 60 000 unités en 90 à 30 000 en 94.

Estimations de la production annuelle de robots (nombre d’unités) dans le monde et par pays :

 

1990

1992

1994

JAPON

60 118

36 874

29 756

ETATS-UNIS

4 327

4 561

7 634

ITALIE

5 845

5 250

5 125

ALLEMAGNE

2 500

2 397

2 408

FRANCE

1 488

1 013

1 197

ROYAUME-UNI

510

624

1 086

AUTRES PAYS

6 155

4 881

5 552

TOTAL MONDE

80 943

55 600

52 758

Source : Secrétariats des NU/EC et de l’I.F.R.

L’année 1994 a été excellente pour presque tous les pays, excepté pour le Japon et l’Italie. En Suède, les ventes, mesurées en nombre d’unités, ont cru de 157 % entre 93 et 94, pendant que la progression correspondante en Angleterre était de 84%. Aux Etats-Unis, les ventes augmentèrent de 33% en 93 et de 26% en 94, dominant ainsi le marché en terme de pourcentage régulier de croissance. Un taux de croissance record de 42% avait déjà été enregistré sur les six premiers mois de 95. En Allemagne et en France, les ventes ont augmenté d’environ 20%, même si elles n’ont pas retrouvé leur niveau de 1990.

Comme déjà souligné précédemment, une des principales forces motrices du marché de la robotique est l’industrie automobile. Alors que les constructeurs et les équipementiers continuent à faire pression sur les fabricants de robots pour avoir de plus en plus de technologie dans leurs usines, c’est cette technologie elle-même qui modifie rapidement et radicalement le futur de la robotique et de sa place dans le monde manufacturier. Les améliorations en terme de vitesse, de précision et de commande à distance ouvrent en effet de nouvelles possibilités d’applications.

évolution prévisionnelle de la demande

Considérant les perspectives d’évolution des parcs nationaux, le parc mondial devrait connaître une croissance d’environ 36% de 1994 à 1997.

Prévisions d’évolution du parc de robots industriels, dans le monde et par pays :

 

1994

prév. 1997

JAPON

377 025

478 000

ETATS-UNIS

55 000

78 000

EUROPE OUEST

93 083

153 000

Total Monde

610 727

831 000

Sources : I.F.R./A.F.R.I.

Les principaux pays européens tels que l’Allemagne, la France et l’Angleterre, malgré un léger ralentissement en 1993, devraient connaître une croissance de près de 80% entre 1994 et 1997. Alors que le Japon retrouve le chemin de l’expansion, les autres marchés asiatiques croissent aussi fortement.

Quant à l’évolution de l’offre de robots des six plus grands fournisseurs mondiaux, elle devrait atteindre 94 200 unités en 1998, et se décompose comme suit par pays :

Prévisions d’évolution de l’offre de robots dans le monde :

 

1994

Prévisions 1997

Prévisions 1998

Japon

29 756

56 500

67 000

Etats-Unis

7 634

10 600

11 100

Allemagne

5 125

7 800

8 600

Italie

2 408

3 700

4 000

France

1 197

1 800

2 000

Gde Bretagne

1 086

1 400

1 500

Les 6 Grands

47 206

81 800

94 200

Sources : E.C.E., I.F.R. et Associations nationales de robotique

Le marché américain

La production locale

On estime aujourd’hui à 65 000 le nombre de robots en fonctionnement dans les usines américaines ; ce qui situe les Etats-Unis au second rang mondial (le premier étant détenu par le Japon avec environ sept fois plus de robots installés).En terme de densité de robots par employé, la différence est encore plus accentuée : avec 278 machines pour 10 000 salariés, la densité japonaise est sept fois supérieure à la densité américaine.

Le redécollage des ventes aux Etats-Unis est dû essentiellement à la conjoncture industrielle devenue plus favorable aux commandes de biens durables, de machines-outils et d’équipements de production en général. En effet, en 1995, la croissance du P.I.B. a légèrement dépassé 2 % et les prévisions pour 1996 font état d’une croissance comprise entre 2,2 et 2,6 %.

