![]() |
|
![]() |
Le Centre National de la Mer- NAUSICAA
|
Communiqués du 23 juin 2008 EXPO temporaire : En 2008, NAUSICAA, le Centre National de la Mer à Boulogne-sur-Mer, crée " Planète NAUSICAA ", un dispositif multimédia interactif d'information et d'éducation sur la mer et le développement durable. Ce nouveau NAUSICAA prévoit la création d'une exposition temporaire dans la première partie du parcours de visite renouvelée tous les deux ans : autant de zooms sur certaines régions maritimes du monde à la découverte d'une mer, d'une côte, d'un archipel ou d'une île et des peuples qui y vivent. Premier rendez-vous le 28 juin 2008 avec l'Exposition-Reportage sur Madagascar et le canal de Mozambique. Sur
la piste du coelacanthe Les eaux riches en vie du canal du Mozambique abritent une faune très diversifiée et quelques créatures mystérieuses comme le clacanthe, ce poisson qui a traversé les âges. Véritable fossile vivant, c'est un témoin de l'histoire de la vie sur notre planète. En observant ce " rescapé de l'évolution ", on s'interroge sur la faculté d'adaptation des espèces vivantes aux bouleversements écologiques que vit la Terre aujourd'hui. Le canal de Mozambique, passage le long du continent Est africain est une région parsemée d'îles d'origine géologique variée. Les îles Eparses sont des îlots coralliens déclarés réserves intégrales. Tortues, oiseaux, poissons et mammifères y foisonnent. La richesse des eaux de la région fait vivre les pêcheurs : thons, espadons, requins alimentent les marchés du monde entier et payent un lourd tribut à la pêche industrielle. Rencontre
sur les rives de l'estuaire du fleuve rouge, En approchant de la côte, nous apercevons les forêts de mangroves qui poussent sur le rivage. On y élève des crevettes. Car l'aquaculture permet de compléter la pêche, en contrôlant la production de ce crustacé si important pour l'économie malgache. En effet, des mesures drastiques ont été prises pour une meilleure gestion de la ressource : pas de pêche la nuit, pas de pêche pendant les trois mois de reproduction, conservation des prises accessoires à bord et distribution aux populations, plants de mangrove, etc. L'interview commence : Un responsable du groupement des pêcheurs et aquaculteurs de crevettes de Madagascar nous parle de la démarche originale du gouvernement malgache. " Des projets de gestion durable des pêcheries ont été mis en place à Madagascar pour préserver la ressource. L'attribution des licences a été réformée. Des équipements moins dangereux pour la faune marine ont été utilisés. L'aquaculture suit aussi des normes écologiques. Ces politiques doivent aider à préserver dans le long terme la crevette, source de richesses. Mais elles coûtent cher et la concurrence internationale est forte. Arriverons-nous à préserver nos ressources à long terme ? Aujourd'hui, des populations qui vivaient traditionnellement de la terre viennent pêcher dans les estuaires : pourtant les crevettes y sont trop petites et ne pourront grandir et alimenter les pêcheries du large. La production de la crevette, un temps baptisée " or rose " de Madagascar, est aujourd'hui menacée. Nous nous enfonçons dans l'estuaire du fleuve Betsiboka, les eaux sont rouges, chargées en sédiments qui partent au large où ils étouffent les coraux fragiles. Car l'eau du fleuve emporte avec elle les terres de l'île rouge, ravagée par l'érosion. Coupables : la déforestation pour laisser la place aux terres agricoles et les mauvaises pratiques agricoles. Les sols lessivés par la pluie deviennent infertiles. Les paysans gagnent les villes ou se tournent désormais vers la pêche. Mais cette pression qui s'accentue sur l'Océan pourrait mettre en péril les précieuses ressources marines. L'île-continent,
une réserve de vie exceptionnelle Nous
découvrons dans un enclos de terre rouge et sèche des
tortues et un boa, symboles de la diversité des reptiles de
Madagascar. Puis, nous pénétrons dans la pénombre
de la forêt et entrons dans une cabane. C'est ici que les scientifiques
viennent observer les secrets de la forêt malgache. Des cartes
et des illustrations naturalistes sont punaisées aux murs de
planches. Sur les tables, divers instruments utilisés par les
chercheurs et leurs cahiers ouverts, où nous pouvons lire quelques
notes : " la déforestation a provoqué la disparition
des 4/5èmes de la forêt - au rythme actuel, elle aura
totalement disparu d'ici 40 ans
mais la diversité biologique
exceptionnelle de Madagascar est aujourd'hui reconnue et de mieux
en mieux protégée. " Rencontre
sur les rivages du canal du Mozambique avec les pêcheurs Vezo, En
sortant de la cabane, nous descendons sur le rivage ensoleillé
