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La cavalcade

Le chant des marais

Opium

Le chant des partisans

La petite piste

Eugénie

Adieux Bel-Abbes

Les commandos

Les cosaques

Les dragons de Noailles

Marie Dominique

La piémontaise

Fanchon

La Madelon

La Marseillaise

Oh douce France!

 

 

La cavalcade

 

Ecrit par le parachutiste Jean de Brem pour ses camarades d'Algérie, ce chant funèbre et magnifique reprend l'air de "Ich hatt einen kamaraden"

 

Un soir dans la fusillade, galopant à l'inconnu
Nous étions en cavalcade, tu étais mon camarade
Celui que j'aimais le plus (bis)

Un cavalier par bravade, des siens le plus résolu
Me porta son estocade, ce fut mon camarade
Ce fut toi qui la reçue (bis)

J'ai vengé l'estafilade, que ce coup t'avait valu
Mais très tard dans la nuit froide, j'ai pleuré mon camarade
Près de son corps étendu (bis)

Je suis ma route maussade, et je chevauche sans but
Au hasard d'une embuscade, j'ai perdu mon camarade
Je ne rirai jamais plus (bis)

Prince écoute ma ballade, et cet appel éperdu
Prie le Dieu des cavalcades, de placer mon camarade
A la droite de Jésus (bis)
Adieu Bel-Abbes

Adieux bel-abbes

"Longtemps basée à Sidi Bel Abbès, en Algérie, la Légion Etrangère a participé à toutes les campagnes lointaines de l'armée française, ainsi qu'aux deux guerres mondiales. Après l'indépendance de l'Algérie (1962), le 1er régiment étranger d'infanterie, la " maison mère ", s'est replié de Sidi Bel Abbès à Aubagne (Bouches-du-Rhône), où il est toujours implanté."

Adieu, adieu,
O Bel Abbes, lieu vénéré de nos aïeux
Nous garderons la tradition
Et combattrons pour la gloire du fanion

En marchant dans le soleil levant
Tête haute et les cheveux dans le vent
Légionnaire sois fier de ton bataillon
Le premier de la Légion

Et le jour vient
De commencer le grand périple de nos anciens
Arrière ennemis
Place au premier des régiments étrangers d'infanterie

 

Le chant des marais

Loin vers l'infini s'étendent de grands prés marécageux.
Et là-bas nul oiseau ne chante, sur les arbres secs et creux.
O terre de détresse, où nous devons sans cesse, piocher, piocher.

Dans ce camp morne et sauvage, entouré de murs de fer,
Il nous semble vivre en cage, au milieu d'un grand désert.
O terre de détresse, où nous devons sans cesse, piocher, piocher.

Bruits des pas et bruits des armes, sentinelles jours et nuits.
Et du sang, des cris, des larmes, la mort pour celui qui fuit.
O terre de détresse, où nous devons sans cesse, piocher, piocher.

Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira.
Liberté, liberté, chérie, je dirai "tu es à moi."
O terre enfin libre, où nous pourrons revivre, aimer, aimer.

 

Le chant des partisans

Musique d'Anna Marllys, paroles de Maurice Druon et Jospeh Kessel. Créé en 1943, ce chant est celui de la Résistance.

Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne?
Ohé ! Partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades !
Ohé ! Les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé ! Saboteur, attention à ton fardeau, dynamite !

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères !
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère !
Il est des pays où les gens aux creux des lits font des rêves!
Ici, nous vois-tu, nous on marche, nous on tue, nous on crève.

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait, quand il passe.
Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez compagnons dans la nuit la liberté vous écoute.

Les commandos

Ecrit en 1948 par le 11ème Choc sur un air oublié.

Les commandos partent pour l'aventure, l'soleil couchant les salue.
Chez l'ennemi la vie sera très dure, pour ceux qui pillent et qui tuent.

France, ô ma France très belle, pour toi je ferai bataille,
Je quitterai père et mère, sans espoir de les revoir jamais.
La la la la la la la......

