Arvillard, village de Savoie - Site non officiel : la Chartreuse de Saint Hugon

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La Chartreuse de St Hugon

La chartreuse...à l'an 2000

La chartreuse...dans les années 1930

Selon la légende tout commence par la vision par des bergers de l'apparition d'un évêque en habits de lumière avec sa crosse et sa mire. Il se promenait, dans la forêt d'Arvillars qui descend jusqu'au torrent du Bens, accompagné de douze chartreux qui volent autour de lui. De plus ils revenaient souvent.

Le Seigneur d'Arvillars crût ces apparitions et les interpréta comme un décret céleste. Ce ne pouvait être que Saint-Hugues de Grenoble qui désignait l'emplacement d'un nouveau monastère chartreux. Ainsi, vers 1170, avant de partir pour les croisades, Hugues d'Arvillars, sa femme Audisia et son fils Hugues cédèrent à perpétuité aux Chartreux tous les droits sur la vallée du Bens qui prit le nom de Val de Saint-Hugon.

Une première chartreuse fut construite près de la correrie mais elle tomba en ruines suite à un manque d'entretien (par le fait d'une baisse de vocation) au cours des XIVème et XVème siècles.

L'actuelle chartreuse fut reconstruite en 1670 par Dom Frèredoux. Elle fut bâtie de façon à minimiser les risques d'incendie et en 1752 le monastère est presque aussi grand que celui de la Grande Chartreuse.

Durant la Révolution, après l'entrée des troupes françaises en Savoie, les moines furent chassés le 25 mai 1793 en donnant naissance à des légendes d'un trésor enterré sur leur chemin. Les bâtiments furent entièrement pillés et vendus comme bien national. Les propriétaires associés furent MM. Rey, Puget, Louaraz. Les affaires vont mal et les bâtiments sont démontés: les charpentes sont transformées en charbon de bois, les matériaux de couverture récupérés et les vitraux sont brisés pour réutiliser le plomb... les orages, le froid et l'humidité finissent de transformer les murs en ruines

Durant la restauration, les religieux essayent légitimement de rentrer dans leurs biens, mais le 27 août 1819, la vente de St Hugon devient définitive.En 1829, monsieur Bertholus de Prêles achète St Hugon aux enchères suite à faillite et revend aussitôt.
En 1829 M. Leborgne de Grenoble remarque que les forges qui ont fait la richesse de Saint-Hugon sont encore exploitables et décide de racheter. Pendant plus de quarante ans les forges et les martinets refonctionneront ainsi que l'exploitation des mines et des forêts et les ouviers logeront dans l'ancienne hôtellerie (le bâtiment que l'on connait aujourd'hui).

En 1871, monsieur Foussemagne rachète St Hugon pour y fabriquer du matériel agricole et forestier. Au début du XXème S., les bâtiments sont transformés en établissement thérapeutique, principalement pour les bains de petit lait dont la mode vient de Suisse et en 1924 les cartonneries de La Rochette rachètent à leur tour le monastère.

Porche d'entrée du monastère de Saint Hugon.

Le mystère de la statue du porche

Photo prise début 2000

... Photo prise vers 1930

Ruines de la chartreuse de Saint Hugon (vers 1835)

Extrait de la "Petite Histoire du Pays d'Allevard" par Victor BELLIN

 

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