Une croissance continue des investissements de 6 % (certes moins forte que les trois années précédentes), des taux d’intérêt bas et une inflation maîtrisée autour de 3 % créent un climat de confiance propice à l’industrie manufacturière américaine.

La reprise du marché de l’automobile, auquel l’industrie de la robotique est toujours fortement liée, n’a fait que renforcer ce contexte favorable ; le léger ralentissement de 1995 n’a cependant pas entamé les fortes progressions de 1993 et 1994.

En 1980, l’industrie de la robotique se caractérisait par un nombre important de petites et moyennes entreprises. A travers des acquisitions, des fusions et de dépôts de bilan, ce nombre s’est réduit de façon significative de sorte qu’en 1994, les deux plus gros producteurs de robots ont vendu pour 1,2 milliard de dollars, représentant environ 32 % du total des ventes mondiales contre 7 % en 1990.

Aux Etats-Unis, le constat est encore plus flagrant. Le marché est en majorité approvisionné par les importations ; la part du Japon atteingnant plus de 60 % en 1995.

De plus, les investissements étrangers et l’implantation de filiales de production (japonaises et européennes) sur le continent américain contribuent à l’érosion de la capacité de production américaine.

Des sociétés pourtant très bien établies ont été contraintes d’abandonner leurs activités robotiques.

Ce fut le cas de GENERAL ELECTRIC, et, en 1992, de CINCINNATI MILACRON, un des principaux fabricants américains de machines-outils, qui, face au contexte de crise économique aux Etats-Unis et aux nouvelles ambitions stratégiques du groupe, a décidé de mettre fin à cette activité. Renforçant sa position déjà dominante, le groupe helvético-suédois ABB n’a donc pas manqué l’opportunité de s’en porter acquéreur.

L’américain ADEPT TECHNOLOGIES (Californie) a pu quant à lui se maintenir sur le marché en diversifiant sa clientèle; cette société propose désormais des applications nouvelles allant de l’emballage d’hamburgers surgelés aux produits pharmaceutiques et médicaux, en passant par l’assemblage des appareils électroménagers et l’industrie des télécommunications. L’automobile qui était son plus gros client jusqu’à présent ne représente plus que 20 % de son chiffre d’affaires.

La société CYBO Robots conduit actuellement un projet de petits robots mobiles d’assemblage avec une vingtaine de partenaires parmi lesquels Edison Welding Institute et l’Institut de Robotique de l’Université américaine Carnegie Mellon.

Il existe existe également d’autres petits constructeurs américains qui sont présents sur des créneaux spécifiques comme le médical, les applications de laboratoire, l’agro-alimentaire ou l’électronique de précision. D’autres sociétés quant à elles fournissent des systèmes ou des sous-ensembles assez complets, comportant un pourcentage élevé de robotique pour des applications d’usinage, de formage, d’assemblage ou de soudage (ADVANCED ASSEMBLY AUTOMATION, ASI ROBOTICS SYSTEMS, LINCOLN ELECTRIC,...).

Les importations

Les robots :

Les importations progressent à un rythme spectaculaire ; sur la période 1993/1994 l’augmentation a été de 82 %, et sur 1994/1995 de 46 %. Le tableau suivant retrace l’évolution des importations aux Etats-Unis de robots industriels à usages multiples depuis les trois dernières années (les origines principales en terme de quantité étant considérées).

