i due foscari

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I Due Foscari

Opéra en 3 actes
Livret de Francesco Maria Piave
d'après "The Two Foscari" de Lord Byron
Créé le 3 novembre 1844 au Teatro Argentina - Rome

 

Giuseppe VERDI

 

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Acte 1
Une salle dans le palais des Doges à Venise. Le conseil des Dix et les membres de la Junte sont rassemblés. Une affaire importante doit être jugée, qui concerne un de membre de la famille du Doge. Loredano, principal ennemi de celui-ci, arrive avec son ami Barbarigo. L'un et l'autre apprennent que le Doge les a précédés dans la chambre du Conseil, apparemment calme et tranquille. Avant d'y pénétrer à leur tour tous les présents chantent les louanges de la justice vénitienne et de ses secrets. Extrait de la prison d'Etat, où il a subi la torture, Jacopo, le fils du Doge, reçoit l'ordre d'attendre le bon plaisir du Conseil. Il salue sa Venise natale dont l'exil l'a séparé pendant si longtemps. Un officiel lui dit qu'il peut compter sur un verdict de clémence. Mais Jacopo se récrie contre la haine dont il est la victime. Au palais Foscari ; Lucrezia (femme de Jacopo) décide de plaider la cause de son époux auprès du père de ce dernier. Ses suivantes tentent de la calmer. Elle prie le ciel de l'aider. Aussitôt après, Pisana vient lui apprendre que Jacopo a été condamné à une nouvelle période d'exil. Lucrezia donne libre cours à sa fureur. Nous sommes de nouveau dans une salle du palais des Doges. Les Sénateurs ont prononcé leur sentence. Certes Jacopo n'a pas parlé sous la torture mais une lettre qui a été interceptée, et qu'il avait écrite au Duc Sforza de Milan, est considérée comme la preuve de sa culpabilité. En conséquence, il sera renvoyé en Crète. Une fois de plus les Sénateurs mettent l'accent sur l'impartialité de la justice vénitienne. Dans ses appartements privés, le Doge médite amèrement sur l'autorité qu'il détient à la tête de l'état et malgré laquelle il est impuissant à protéger son fils contre la haine de ses accusateurs. Lucrezia supplie son beau-père de faire annuler la sentence qui frappe Jacopo. Le Doge répond que les lois de Venise le lui interdisent. Alors, demande Lucrezia, ne peut-il plaider la cause de son fils ? Voyant le doge en larmes, la jeune femme commence à espérer.

Acte 2
Dépérissant au fond de sa prison d'Etat Jacopo a, dans son délire, la vision de Carmagnola, fameux condottiere qui fut arrêté et exécute à Venise et dont le fantôme semble, maintenant, le menacer, Jacopo s'évanouit. Revenu à lui, il se retrouve dans les bras de Lucrezia venue lui annoncer la sentence du Conseil des Dix. L'un et l'autre considèrent qu'un exil solitaire est pire que la mort. Le son d'une barcarolle chantée sur la lagune leur rend courage. Entre le Doge, accueilli avec joie par sa famille, Jacopo se lamente sur son sort. Apparition soudaine, à la prison, de Loredano accompagné de ses gardes. Sans pitié Loredano se réjouit de la défaite des ses ennemis. Il apprend à Jacopo que celui-ci va devoir une nouvelle fois se présenter devant le Conseil pour entendre la condamnation prononcée contre lui. Immédiatement après, il sera conduit à bord d'un navire qui cinglera vers la Crète. Jacopo et Lucrezia s'opposent violemment à lui mais le Doge les exhorte au calme. Finalement, Jacopo est emmené sous escorte. Il est de nouveau dans la salle du Conseil, devant les Conseillers réunis sous la présidence du Doge. , pour entendre confirmation de la sentence. Jacopo en appelle à son pire mais ce dernier ne peut que lui conseiller de se résigner. A ce moment, arrive Lucrezia suivie par Pisana et par ses servantes, et menant par la main ses deux enfants - deux garçons - qu'elle fait mettre à genoux devant le Doge, Barbarigo se sent gagné par la pitié. Mais les autres Sénateurs se rangent du côté de l'implacable Loredano, lequel insiste pour que le départ du proscrit ait lieu dès que possible. Jacopo doit retourner en Crète et seul. A cette perspective, il sent que sa mort est proche.

Acte 3
La scène se passe maintenant sur la Piazetta où les gens s'agitent en un joyeux tumulte. Une régate doit de dérouler bientôt. Arrivée de Lorendano et Barbarigo, lesquels se livrent à des commentaires sur la gaieté insouciante de la foule. Lorendano donne des ordres pour que la course commence et l'on entend bientôt le peuple gratifiant d'une barcarolle le gondolier vainqueur. Mais tout à coup, on se disperse, apeuré ; car une galère d'Etat a été aperçu approchant avec le chef de la police à son bord. Le bateau accoste et Jacopo est amené du Palais des Doges. Avant d'embarquer, il fait tristement ses adieux à sa femme et ses enfants. Imposant sa présence, Lorendano triomphe de nouveau. Dans ses appartements privés, le vieux Foscari se dit que le dernier de ses fils lui a été enlevé. Arrivée à l'improviste de Barbarigo porteur d'une lettre écrite par un certain Erizzo, et dans laquelle celui-ci confesse avoir commis le crime imputé à Jacopo. Le vieillard remercie le ciel. Mais sa joie sera brève car Lucrezia survient, en larmes ; Jacopo est mort dès qu'il a eut mis le pied sur le bateau qui devait le mener en Crète. Sur ses persécuteurs, Lucrezia appelle la colère du Ciel. Puis se précipite en dehors de la scène. Le domestique du Doge introduit ensuite les membres du Conseil conduits par Lorendano et venus demander à Foscari d'abandonner sa charge en raison de son age et de son deuil récent. Pour le vieux Doge, c'est la disgrâce finale. Par deux fois, auparavant, il avait demander à abdiquer et, par deux fois, cela lui avait été refusé. Il a juré de mourir dans l'exercice de ses fonctions et, par conséquent, il restera fidèle à son serment. Malgré ses supplications, le Conseil demeure inflexible. Quand Lucrezia revient, c'est pour voir son beau-père dépouillé de sa couronne et de ses vêtements officiels. Tandis qu'elle le mène à l'extérieur, la grande cloche de Saint-Marc commence à sonner pour Malipiero, le successeur du Doge déchu. Entendant cela Foscari meurt, comme son fils, d'un coup au coeur, Lorendano prend alors son carnet et, à coté du nom des Foscari, écrit : "Payé".

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