
WOLFGANG
FALCK![]()

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Wolfgang « Wolf » Falck est considéré
par les spécialistes comme le père de la Nachtjagd. Il pilota un Zerstörer au
cours des premières campagnes de la guerre avant d’être affecté à la tête de la
NJG 1, ce qui lui permit de faire de la chasse de nuit une force redoutable.
Voici l’itinéraire d’un fantastique officier et pilote de la Luftwaffe.
Wolfgang Falck, fils d’un pasteur, est né le 19 août 1910 à Berlin. Sa famille était originaire de la région de Graudenz/Danzig (aujourd’hui en Pologne). Il grandit durant la période agitée qui secoue l’Allemagne tant sur le plan politique que social.
Adolescent « Wolf » s’intéresse à la vie militaire, il dévore ainsi de nombreux livres sur la Grande Guerre et ses combattants. En avril 1931, après avoir passé son bac, il rejoint la Reichswehr des cent mille hommes, la petite armée laissée aux Allemands par le traité de Versailles, pour le maintien de l’ordre intérieur. Sélectionné avec trente autres candidats, il peut suivre les entraînements de la Deutche Verkehrsfliegerschule à Schleissheim, près de Munich, sous la conduite d’un as de la Première guerre Mondiale, Karl Bolle. C’est ici qu’il a l’opportunité de quitter le plancher des vaches pour la première fois à l’âge de vingt et un ans, ce vol d’essai étant effectué à bord d’un Klemm 25. Depuis six ans, la Reichswehr crée, à l’insu du reste du monde, une nouvelle force aérienne à Lipezk, à 400 kilomètres au sud-est de Moscou, grâce à un accord signé avec les Soviétiques. Falck et neuf autres compagnons, dont Günther Lützow, Günther Radusch et Hannes Trautloft, vont suivre les premiers cours pour pilotes de chasse durant l’été ‘32. Ils étaient passé clandestinement en Russie, avec de faux passeports et en habit civil. Nos pilotes d’essai vont découvrir sur place un véritable paradis pour aviateur, avec des pistes, des hangars, des ateliers, des bancs d’essai pour moteurs, des locaux d’habitation et surtout le Fokker D XIII, un avion de chasse. « Cet avion était de fabrication hollandaise, son moteur était anglais et nos manuels en…espagnol. Les appareils avaient en effet été achetés par un gouvernement d’Amérique du Sud, puis revendus aux Russes. Cela veut dire que cinq nations au moins étaient impliquées, à des degrés divers, dans notre entraînement secret ! ». A noter que chaque outil avait été transporté à Lipetsk par des circuits détournés, surtout par mer.
Au bout de six mois, la
petite troupe rentre en Allemagne et Wolfgang est versé dans l’infanterie où il
doit ronger son frein jusqu’en mars 1935, date à laquelle le Ministère de la
guerre l’invite à signer un document de démission. C’est en fait un stratagème
qui lui permet de devenir instructeur à la Deutche Verkehrsfliegerschule
. « Notre tâche consistait à
décider au cours des entraînements qui était capable de devenir pilote
de chasse et celui qui ne l’était pas. Pour devenir un pilote de chasse dans
des circonstances normales – même si cela devait changer à la fin de la guerre
– vous deviez être né pour çà ! Vous pouvez apprendre, mais vous ne
deviendrez jamais un bon chasseur – cela doit se trouver dans vos gênes. Un
pilote de bombardier, par exemple, parle un autre langage que nous, la manière
de piloter est très différente ! »
Le 1 avril 1936, Falck est simultanément élevé au rang d’Oberleutnant et transféré au 5 Staffel du Jagdgeschwader 132 « Richthofen » basé à Jüterbog-Damm, à 70 km au sud de Berlin. Il y poursuit sa tâche de formateur des jeunes pilotes avant de diriger une escadrille du III Gruppe à partir du 1er juillet 1938. Peu de temps avant l’ouverture des hostilités, son groupe est incorporée au ZG-26 (Zerstörergeschwader), et délaisse le bon vieil Arado 65 pour le flambant Me-110, un chasseur lourd à long rayon d’action conçu par Willi Messerschmitt. Il côtoie dans cette unité une belle brochette de futurs « Experten » : Hans-Joachim Jabs, Helmut Lent, Gordon Mc Gollob, …