Evolution, en unités, des importations de robots industriels multi-usages :

 

1993

1994

1995

Japon

2 330

5 239

8 123

Allemagne

254

299

333

Israël

368

498

323

Norvège

22

0

309

Taiwan

132

148

157

France

34

87

143

Suède

257

64

139

Autres

232

217

584

TOTAL

3 731

6 787

9882

Source : US Department of Commerce

Il est aisé de constater la place prépondérante du Japon dans l’approvisionnement du marché américain. les Européens occupent la seconde place, grâce principalement à l’Allemagne. La part de la France reste modeste, en dépit de la forte progression de nos ventes. La présence asiatique, hors Japon, commence à se faire sentir notamment par l’intermédiaire de Taiwan, dont le volume d’exportation vers les Etats-Unis ne cesse de croître. Enfin, les achats àe certains pays sont très erratiques (cas de la Norvège et de la Suède, notamment).

Il est à noter que les Japonais ont investi - et continuent d’investir - aux Etats-Unis dans des filiales industrielles. Malgré tout le volume de robots importés de l’archipel nippon continue de croître.

En terme de coût, le prix des robots industriels multi-usages est généralement en forte baisse ; même cette évolution est à relativiser en fonction des pays.

Evolution du prix moyen des robots industriels par origine (en millions de dollars américains) :

  1993 1994 1995
Italie 59 382,8 14 346,81 64 495,54
France 18 142,82 32 569,44 37 719,16
Moyenne mondiale 36 635,42 21 376,84 16 224,73
Japon 42 420,25 20 844,26 12 704,99
Taiwan 4 695,86 4 938,33 3 875,75

LES PRINCIPAUX ACTEURS DU MARCHE AMERICAIN DE LA ROBOTIQUE

Adept technology
(San José, Californie)
tel : (408) 432 0888/ 434 5050
Leader des petits robots d’assemblage utilisés par des fabricants d’électronique, de télécommunication, de pharmaceutique, d’agro-alimentaire et de composants automobiles.

ABB Flexible Automation (SUEDE)
(Auburn Hills, Michigan)
tel : (810) 391 8543
fax : (810) 588 3910
Contact : Mr EVRARD
Filiale du constructeur suédois ASEA BROWN BOVERI
Importation, construction et assemblage final avec intégration de composants américains

Staubli Unimation USA (FRANCE)
(Duncan, South Carolina)
tel : (864) 433 1981
fax : (864) 433 1988
Contact : Mr Gelon
Constructeur de programmateurs pour métiers à tisser, de raccords rapides et de robots industriels, ayant principalement une stratégie de recherche de niches.
Chiffre d’affaires en robotique de 110 Millions de francs et un effectif de 80 personnes.

KUKA Welding systems & Robot corp. (ALLEMAGNE)
(Sterling Heights, Michigan)
tel : (810) 795 2000
fax : (810) 978 0429
Contact : Christian Defilipi
Unité d’une société de robotique allemande

Fanuc Robotics North America
(Auburn Hills, Michigan )
tel : (810) 377 7000
fax : (810) 377 7366
Contact : Cathy POWELL
FANUC Robotics North America Inc. est une filiale de FANUC Robotics Corporation, leader de l’industrie robotique nord-américaine avec des ventes cumulées excédant les 2 milliards de dollars, soit 20 000 unités en service sur plus de 1 500 sites industriels.

Motoman
(Dayton , Ohio)
tel : (513) 847 3300
fax : (513) 847 3288
Contact : Kimberly
Filiale de Yaskawa Electric America

Nachi Robotics Systems
(Novi, Michigan)
tel : (810) 305 6545
fax : (810) 305 6542
Contact : Jennifer Ross
Fabricant de robots Pick & Place, d’Assemblage, de Peinture, d’Evaluation/Test et d’Emballage

CONSEILS POUR REUSSIR SUR LE MARCHE AMERICAIN

Pour pénétrer le marché américain, les sociétés françaises ont diverses possibilités :