En pagayant sur la mer toujours belle, ils songeront à leur vie.
Demain, peut être elle sera éternelle, ils tomberont dans l'oubli.

Loin du biffin qui toujours les envie, un Dakota les dépose.
Loin de la fille qui pour eux toujours prie, dans leur pépin ils reposent.

Si d'aventure la mort les refuse, ils reviendront vers le port.

Ils sabreront le champagne qui fuse, à la santé de leurs morts.

Les Cosaques

Nous aimons vivre au fond des bois,
Aller coucher sur la dure.
La forêt nous dit de ses mille voix
Lance-toi dans la grande aventure. (bis)

La la la la la la la la....

Nous aimons vivre sur nos chevaux,
Dans les plaines du Caucase.
Emportés par leur rapide galop
Nous allons plus vite que Pégase. (bis)

Nous aimons vivre auprès du feu
Et chanter sous les étoiles.
La nuit claire nous dit de ses mille feux
Sois gai lorsque le ciel est sans voile. (bis)

Les dragons de Noailles

 

Dédiée au Maréchal de Turenne, la musique de cette marche date de 1678.

Ils ont décoré Paris, les fiers dragons de Noailles.
Avec les drapeaux ennemis, ils ont décoré Paris.

Lon, lon, la, laissez-les passer, les français reprennent la Lorraine.
Lon, lon, la, laissez-les passer, ils ont eu du mal assez.

Ils ont traversé le Rhin, avec Monsieur de Turenne,
Au son des fifres et tambourins, ils ont traversé le Rhin.

Ils ont incendié Coblence, les fiers dragons de Noailles,
Et pillé le Palatinat, ils ont incendié Coblence.

Ils ont pris tous les chemins, d'Anjou, d'Artois et du Maine
Jamais ils n'ont peur de rien.
Lon, lon là laissez-les passer, ils ont eut du mal assez.

Eugénie

Avant son départ pour le Mexique, en 1863, la Légion a créé ce chant en l'honneur de l'impératrice Eugénie

 

Eugénie les larmes aux yeux, les larmes aux yeux,
Nous venons te dire adieu, te dire adieu.
Nous partons de bon matin, de bon matin
Par un ciel des plus sereins, des plus sereins.

Nous partons pour le Mexique,
Nous partons la voile au vent
Adieu donc belle Eugénie
Nous reviendrons dans un an.

Ca n'est pas commode du tout, commode du tout,
Que de penser à l'amour, 'enser à l'amour.
Surtout quand il fait grand vent, il fait grand vent.
Par dessus l'gaillard d'avant, l'gaillard avant.

 

Marie-Dominique

Le Lieutenant (H) Sureau, (12e RCH (aujourd'hui dissous)), nous précise que les paroles sont de Pierre Mac Orlan qui a été incorporé à la caserne Lourcines, et que les cagnas sont des abris de la guerre de 14.

 

 

J'étais un soldat de marine,
J'venais de m'engager pour 5 ans.
J'avais 20 ans, belle poitrine,
Comme dans l'refrain du régiment.
Dans les bistros près de Lourcine
Les anciens m'en faisaient tout un plat.
"Tu verras c'que c'est qu'l'Indochine,
Ecoute la chanson d'un soldat."

Marie, Marie-Dominique. Que foutais-tu à Saïgon ?
Ca ne pouvait rien faire de bon, Marie-Dominique.
Je n'étais qu'un cabot clairon, mais je me rappelle ton nom, Marie-Dominique.
Est-ce l'écho de tes prénoms, ou le triste appel du clairon, Marie-Dominique.

Je ne savais pas que la chance
Ne fréquentait point les cagnas
Et qu'en dehors de la cuistance
Tout le reste n'valait pas ça.
Tu m'as fait comprendre des choses
Avec tes p'tits airs insolents
Et je n'sais quelles apothéoses.
C'était le plus clair de mes tourments.