Le 1er septembre 1939, la Luftwaffe lance la totalité des 90 bimoteurs Zerstörer (destroyer) dont elle dispose à l’époque dans l’attaque de la Pologne. Les 3 Gruppen sont déployés sur la frontière germano-polonaise à équidistance les uns des autres. Les Bf 110 du 2./ZG 76, basés à Ohlau en Silésie, doivent escorter les He 111 appartenant au I. et III./KG 4 de la 2.Fliegerdivision. Les bombardiers ayant reçu pour tâche d’ouvrir la voie aux forces terrestres progressant vers Cracovie, mais également à celles venant du sud et se dirigeant vers le nord-est, droit sur Varsovie, la capitale. A 05h00 le Staffel de l’Oberleutnant Falck décolle avec une heure d’avance dans le but de devancer tout le monde, probablement dans l’intention d’inscrire à leur actif la toute première victoire aérienne de la Seconde guerre Mondiale. En réalité, ils ne trouveront aucun avion polonais à intercepter car ceux-ci s’étaient déjà redéployés vers des aérodromes de campagnes préalablement préparés. Ils doivent donc se contenter de regarder les Heinkell larguer comme prévu et sans rencontrer la moindre réaction, quelques 48 tonnes de bombes sur la cité désertée de Cracovie avant de faire demi tour. Dans le mesure où ils ont gaspillé 60 minutes de vol, les hommes de l’escadrille de Falck abandonnent les bombardiers et coupent au plus court pour rentrer à Ohlau. Au cours du vol, Falck repère un Heinkel He 46, puis un Ju 87 Stuka qu’il prend tout d’abord pour des appareils ennemis. Par chance, il se rend compte de sa méprise avant de passer à l’attaque. Son incapacité à détecter la fameuse Balkenkreuz noire bordée d’un mince trait blanc démontre la trop grande discrétion de l’insigne national inscrit sur les avions de la Luftwaffe. A la suite de son rapport, les croix noires vont être agrandies, ce qui évitera de semblables méprises. Si les équipages du I./ZG 76 n’étaient pas parvenus à enregistrer la moindre victoire aérienne, à l’issue de ce premier jour de guerre, la chance va rapidement tourner en leur faveur. Le 5 septembre, Falck effectue avec son escadrille, une Freie Jagd au-dessus de la région de Lodz. A cette occasion, il rencontre enfin l’aviation militaire polonaise : « J’aperçu un bombardier PZL P-23 qui se dirigeait vers moi à basse altitude. J’ouvris les gaz dans le but de piquer. J’ai nettement pu distinguer les cocardes « rouge et blanche » sur les ailes et l’aileron de l’avion polonais. L’observateur me prenait déjà pour cible mais c’était un mauvais tireur. Ses balles traçantes passèrent largement sur notre côté. Au même moment, j’avais l’ennemi dans ma ligne de mire. « Une petite correction. Maintenant ! » J’appuyais sur le pressoir et mes mitrailleuses déclenchèrent leur feu dévastateur. Touché de plein fouet, l’avion explosa. Au moment où je reprenais de l’altitude, il se transforma en une boule de feu, puis s’écrasa dans un champs fraîchement recouvert de neige… »
Falck est celui qui obtint les meilleurs résultats de la campagne de Pologne au sein de son Gruppe, avec trois victoires à son actif. Le 10 septembre Hermann Göring le convoque à Breslau, dans le train de luxe qui lui sert de quartier général mobile. Le Staffelkapitän Notre officier est reçu dans le compartiment principal du commandant en chef de la Lufwaffe, et tout en dégustant un vrai café, fait un récit détaillé du baptême du feu des Zerstörer. Alors que Falck s’apprête à se retirer, Göring fait un signe à son officier d’ordonnance, qui apporte à son invité tout surpris, une enveloppe contenant la Croix de Fer, 1ère Classe.
