Le site noir du colonialisme
LE SITE NOIR
DU COLONIALISME
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Le site noir du colonialisme


Non à la falsification de l'Histoire!

Ce site a été créé au mois de décembre de cette année 2005 qui devait voir la signature d'un traité d'amitié entre la France et l'Algérie. Il fait suite à la loi scandaleuse du 23 février 2005 qui remet sur le tapis un négationnisme éhonté et nous force donc à revenir sur l'une des pages les plus noires de l'Histoire de l'humanité qui fait l'objet depuis longtemps d'une véritable amnésie nationale et d'une défiguration récurrente qui la confinerait à une entreprise philanthropique, quand il est sûre que la réalité de ses motivations était au contraire des plus sordides et que son déroulement a été une suite d'épisodes répugnants qui illustrent la sauvagerie inouïe des prétendus civilisateurs.
Ce prétendu rôle civilisateur de la colonisation trop longtemps admis par certains esprits ignorants, a été vanté lors de débats parlementaires odieusement anachroniques où l'Algérie s'est vu traitée par un député de "terres ingrates". Sans doute les colonisés auraient-ils dû dire merci de s'être fait massacrer, bafouer dans leur dignité, spolier, exproprier, exploiter, piller, mutiler et torturer.
La loi du 23 février 2005 est une HORREUR qu'une démocratie libérale ne doit pas admettre! 
L'Assemblée Nationale se permet de donner des leçons à la Turquie sur le génocide Arménien alors qu'en France, jusqu'en son sein est pratiqué un Négationnisme qui frise l'apologie du crime contre l'humanité! N'est ce pas là une ironie révoltante?

Le plus beau c'est que cette loi de la honte offre des indemnités aux anciens terroristes de l'OAS que Mitterrand (qui avait été ministre de l'interieur pendant la Guerre d'Algérie) avait réhabilité au même titre que Batisti au début des années 80 .

Cette loi disons nous, contrevient à la laïcité et à la liberté de l'enseignement elle correspond sur mesure aux attentes d'un lobbying de l'extrême droite algerianiste et pied noir toujours animée de préjugés racistes et de cette insubmersible haine revancharde qui puise ses racines dans un racisme viscéral. Aidée par de fidèles serviteurs harkis de la clique d' Hamlaoui Mekachera, l'extrême droite se repaisse.

L'article 13 de la loi du 23 février 2005 vise en effet clairement les anciens terroristes de l'OAS qui avaient fait l'objet de condamnations, la République dresse ainsi des lauriers à ceux qui avaient tenté de la détruire! L'article 4 se propose pour sa part de façonner une histoire officielle en imposant que les programmes scolaires insistent sur " l'oeuvre accomplie par la France outre mer" avec son rôle prétendument bénéfique puisque devront être enseignés avec insistance "les aspects positifs" de la présence coloniale "tout particulerement en Afrique du Nord".

Ce n'est ni crédible, ni décent de parler d'aspects positifs surtout s'agissant du cas de l'Algérie. Ces prétendus aspects positifs n'ont rien de sérieux surtout au regard de l'horreur et de l'infamie qu'a constitué le colonialisme. Comme si un crime pouvait présenter des aspects positifs ! C'est un peu comme si des députés venaient à dire que le nazisme ou pire encore le génocide juif, a présenté des aspects positifs et qu'ils ajoutaient ensuite par exemple que cela a été à l'origine d'une certaine littérature, que cela a permis à des juifs de découvrir la Pologne et donc de voyager, de mettre les pieds dans des paysages qu'ils n'auraient peut-être jamais connu... Et que les programmes scolaires devraient insister là-dessus ! Ce serait scandaleux mais là c'est à peu près du même tonneau. Qui peut nier que les expérimentations sur des vivants perpétrées par les nazis ont permis des avancées de la médecine et des découvertes scientifiques? Quel tordu faut-il être pour autant pour prétendre que la politique monstrueuse des nazis a présenté des aspects positifs?!


