

HEINZ MEYER![]()

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Heinz Meyer est devenu l’un des meilleurs pilotes de
bombardiers en piqué du front de l’Est. Il a pris part à ces plus beaux
exploits au sein du Stukageschwader 2 « Immelmann ».
Heinz Meyer fait partie de la deuxième génération des pilotes de Stuka. Engagé volontaire dès janvier 1940, il postule pour la Luftwaffe en janvier 1940 comme volontaire. Il débute sa carrière comme mécanicien avant de suivre les cours de pilote à l’école de Marinebad. Heinz décide ensuite de tenter sa chance comme pilote de Stuka – le célèbre bombardier en piqué qui avait joué un rôle important dans les campagnes de la Blitzkrieg en Europe du Nord. Le jeune pilote achève son écolage à la Stuka-Vorschule de Picenza (Italie) et à la Stukaschule 2 de Graz. Promu Unteroffizier, il reçoit le baptême du feu à partir du 21 juillet 42 dans le sud de l’Italie avec le 3./St.G.102. Meyer prend une part active aux opérations de reconnaissance-armée depuis l’aérodrome de Foggia. Le néophyte doit rattraper l’expérience que les pilotes de « la terreur plongeante » ont acquise au cours des campagnes de Pologne et de France.
Le 22 février 43, Heinz
Meyer est envoyé sur le front de l’Est pour rejoindre le Geschwader
« Immelmann » - nom donné en l’honneur de l’Oberleutnant Max Immelmann « L’aigle
de Lille», héros de 14-18). Heinz se retrouve à la 8./St.G.2 qu’il ne
quittera jamais plus. Son Bordenfunker (radio/mitrailleur) est l’Uffz. Hans
Joachim. C’est le début d’une longue série de vols à bord du Ju 87D et G qui
vaudra à Meyer une grande notoriété. Le Ju 87 G antichar contribue au renouveau
d’une arme que l’on avait un peu trop vite enterrée. Meyer enchaîne les sorties
à une cadence infernale en vue de la bataille de Koursk. L’Oberkommando de la
Wehrmacht (haut commandement allemand), compte sur l’élément d’attaque au sol
de la Luftwaffe pour frayer un chemin aux Panzer-divisionen à travers les
concentrations blindées ennemies et le formidable réseau défensif mis en place
par l’armée Rouge. Le 5 juillet 43, les Stuka sont engagés massivement dès le
début des opérations. Heinz Meyer et les pilotes de son escadrille
accomplissent cinq ou six missions au cours de cette journée. Plusieurs chars
explosent sous les coups de boutoir de leurs canons. L’unité sera gratifiée de
nouveaux succès les jours suivants. Bien que les régiments de chasse
soviétiques essaient à maintes reprises d’intercepter les Stuka antichars
au-dessus du champ de bataille, ils se heurtent à chaque fois au rideau
défensif tissé par les chasseurs de la Luftwaffe. Les Russes décident alors
d’effectuer des raids nocturnes contre les bases du StG2 dans le secteur
d’Orel. Ces raids sont menés par des Polikarpov Po-2, qui opèrent à basse
altitude avec des bombes à fragmentation. Le 17 juillet, le commandant du III.
Gruppe, le capitaine Walter Krauss, trouve la mort au cours d’une ce ces
opérations. Le célèbre Heinz-Ulrich Rudel est alors désigné pour reprendre son
poste.
Le 23 juillet, l’initiative est passée dans le camps soviétique et les unités d’assaut, à bout de potentiel, ont besoin d’être remplacées. Au mois d’août, l’escadre effectue des raids sur Kromy, où des combats acharnés se déroulent. Après quelques missions dans la région de Briansk, le haut commandement ramène le III./StG2 dans le secteur de Karkow, où se dessine une menace encore plus grave contre le front allemand autour de cette ville. Heinz Meyer verra ensuite les terrains de Pawloka, Dniepropétrovsk et Bolschaja Costromka. Partout l’armée réclame l’intervention de l’unité. A l’est et au sud-est, les Soviets lancent sans cesse leurs vagues d’infanterie et de chars à l’assaut. Les missions sont difficiles, non seulement à cause de la défense, de plus en plus redoutable, des artilleurs et chasseurs soviétiques, mais également à cause des conditions climatiques exécrables. Heinz décolle souvent au lever du jour pour localiser les premiers détachements russes. Le 18 octobre, la Stukageschwader 2 devient Schlachtgeshwader (unité d’appui au sol) 2 Immelmann (simple changement de désignation).
