Au marché de Rantépao, sur l'île de Sulawesi (Célèbes)
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| Une fois par semaine, les femmes viennent de tous les villages de la région, vêtues de leurs sarongs multicolores, pour vendre au marché de Rantepao leurs légumes et leurs fruits. Tout est présenté dans des vanneries de bambous ou de bananiers. |  |
| Martin, notre guide Toraja (de dos à gauche), nous sert d'interprète pour négocier l'achat de petits piments verts et rouges. On trouve aussi beaucoup de choux verts, patates douces, concombres, haricots verts, échalottes, etc... |  |
| La plupart des paysans marchent pieds nus dans la boue qui règne partout sur les chemins et dans le marché (il pleut souvent). Le marché de Rantepao attire beaucoup de monde, car il se tient dans la capitale du pays toraja, au coeur de l'île de Sulawesi. |  |
| l'oeil du voyageur occidental est attiré par une incroyable variété de fruits aux magnifiques couleurs et aux formes généreuses : pastèques, avocats, caramboles, ananas, bananes... Les fruits et légumes, et surtout, le riz, constitutent la base de l'alimentation toraja. La consommation de viande reste exceptionnelle. |  |
| Chaque famille élève des cochons noirs qui sont ensuite vendus au marché dans un espace réservé. Les tractations commerciales sont très sérrées. |  |
| Ces cochons noirs sont transportés au dessus des chemins boueux grâce à d'ingénieuses litières en bambous où ils sont étroitement ficelés, ce qui provoque de leurs parts de bruyantes protestations. |  |
| L'idéal de chaque famille est de posséder au moins un buffle mâle, dont on prend grand soin (ils sont lavés matin et soir dans le rivière et on les promène au bout d'une corde pour qu'il puisse paître le long des chemins, car tout l'espace cultivable ou presque est occupé par les rizières). Les buffles jouent aussi un grand rôle dans la vie religieuse des torajas : ils sont sacrifiés lors des enterrements. |  |
Un enterrement rituel au pays Toraja
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| Les funérailles représentent un événement très important dans la société toraja. La famille construit un village provisoire pour recevoir tous les villageois des alentours, les proches et les amis du défunt. Les enfants expatriés reviennent souvent à Sulawesi à cette occasion. Tout ceci coûte fort cher à la famille qui met parfois plusieurs années avant de réunir l'argent nécessaire. |  |
| Les femmes de la famille du défunt, sortant de la maison construite tout exprès pour les funérailles, offrent des boissons et des mets aux invités : café (toujours très sucré), thé toraja et petits gateaux secs également très sucrés. |  |
| Les funérailles durent entre 3 et 5 jours. Tant que la cérémonie n'a pas eu lieu, le mort est considéré comme simplement "malade". Celui-ci était "malade" depuis 3 mois, mais certains attendent parfois 15 ans un enterrement et une sépulture définitive. |  |
| Des buffles sont sacrifiés et écorchés, puis découpés et les morceaux offerts aux invités, qui accrochent aux murs leurs morceaux de viande enfilées sur des ficelles de bananier. Les buffles sacrifiés conduisent l'âme du défunt dans l'au-delà. |  |
Quelques aspects de Sulawesi
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| La maison traditionnelle des Torajas présente une architecture tout à fait extraordinaire. Chaque village comporte 8 à 10 maisons et abrite un clan familial. Chaque maison possède son grenier à riz qui lui fait face, et dont seules les femmes possèdent la clef. Les ethnologues suggèrent que les toits en forme de coques de bateaux rappellent les anciens voyages des torajas. |  |
| Les bottes de riz prêtes à être repiquées attendent dans une rizière. Le riz est à la base de l'alimentation des torajas, comme un peu partout en Indonésie. Le riz est consommé à tous les repas, y compris le petit-déjeuner, accompagné d'ail. Il en existe plusieurs variétés, blanc, comme celui que nous connaissons en Europe, rouge, ou encore noir (très salé). |  |
| Le riz est mis à sécher le long de la route. Les bottes sont disposées en éventail de façon à pouvoir les faire sécher plus vite. De nombreux torajas travaillent dans les rizières. |  |
A l'entrée d'un village Bugi (l'autre ethnie qui habite l'île de Sulawesi, surtout le long des côtes) un panneau proclame que chaque habitant s'engage à respecter les principes suivants :Alaman : respect Asri : harmonie Iudah : sérénité Nyaman : tranquilité. |  |
| Si cette petite fille savait parler, elle dirait Salamat Datang !, c'est à dire bienvenue en Indonésien. Comme il existe plus de quatre mille dialectes en indonésie, l'indonésien (très proche du malais) est volontairement simple, afin que chacun puisse se comprendre. |  |
Les processions et rites religieux hindouistes de Bali
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| Offrandes rituelles au pied d'une statue : Bali est de religion hindouiste (alors que l'indonésie est majoritairement musulmane et les torajas chrétiens animistes). Les habitants consacrent beaucoup de temps à faire des offrandes aux dieux afin de se concillier leurs bonnes grâces. |  |
| Partout, les balinais circulent en procession. Ici, ils se rendent au temple de Besakih, consacré au dieu du volcan Agung. Ce temple est construit sur la pente même du volcan et disparaît très souvent dans les nuages. |  |
| Cahque procession est accompagnée de musiciens qui jouent des percussions. |  |
| Lors des processions, tous les hommes portent le même costume : 2 sarongs (un blanc et un jaune), une veste balnche et un turban dont chaque côté représente le bien et le mal. |  |
| Fresques dans le palais de justice de Klungkung, qui racontent l'histoire du paradis des justes. |  |