La falsification mémorielle

La colonisation est directement responsable du sous développement des anciennes colonies. Parler "d'aspects positifs" c'est insinuer que les peuples colonisés n'auraient pas construit eux même et en nombre beaucoup plus propice au développement de leur pays des infrastructures. C'est aussi dissimuler qu'en Algérie pour ne prendre que cet exemple, les écoles indigènes ont été supprimées  et remplacées par des écoles françaises en nombre très insuffisant et qu' en 1929, 6 % seulement des enfants « indigènes » allaient à l’école primaire dans ce pays ravagé par la misère et la violence des forces coloniales où s'est appliqué le code de l'indigénat. Le racisme de l'article 4 de la loi négationniste du 23 février 2005 portant falsification de l'histoire et édiction d'une Histoire officielle préjuge du devenir et de l'évolution des populations qui ont été colonisées en dégageant de prétendus "aspects positifs" dans une carence flagrante de réalisations requalifiée en autant de bienfaits par rapport à ce qu'aurait été le cours normal et naturel des sociétés autochtones. Ce n'est ni plus ni moins qu'une insulte envers l'intelligence des populations colonisées en même temps qu'une grotesque récriture de l'Histoire.

Guadeloupéens, Martiniquais, Haïtiens, Guyanais, Réunionnais contre l'apologie des crimes esclavagistes

Ennemi intime (documentaire vidéo)


Contactez-moi

 

Ce site n'est pas un plaidoyer pour la repentance. Les français ne sont pas responsables de ce qu'ont fait leurs ancêtres ou plutôt certains de leurs ancêtres puisqu'il s'est toujours trouvé dans ce pays des gens pour sauver l'honneur.

Ce site entend justement rendre hommage à ces français qui souvent au peril de leur vie ont pris fait et cause pour les populations colonisées et qui ont dénoncé parfois dès les débuts de la colonisation avec la plus grande vigueur la barbarie coloniale. De Louise Michel au catholique bordelais Mauriac en passant par Robert Louzon, Jean Sénac, Henri Alleg, Maurice Audin ou encore Albert Camus etc... Ce site évoque ces personnages qui ne représentaient pas moins la France que les criminels qui ont mis l'Algérie à feu et à sang.

La présence de français et d'européens en Afrique du Nord durant la colonisation a évidemment ses lettres de noblesses et ses aspects foncierment positifs comme le disent Roger Hanin et tant d'autres, mais par le syntagme "présence française" ce n'est pas cela qui est visé par la loi mais bien la colonisation comme le montrent d'ailleurs très bien si besoin était les débats parlementaires.

 

Certains prétendent comme Eric Zemmour qu'il est impossible de faire aimer la France aux immigrés et français originaires des anciennes colonies si on reconnaît les horreurs de la colonisation: c'est archi faux, c'est d'ailleurs le contraire et cela reviendrait à revenir en toute logique sur la reconnaissance des crimes du régime de Vichy, sur celle de la rafle du vel' d' hiv' etc... Or comment, juifs, africains et nords africains pourraient-ils s'identifier à un pays qui pratique le négationnisme? Une nation n'a pas besoin d'idéaliser son Histoire ni finallement de mentir à ses enfants, ce qui la rend estimable c'est justement sa capacité à regarder son histoire en face et à condamner avec indignation ses pages noires.

Le colonialisme était la négation de la France et de ses valeurs, la négation de la République, le contraire de la République et les guerres de décolonisation n'étaient pas des guerres contre la France mais des guerres contre un certain système d'oppression: le colonialisme.

Ce site entend donc célébrer l'Emir Abdel Kader, Aimé Cesaire, Frantz Fanon, Sail Mohamed etc au même titre que Marguerite Aspe et Pierre Vidal Naquet.



DISCOURS SUR LE COLONIALISME

"Cela réglé, j’admets que mettre des civilisations différentes en contact les unes avec les autres est bien ; que marier des mondes différents est excellent ; qu’une civilisation, quel que soit son génie intime , à se replier sur elle-même s’étiole ; que l’échange est ici l’oxygène, et que la grande chance de l’Europe est d’avoir été un carrefour, et que, d’avoir été le lieu géométrique de toutes les idées, le réceptacle de toutes les philosophies, le lieu d’accueil de tous les sentiments en a fait le meilleur redistributeur d’énergie.

 

Mais alors je pose la question suivante : la colonisation a-t-elle vraiment mis en contact  ? Ou, si l’on préfère, de toutes les manières d’établir le contact, était-elle la meilleure ?

Je réponds non.

Et je dis que de la colonisation à la civilisation, la distance est infinie ; que de toutes les expéditions coloniales accumulées, de tous les statuts coloniaux élaborés, de toutes les circulaires ministérielles expédiées, on ne saurait réussir une seule valeur humaine."

