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Edito
Avant toutes choses je tiens particulièrement à
remercier mon maître, Monsieur Henri Lecerf. Il a accepté
de
prendre le temps de partager sa passion et de m'accompagner dans
la connaissance, les gestes et l'éthique de la fauconnerie. Je lui en suis très
reconnaissant. Je lui souhaite patience et réussite avec
ses oiseaux.
Que volent les
oiseaux que l'on aime !
Le
monde de la chasse au vol est un art qui nous vient (comme beaucoup
le savent), du Moyen Age. La France était alors une nation
où le haut et le bas vol faisaient partie intégrante
des activités quotidiennes de cette époque, tant comme
loisir pour la noblesse que moyen de se procurer sa pitence
pour d'autres.
La chasse au vol était en cette période
représentée de manière sensiblement égale
dans bien des pays aujourd'hui Européens (Angleterre, Allemagne,
Espagne..). Et c'est là que je m'interroge : Pourquoi
à l'heure actuelle, alors que nous sommes les champions de
la défense des traditions, sommes-nous si peu nombreux à
préserver cet Art? L'Angleterre, l'Allemagne, l'Espagne,
pour ne citer qu'eux, sont bien plus dynamiques et comptent
de nombreux
éleveurs, fabricants d'accessoires, et pratiquants de la chasse
au vol. Notre réglementation draconienne est un des facteurs,
mais surtout, il nous faut faire connaître mieux notre
passion. Il
n'est pas question d'accepter que n'importe qui devienne "fauconnier"
et il est évident que nous ne devons pas subir
d'effet de mode. Cependant il faudrait que toute personne intéressée
ait accès à la connaissance de notre art, sache qu'il
existe et quels sont ses impératifs, sans rencontrer de
difficulté, au même titre que l'on peut s'informer sur tout
autre domaine.
Voilà ma réflexion
au vue de notre petit monde. Ne laissons pas nos à prioris dicter
l'avenir de notre passion, soyons réalistes, voir ambitieux.
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