Le I./ZG
76 revendiqua, au cours de la campagne, la destruction au combat de 31 avions
ennemis. Le 17 décembre 1939, l’unité est transférée à Jever, pour prendre part
à la bataille de l’anse allemande sur la mer du Nord, contre les bombardiers de
la RAF. Tous les pilotes doivent porter un gilet de sauvetage gonflable et
embarquer dans son appareil un dinghy jaune fluorescent, en vue des longues
patrouilles maritimes. Au cours de cette période Wolfgang va obtenir ses
succès N°5 et 6. Le 18
décembre, la météo est dégagée et le Bomber Command lance un raid, fort de 22
Wellington pour détruire les docks du port de Wilhelmshaven. Les anglais
étaient convaincus de pouvoir franchir les défenses ennemies en volant avec
discipline en formation rapprochée. Leur optimisme semble payant dans un
premier temps puisque des problèmes de liaisons entre les sites radar sur le
littoral, empêche la Luftwaffe de réagir immédiatement. Résultat des courses,
la cargaison fut livrée comme planifié sur Wilhelmshaven. Les bombardiers
prirent ensuite, cap à l’ouest le chemin du retour en volant au-dessus de la
mer. C’est à ce moment-là qu’une demi douzaine de Bf 109 commandés par
l’Oberleutnant Johannes Steinhoff conduisent le premier assaut. Wolfgan Falck
et son ailier, l’Unteroffizier Heinz Fresia en patrouille au large de Borkum,
mettent le cap au nord-est en prenant de l’altitude afin de se joindre à la
mêlée à bord de leurs Bf 110. Falck choisit comme cible le Wellington le plus à
droite de la section de queue de la formation des bombardiers. L’avion anglais
s’écrase dans la mer après que le chef d’escadrille eut détruit d’une rafale
l’un de ses moteurs. Un autre frappé de plein fouet par les balles et obus du
chasseur lourd, explose littéralement en vol. Mais dans le même temps, le Bf
110 de Falck est frappé par les tirs défensifs d’un autre « lourd ».
« Avec un moteur en panne et le carburant s’échappant à vive allure
par un trou du réservoir de voilure, je me retrouvais pour la première fois de
ma carrière à faire du vol à voile. Ma première pensée fut de sauter mais nous
étions à l’ouest d’Heligoland et en bas la mer du Nord était recouverte de
glace flottante. Je décidai de me rapprocher le plus près de la cote et
commandai à mon Funker Alfred Walz de demander par radio que l’on vienne mous
repêcher le plus vite possible. Ce matin là Walz et moi avons eu non pas un
ange gardien mais tout une escadre. A court de carburant et de munitions, je
suis tout de même parvenu à atteindre l’île de Wangerooge. Après avoir ouvert
les volets et sorti le train d’atterrissage j’ai pu poser plus ou moins
délicatement ma machine qui s’est arrêtée à 30 mètres en face de la tour de
contrôle. Ce fut le jour le plus chanceux de ma vie. Tout au long du vol
l’Unteroffizier Fresia avait surveillé mes arrières comme un chien fidèle(…)
Pour conclure, je dois ajouter que le premier Wellington que j’avais abattu, ne
me fut pas accordé par le ministère de l’aviation, faute de témoins. La
règle était ainsi faite ! » Ce 18 décembre, le
I/ZG 76 a infligé une importante déculottée aux anglais. Sur les vingt-deux
Wellington qui arrivèrent et survolèrent Wlihelmshaven, onze furent abattus et
un autre fut précipité par Falck à la mer. Six autres s’écrasèrent ou bien
effectuèrent des atterrissages forcés, avec des dommages d’importances
diverses, après avoir rejoint la côte anglaise. La RAF tira les leçons de ce drame. Ainsi, elle perdit sa foi
dans les capacités des bombardiers à assurer seuls, de jour, leurs protections
et à franchir le rideau défensif de la chasse allemande. Les responsables de la
RAF vont alors opter pour des missions de bombardements nocturnes, pour
profiter de la protection offerte par l’obscurité. Cette décision devait
conduire à la plus effroyable bataille de l’histoire aérienne.