Discours sur le colonialisme,

Aimé césaire





La conquête coloniale de l'Algérie
La conquête coloniale de l'Algérie s'est traduite par l'extermination du tiers de la population algérienne soit près d'un million de morts. (Source: Coloniser Exterminer, Olivier Le Cour Grandmaison Fayard 2005) Le prétexte de la conquête a été le coup d'évantail reçu par le consul de France Deval: Sous couleur de punir le dey d'Alger pour son geste de mépris envers le représentant de la France, l'armée française va saccager tout un pays en massacrant hommes , femmes , enfants, vieillards.


LA LEGENDE DU COUP DE L'EVENTAIL

 

En 1794, la France était attaquée de tous côtés. Non seulement son territoire était envahi sur plusieurs points, mais son peuple et son armée risquaient d'être affamés. Ne produisant pas assez pour subvenir à ses besoins, elle ne trouvait nulle part où acheter le complément de grains qui lui était nécessaire. Nulle part... sauf en Algérie, dont le dey offrit à la Convention toutes facilités pour faire ses achats de blé.

Deux ans plus tard, le Directoire a succédé à la Convention, mais la guerre n'en continue pas moins, et l'Angleterre continue à poursuivre son plan d'affamer les armées de la République ; en outre... le Trésor est vide, ou presque. Le dey d'Alger offre alors au gouvernement français de lui prêter un million, sans intérêts, pour les achats de blé que celui-ci aurait à effectuer en Algérie. Le gouvernement français accepte, et les achats sont effectués notamment par l'intermédiaire de la maison Bacri et Busnach, gros commerçants juifs, auxquels d'ailleurs la plus grosse partie du blé qu'ils livrent à la France est fournie par le dey lui-même.

Les achats de blé ainsi effectués dépassent de beaucoup le million prêté ; la France ne les paie pourtant point. Qu'importe !

La France est riche et est personne d'honneur. Quand la paix sera revenue, elle réglera ses dettes. Le dey continue donc de fournir du blé à Bacri, et Bacri de livrer à la France.

1815 : la paix est revenue, c'est le moment de se faire payer. Bacri et le dey réclament leur dû.

Mais chacun sait que la bourgeoisie française n'aime guère payer ses dettes de guerre. Elle estime qu'est suffisant l'honneur qu'elle a fait à ses créanciers en leur permettant de la sortir de l'embarras. Ils ont eu l'insigne honneur de l'aider à vaincre, que veulent-ils de plus ?

Malgré la paix et l'« ordre » revenus, le gouvernement de la Restauration fit donc autant de difficultés que ses prédécesseurs pour payer ceux qui avaient fourni de quoi faire le pain du troupier français. On objectera que certaines cargaisons avaient été de mauvaise qualité. C'était bien possible, même très probable ;

il n'y a pas de raison pour que Bacri et Busnach aient fait exception dans l'honorable corporation des fournisseurs de guerre. En conséquence, le Commission française, réunie en 1819, fit subir de sérieuses réductions aux factures de Bacri, en suite desquelles ce qui reste dû est fixé définitivement, d'accord avec Bacri et le dey, à une somme globale de 7 millions. Il n'y a donc plus qu'à payer. Eh bien on ne paie pas. L'accord de 1819 stipulait que, sur les 7 millions, seraient retenues les sommes qui pourraient être dues par Bacri à ses créanciers. En conséquence, le Trésor français verse bien l'argent, mais il le verse à Paris, à la Caisses des dépôts et Consignations ; aussitôt une nuée d'oppositions, de la part de créanciers de Bacri, vrais ou prétendus, se produit, et, en 1827, soit huit ans après que l'accord réglant définitivement le montant des sommes dues a été conclu, les tribunaux français n'avaient pas encore statué sur la validité de ces oppositions ! En 1827, donc, le dey n'était pas encore remboursé du million qu'il avait prêté à la France, sans intérêts, trente et un ans auparavant ! Bien plus, du fait des dettes que Bacri avait eu soin de faire en France, le dey risquait fort de ne jamais toucher un sou. Ainsi, sous couleur de satisfaire ses réclamations, on avait « rendu légale sa spoliation » ( Esquer, La Prise d'Alger, p. 49)

Le dey d'Alger était ainsi magnifiquement récompensé de l'ardeur qu'il avait mise à faciliter le ravitaillement de la France affamée par l'Angleterre.

