don carlo

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Don Carlo

Opéra en 5 actes
Livret de Joseph Méry et Camille du Locle
d'après "Don Carlos" de Friedrich Schiller
Créé le 11 mars 1867 à l'Opéra - Paris

 

Giuseppe VERDI

 

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Acte 1
Dans la forêt de Fontainebleau en 1559
Tandis que se négocie entre la France et l'Espagne la paix du Cateau-Cambrésis. On sait déjà qu'aux termes de ce traité. L'Infant Carlos d'Espagne épousera Elisabeth de Valois, fille du roi de France Henri Il. Don Carlos, venu incognito à Fontainebleau pour rencontrer sa fiancée, guette la chasse royale à laquelle elle participe. La voici justement, plus belle qu'il n'osait l'espérer, accompagnée de son page Thibault. Elle s'est égarée. Le jeune homme l'aborde sous prétexte de l'aider à retrouver son chemin et la conversation s'engage. Elisabeth lui confie son inquiétude d'avoir à épouser un homme qu'elle n'a jamais vu. Carlos lui montre alors une miniature représentant l'Infant d'Espagne, et elle reconnaît son interlocuteur. Les jeunes gens sont tout à la joie de leur amour naissant quand survient le comte de Lerma, ambassadeur d'Espagne, qui salue Elisabeth du titre de reine. En effet, le roi d'Espagne Philippe II qui est veuf, a décidé d'épouser lui-même la fille du roi de France. Les assistants applaudissent les amants se désolent.

Acte 2
Le cloître du monastère de Yuste en Estrémadure
C'est là que Charles Quint, père du roi régnant, s'était retiré après son abdication. De moines sont en prières non loin du tombeau de l'Empereur. Carlos, qui vient chercher en ces lieux, un apaisement à son chagrin, croit reconnaître la voix de Charles Quint en celle d'un moine qui est resté à l'écart après le départ des autres. L'arrivée de son ami Rodrigue, marquis de Posa, l'arrache à sa méditation. Revenant des Pays-Bas, où il a été témoin des excès de l'occupation espagnole, adjure l'Infant d'user de son influence en faveur des Flamands. Carlos, de son côté, lui confesse son amour pour la Reine. Les deux hommes on serment d'unir leurs efforts.
Les jardins du monastère
Les dames de la Cour devisent gaiement. La belle et intrigante princesse Eboli chante une chanson mauresque. Comme la Reine, se joint à la gracieuse assemblée, Posa lui glisse un billet de Carlos et, pour lui permettre de le lire détourne l'attention d'Eboli en lui tenant des propos frivoles. Puis il supplie la Reine d'accorder une entrevue au Prince. Celui-ci paraît et s'enflamme, au point qu'Elisabeth doit lui rappelé qu'elle est maintenant sa mère. Carlos, désespéré quitte la place. On annonce le Roi qui, trouvant la Reine seule en dépit de l'étiquette, chasse la dame d'atours qui aurait dû lui tenir compagnie, Elisabeth, avant de sortir avec toute la Cour. s'efforce de consoler l'exilée. Philippe retient Posa qui plaide courageusement la cause des Flamands. Sensible à la franchise du marquis, le roi se laisse aller à des confidences, soupçonnant une intrigue entre son fils et sa femme, il demande à Posa ne pas les perdre de vue, et lui conseille de se méfier du Grand Inquisiteur.

Acte 3
Les jardins du palais royal au clair de lune
Carlos lit une lettre qui lui donne rendez-vous à minuit. Il se précipite vers une jeune femme masquée qu'il croit être la Reine. C'est Eboli, et c'est elle qui a écrit le billet ; la déception de Carlos ne lui échappe pas, et elle jure de se venger. Malgré les efforts de Posa, elle part furieuse, menaçante, et Posa conseille à l'Infant de lui remettre les papiers compromettants qu'il pourrait avoir en sa possession.
Sur la place de Notre-Dame d'Atocha
Philippe Il couronne en tête, la Reine, la noblesse, le clergé et un grand concours de populace vont assister à une brûlerie massive d'hérétiques. Une délégation de députés flamands, présentée par don Carlos en personne, a le Mauvais goût d'interrompre le défilé en adressant au Roi une respectueuse supplique. Le Roi, bien entendu, fait arrêter ces trouble-fête. Carlos indigné tire l'épée contre son père, ce qui lui vaut de se faire appréhender lui-même par son ami Posa, aussitôt nommé duc par le souverain reconnaissant. Le cortège repart. Et tandis que monte la flamme des bûchers, une voix descend du ciel à la rencontre de l'âme des victimes.

Acte 4
A Madrid, dans le cabinet de travail de Philippe Il
Philippe Il se livre à d'amères réflexions ; sa jeune femme ne l'a jamais aimé et son fils le trahit. Il reçoit ensuite le Grand Inquisiteur, un nonagénaire aveugle, à qui il expose son cas de conscience : a-t-il le droit de sacrifier son propre fils à des intérêts supérieurs. Le religieux répond que Dieu lui-même l'a fait, et exige que Posa, l'âme damnée du prince, soit livré à l'Inquisition. Le Roi refuse, puis cède à la menace. Le sinistre vieillard parti, Elisabeth le remplace aussitôt pour demander justice. On lui a volé son coffret à bijoux ! Ce coffret, c'est Philippe qui l'a. Il en fait sauter la serrure en présence de la plaignante et y trouve un portrait de Carlos, qu'il brandit comme une preuve d'adultère incestueux. La malheureuse s'évanouit et le Roi appelle à l'aide. Posa et Eboli accourent. Le premier s'efforce d'apaiser Philippe et la seconde, restée seule avec la Reine, exprime des remords un peu tardifs : c'est elle qui l'a dénoncée, par jalousie, car elle aime Carlos et a été la maîtresse de son père. Elisabeth ne pardonne qu'à demi et donne à l'intrigante le choix entre le couvent et l'exil. Eboli maudit le "don fatal ", sa beauté qu'elle rend responsable de ses turpitudes, et se promet de sauver don Carlos dans les vingt-quatre heures qui lui ont été accordées pour quitter Madrid.
Dans la prison de l'Infant
L'Infant auquel Posa vient rendre une visite d'adieu, car le favori du Roi ne se fait pas d'illusions : les documents compromettants ont été trouvés en sa possession et il se sait condamné par l'inquisition. (On voit d'ailleurs, pendant sa conversation avec Carlos, un arquebusier qui prend position derrière les grilles et le couche en joue.) Posa recommande à son ami de se consacrer à la libération de la Flandre, et tombe mortellement frappé. Avant d'expirer dans ses bras, il a le temps de le mettre au courant du rendez-vous que la Reine lui donne pour le lendemain matin, dans le cloître du couvent de Yuste. Le Roi se présente alors pour rendre à don Carlos son épée, mais le prince, horrifié, le repousse. Cependant, l'émeute gronde aux portes de la prison. Une foule menaçante réclame l'héritier du trône. L'intervention du Grand Inquisiteur met fin au tumulte, et tous se jettent à genoux.

Acte 5
Le cloître du monastère de Yuste (Estrémadure)
Elisabeth, arrivée la première au rendez-vous, se recueille devant la sépulture de l'Empereur qui, lui, a trouvé la paix. Carlos la rejoint et lui fait ses adieux : il va partir pour les Flandres et, selon toute vraisemblance, ne la reverra plus. A ce moment surgissent le Roi, le Grand Inquisiteur et leur suite. Mais Charles Quint sort de sa tombe et soustrait son petit-fils à la justice des hommes.

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