COMMUNIQUE
de PRESSE du 27 Aout 2001
Mme
et Mme Trahais, éleveurs en Mayenne, apprennent en Mars
dernier qu'un animal de leur troupeau, constitué de 20
vaches laitières, est atteint par l'ESB. La procédure
habituelle est inexorablement mise en uvre avec toutefois
l'espoir (aujourd'hui déçu) d'échapper
à l'abattage total du troupeau, cependant une estimation
de la valeur du troupeau est engagée.
L'élevage
étant inscrit au contrôle cela rend plus facile
l'opération: la moyenne de production de lait est officiellement
mesurée à 8200 Kg de lait par vache et par an
pour un TB de 47 et un TP de 34, la première expertise
estime à 11000 fr. la valeur de chaque animal. Ce chiffre
sera confirmé par une contre expertise. Détail
important les animaux sont issus d'IA du CIA de la Crespelle,
notons également que les résultats affichés
par cet élevage sont parmi les meilleurs du secteur.
Le 20 juilllet
dernier, un courrier de la DSV 53 informe le couple d'éleveur
que le troupeau sera abattu le week-end du 05 Août, au
passage, il leur est notifié que les estimations seront
revues à la baisse compte tenu de l'absence de filiations
et d'index. Ces documents et chiffres sont complètement
accessoires et ne préjugent en rien de la valeur d'un
animal: l'estimation est prévue pour subvenir au remplacement
de l'outil de travail donc de reconstruire un troupeau de valeur
identique.
Mais au téléphone et après insistance on
informe M et Mme Trahais qu'effectivement l'estimation initiale
serait revue à la baisse soit moins 42%.
Voici pour les faits.
Face à
cette situation particulièrement scandaleuse et devant
la détresse de ces éleveurs qui visiblement ne
gêne pas les responsables administratifs, notre association
ne peut que faire preuve de solidarité et de leur apporter
un soutien inconditionnel. En effet si rien ne peut réparer
le fort préjudice moral que subi un éleveur dans
ce genre de situation, lui appliquer de surcroît cette
sanction est ignoble: veux t-on aussi abattre l'éleveur?
Tout sera
mis en uvre pour rétablir la normalité:
Nous exigeons de l'administration qu'elle ne prenne en compte
que les estimations qu'elle a elle même déjà
validée sans autres considérations plus "politicienne".
Ces éleveurs n'ont pas à être lésés
pour avoir fait appel à l'IA libre qui ,du reste, leur
apportait satisfaction: l'officialisation des animaux ne peut
leur être reprochée dans la mesure où elle
est refusée par cette même administration, c'est
d'ailleurs l'objet du combat de notre association!
Le ministre
de l'Agriculture, les responsables syndicaux et politiques vont
être alertés sur ce dossier. L'abattage des
animaux n'aura pas lieu tant que cette injustice demeurera,
une fois de plus la solidarité du monde paysan va s'exercer
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COMMUNIQUE de PRESSE du 7 Mars 2001
Elevage
: insémination artificielle bovine
Nouvelles
décisions de justice :
Au TGI de Lons le Saunier dans un jugement du 31 janvier, les
Docteurs Bacq et Buffet ont été relaxés
du chef " dinsémination avec des semences
non agréées ", la Coopérative Jura
Bétail a été déboutée de
sa demande de préjudice.
Cependant, le
tribunal les déclarent coupables pour " insémination
sans licences "
Ce dernier point vient dêtre
contredit par une autre décision du TA de Besançon
suite aux requêtes des mêmes Docteurs Bacq et Buffet.
En effet ces derniers avaient demandé la signature dune
convention avec la Coopérative Jura Bétail, conformément
aux dispositions de larrêté du 21 novembre
1991, en vain.
