Le Carnaval
Le Carnaval à Marie-Galante et en
Guadeloupe est une vieille tradition qui remonte à
l'époque de la colonisation. En effet, les colons
Européens ont importé avec eux leurs coutumes
de Mardi-Gras que les autochtones ont aussitôt
adoptées, non sans les adapter et leur propre
marque.
Après l'abolition de l'esclavage la
coutume a perduré et est restée un
évènement incontournable et un temps fort de
fête sur cette île.
Le Carnaval commence à l'Epiphanie et
se termine le soir du Mercredi des Cendres. Pendant cette
période et dans de nombreuses communes se forment des
groupes carnavalesques dont certains sont
réputés et de toutes professions. Donc, les
fêtes de fin d'année à peine
enterrées, de Basse-Terre à
Pointe-à-Pitre en passant par Marie-Galante, tous les
week-end, des groupes carnavalesques défilent
à travers la ville pours'entrainer en vue du grand
jour et pour faire la quête, cachés
derrière des masques effrayants (masque à
congo, nègre gros sirop) et munis de fouets claquants
et menaçants, tout ceci n'étant bien
sùr que mise en scène. Pendant cette
même période ont aussi lieu des concours de
beauté, de musique, de chansons et des marathons de
danse.
Vient enfin la période carnavalesque
proprement dite, aboutissement de longs mois de
travail.
Dès le dimanche
précédant le Mercredi des Cendres, la foule
costumée envahit les rue à pied ou sur des
chars rivalisant d'originalité. C'est alors à
travers la ville un chatoiement de couleurs et un
défoulement général au son envoutant et
reine de ces journées.
Le jour de Mardi-Gras, on se lève
tôt pour défiler jusqu'à la nuit au
milieu de spectateurs venus de tous les coins de
l'île.
Le Mercredi des cendres est le dernier jour
de folie; diables et diablesses vêtus uniquement de
noir et blanc prennent possession des rues jusqu'à la
tombée de la nuit où sous les cris et les
lamentations de la foule nombreuse, les festivités
s'achèvent par l'incinération de "Vaval", le
Roi Carnaval.
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