giacomo puccini

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Giacomo PUCCINI

1858 - 1924

 

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Né à Lucques (Toscane) d'une famille qui y était fixée depuis des siècles, il était le second à recevoir le nom de Jacques et le cinquième musicien de la lignée. Il était encore très jeune, quand son père mourut, laissant sept orphelins. Dès lors, il n'y eut plus d'argent pour des études musicales régulières et ce fut aux leçons de piano d'un curé, que Puccini dut sa formation musicale. Il ne se sentit toutefois la vocation de musicien, qu’après avoir entendu, à Pise, l’Aida de Verdi. Sa mère connaissait une dame de la Cour et par son entremise, le jeune homme, qui avait déjà vingt ans, obtint un subside de la reine. Avec un frère et un cousin, il vécut de cent lires par mois : il connaissait donc les aventures des artistes de la Bohème pour les avoir vécues personnellement. Par la suite, il étudia au Conservatoire de Milan, où il suivit entre autres le cours de Ponchielli.

Ses premiers opéras, Le Villi (1883) et Edgar (1889) connurent un grand succès à Milan. Il ne fut pas durable, sans doute, mais il le débarrassa de ses soucis financiers et lui permit de continuer ses études. L’opéra Manon Lescaut (1893), d'après le roman de Prévost, se maintint au répertoire, où il figure toujours. Il lui rapporta suffisamment pour lui permettre d'acheter un terrain aux environs de Lucques, où il construisit, d'abord une maison très simple et plus tard, une grande villa : il lui fallait le calme champêtre et les émotions fébriles de la chasse. C’est pourquoi, il refusa plusieurs charges importantes. La Bohème (1896), d'après le roman de Henri Murger, et la Tosca (1900), d'après la pièce de Sardou, lui valurent une célébrité mondiale et une large aisance.

Un jour cependant il se plaignit à un ami en ces termes : "Hélas! Ma vie est bien dure, quoiqu'ils soient nombreux, ceux qui me croient heureux. " La seule explication sera sans doute son âme mélancolique et hypersensible, car, durant de très longues années, il put jouir très largement de l'aisance, de la célébrité et de l’amour. Il souffrit cruellement, lorsque la première de Madame Butterfly fut, et encore à la Scala de Milan, huée par une partie du public (1904). Or, au même moment il souffrait encore des suites d'un accident d'auto, dont il avait été la victime pendant qu'il travaillait à cet opéra. Il l'avait terminé d'ailleurs, avant même d'être complètement rétabli, gêné dans ses mouvements et malgré les souffrances les plus atroces, artiste gâté par la fortune, faisant preuve de mâle énergie. On a cru pouvoir expliquer l'échec de Butterfly par la longueur du second acte ; plus tard, Puccini l'a scindé : mais ne fallait-il pas plutôt attribuer l'échec de cet opéra à son style qui, influencé par celui de Debussy, devait paraître particulièrement moderne à l'Italie de ce temps ?

A New York, Puccini eut l'idée malencontreuse de mettre en musique le drame inspiré par le Wild-West : La Fanciulla del West (1910). Ce fut un succès au Metropolitan Opera de New York,Toscanini dirigeait et Caruso chantait ! Mais l'Europe n'aimait guère ces flots de sang. Durant de longues années, Puccini chercha un livret qui lui convînt. En 1914, on lui fit l'offre alléchante de composer pour une scène de Vienne, aux honoraires provisoires de quatre cent mille couronnes, une opérette inédite : La Rondine (L'Hirondelle). La guerre éclata pendant qu'il y travaillait ; Puccini voulait faire honneur à ses engagements, mais fut accusé de germanophilie par ses compatriotes. Son éditeur fit en sorte que le contrat fut rompu. Cette oeuvre si fine, mais inconnue chez nous, eut sa première à Monte Carlo (1917). En cette année, Puccini se vit contraint d'abandonner sa belle villa Torre del Lago, près de Lucques ; les fabriques qu'on avait bâties à proximité l'empêchaient de travailler ; il fit construire une maison de campagne à Viareggio. Il y composa trois opéras en un acte, dont Gianni Schicci occupe dans l'oeuvre de Puccini la place que Falstaff occupe dans celle de Verdi. En 1919, il commença la composition de son dernier opéra : Turandot, d'après une pièce de Gozzi ; plus d'une fois il eut le pressentiment, qu'il n'achèverait pas cette oeuvre. En effet, il ne pu achever le duo final, Franco Alfano le fit à sa place, car un cancer de la gorge lui rendit le travail très difficile d'abord, puis impossible. Mortellement malade, il subit à Bruxelles une opération, qui précipita la fin.

cd.gif (1058 octets)   Gianni Schicci : O mio babbino caro

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