I. "Oui c'est un vice que j'ai..."
Une saison en enfer et ses brouillons


Les brouillons

I. "Oui c'est un vice que j'ai..."



    Oui c'est un vice que j'ai, qui s'arrête et qui remarche avec moi, et ma poitrine ouverte, je verrais un horrible coeur infirme. Dans mon enfance, j'entends ses racines de souffrance jetée à mon flanc : aujourd'hui elle monte au ciel, elle est bien plus forte que moi, elle me bat, me traîne, me jette à terre.

    Donc, c'est dit, renier la joie, éviter le devoir, ne pas (...) au monde, et mes trahisons supérieures et mon (...), la dernière innocence, la dernière timidité.

    Allons. la marche ! le désert. le fardeau. les coups. le malheur. l'ennui. la colère. - l'enfer, la science et les délices de l'esprit etc. sans dispense.

    A quel démon me louer ? Quelle bête faut-il adorer ? dans quel sang faut-il marcher ? Quels cris faut-il pousser ? Quel mensonge faut-il soutenir ? Quelle sainte image faut-il attaquer quels coeurs faut-il briser ?

    Plutôt, éviter la main brutale (...) la stupide justice de la mort, j'entendrais les complaintes chantées aujourd'hui, sur les marchés (...) Point de popularité. la dure vie l'abrutissement pur, - et puis soulever d'un poing séché le couvercle du cercueil, s'asseoir et s'étouffer. Je ne vieillirai pas. Pas de vieillesse. Point de dangers, la terreur n'est pas française.

    Ah ! Je suis tellement délaissé, que j'offre à n'importe quelle divine image des élans vers la perfection : autre marché grotesque.

    O mon abrégation, ô ma charité inouïes De profundis, domine ! je suis bête ?

    Assez. Voici la punition ! Plus à parler d'innocence. En marche Oh ! les reins se déplantent, le coeur gronde, la poitrine brûle, la tête est battue, la nuit roule dans les yeux, au Soleil. Sais-je où, je vais. Où va-t-on à la bataille ?

    Ah ! mon ami ! ma sale jeunesse ! Va... va les autres avancent, remuent, les autels et les armes

    Oh ! oh. C'est la faiblesse, c'est la bêtise, moi !

    Allons, feu sur moi ou je me rends ! Qu'on me blesse, je me jette à plat ventre, foulé aux pieds des chevaux.

    Ah !

    Je m'y habituerai.

    Ah ça, je mènerais la vie française, et je suivrais le sentier de l'honneur.




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