La décision
du président de cette Coopérative de fixer des
préalables à la signature de cette convention
et à la délivrance de lautorisation a été
annulée par un jugement du 01 février. Selon le
tribunal administratif de Besançon " le président
de Jura Bétail a outrepassé ses pouvoirs "
Jura Bétail et létat sont condamnés
au versement de 5000frs chacun aux requérants.
En revenant du Simagena:
Comme annoncé
dans notre précédent communiqué, deux associations
membres de l'AniaL étaient présentes au Simagena,
les visiteurs nont pas été indifférents
aux présentations de ces deux associations : lattirance
et la satisfaction des éleveurs pour les produits de
lIA libre nest pas une vue de lesprit, les
visiteurs lont eux-mêmes constaté
Une fausse note
toutefois : il nous faut dénoncer la SCANDALEUSE
attitude d'une coopérative du Jura qui a protesté
auprès du ministère de l'Agriculture contre la
présence de l'IA libre dans ce salon privé. Déjà
il y a quatre ans déjà, L'UNCEIA avait protesté
de la même manière. Revanche de mauvais goût
(cf affaires ci dessus !) et curieuse notion de la démocratie
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Communiqué de presse du 15 décembre 2000
Les derniers soubresauts:
Socle historique de l'IA libre en France, le CIA de la Crespelle fait l'objet d'une attaque sans précédent de la part de l'UNCEIA. Cette fois c'est la coopérative de Mayenne qui a été mandatée pour réclamer l'application d'un jugement vieux de 10 ans (*), tout récemment les taureaux du CIA la Crespelle ont été saisis…
Cet épisode rocambolesque et anachronique n'est qu'une ultime manœuvre désespérée. L'arrêt de Pau, en mars dernier, a bouleversé les données: Désormais rien ne pourra arrêter le processus que notre association a contribué à mettre en marche. Ceci étant, les éleveurs que nous représentons ne resteront pas sans réagir, ne serait-ce que par solidarité.
Afin de faire le tour complet de ce dossier, de lancer une initiative "forte", nous organisons une conférence de presse le:
Jeudi 21 décembre à 14h à la mairie de Laval.
A la vieille des élections aux chambres d'agriculture, nous avons aussi demandé aux syndicats agricoles de venir présenter leur position sur le sujet.
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Dernière Minute: la réunion aura finalement lieu à l'office du tourisme à proximité de la mairie.
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Une délégation d'éleveurs
ainsi que les responsables des associations membres de l'AniaL*
ont été reçus par un conseiller de Monsieur le Ministre de l'agriculture
le 25 Mai dernier à Tarbes.
Le représentant
du ministre a demandé à
ses interlocuteurs de formuler des propositions concrètes concernant
leurs souhaits en matière de sélection génétique étant entendu que
le problème de la mise en place des semences ne se pose plus.
Une nouvelle rencontre
aura lieu dans les semaines à venir.
Cette ouverture
du ministère et la mise en place d'un dialogue constructif répond
à notre attente et laisse présager d'une véritable évolution, très
attendue, dans ce secteur de l'élevage.
*AGP et Semagri relaxées à l'issus de l'arrêt de Pau voire nos
précédentes communications
Nous
vous invitons pour un point complet sur ce dossier lors de
notre prochaine assemblée générale qui aura lieu: le 15
Juin à Paris** à 10h30.
En marge de l'assemblée à 14H30 débat: "Concurrence
et progrès génétique peuvent-ils faire bon ménage".
Animé par M. Jean-Luc Demas, rédacteur en chef de Typex magazine,
avec la participation de plusieurs éleveurs sélectionneurs.
Monsieur le président de l'UNCEIA ainsi que les représentants
des syndicats agricoles ont été invités à se joindre à ce
débat que nous souhaitons ouvert, constructif et non polémique.
**locaux de l'association "la Sève" au 74 rue de la Fontaine
Paris 14ième métro Jasmin". Possibilité de déjeuner sur place,
inscription au siège de l'AniaL.
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La
condamnation du monopole en insémination est définitive !
