Nos actions...
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A LA POUPONNIERE DEN KANU
(signifie : amour maternel pour l'enfant) : Cette pouponnière recueille les nouveaux-nés dont la mère
est morte lors de l'accouchement. Elle accueille aujourd'hui 44 enfants. Confiés par leurs familles, ces enfants passent les toutes
premières années de leur vie (de la naissance à 2 ans) au sein de cette
pouponnière. 4 soeurs, dont 2 infirmières, et 19 femmes les
entourent. "Quand nous sommes arrivés, elles ne percevaient aucun
salaire. Aujourd'hui, elles sont rémunérées par l'association 35.06 €uros
(230 Frs) par mois pour la plus ancienne et 15.24 €uros (100 Frs) pour la
dernière embauchée" confie Franck. "Les dons permettent de
faire vivre les familles de ces femmes salariées ce qui représente environ
une centaine de personnes".
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Au village de NASSAN (proche de
la frontière Malienne) : Nous avons
vécu 3 jours dans ce village, dont est originaire ADAMA, notre ami
Burkinabé. Les échanges et les moments de vie partagés avec l'ensemble des
habitants (environ 2000) sont merveilleux quant à la qualité des
rapports humains, mais inversement proportionnels face à leurs conditions de
vie difficiles :
* Nous sommes confrontés à des
enfants couchés à même le sol, atteints d'un accès de paludisme. L'extrême
pauvreté ne permet pas aux parents d'acheter les 15 comprimés de Chloroquine
(23 cts d'€uros !) nécessaires pour enrayer la crise. Or comme chacun sait,
le paludisme est la première cause de mortalité dans le monde.
* Nous constatons que l'école
s'est effondrée. Les villageois se sont mobilisés en apportant chacun 10
pierres, et, ensemble, ont construits les murs d'une nouvelle salle de
classe. L'extrême pauvreté ne leur permet pas d'acheter les tôles
nécessaires à la réalisation de la toiture.
* Nous visitons, avec les femmes
du village, la case réservée aux accouchements, construite par les
villageois. C'est le choc... et les paroles de ces femmes sont à jamais
inscrites dans nos mémoires. La description du lieu sera rapide : une table
en bois sur laquelle elles jettent leur pagne où elles s'allongeront pour
accoucher, une pince Kocher qui servira à clamper le cordon ombilical du
bébé. N'ayant pas de ciseau pour couper ce cordon, la pince sera tournée
jusqu'à ce que le cordon se rompe. C'est tout... Ah, si ! nous avons
omis de vous signaler la présence d'une tribu de chauve-souris accrochée au
plafond de la case... (voir photos de cette case dans la galerie-photo du
village de Nassan)
Après avoir longuement palabré
avec des hommes et des femmes du village quant aux actions à mettre en
place, il a été décidé :
- d'acheter 80 tôles pour couvrir
l'école,
- de créer une pharmacie de
brousse pour l'achat de 2000 comprimés de Chloroquine. Un responsable a été
nommé afin de gérer le renouvellement de ces comprimés en fonction de
l'argent qu'il aura collecté sur la vente (étant entendu qu'une famille qui
ne peut pas payer aura quand même accès au traitement). Une participation
est demandée, si minime soit-elle.
- d'acheter le minimum de
matériel nécessaire à la pratique d'un accouchement, matériel de base qui
restera dans la case (ciseaux, bassin de lit, bouilloire, seaux, javel,
éponge, etc...) et nécessaire pour chaque accouchée (coton, alcool, Bétadine,
collyre pour le bébé, bande ombilicale, etc...). Un comité de femmes a été
créé, des responsables nommées, qui ont le même mode de fonctionnement que
la pharmacie de brousse.
- de payer la formation
d'accoucheuse de brousse à la maternité de la ville la plus proche d'une ou
de deux femmes du village.
Vivre ces moments ne s'oublie pas, ils nous accompagnent,
vivent en nous, et nous poussent à agir. Nous pouvons poser des actes
concrets qui ne changeront certes pas la face du monde, mais qui donnent
sens à la fraternité.