du sud de Madagascar. Le pays des pêcheurs Vezo. Le pêcheur apparaît et l'interview commence : Nous les Vezo, on a toujours vécu de l'océan et on est les seuls dans le pays. On va dans le lagon à proximité des côtes et on capture le poisson au filet, à l'hameçon, à la senne de mer ou en apnée au harpon. Quand la marée est basse, les femmes pêchent à pied sur le récif. En hiver on embarque pour suivre les bancs de poissons en mer. On quitte le village et on campe sur la côte. Avant on ne pêchait que pour nous. Maintenant, on pêche plus et on vend le poisson, les poulpes, les holothuries et les langoustes à des camions qui passent au village pour l'acheter. Mais il y en a moins qu'avant Dans le canal de Mozambique, la mer est riche. De juin à octobre, les baleines à bosse viennent s'y reproduire et mettre bas. On y va parfois pour pêcher des requins, des thons ou des espadons. Mais il y a beaucoup de gros bateaux qui viennent pour capturer les requins. Les pêcheurs coupent les ailerons et jettent le reste du poisson à l'eau. Alors le requin va peut-être disparaître aussi. Je ne sais pas comment on va vivre bientôt. Grâce à des longues vues accrochées à des supports plantés dans le sable, nous pouvons voir au large les Vezo en pêche. Rencontre
avec le responsable d'un projet pilote d'aquaculture Nous
observons au large des piquets qui délimitent des parcs à
holothuries, ces animaux marins au corps en forme de boudin qui sont
élevés pour être vendus. Les holothuries sont
en effet surexploitées, or leur préservation est importante
pour l'équilibre écologique du récif (ils recyclent
la matière vivante). Afin de se substituer à cette cueillette
à outrance, des projets pilotes d'écloserie et d'élevage
ont été mis en place ici. D'autres actions ont été mises en place qui pourraient être reprises dans de nombreuses régions du monde. A Andavadoaka, petit village le long du magnifique récif qui longe la côte, les pêcheurs s'accordent pour ne pas pêcher sur certaines zones afin de permettre aux poulpes de se reproduire. A Tulear, les Vezo ont repris des activités d'exploitation du sel et s'organisent pour le commercialiser. Soutenus par des associations, des chantiers maritimes, dans lesquels on construit des embarcations traditionnelles Vezo, ont repris de l'activité. Ces navires sont utilisés pour le cabotage et la commercialisation de produits le long de la côte. Ainsi, à Madagascar et sur les rivages du canal du Mozambique, les hommes ont pris leur destin en main : pour lutter contre la pauvreté et assurer leur avenir, ils mettent en place des systèmes de gestion des ressources naturelles marines et côtières. Le développement durable des activités humaines est la garantie d'une meilleure qualité de vie pour tous les habitants de la région qui dépendent, comme partout dans le monde, de leur environnement pour survivre. |
Présentation :
Nouveau parcours, nouveaux décors Bien plus qu'une simple promenade à travers de longues enfilades d'aquariums, NAUSICAA propose aux visiteurs de plonger au coeur des océans pour découvrir la Mer sous toutes ses facettes et la vivre en direct. Des ambiances sonores aux jeux de lumières en passant par des aquariums aux formes uniques, tout a été pensé pour faire de la visite de NAUSICAA un grand spectacle : "l'extraordinaire rencontre de l'Homme et de la Mer".
Tout commence par une immersion totale
Le visiteur réalise à peine qu'à quelques mètres de l'entrée de l'exposition, il se retrouve déjà sous la surface de l'eau. La pénombre envahit le couloir et une musique cristalline émaillée de cris de baleine accompagne sa descente sous-marine.
Là, le visiteur se retrouve nez à nez avec des dizaines de méduses tournoyant dans un grand cylindre.
Après des explications sur leur cycle de reproduction, le visiteur traverse le grand mur du plancton, paroi animée par des jeux de lumière changeants.
Puis, il découvre la faune vivant dans les abysses près des sources chaudes. Il rencontre les espèces des mers tropicales et fait connaissance avec leurs habitudes de vie : vie en banc, mimétisme, et territorialité.
![]()
![]()
Plus loin, le visiteur arrive au "Diamant des Thons", un aquarium en forme de pyramide inversée contenant des dizaines de sérioles (sorte de thons). Ce bassin contient quelques 45 000 litres d'eau de mer suspendus.
Rapide tour du Monde des océans
En remontant vers l'aquarium des poissons plats, le visiteur, toujours plongé dans la pénombre, découvre les poissons et les invertébrés du littoral boulonnais dans le contexte des marées.
Puis, il se retrouve face à un aquarium contenant une épave de bateau où évoluent de nombreuses murènes.
![]()
![]()
Un peu plus loin, la faune et la flore de Méditerranée ont la vedette. Dans un décor de caverne sous-marine, le visiteur découvre le peuplement des espèces méditerranéennes.