Les évidentes capacités
de Falck, tant comme pilote que comme chef de formation, se voient récompensées
par sa nomination, avant même le lancement par la Wehrmacht dans sa nouvelle
offensive en Scandinavie, à la tête du I./ZG 1. L’Allemagne a en effet un
besoin vital de l’acier suédois pour son effort de guerre, et pour garantir son
approvisionnement, elle décide d’envahir le Danemark et la Norvège le 9 avril
(Opération Weserübung). Peu après sept heures du matin, les Bf 110 du
I./ZG I décollent de leur base de Barth, près de la mer Baltique, pour assurer
la protection des bombardiers He 11 du KG 4 qui vont effectuer une
démonstration de force au-dessus de divers points clés du Danemark, dont la
capitale, Copenhague. Un Fokker D.XXI danois, qui tente de prendre l’air à
partir du terrain de Vaerlöse, est promptement abattu par Falck, pour sa
septième et dernière victoire. Quatre autres D.XXI et dix Fokker C-VE, sont
également détruits au sol par les chasseurs de son Gruppe. Si le Danemark capitule en un jour, la
Norvège se montre en revanche un adversaire un peu plus coriace. Le I./ZG I qui
est installé à Aalborg subit pendant un
mois une campagne de harcèlement de la part de la Fleet Arm. Lassé de devoir se
jeter à plat ventre dans la boue pendant les bombardements de son aérodrome
tous les soirs, aux heures où la lumière naturelle prévalait encore, Wolfgang
sélectionne cinq de ses équipages les plus expérimentés de son unité pour
constituer un commando. Il baptise celui-ci « Dämmerungsbereitschaftsflotte »,
littéralement, force de combat du crépuscule ! Lors du premier engagement,
trois bombardiers de la RAF interceptés par le commando Falck. Sous ces
latitudes, les silhouettes des bombardiers se découpaient généralement fort
bien sur le fond clair du ciel de Norvège. Cependant les appareils britanniques vont réussir à
profiter de l’obscurité près du sol pour s’échapper. « Eteignez les
lumières dans une pièce et essayez d’attraper une mouche avec les mains !
» déclare « Wolf » pour expliquer cet échec. Il estime cependant que
des chasseurs guidés par les radars et le contrôle au sol peuvent être dirigés
avec efficacité sur les appareils ennemis. Il n’a pas le temps d’expérimenter
son idée car l’intégralité du Gruppe doit déménager à Gutersloh, dans la
Ruhr, début mai, en vue de l’attaque à l’Ouest.
Lors du lancement
de la Blitzkrieg, l’Hauptmann Falck reçoit pour mission d’assurer la couverture aérienne des raids
sur les terrains de Rotterdam-Waalhaven et de Hamstede. Ses Bf 110
revendiquent, sur ce dernier, la destruction au sol de 26 appareils. Plusieurs célèbres
pilotes du I./ZG I revendiquent ce jour-là leur première victoire aérienne.
Parmi eux, l’Oberleutnant Werner Streib, qui sera nommé le poste d’Inspekteur
der Nachtjäger et le Leutnant Wolfgang Schenck qui terminera la
guerre comme Inspekteur für Stahlflugzeuge (Inspecteur pour les avions à
réaction). Durant la conduite rapide des opérations aux Pays-Bas, en Belgique
et en France, Falck réalise un rapport ou il décrit ses expérimentations en
matière de chasse de nuit qu’il avait conduites avec son Zerstöregruppe au mois
d’avril précédent. Celui-ci est bien accueilli par le haut commandement et, on
désigne bientôt son auteur comme une éminence en matière de chasse de nuit.
Falck rencontre Göring, le secrétaire d’Etat à l’aviation Ehrard Milch, Ernst Udet, (le
directeur des
fabrications de la Luftwaffe) et Albert Kesserling. Il est placé à la tête du Nacht
und Versuch Staffel (unité nocturne expérimental), le 26 juin 1940 et va
s’appliquer à sa tâche avec compétence et énergie. Promu major, Falck crée son
Gescwaderstab NJG 1 le 20 juillet à Düsseldorf. Le même jour, deux groupes sont
formés à partir d’unité existante et dotés de Bf 110C-2 et de Junkers Ju 88C-2.
Pour générer un esprit de corps alors qu’il était Gruppenkommandeur du
I./ZG 1, Wolfgang a l’idée de prendre un emblème donnant aux équipages le
sentiment d’appartenir à une unité spéciale : « Il y eut un
concours de création et je reçus plusieurs propositions. A mes yeux, la meilleure
fut celle de l’Oberleutnant Victor Mölders, frère du célèbre Werner. Il avait
représenté le faucon d’argent pris sur le blason de ma famille sur un fond bleu
ciel. Puisque nous n’affrontions que la RAF, Mölders y ajouta un éclair rouge
pointé sur Londres, l’emblème montrant la portion du globe au-dessus de
laquelle nous pilotions. »
Falck développe aussi la
tactique de combat appelée « Helle Nachtjagd » (chasse de nuit
éclairée), la collaboration entre les radars au sol, les batteries éclairantes
et les chasseurs de nuit. Il restera pendant trois ans à l’état-major de
Kammhuber mais des dissenssions entre les deux hommes entraînent pourtant son
départ. Il porte le grade d’oberst depuis le 1er juillet 43 et sa
nouvelle mission consiste à diriger les actions des chasseurs de nuit et de
jour pour le défense du Reich. Après l’attentat contre Hitler en juillet 1944,
il est envoyé à Belgrade pour commander les unités de chasse se trouvant dans
les Balkans. Il n’aura pourtant pas le temps de prendre son poste car la
Roumanie et la Bulgarie ont retourné leurs vestes. L’arrivée des Titistes et
des soviétiques dans la capitale Yougoslave semble dès lors imminente.
