La ressource éphémère No 20
Ressource No 20 : Charles Baudelaire par Théophile Gautier ; test : les logiciels de conjugaison ; échecs : le passage à Paris de Paul Morphy en 1858, etc...

Après avoir revu soigneusement le texte des Épaves de Charles Baudelaire lors de sa transcription en HTML, j'ai souhaité vous proposer une version en ligne de la longue préface qu'écrivit Théophile Gautier pour l'édition de 1868 des OEuvres complètes de Baudelaire chez Michel Lévy : édité pendant une cinquantaine d'années (jusqu'à ce que Baudelaire tombe dans le domaine public, en 1917), ce texte attachant, un des meilleurs travaux biographiques du « Poëte impeccable » (avec ses notices sur Nerval et Balzac), est aujourd'hui oublié. Je vous le livre dans une édition Calmann-Lévy un peu tardive mais en tout point conforme à l'originale de 1868, sans notes complémentaires (il mériterait pourtant d'être annoté), afin de vous permettre de découvrir Baudelaire de la même façon que le firent deux générations de lecteurs (je vous fais grâce du "beau portrait gravé sur acier" de Baudelaire).

Je donne deux versions de cette notice de Théophile Gautier intitulée "Charles Baudelaire" :

- en texte ISO-8859-1 dans un ZIP de 59359 octets.

- en HTML (trois fois plus "lourd").

Je tiens à signaler à ceux qui utilisent Windows une version électronique des Fleurs du Mal (gratuite pour le moment) vraiment fascinante mise à disposition par les Editions du Moulin Veste.

Elle permet d'aborder l'oeuvre... ...par l'édition de votre choix. Certes c'est un jeu d'indexations (l'orthographe est contemporaine et il n'y a pas de variantes), mais comme c'est agréable d'ouvrir à volonté, d'un clic de souris, l'édition de 1857 des Fleurs du Mal, ou celle de 1868, ou encore les Épaves !



La rubrique culinaire du jour vous propose une recette recueillie par Charles Monselet, l'un des plus fins gourmets du siècle dernier.

Les diables en camisole nécessitent toutefois une agileté certaine qui met l'ingrédient de base hors de ma portée (je me repens d'avoir séché les cours de gym) : je n'ai pas testé ces diables là.


En fait de tests, je me suis intéressé aux logiciels de conjugaison des verbes français et vous propose un comparatif de quelques sharewares et produits commerciaux.


Le Louisianais Paul Morphy était très certainement en 1858 le meilleur joueur d'échecs du continent nord-américain. Il voulut se mesurer aux maîtres européens et fit à cette fin un voyage sur le vieux continent. Après un passage à Londres, il vint à Paris où il battit Anderssen et affronta en tournoi Daniel Harrwitz. Le Monde Illustré ouvrit alors ses pages à Harrwitz en lui demandant d'y tenir une chronique (Morphy tenait aussi chronique aux Etats-Unis) consacrée aux échecs. Harrwitz commença par y présenter le premier jeu contre Morphy, qu'il avait gagné (les autres lui furent moins favorables). Les bases de données consacrées à Morphy et à Harrwitz retranscrivent imparfaitement cette partie (en tout cas pas comme nous la donne Harrwitz). Vous pouvez aujourd'hui la redécouvrir, dans la notation française d'alors (celle du célèbre café de la Régence) avec l'analyse et les commentaires de Daniel Harrwitz lui-même :

D. Harrwitz contre P. Morphy, Paris, 7 septembre 1858.

Pour revoir une partie au format PGN il vous faut un logiciel dédié. Si vous n'en possédez pas, je vous conseille de télécharger un programme tel qu'Arasan. Il n'a pas de fonction "base de données," mais Arasan permet de visualiser un PGN et joue de plus un jeu de très haut niveau.

De Charles-Frédéric-Guillaume, duc de Brunswick, l'Histoire n'a guère retenu que la vie scandaleuse qu'il mena en exil après avoir été chassé par ses sujets qui le détestaient en 1830. Cet exil à Londres et à Paris permit à ce bon joueur d'échecs de rencontrer les plus grands maîtres de son époque.


Le problème ci-dessus (Les blancs font mat en 2 coups) est extrait d'un match qui a une (petite) histoire : reconnaissant Morphy qui assistait comme eux à l'Opéra de Paris à une représentation du Barbier de Séville, le duc de Brunswick et le comte Isouard lui proposèrent une partie d'échecs pendant un entracte. Il faut croire que l'oeuvre de Rossini inspira Paul Morphy : cette miniature est un modèle toujours étudié.


Vous pouvez télécharger la partie en PGN : MIB.PGN



Une poésie de saison pour clore ce numéro : l'Automne de Provence d'un certain Demore, publiée dans le Journal des Débats du Ier vendémiaire an XII.

J'ai quelque scrupule à placer ce texte à proximité de Baudelaire... Mais, après réflexion tout n'est pas si mauvais que cela dans l'Automne de Provence, surtout si l'on ne considère que ce qui s'y mange :-)

A+

Le numéro précédent est toujours là (et à coup sûr quelques autres) : Ressource éphémère No 19.

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Vous n'avez pas trouvé la solution du problème d'échecs ? La clé : Dame B3-B8+