Une vitrine jouxtant cet aquarium met l'accent sur les méfaits de la pollution sur les herbiers de posidonie, véritables jardins de vie.
Puis une vitrine mitoyenne montre un fond de mer froide anéanti par les rejets industriels et autres déchets en tout genre. A ses côtés, un aquarium illustre la vie dans les mers froides : peu d'espèces différentes mais nombreuses...
La mer à l'échelle planétaire, à bord d'un vaisseau
imaginaire
Empruntant une passerelle, le visiteur découvre, dans un diaphragme géant, un nouvel habitant de la Mer : l'Homme. Dans un couloir qui le mène au grand cylindre central de 25 mètres de diamètre, le visiteur suit l'histoire de la démographie et des technologies marines depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Il arrive alors au coeur du grand espace central consacré au rapport actuel Homme/Mer.
Tout autour de cette salle, le visiteur découvre dans des sortes de "déchirures houleuses" et de bulles évoquant la Mer, différents exemples d'exploitation des ressources marines par de multiples maquettes scénographiées : occupation du littoral aujourd'hui envahi par les villes et les ports, navigation, utilisation des ressources vivantes et minérales...
![]()
En 2002, le Centre National de la Mer emmène le visiteur à "5000 mètres sous les mers" dans un nouveau spectacle en relief, propose de goûter la Mer et ses saveurs au "Bistrot du Port", et de découvrir la Mer et ses ressources dans un nouvel espace : "La Mer Nourricière". NAUSICAA remplit ainsi toujours mieux sa mission de sensibilisation du public à une meilleure gestion de l'environnement marin et invite à vivre la Mer autrement. De la Mer Nourricière au Bistrot du Port…
Dès le printemps 2002, NAUSICAA, en association avec les Transformateurs des Produits de la Mer Boulonnais, inaugure un nouvel espace au niveau du chalutier, consacré à la pêche et à ses ressources : "La Mer Nourricière", afin de faire comprendre aux visiteurs l'importance d'une bonne gestion des ressources marines. Sur le quai face au chalutier, les visiteurs entreront au "Bistrot du Port", un bar sympathique et chaleureux, où ils pourront déguster les saveurs de la mer accompagnées d'un verre de vin blanc, tout en s'informant sur les qualités nutritives, les vertus des produits de la mer et leur consommation dans différentes régions du monde. Ces petits snacks à déguster sans modération ont été mis au point par les entreprises boulonnaises. Un peu plus loin, ils seront transportés tour à tour du quai de débarquement d'un chalutier aux chaînes de transformation et de commercialisation du poisson. Les visiteurs découvriront également le fonctionnement d'une ferme aquacole et les différentes zones de pêches dans le monde, avant de franchir la passerelle qui les emmènera sur le pont d'un chalutier.
Avant de poursuivre son voyage, le visiteur est invité à faire une pause au "Tropical Lagoon Village". Depuis la terrasse qui surplombe le lagon, le récif corallien et la pleine mer, le visiteur bénéficie d'un spectacle grandiose totalement dépaysant.
De voyageur de l'espace, le visiteur devient alors touriste et est ébloui par la beauté naturelle de ce milieu paradisiaque.
![]()
Nausicaã est situé à Boulogne-sur-Mer, près de la plage et à l'entrée du port. Difficile de ne pas trouver, le fléchage est omni-présent...
En voiture : A16 - Sortie n°2 Boulogne Nord - Nausicaã - Nausicaã est situé à 250 km de Paris, 220 km de Bruxelles et 160 km de Londres. Parking gratuit de 220 places.
- Consultez le plan d'accès
Par le train : gare SNCF à Boulogne-sur-Mer. Puis ligne d'autobus n°11, 17, 19, 20. Correspondance à l'arrêt "Place de France" avec l'autobus n°1.
Possibilité d'abonnement : PASS été ou PASS annuel.
Accessible à 90 % aux personnes handicapées.
Nausicaã - Centre National de la Mer - Boulevard Sainte Beuve - B.P. 189 - 62 203 Boulogne-sur-Mer Cedex
Tél : (33) 03 21 30 98 98 (renseignements téléphonés)
- (33) 03 21 30 99 89 (réservations groupes)
- (33) 03 21 30 99 99 (administration)
Fax : 03 21 30 93 94
Pour en savoir plus : Consultez le site internet de Nausicaã
Adresse e-Mail : info@nausicaa.fr
Découvrir un métier : Soigneur en aquarium : lire ici : http://www.nausicaa.fr/soigneur.htm
Des photos de Nausicaã par Ghislain et Xavier Dreuzy
Nausicaã présenté par le Comité régional de Tourisme du Nord-Pas de Calais

Accueil Nouveautés Aquarium du mois Vos impressions Liste des aquariums Liens