Jeux
de Rôle
1. présentation



« C’est
par la forme d’un poète persan chevauchant licorne que j’ai choisi de vous
guider jusqu’aux royaumes imaginaires qui éclosent dans les champs de vos
rêves. Certains auraient sans doute préféré me voir en armure, portant lance et
pavois, prêt à occire les dragons. D’autres s’imaginaient rencontrer un sorcier
au regard profond en robe constellée de symboles ésotériques, à la psyché
brûlant d’un savoir propre à déchaîner l’enfer sur les hordes gobelines. Parmi
d’autres encore, certains souhaitaient que j’apparaisse au détour d’une ruelle
ténébreuse, au pavé luisant sous une fine pluie, sans doute prêts à ne jamais
revoir le soleil de toute leur cruelle éternité vampirique. Et ceux-là encore
qui m’attendaient dans la matrice comme le dieu numérique qu’ils essayaient de
pirater depuis des lustres ! Ou pourquoi pas ceux-là qui me dévisagent en
pensant qu’il y a quelque manipulation derrière tout ceci, que mes lunettes
noires et mon costume garantissent ma provenance étatique… une mission M.
Kerr ? Pourquoi pas pour vous confronter aux innommables qui sommeillent
au cœur des terres de l’homme depuis des millénaires, n’attendant que leur
réveil prochain ?
Mais
c’est par la voi(e/x) des baladins, des poètes et des aventuriers que se
transmettent les histoires et que les songes deviennent vérités. C’est par le
son de nos instruments, les mots crus et sans manières que nous employons et
les enluminures que nos souvenirs apportent que toutes ces histoires
s’inscrivent dans les mémoires. Le troubadour est le symbole de ces gestes
héroïques. L’archéologue de l’histoire décrypte les silences d’un apôtre, les
envolées spirituelles d’un groupe de rock, les choix d’un politicien, les
pistes d’un détective, les secrets d’un ancien dragon ou les facéties d’une
elfe miniature au regard étrange. De toutes ces sources, le barde compose des
scénarios et des quêtes pour nous. Nous, qui forgeons des légendes issues de
tous les âges, voyageant d’univers en royaumes, de contrées en provinces, de villes
en quartiers sordides.
Nous sommes des joueurs de jeux de rôle incarnant des aventuriers le temps d’une partie, quelques heures – quelques années peut-être – pour des souvenirs impérissables. Armés d’une pléiade de dés aux formes multiples, d’un crayon, d’une feuille de papier et de centaines de pages de règles et de descriptions, nous mimons ce que d’autres auraient pu faire en d’autres temps et d’autres lieux. Nous percevons les rayons du soleil, attablés autour d’un diorama ou d’un plan, tandis que dehors des cordes tombent.
Enfin, tout ça c’est bien joli mais est-ce quelqu’un a pensé au Pschiit Orange et aux gâteaux Bü ? Et qui se dévoue pour commander les pizzas, hein ? Nan, parce que le donjon de Grâ-Beuh le Terrible y’en pour toute la nuit à se l’taper ! Et j’ai faim moi ! :-)
- Ouaiiis !!! Super, de l’XP en perspective ! »
etc.