Histoire de la Chasse au vol et de la fauconnerie

 

 

   Un art vieux de plusieurs siècles

 

On trouve les premières traces écrites sur la chasse au vol au 7ème siècle av JC dans un livre japonais

relatant les chasses d'un empereur chinois nommé Wen-Wang.

S'étendant peu à peu du centre de l'Asie, cet art n'arrive en europe qu'aux alentours du 4ème siècle

de notre ère, où il trouve son âge d'or au Moyen Age, mais voit son déclin avec l'apparition

des armes à feu.

 

   Le haut vol était réservé aux rois et à la noblesse qui le pratiquaient comme passe temps,

   avec des faucons Gerfauts, Sacres et Laniers comme principaux oiseaux.

   Le bas vol était pratiqué par des chasseurs plus défavorisés, voire pauvres et permettait à certains

   d'améliorer le maigre repas quotidien.

   Depuis ce temps, le haut vol est considéré comme la chasse au vol par excellence,

   au dépend du bas vol . Dans les faits, même si quelques puristes soutiennent encore cette différence,

   le haut vol et le bas vol méritent toute notre attention et apportent l'un comme l'autre

   un plaisir différent certes, mais tout aussi intense.

 

   Aujourd'hui, la chasse au vol nous parvient quelque peu affaiblie.

   Cependant d'irréductibles passionnés chassent encore au vol et oeuvrent pour préserver

   la connaissance et la pratique de cet art, qui magnifie la relation entre l'homme et le monde sauvage.

 

 

   Devenir Fauconnier au 21ème siècle

 

   Cependant les exigences de notre monde moderne et celles de la chasse au vol sont parfois

   difficilement conciliables.

   En effet posséder un rapace demande quelques sacrifices que seul les aspirants fauconniers

   réellement motivés acceptent.

 

 

   Le temps

 

   C'est un élément essentiel à l'affaitage et à la mise en condition des oiseaux.

   C'est quotidiennement qu'il faut s'en occuper, que ce soit pour les soins, la nourriture,

   l'entraînement ou la chasse.

 

 

   L'argent

 

   Il fait tourner le monde et il en est de même pour la fauconnerie. Sans que cela soit un critère de

   sélection, il est certain que cette passion coûte de l'argent et qu'un budget conséquent est nécessaire.

   Un rapace coûte cher : de son acquisition (1000 euros env. pour une buse de Harris),

   à sa volière, en passant par sa nourriture et le matériel de fauconnerie, c'est plusieurs milliers

   d'euros qu'il faut prévoir, avec des dépenses quotidiennes tout au long de l'année.

   A cela s'ajoute, entre autre, du matériel de télémétrie ( à partir de 915 euros), un chien de chasse

   (surtout pour le haut vol), un véhicule et des furets pour la chasse au lapin.

 

 

   Des territoires de chasse

 

   Enfin, il faut des espaces adaptés en fonction de la chasse pratiquée.

   Si le bas vol se contente de territoire moyen tels bois, lisières forestières, vergers etc.,

   le haut vol nécessite de grandes étendues de terrain découvert, afin que le faucon puisse s'exprimer.

 

 

   Permis et autorisations

 

   La pratique de la chasse au vol nécessite un permis de chasse en cour de validité ainsi que

   les autorisations relatives à la possession d'un oiseau de proie.

   Toute pratique de notre art dans l'illégalité ne ferait que nuire à notre passion et

   apporterait de l'eau aux moulins de nos détracteurs, qui malheureusement semblent oublier que

   cette chasse est naturelle et non polluante.

   Quant au fait de détenir un rapace que tous se rassurent, ce sont dans la quasi-totalité

   des oiseaux d'élevage et en ce qui concerne beaucoup de faucons : des hybrides.

   De plus la pression de chasse est négligeable (le nombre de prises est bien moindre,

   comparé à d'autres types de chasse).

 


Préambule
EditoLa chasse au vol ? -Les oiseaux utilisés
 

Qui contacter ?Les sites Lexique de la chasse au volBibliographie
 

L’observationIdentification -Galerie photo Aegir tiercelet de Harris -
 

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