Ce fut Marie la tonkinoise
Qui voulut faire notre bonheur
En m'faisant passer sous la toise
Dans l'vieux Cholon ou bien ailleurs.
Tu étais rusée comme un homme,
Mais ton but je l'voyais pas bien
Avec ta morale à la gomme
Au cours de la piestra Nankin.

Tu m'as gâté mon paysage
Et l'avenir quand sur l'transport
Je feuilletai de belles images
Peintes comme des Bouddhas en or
Ou sont les buffles dans les rizières
Les sampans, l'arroyo boueux
Les congaïs leurs petites manières
Devant le pouvoir de tes yeux.

Oh ! Douce France.

Oh ! Douce France, mon beau pays,
Lieu de mon enfance,
Du bonheur, des chansons et des rires,
Ta souvenance berce ma dolence
D'un chant d'espérance.

Hélas sur cette terre
Où je suis exilé,
Mon âme est solitaire
Et mon coeur désolé.
J'attends chaque jour
Le moment du retour.

Ici ton cher visage
Eclaire nos destins.
Pour garder bon courage
On pense aux clairs matins
Qui chassaient toujours

La p'tite piste

 

 

Combien d'fois l'a-t-on parcourue, cette petite piste.
'Traversant la lande herbue, lorsque le jour se lève.
En écoutant le rythme, de la chanson intime

 

Oh ! oh ! oh ! porteurs
Et ascaris aïdo, aïdo aïe safari
Oh porteurs, et ascaris aïdo, aïdo aïe safari.

 

Et lorsqu'un jour nous partirons, pour le dernier voyage.
Chantez-nous cette chanson, comme un dernier hommage.
Et s'il ne pleure personne, que Dieu nous le pardonne.

La Piémontaise

Existant en plusieurs versions, tant en France qu'en Suisse, ce chant trouve certainement son origine dans une expédition du Piémont du début du XIXème siècle.
O que je suis donc à mon aise
Quand j'ai ma mie auprès de moi
De temps en temps je la regarde
Et je lui dis embrasse-moi. (2 derniers en bis)

Comment veux-tu que je t'embrasse
Quand on me dit du mal de toi
On dit que tu vas à la guerre
Dans le Piémont pour servir le Roi

Ceux qui t'ont dit ça ma belle
T'avons bien dit la vérité
Mon cheval est dans l'écurie
Sellé, bridé, prêt à monter.

Quand tu seras dans ces grandes guerres
Tu ne penseras plus à moi
Tu verras l'une, tu verras l'autre
Qui sont cent fois plus belles que moi.

O j'y ferai faire une image
A la ressemblance de toi
La porterai sur mon bras gauche
Cent fois par jour l'embrasserai.

Mais que diront tes camarades
De t'y voir embrasser c'portrait
Je leur dirai : c'est ma maîtresse
Ma bien-aimée du temps passé

Je l'ai aimée, je l'aime encore
Je l'aimerai tant qu'je vivrai
Je l'aimerai quand je serai mort.
Si c'est donné aux trépassés.

Alors, j'ai tant versé de larmes
Que trois moulins en ont tourné.
Petits ruisseaux, grandes rivières
Pendant trois jours ont débordé.

Fanchon

Inspirée par l'abbé de L'Attaignant (1757), ce fut une chanson très en vogue sous la Restauration.

1
Amis, il faut faire une pause
J'aperçois l'ombre d'un bouchon
Buvons à l'aimable Fanchon
Chantons pour elle quelque chose. R
Ah ! c'que son entretien est bon.
Qu'elle a de mérite et de gloire.
Elle aime à rire, elle aime à boire.
Elle aime à chanter comme nous (ter)

2
Fanchon, quoique bonne chrétienne,
Fut baptisée avec du vin,
Un bourguignon fut son parrain,
Une bretonne sa marraine.

3
Fanchon préfère la grillade
A d'autres mets plus délicats.
Son teint prend un nouvel éclat,
Quand on lui verse une rasade

4
Un jour le copain la Grenade
Lui mit la main dans son corset.
Ell' répondit par un soufflet
Sur le museau du camarade.
5
Si quelques fois elle est cruelle,
C'est quand on lui parle d'amour.
Mais moi je ne lui fais la cour
Que pour m'enivrer avec elle.

