Associal : La lutte préalable au bonheur

La lutte préalable au bonheur

La lutte des AmiZ

Plan

  1. Introduction

  2. La paresse est un obstacle au Bien©

  3. La lutte est nécessaire

  4. Les formes de la lutte

  5. Conclusion de la fin








1. Introduction

La lutte est apparue à certains penseurs comme le seul moyen de parvenir à l'existence (relire Nietszche notamment). Elle est également un ingrédient indispensable à toute réalisation associale. Pour autant, celle que nous préconisons est bien particulière et donc composée de particules que nous développerons dans les chapitres ci-dessous.

Je vous propose d'admirer cette remarquable entrée en matière. Merci.








2. La paresse est un obstacle au Bien©

Ce chapitre démontre l'inanité de la paresse et son opposition évidente à tout progrès dans le sens du Bien©. Afin d'en savoir davantage, vous êtes invités à en entamer une lecture solennelle et à voix haute.

Il serait préférable de même que vous vous demandiez dans quelle mesure vous êtes concerné par ladite paresse.

La paresse originelle

pendant un coït animal

Dans des temps reculés, vivaient les premiers hominidés. Un homme et une femme, que - pour les besoins de la démonstration - nous appellerons Lucy et Roger. Ces deux amants, lorsqu'un fruit malencontreux les précipita de leur vert potager aux déserts sauvages de l'actuelle Afrique du Sud, surent bien vite s'adapter à leur nouvelle existence. Roger comprit que leur survie était soumise à quelques règles simples : laisser Lucy chasser le mammouth et faire la vaisselle pendant qu'il se la coulait douce dans son fauteuil au coin du feu. Puis vint un jour où Lucy décida de s'émanciper. Elle réclama les mêmes droits et se tailla un fauteuil dans un rocher. Dès lors le linge sale s'accumula, et les muscles autrefois puissants de la demoiselle se transformèrent en masses de graisse pendouillante et fort peu reluisante. L'homme était devenu paresseux, et cet état ne fut troublé que par quelques années d'esclavage et d'apartheid un peu plus tard (d'ailleurs c'était Mal). En plus cela ne dura qu'un temps.




La paresse intrinsèque à l'homme

Que l'on regarde de nos jours dans les fauteuils du monde entier : à part l'intervention du tube cathodique, la situation n'a pas changé. L'on dénombre par millions les mollusques affaissés devant le Juste Prix*, et nos experts sont unanimes : le cerveau en est durablement affecté. Ainsi non content de se diluer dans la déchéance du corps, l'homme moderne y ajoute celle de l'esprit. La paresse intellectuelle est un phénomène grave, parce que le processus d'amollissement s'auto-entretient perpétuellement. Or s'il est évident qu'il n'est pas nécessaire de penser pour vivre bien, l'état actuel de notre societé l'exige plus que jamais. Car si l'homme refuse de penser, il refuse de s'interroger sur le Bien©, et par là il se condamne à idéaliser des biens artificiels créés pour lui par ceux qui connaissent la ruse.

* une étude récente et pourtant sérieuse démontre qu'une exposition au Juste Prix de plus de deux minutes engendre une destruction massive de la production de neurohormone dans l'hypophyse.

hypophyse


Exploitation par les puissants

Je veux parler par là des politiciens et autres vendeurs, relayés par des médias omniprésents et omnipotents. Ces derniers, non seulement par la publicité mais aussi par tous les programmes qui marchent (parce qu'ils provoquent un dépérissement du nerf rachidien fort utile dans le geste du zapping**) servent de relais aux détenteurs d'idées prémâchées, juste bonnes à endoctriner le pauvre Roger moderne. Ce n'est pas forcément un complot, c'est l'exploitation paresseuse de la faille de paresse qui est en l'être humain. Les idées prémâchées ont ceci d'irremplaçable pour le public des médias qu'elles sont données, simples et qu'elles se tiennent par elles-mêmes. Pourquoi réfléchir si l'on me dit que l'opulence c'est bien et que l'ascétisme c'est nul ? Parfois ça se complique parce qu'on a affaire à deux idées opposées. Mais dans ces cas-là on zappe (réhydratation du nerf rachidien**). Le nivellement par le bas conduit à revenir à la paresse de l'homme : on lui offre du divertissant, du futile. Comme si tout le monde était beau et gentil et que c'était pas la peine de se prendre la tête pour changer quoi que ce soit (d'où l'idée que c'est toujours aux autres d'agir, pas à soi-même).

** Conclusion d'Atamo Kokadis, expert en neurologie, après une étude portant sur 19466 sujets de tout l'univers et s'étendant de mai 1976 à juillet 1998.

A. Kokadis






3. La lutte est nécessaire

Toutes les raisons exposées ci-dessus rendent l'homme tout à la fois vulnérable et très dangereux. C'est pourquoi tout projet de changement vers le Bien© suppose une lutte fervente qui ne peut qu'être efficace.

On croit souvent que la lutte engage nécessairement deux êtres vivants du même degré ontologique, mais l'on se trompe. Il convient d'ailleurs dans le cadre de la lutte associale de se battre non pas contre un autre Ami, mais contre les caractères immanents à notre être ou le principe transcendant de Société.

La lutte contre soi-même

Le premier pas dans la lutte, c'est la lutte contre sa propre paresse. Personne ne peut s'autoriser à sombrer dans la mollusquerie du couch-potato, limite supérieure de la dégradation. C'est d'abord une question de respect de sa personne et de son humanité, ensuite de respect de vos AmiZ (ou une chance d'en avoir, le cas échéant). Des gestes simples s'imposent pour améliorer votre condition. Faisons donc un petit test pour vous tester. Chaque réponse fausse suscitera un commentaire.

Première question : entre ces deux escaliers, lequel choisiriez-vous d'emprunter ?

escalator Escalier Escalator

















































Immonde poulpe bicéphale !

Ainsi donc c'est en vous laissant traîner par une machinerie roulante que vous comptez mettre en valeur votre énergie ? Cessez immédiatement ! D'autant qu'une étude sérieuse*** démontre que ces machines sont extrèmement dangereuses. Allons, essayez encore.

*** Selon une étude de l'inégalable institut Vertical Analysis aux Etats-Unis, chaque escalier roulant provoquerait 0,221 accident par an (un accident représentant une personne entière, nos spécialistes supposent que ce cinquième d'accident est obtenu par la perte d'un membre ou d'une quelconque partie du corps). On sait également que dans la comparaison Ascenseur/Escalator, le second est responsable de 96% des accidents, soit un nombre total de 27000 accidents complets ! De quoi vous dissuader de les employer.


















































EXCELLENT !

Vous voilà donc fort bien parti pour lutter. Le deuxième exercice va être une question de réflexion. Attention.

Seconde question : laquelle de ces bêtes féroces est féroce ?

bêtes Féroce
















































QUEL TALENT !

Maintenant, une petite question, qui pour des raisons techniques suppose votre entière sincérité pleine.

Dans le texte suivant (de Pierre Bourdieu), deux mots ont été cachés. Retrouvez-les puis cliquez sur le bouton pour avoir la réponse :

Cette relation sociale extraordinairement ordinaire offre ainsi une occasion privilégiée de saisir la logique de la domination pingouin exercée au nom d'un principe symbolique connu et reconnu par le dominant comme par le dominé, une langue (ou une prononciation), un style de vie (ou une manière de penser, de parler ou d'agir) et, plus généralement, une propriété mouton distinctive, emblème ou stigmate, dont la plus efficiente symboliquement est cette propriété corporelle parfaitement arbitraire et non prédictive qu'est la couleur de la peau.

le bouton
















































La réponse était : pingouin et mouton !

Si telle était bien votre réponse, bravo. Sinon, essayez de nouveau.

Pour ceux qui ont passé brillamment toutes les épreuves, continuons dans la suite de notre réflexion qui vient ci-après.




La lutte de tous contre le Mal

la lutte

Le principe de la société est mauvais dès qu'il n'est pas remis en question par les membres qui la composent. Lutter, c'est lutter ensemble en réfléchissant sur l'ordre établi et les conventions irrationnelles ou inadaptées au temps présent. Par exemple, il FAUT se poser la question de la légitimité d'envoyer des cartes postales à vos amis quand vous n'en avez pas envie et que cela constitue une contrainte. Dire à vos amis que vous ne souhaitez pas leur écrire, ce n'est pas s'opposer à eux, mais s'opposer avec eux au consensus de politesse qui n'apporte que tristesse et frustration. L'amitié n'a pas besoin de cartes postales moches. Le cas est anecdotique, mais cela s'applique également à de grands faits de societé que le mouvement Associal s'efforcera de transformer : notamment la tentation exercée par le mercantilisme et les besoins artificiels...




Echecs de la lutte ?

Il peut parfois s'avérer que tel ou tel Ami, malgré toute sa bonne volonté, est confronté à un perpétuel échec et croit ne plus pouvoir lutter. Il reste une solution, prônée par nos spécialistes dans ces cas extrèmes : le recyclage. Il lui suffira de quelques minutes dans le cabibroyeurTM pour se rendre utile à la societé des AmiZ par son recyclage en engrais pour plantes vertes ou en énergie électrique. Ainsi il sera allé à l'encontre des affects personnels qui le retiennent à la vie et aura transmis son énergie au service de l'associalité.








4. Les formes de la lutte

L'acte acivil

Concernant les différentes modalités de l'acte acivil, vous êtes invités à vous reporter à la page sur le Devoir.




Les 5 niveaux d'associalité

Concernant les cinq niveaux d'associalité, nous vous encourageons à lire la page Courrier d'Associal, et notamment la réponse à la première lettre où ces niveaux sont détaillés de manière claire et simple. Attention, toutefois, ce ne sont là que des indications de tendances et non une stricte classification des êtres (qui par nature serait la preuve d'une remarquable étroitesse d'esprit). Nul doute que vous vous situerez vous-même à cheval entre plusieurs niveaux.




Perspectives

Nous vous invitons bien évidemment à multiplier les occasions de lutte et donc de remise en question. De même vous pourrez vous référer à Nietszche (sur le surhomme), Epicure (sur les besoins, Kant et Descartes (sur la Raison) en prenant garde à ne pas avaler leur pensée sans y réfléchir. L'objectif second, une fois cette sagesse acquise, étant bien sûr de la partager avec vos AmiZ. Ainsi la solution viendra de l'individu, pas d'une instance supérieure comme l'Etat ou l'Eglise.








5. Conclusion de la fin

La lutte est la condition sine qua non d'une societé associale, et elle tend finalement vers sa propre disparition : ainsi, il est imaginable qu'un jour les hommes ayant fait de la lutte le principe de leur existence et s'étant libérés du spectre des conventions, ils accèderont au Bien-Etre© définitif.

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