PARTAGER SA MEMOIRE GRACE A LA MONDIALISATION

 

 

 

 

                             

PARTAGER SA MEMOIRE GRACE A LA MONDIALISATION

 

39e Conférence internationale

de la Table ronde des Archives (CITRA)

Curaçao, Antilles néerlandaises, 21-23 novembre 2006

 

Communiqué

 « Aucun homme n’est une île, complet en soi-même; tout homme est un fragment du continent, une partie du tout ». Cette phrase de John Donne, poète anglais du XVIIème siècle, citée par Sir Shridath Ramphal, ancien Secrétaire général du Commonwealth, dans ses propos introductifs à la 39ème CITRA, était particulièrement pertinente cette année, en raison du lieu et du thème de la conférence : Curaçao, cette île multiculturelle des Antilles néerlandaises, où plus de 200 participants, venus de 77 pays, membres de la CITRA et de CARBICA ( la branche régionale du Conseil international des Archives), se sont retrouvés pour échanger leurs réflexions sur un thème stimulant Partager sa mémoire grâce à la mondialisation.

 

Un des objectifs de la conférence était de définir des stratégies et des projets propres à tirer parti au mieux des opportunités et des facilités d’échanges qu’offre la mondialisation.

 

Les interventions des séances plénières étaient centrées autour de trois sujets : les migrations, l’esclavage et la colonisation/décolonisation. Trois sujets choisis parce qu’ils ont particulièrement affecté la région des Caraïbes et que la plupart des pays en ont aussi fait l’expérience, activement ou passivement. Trois phénomènes qui ont laissé des traces dans les archives et dont on ne peut faire l’histoire objective qu’en croisant des sources multiples - nationales et internationales, publiques et privées.

 

Chaque séance plénière était introduite par des réflexions générales sur chacun de ces phénomènes et suivie d’exemples de collaboration réussie : instruments de recherche, tels que le Guide français des sources de l’histoire de l’esclavage et programmes de partage des sources et ressources, comme le projet néerlandais Le monde atlantique et les Hollandais (AWAD) ou ceux développés entre pays d’Amérique latine et pays d’Afrique lusophones (Resgate, Reencontro et Aluka). Il en ressortait nettement que les archives d’un pays n’intéressaient pas que ses ressortissants et que l’usage éclairé des technologies permet de surmonter divisions et lacunes.

 

Le nouveau format de la Conférence, avec l’alternance de séances plénières et de discussions en une quinzaine de tables rondes parallèles, a permis pour la première fois aux participants de poursuivre la réflexion, en se regroupant librement autour de sujets identifiés par eux-mêmes et de proposer des projets de résolutions et de coopération.

 

Deux des treize résolutions adoptées à l’issue de la Conférence portent sur le rôle de l’archiviste dans la préservation de la mémoire ; elles soulignent l’importance de recourir aux services de professionnels, à l’heure où les projets mémoriels se multiplient, et de protéger ces professionnels contre les pressions qu’ils peuvent subir.

 

Deux autres demandent à l’UNESCO d’étendre le projet Le commerce de l’esclave à tous les états impliqués dans la traite et d’encourager la mise en commun du patrimoine archivistique intéressant plusieurs pays, comme c’est le cas des anciens pays colonisateurs et colonisés. Un plan de coopération multilatérale est proposé pour faciliter l’accès aux archives et les organisations et états concernés sont invités à le soutenir.

 

Souhaitons que la dynamique créée à Curaçao ne retombe pas et que ces résolutions se concrétisent rapidement. Il est très encourageant qu’Allen Weinstein, l’Archiviste des Etats-Unis ait dores et déjà annoncé son soutien personnel aux projets qui faciliteront la mise en commun des sources.

 

Alors que, dans nos sociétés, le débat reste tendu sur ces périodes, souvent douloureuses, de notre passé commun, les participants ont prouvé qu’il était possible de traiter cette question de façon dépassionnée et professionnelle. En décidant de mettre ensemble les archives au service de leurs contemporains, ils manifestent leur volonté de faire progresser la connaissance historique et de promouvoir une culture de partage.

  

 

23 novembre 2006

  

 

Pour plus d’information vous pouvez consulter le site web du CIA (www.ica.org)

 ou contacter:

 Perrine Canavaggio, Secrétaire de la CITRA

Email: canavaggio@ica.org

 

Nolda Römer Kenepa, Directrice des Archives nationales des Antilles néerlandaises

Email : nrom@cura.net

 

Mitsuoki Kikuchi, Vice président du Conseil international des Archives, chargé de la CITRA

Email : yumiohara@archives.go.jp

 

 

P.O. Box 5884 – Abu Dhabi – United Arab Emirates  Tél.0097124183205    Mobile 00971507110971   Fax Abu Dhabi 0097124445811  

Web site : http://membres.lycos.fr/badjadja            badjadja99@yahoo.fr

 

Mise à jour le 10 Octobre 2008           Conception :  Bouharrat Soufiane  archivist18@hotmail.com

                     Maintenance : Abdelkrim Badjadja