La Madelon

Ce chant a été créé par Monsieur Bach en avril 1914 (vraisemblablement le 23-04).
Il était interprété à l'origine par les tourlourous (comiques troupiers très répandus
durant la Première Guerre Mondiale). Bach est aussi le créateur (en 1913) d'un
personnage célèbre, le fameux Bidasse...

Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt,
Une maison, aux murs tout couverts de lierre,
« Aux tourlourous », c'est le nom du cabaret.
La servante est jeune et jolie,
Légère comme un papillon.
Comme son vin, son oeil pétille,
Nous l'appelons la Madelon.
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour,
Ce n'est que Madelon, mais pour nous c'est l'amour.

Quand Madelon vient nous servir à boire,
Sous la tonnelle, on frôle son jupon.
Et chacun lui raconte une histoire,
Une histoire à sa façon.
La Madelon pour nous n'est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton,
Elle rit c'est tout l 'mal qu 'elle sait faire.
Madelon, Madelon, Madelon !

Nous avons tous au pays une payse
Qui nous attend et que l'on épousera.
Mais elle est loin, bien trop loin pour qu'on lui dise,
Ce qu'on fera quand la classe rentrera.
En comptant les jours, on soupire,
Et quand le temps nous semble long,
Tout ce qu'on ne peut pas lui dire,
On va le dire à Madelon.
On l'embrass' dans les coins.
Elle dit: « Veux-tu finir... »
On s'figure que c'est l'autre, çà nous fait bien plaisir.

Un caporal au képi de fantaisie
S'en fut trouver Madelon un bon matin.
Et fou d'amour, lui dit qu'elle était jolie,
Et qu'il venait pour lui demander sa main.
La Madelon, pas bête en somme,
Lui répondit en souriant :
« Pourquoi épouserais-je un seul homme
Quand j'aime tout un régiment ? »
Tes amis vont venir, tu n'auras pas ma main,
J'en ai bien trop besoin pour leur servir du vin.

Opium

1
Dans le port de Saïgon
Il est une jonque chinoise
Mystérieuse et sournoise
Dont nul ne connaît le nom.

2
Et le soir dans l'entrepont,
Quand la nuit se fait complice,
Les européens se glissent,
Cherchant des coussins profonds.

Opium, poison de rêve,
Fumée, qui monte au ciel
C'est toi qui nous élève
Aux paradis artificiels.
Je vois le doux visage,
les yeux de mon aimée.
Parfois, j'ai son image
Dans un nuage de fumée.


3
Et le soir au port falot,
Les lanternes qui se voilent,
Semblent de petites étoiles
Qui scintillent tour à tour.

4
Et parfois dans leur extase,
Au gré de la fumée grise,
Le fumeur se représente
Ses plus beaux rêves d'amour.
5
Puisqu'on dit que le bonheur,
N'existe pas sur la Terre,
Puisse l'aile de nos chimères
Un jour nous porter ailleurs.

6
Au paradis enchanteur
Plein de merveilleux mensonges,
Où dans l'ivresse de mes songes,
J'ai laissé prendre mon coeur.

La Marseillaise

Seuls les premiers, sixièmes et septièmes couplets sont ici reproduits
car ce sont les plus chantés. Cet hymne a été interprété pour la
première fois, à Strasbourg, le 25 avril 1792. Composé la veille par
le capitaine Claude Joseph Rouget de Lisle, il a porté différents titres :
Hymne de guerre dédié au Maréchal Luckner, Chant de Guerre de
l'Armée du Rhin, L'hymne des Marseillais puis la Marseillaise.

Il est désigné comme hymne national par la Constituion
du 4-10-1958 (article 2)

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (bis)
Entendez-vous dans les campagnes,
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans nos bras
Egorger nos fils, nos compagnes !

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons ! Marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs (bis)
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre !