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Congrès IAAF - Un
seul faux-départ
L'acceptation d'un seul faux-départ par
course à partir de 2003 a été la mesure la
plus importante prise par la Fédération internationale
d'athlétisme (IAAF) au cours de la première des deux
journées de son congrès, mercredi à Edmonton.
A compter du 1er janvier 2003 et sur les épreuves d'une distance
inférieure ou égale à 400 m, tout athlète
qui provoquera un autre rappel, même s'il n'est pas l'auteur
du premier, sera éliminé.
Appuyée par les pays hispanophones, cette mesure, nuancée
par le Congrès puisqu'elle prévoyait à l'origine
l'interdiction complète des faux-départs, a été
très discutée notamment par les Américains,
les Britanniques et les Français. Comme le prouve le décompte
des voix avec 81 Fédérations nationales en faveur
contre 74, tandis que quatre se sont abstenues.
Plus tôt dans la journée, le Sénégalais
Lamine Diack, président par intérim depuis le décès
de Primo Nebiolo en novembre 1999, a été confirmé
pour deux ans à la tête de l'IAAF par 168 des 169 votants.
De son côté, l'Ukrainien Sergueï Bubka a été
élu au Conseil de l'IAAF, qui compte 27 membres, en compagnie
de l'Italien Gianni Gola alors que l'Allemand Helmut Digel a été
élu vice-président de l'IAAF.
Recours direct au TAS
Une décision importante prise par les 197 Fédérations
nationales présentes à Edmonton avant les Mondiaux
est l'abandon par l'IAAF de sa propre commission d'arbitrage pour
s'adresser directement au Tribunal arbitral du sport (TAS) dans
tous les cas de litiges.
L'IAAF a également décidé de faire signer un
accord aux athlètes qui stipule que ces derniers acceptent
de se plier aux règles de l'IAAF.
Ces deux nouvelles propositions ont pour but d'établir une
juridiction claire qui permette de prendre des décisions
plus rapides en évitant les recours interminables.
Plus symbolique est le changement de nom de l'IAAF, qui conserve
les mêmes initiales. L'"International Amateur athletics
federation" devient l'"International association of athletics
federations" supprimant ainsi le mot "amateur" dont
la présence était devenue incongrue.
Enfin, les membres ont effectué une modification constitutionnelle
faisant du secrétaire général, actuellement
le Hongrois Istvan Gyulai, non plus un membre élu du Conseil,
mais un membre ex-officio, qui a le droit de parole mais pas de
vote.
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