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" Moi Hugues d'Arvillars et ma femme Alix et mon fils Huges ; Soffrey aussi, sa femme et son fils Soffrey ; Nantelme Aynard et son fils Aynard, Arbert et Pierre ; Hugues de la Rochette et son fils Guillaume ; la comtesse de Genève ; Geoffroy de Bellecombe ; Avillenche de Morêtel et ses fils Aymeric, Humbert, Pierre et Bermond ; Guy de Châteauneuf et ses fils Guigues et Guy ; nous tous, mus par la grâce divine, avons donné et formellement concédé à Dieu et à l'ordre des chartreux, pour le rachat de nos âmes, un désert spacieux, afin de le posséder à perpétuité, proche de la maison du val et qui s'étend du ruisseau Getron jusqu'au ruisseau Veyton. Ce désert que nous leur donnons a ces confins : à l'occident, le lieu appelé Mont-Lovet, tirant au nord jusqu'au ruisseau nommé Gentron, ainsi que pend la montagne de note côté jusqu'à Pré-Eudin, et de là, jusqu'aux Alpes de la Maurienne; et depuis Mont-Lovet, les limites s'étendent par la Lavanche qui est sous Val-Froide et, de ce point, comme va le chemin qui commence au Bard et tend par l'arête de Mont-Olier et en suivant ce mont jusqu'au pont du ruisseau de Veyton ; ensuite, retournant du côté de l'orient, ainsi que tout est renfermé par ce ruisseau, jusqu'à la sommité des Alpes de la Maurienne. Aynard et Aymeric Villenche ont revendiqué une partie des confins, c'est-à-dire, depuis le ruisseau de la Chapelle jusqu'audit ruisseau de Veyton, en disant qu'ils étaient contenus dans le ténement de ces limites ; mais le prieur Nantelme précité, le frère Guillaume, Hugues d'arvillars et Pierre Gautier jurèrent dans les mains de jean, évêque de Grenoble, que les réclamants étaient en dehors des confins et leur en ont justifié. Hismidon d'Aix, maître du Temple et les autres frères du temple ont donné à Dieu et à la maison du Val de St-Hugon deux sols qu'ils avaient dans l'enceinte des limites. La chartre contenant ce don et scellée du sceau de la maison du Val nous a été remise par Ponce, un des frères de cette maison. Le susdit prieur et les frères qui étaient avec lui ont commencé à habiter ce désert compris dans ces limites, et à y construire, l'an dix-huit de l'épiscopat du seigneur Jean, évêque de Grenoble, qui confirma et approuva le don fait par les personnes susdites, et concéda, de l'assentiment de ses clercs, au même couvent, tout le droit qu'il avait et qui lui compétait." |
"Miséricordieusement avertis de notre salut par la grâce de la sainte et invisible Trinité, nous nous sommes rappelés l'état de la condition humaine et la chute inévitable de la vie fragile que nous menons sans cesse au milieu des pêchers ; c'est pourquoi nous avons pensé qu'esclaves du pêché il serait bon de nous racheter des mains de la mort, d'échanger les choses temporelles pour les célestes, et d'acquérir un héritage éternel au prix d'une possession périssable, de peur d'être atterrés par un double châtiment et de passer par les misères de la vie présente, commencement des peines et des douleurs. En conséquence, nous avons concédé au prieur Nantelme et à ceux de ses frères qui sont venus avec lui pour servir Dieu, et sur leur demande et à leurs successeurs, afin de le posséder à perpétuité, un vaste désert."
"Moi Hugues d'Arvillars et ma femme Audisie et mon fils Hugues, ensemble avec les autres qui ont quelque droit dans le désert précité ; ces derniers sont : Soffrey Aynard et sa femme Vernenche et son fils Soffrey ; Nantelme Aynard et ses fils Aynard, Arbert et Pierre ; Béatrix, comtesse de Genève ; Guy de Châteauneuf ; Eydeline de Bonvillars, Jordan d'Aiguebelle, mari de ladite Eydeline ; Villenche de Morêtel et ses fils Aymeric, Humbert, Pierre et Bermond ; Hugues de la Rochette et son fils Guillaume et Hugues fils de Guillaume ; Ismidon d'Aix, maître du temple et les autres frères du temple, avons donné et formellement concédé à Dieu et à l'ordre des Chartreux...Ils nous ont envoyé par Ponce un de leurs frères du Val et scellée du sceau de cette maison, la chartre qui contient le don que les susnommés leur ont fait"
"Le désert que nous leur avons donné a ces confins : à l'occident, un lieu appelé Mont-Lové ; du fossé qui est sur ledit mont, les limites tendent et descendent, du nord, vers le ruisseau appelé Jentron et dudit ruisseau Jentron jusqu'à Pré-Eldin, ainsi que prend la montagne du côté d'eux mêmes et de Pré-Eldin, les limites tendent jusqu'aux Alpes de la Maurienne. Dudit fossé de Mont-Lovet, les limites traversent le ruisseau de Bens, vont par Fontaine-Moli qui est au-dessus de la maison de Guillaume Allaud, delà montent par le Châtenet jusqu'au commencement du Bard, gravissent le Bard, tendent droit jusqu'à la Roche-de-Frénoley, passent droit aussi par le Molard-Méyan sous Mont-Ollier, descendent jusqu'à Château-Garguier, suivent le Molard de la Ra, vont droit par le Molard qui est sous le chemin en deçà du ruisseau Gastier, se dirigent droit sous le bois jusqu'au chemin qui, montant d'Allevard, se réunit au même chemin au lieu nommé Crève-Cœur ; de là, tendent par le chemin ordinaire jusqu'au pont de Veyton et de là retournent à l'orient, comme renferme le tout ruisseau de Veyton jusqu'au sommet des Alpes de la Maurienne."
"Si quelque personne puissante ou non attaque cette donation, qu'elle soit séparée, comme coupable de sacrilège, de la grâce de Dieu tout-puissant et de l'assemblée des fidèles, qu'elle soit frappée d'anathème, de Maranatha et que, livrée à l'incendie du feu éternel, à moins qu'elle ne satisfasse dignement, elle y brûle avec Datan et Abiron et le traître Juda." |