Les fabricants doivent se positionner en tant qu’intégrateurs de systèmes.
Aujourd’hui en effet, le robot est un produit assez neutre ; ce qui est décisif et constitue le savoir-faire du fabricant, c’est la manière dont le robot est intégré (conception de l’outil, optimisation de l’implantation et de la programmation).
Les utilisateurs de robots, encore principalement dans l’automobile, ne veulent plus jouer le rôle d’intégrateurs, comme c’était le cas dans le passé. Les constructeurs sont invités à proposer non plus simplement un catalogue de robots, mais toute une panoplie de processus d’automatisation clés en main dans lesquels le robot n’est plus qu’une composante de l’investissement.
Selon Mr E. MITTELSTADT, P.D.G. de FANUC Robotics, « leur engagement de fournir aux clients des solutions complètes a été un facteur clé dans la croissance continue de leur société. »
Le groupe ABB a également compris l’importance d’être un fournisseur global de systèmes ; c’est d’ailleurs dans cette logique qu’a été racheté Renault Automation leur permettant de proposer aux constructeurs automobiles des lignes complètes d’assemblage.

Il s’agit, pour les plus petits notamment, de rechercher des besoins spécifiques à satisfaire dans telle ou telle industrie.
Selon J.L. BURQUIER, directeur international de la division robots de STAUBLI FRANCE, l’adoption par sa société d’une approche « métier » leur a permis de conquérir le marché américain. La part du chiffre d’affaires de sa société concernant la vente de robots nus devrait passer ainsi de 40% aujourd’hui à moins de 20% dans les prochaines années.
Cette stratégie de niches consiste à trouver la demande qui va correspondre aux produits qu’ils proposent, l’idée étant de cibler, rapidement, les industries où la robotisation est encore peu avancée.

Si l’entreprise est de taille importante et peut s’appuyer sur une structure solide dans son pays d’origine ou aux USA, alors l’implantation est facilitée, bien que parfois cela ne soit pas suffisant.Le groupe ABB par exemple, qui emploie environ 220 000 personnes dans le monde et réalise plus de 32 milliards de dollars de chiffre d’affaires, a opté pour le rachat de la filière robotique du groupe américain CINCINNATI MILACRON afin de bénéficier de son organisation (circuit de distribution,...) et de sa renommée sur le marché américain.Pour les autres, étant donné l’exigence américaine en terme de qualité du produit vendu, mais également du service associé, il est indispensable de recourir aux partenariats

Amener un produit aux Etats-Unis en se reposant uniquement sur la technologie et le savoir-faire employés n’est pas suffisant. Il faut être capable de fournir un service de tous les instants : répondre aux questions, observer le fonctionnement des produits vendus...il faut disposer de choses simples comme un numéro de téléphone aux USA avec des équipes prêtes à se déplacer pour voir les clients.

Dans l’industrie automobile, si l’on veut satisfaire les constructeurs américains comme Chrystler, Ford ou General Motors et rester compétitif, il faut être capable de produire au moins 1000 robots par an. Ces géants, avec leurs nombreuses usines de production de par le monde, ont des besoins énormes en terme de quantité, auxquels il faut répondre.
Pour les niches par contre, cette notion de volume devient secondaire.

En Europe, les fabricants de systèmes d’automatisation sont responsables de la qualité du produit qui est fabriqué ; aux Etats-Unis, ce qui est important c’est la qualité de la ligne de production elle-même. Pour cela, les clients américains veulent voir fonctionner les machines à vide et que celles-ci soient installées dans leurs ateliers.
Par la suite, une certaine disponibilité est nécessaire afin d’assurer la supervision, répondre aux éventuelles questions...ce qui signifie entre autre disposer de moyens humains et matériels.

La présence des sociétés souhaitant exporter lors de salons américains liés à la robotique peut permettre par exemple de nouer des contacts avec des intégrateurs de systèmes d’automatisation.Les Postes d’Expansion Economiques sont là pour vous y aider.

Le monde des affaires y est beaucoup plus rude et les négociations se transforment souvent en longues batailles juridiques. Il faut y être préparé, connaître leurs techniques de ventes et leurs méthodes de communications. Il ne faut pas hésiter à recourir à des conseillers juridiques et techniques.


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Dernière mise à jour : 21/01/98