Vers la mi-janvier 44,
le temps commence à s’améliorer, de sorte que le groupe antichar toujours
dirigé par Heinz Rudel, s’adonne surtout à la chasse aux blindés depuis le
terrain d’aviation de Kirowograd. Au mois de mars, le secteur méridional du
front Est menacé et le StG2 se trouve une nouvelle fois au cœur de la bataille.
Stationné à Rauchowka, à 200 kilomètres au nord d’Odessa, il doit soutenir les
unités terrestres engagés dans des combats meurtriers. L’intervention des
pilotes de Stuka permet à l’ensemble des armées allemandes de se replier,
quelques semaines plus tard, sur des positions préparées d’avance. Au milieu de
l’année 44, on distribue aux chefs de groupe et d’escadrille des
Stukageschwader, des FW 190, monoplaces solides et maniables. Heinz Meyer
continue pour sa part à voler sur Ju 87. En fait, il n’effectuera qu’ une
trentaine de sorties à bord du Focke-Wulff 190 vers la fin de la guerre. Le 31
mai 1944, il fête sa 500ème sortie offensive (son mitrailleur est
alors le Feldwebel Alfred Tsage)et au mois d’août, il obtient la Croix
allemande en Or.
A présent, le haut commandement a pris l’habitude d’expédier le cirque « Rudel » du jour au lendemain dans les secteurs les plus menacés. Le Maréchal Schoerner, commandant en chef du front de Courlande, a réclamé sa présence à la frontière de la Lettonie et de l’Estonie. On retrouve ensuite le StG2 en Roumanie puis en Hongrie. Il est chargé d’interdire aux soviétiques le passage des cols des Carpates avant d’intervenir dans la bataille pour le dégagement de Budapest en décembre 44. Très souvent, les Ju 87 opèrent sans escorte de chasse et doivent lutter tantôt contre les appareils soviétiques, tantôt contre les appareils américains venus bombarder la Roumanie et la Hongrie au départ de l’Italie. Devenu un pilote à tout faire, Meyer est à la fois chef d’escadrille (8. Staffel) et instructeur. Le 15 janvier, il est transporté à Udetfeld en Haute-Silésie, où il détruit de nombreux chars T-34. Après un bref séjour à Grottkau, il se rend à Märkish-Friedland, en Poméranie, où la situation est devenue encore plus critique qu’en Silésie.
Le 17 avril 1945, Heinz Meyer
reçoit la Croix de Chevalier à l’occasion de sa 600ème mission. Son palmarès extraordinaire témoigne de sa
valeur : quarante chars, cinquante canons d’assaut et une centaine de
véhicules. Lors d’assaut en piqué, il à également endommagé trois ponts, deux
dépôts de munitions et deux trains. Il est à souligner que sur un total de 618
missions, l’Oberfähnrich Heinz Meyer a été abattu trois fois par la DCA
et a été contraint d’effectuer un atterrissage derrière les lignes ennemies.

Photo 1 : Heinz
Meyer devant un baraquement sur le front Est, hiver 44 ; Photo 2 :
Le Major Hans-Ulrich Rudel, chef du III./STG 2 discute de la prochaine mission
avec Heinz Meyer. Rudel sera le seul soldat de la Wehrmacht à recevoir les
Feuilles de Chêne en Or; Photo 3 : Le 8.Staffel fête Heinz Meyer
(au centre, tenant en main une caricature) à l’occasion de sa 500ème sortie.
On distingue parfaitement à l’arrière plan son Ju 87 G ; Photo 4 :
La caricature remise à Heinz Meyer le 31 mai 1944 pour sa 500ème
mission.
Nous remercions Monsieur Heinz Meyer qui malgré plusieurs
infarctus (la maladie des équipages de Stuka), nous a fourni les documents et
les informations pour réaliser cet article,

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