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On raconte que ce domaine du Fahs d’el Djazaïr appartenait au début du XIXe à l’amiral corsaire du dey d’Alger, Raïs Hamidou, dont la flotte atteignait jusqu’à cent bâtiments armés pour la course. Devenue en 1873 la propriété de la famille El Mansali, la Campagne des arcades, surnommée « la villa des pirates » par le célèbre auteur des « Feuillets d’El Djazaïr » (E. Klein), comprenait, sur une superficie de 12ha 38a et 30ca, des terres agricoles et deux palais de style mauresque. |
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Proposées au classement le 21 avril 1945, par le gouverneur général, les deux palais furent classés monuments historiques le 31 juillet 1945 et placés sous la protection de l’Etat. Les terres agricoles représentant une superficie de 10ha 71a et 7ca servirent au début des années 50, après expropriation des El Mansali, à l’édification de la cité de Diar el Mahçoul. Propriété de l’architecte Pouillon de 1955 à 1958, déclarée bien vacant en 1962, la propriété fut confiée au ministère du tourisme qui la mit à la disposition de Pouillon. Ce fut le début d’une série d’atteintes à l’intégrité de l’ensemble architectural: Construction d’une bâtisse moderne entre les deux palais, malgré un rapport défavorable d’André Ravéreau, architecte des monuments historiques (3 mars 1968). Entre 1986 et 1992, arrachage de carreaux de faïence. Dans ce qui était devenu en 1993 le siège de la daïra de Belouizdad et la résidence du chef de daïra, on construisit un bâtiment neuf dans le jardin. Après 1997, travaux de «rénovation » entrepris par le Gouvernorat du Grand Alger ; on corrigea certaines erreurs de Pouillon mais des interventions intempestives affectèrent gravement le cachet des monuments, malgré les protestations des architectes, d’ailleurs vite éloignées du chantier. La mutilation a été telle que même muni de plans illustrant les diverses phases de l’histoire de cette propriété, il est devenu difficile d’imaginer son ancienne splendeur.
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