La stabilité des Balkans étant menacée, « Wolf » est envoyé avec son commandement à Vienne. A peine installé dans ses nouveaux quartiers, il doit à nouveau déménager et se rendre d’urgence à Postdam en octobre 1944 pour intégrer l’état-major du General Flieger-Ausbildung, l’organisme chargé de l’entraînement des pilotes de la Luftwaffe.
Alors que le conflit touche à sa fin, Falck doit repérer les terrains susceptible d’être utilisés par les Américains lors de la percée du Rhin. Une tâche rapidement abandonnée tant est rapide et puissante la ruée des troupes libératrices. En avril, il se réfugie avec 5000 compatriotes (soldats et civils) sur la base aérienne de Bad Aibling, dans le sud de la Bavière. L’ancien pilote se rend finalement aux Américains le 2 mai 1945. Relâché un mois plus tard, il tente de se reconstruire une nouvelle vie. Il effectue ainsi plusieurs petits métiers : cultivateur, employé dans une usine de construction de moteur de voiture, pharmacien, avant de saisir l’occasion que vont lui offrir les…anglais, en acceptant le poste de responsable du département de stockage de la 47h Royal Engineers. Dans les années 60, Falck rejoint successivement la North American Aviation puis la célèbre compagnie aéronautique McDonnell Douglas, comme consultant. Il exercera cette dernière fonction avec ardeur jusqu’à sa retraite en 1986.
L’histoire de la Nachtjagd est perpétuée dans la Luftwaffe moderne par le 1./JGB 74 « Mölders ». Ce Staffel a repris l’insigne de la guerre, et comme le dit Wolfgang Falck, « Les pilotes l’appellent maintenant le « Falcken Staffel ». Ce sont les jeunes Falcken, et je suis le vieux Falcke ! »
LES VICTOIRES
|
TYPE D'AVION |
DATE |
SECTEUR |
|
1. PZL P.23 |
05.09.1939 |
Dalikow (Pologne) |
|
2. Fokker F IX |
11.09.1939 |
SE Biala-Podlaska |
|
3. Avion monomoteur |
11.09.1939 |
SO Biala-Podlaska |
|
4. Wellington IA |
18.12.1939 |
SO Heligoland |
|
5. Blenheim IV |
10.01.1940 |
Mer du Nord |
|
6. Blenheim IV |
17.02.1940 |
Mer du Nord |
|
7. Fokker D.XXI |
09.04.1940 |
Varlöse (Danemark) |

Bf 110C « 2N+GB » du Hauptmann
Wolgang Falck, Gruppenkommandeur du I./ZG 1, Aalborg-Ouest, avril 1940. ©
Ofsprey Aviation
Photo 1 : Le
fondateur de la Nachtjagd, Wolfgang Falck ; Photo 2 : C’est à
Schleissheim, en Bavière, que le jeune Falck a entamé son écolage de pilote de
chasse ; Photo 3 :L’Hauptmann Wolfgang Falck, Staffelkapitän
de la 2./ZG 76, photographié pendant la « bataille de l’anse
allemande » sur la mer du Nord, au cours de l’hiver 39-40. Il porte le
gilet de sauvetage gonflable indispensable lors des longues patrouilles
maritimes ; Photo 4 : Le Bf 110C « G9+GA » Wk-Nr
3920 de « Wolf » Falck, avec ses insignes de la NJG 1, en 1940 ;
Photo 5 : L’emblème « Englandblitz » sur un Bf 110 à
Deelen. Prévu pour les Zerstörer de la ZG1, il fut ensuite adapté à la branche
des chasseurs de nuit ; Photo 6 : L’Oberst Wolfgang Falck
porte la Croix de Chevalier. Il avait obtenu cette décoration le 1er octobre
1940.
Remerciements : Wolgang Falck pour sa disponibilité.

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