N'en déplaise
à M. Devillers (conseil juridique de l'UNCEIA), l'arrêt de Pau*
ne sera pas remis en question par la cour de cassation: l'arrêt
de la cour d'appel de Pau est aujourd'hui définitif. Le parquet
général et les prévenus n'ayant pas formé de pourvoi devant la
cour de cassation.
L'article 568 du code de procédure
pénale prévoit que le ministère public et les parties ont cinq
jours francs pour se pourvoir, dans ce délai aucun pourvoi n'a
été formé au pénal. Les Coopératives, parties civiles, ont formé
un pourvoi mais il ne peut en aucune manière concerner les condamnations
pénales ou les relaxes. En effet les parties civiles peuvent se
pourvoir seulement contre les dispositions de la décision qui
font grief à leurs intérêts civils. (CRIM 2 juin 1980).
La jurisprudence connaît donc
effectivement une évolution puisque " cet arrêt constitue une
négation pure et simple de l'exclusivité de zone " selon M. Devillers,
qui remet aussi en cause la compétence des juges : ils vont apprécier…
Lors de notre conférence de presse du 05 avril, nous avons largement
commenté cet arrêt qui plaide pour une modification de la loi
. Reste le problème de l'agrément des semences, y compris celles
agrées CEE : Bruxelles CEE devrait rapidement statuer sur cette
anomalie, il est donc évident que les choses ne peuvent rester
en l'état : la réglementation doit être cohérente !
Les juges ont accordés un
préjudice civil, 1.5 million de francs alors que les coopératives
en réclamaient 40 : ce préjudice correspond " à la perte d'une
chance d'obtenir une clientèle potentielle "**, concernant le
délit publicité mensongère il s'agit d'un fait anodin purement
accessoire résultant d'une confusion . Le délit de tromperie n'a
pas été retenu.
A aucun moment la cour ne
conteste la qualité génétique et sanitaire des produits proposés
par les associations, la notion de semences non agréées est donc
a replacer dans un contexte purement administratif : l'avis de
très nombreux éleveurs consultés par la gendarmerie n'y est sûrement
pas étranger.
La conclusion de cet arrêt
est sans ambiguïté, les coopératives " succombent pour l'essentiel
dans leurs prétentions ". La constatation de l'abus de position
dominante est bien ici le point le plus important :
" Attendu surtout que contrairement à ce qui doit être retenu
pour l'agrément des centres de mise en place des semences, aucune
exigence impérieuse tirée de l'intérêt général n'est susceptible
de justifier les autorisations devant être délivrées par les chefs
de centre lorsque par ailleurs, les compétences du demandeur sont
établies, et ce, d'autant que le principe de la libre concurrence
demeure une donnée fondamentale du traité de Rome ;
Qu'il s'ensuit que ces autorisations ou différemment l'interdiction
d'exercer sans ces dernières ne peut s'analyser que comme procédant
d'un abus de position dominante résultant non de l'exclusivité
de mise en place qui est conférée aux centres , mais du monopole
de fait qu'elles s'arrogent quant aux professionnels autorisés
à pratiquer l'insémination artificielle et quant à l'octroi d'une
zone géographique déterminée dans laquelle cette activité peut
seulement être pratiquées ;
Que cet abus de position dominante, contraire aux dispositions
de l'article 86 du Traité de la CEE s'avère ôter aux faits leur
caractère délictuel… "**
Sans tomber dans un triomphalisme
inutile, nous avons rappelé notre volonté de dialogue, nous venons
de relancer Monsieur le Ministre de l'Agriculture* afin qu'il
mette en place ces discussions dans les plus brefs délais. Ce
ne sont pas les propos excessifs d'un individu, qui ne font qu'entretenir
la passion, qui vont entamer notre volonté.
*Voir notre site internet Multimania.com /anial
** Intégralité sur le site internet d'ici quelques jours…
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