En cette année 1827, le dey d'Alger découvrit un fait bien plus grave encore, où la perfidie du gouvernement de la restauration dépassait vraiment toutes les bornes.

A l'extrémité est de la Régence, à 500 kilomètres environ d'Alger, sur un point du littoral appelé Calle, la France avait la concession d'un entrepôt commercial. Le gouvernement français, par la voix de son représentant à Alger, Deval, avait promis au dey que l'entrepôt ne serait pas fortifié ( Esquer, La Prise d'Alger, p. 53.) ; c'était un emplacement pour faire du commerce, mais rien de plus ; ce ne devait point être transformé en une place forte. Or, la France avait fortifié la Calle, et le dey venait de l'apprendre.

Supposez que la France se soit conduite avec les Etats-Unis, pour le règlement de ses dettes de guerre, comme elle s'est conduite avec le dey d'Alger, ne croyez-vous pas que, bien avant que trente ans ne soient passés, la flotte américaine ne se serait pas, pour le moins, emparée de la Guadeloupe et de la Martinique, et ne serait même venue faire un petit tour à Brest ? Ou bien, supposez que la représentation commerciale des Soviets à Paris convertisse ses bureaux en forteresse, la France serait-elle longue à renvoyer l'ambassadeur soviétique chez lui, et à réoccuper par la force les locaux de la Représentation commerciale ?

Le dey d'Alger, lui, se contenta de demander des explications. Il les demanda par écrit au gouvernement français, et comme celui-ci ne répondait pas, il les demanda verbalement au consul de France. Que vouliez-vous que celui-ci réponde ? Pour l'affaire de la Calle en particulier, il savait fort bien que c'était lui-même, Deval, qui s'était engagé à ce que le territoire ne fût pas fortifié, et il savait aussi que, malgré cela, on l'avait fortifié. Dans ces conditions, quand on n'a pas d'explications valables à fournir, il n'est qu'une ressource : c'est le prendre de haut. C'est ce que fit Deval. Alors, furieux, le dey s'emporta, injuria, et finalement donna au « représentant de la France » un coup de son chasse-mouche.

On tenait le prétexte !

Le gouvernement français, convaincu de mauvaise foi, allait châtier le dey coupable d'avoir « injurié la France ». Car l'« honneur de la France » ne consistait pas à payer ses dettes le plus vite possible, l'« honneur de la France » ne consistait pas à respecter la parole donnée ; l'« honneur de la France » consistait à frapper celui qui lui reprochait ses actes déshonorants. « Je m'appelle lion » ; ma raison est la meilleure... parce que je suis le plus fort. Et je suis le plus fort, non seulement par les armes, mais par toute l'organisation de mensonges que, sous les noms divers d'enseignement, de littérature, de « culture », etc., j'ai créée pour me servir. En conséquence, du mensonge je ferais la vérité. Toute une armée d'« intellectuels » proclamera par le monde, comme la vérité, comme une Vérité évidente et universellement admise, que j'ai été outragé sans raison, et que mon bon droit à m'emparer d'Alger est incontestable. Il n'y a pas un Français, pas un élève de l'école primaire qui ne sache pas que le « coup de l'éventail » du dey Hussein est à l'origine de la conquête de l'Algérie ; combien y en a-t-il à qui vous avez appris, messieurs les Professeurs, l'histoire des fortifications de la Calle ? Il n'est pas un manuel d'histoire élémentaire qui ne contienne quelques illustrations du dey frappant le « représentant de la France », mais ce n'est que dans quelques rares livres, tirés à un petit nombre d'exemplaires, et enfouis dans les bibliothèques, qu'on peut trouver des renseignements sur les raisons pour lesquelles le dey était, ce jour-là, si fort en colère. Voilà l'« histoire » bourgeoise. L'emportement du dey est monté en épingle, mais les raisons de son emportement sont soigneusement cachées, car sinon, le lecteur pourrait s'apercevoir que si jamais « coup d'éventail » fut justifié, ce fut bien celui que reçut à Alger, le 30 avril 1827, le consul de France.

 

Robert Louzon

in Cent ans de capitalisme en Algérie éd. Acratie


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Quarante années de massacre


Lire Coloniser Exterminer d' Olivier Le Cour Grandmaison éd Fayard 2005


"Races inferieures! (...) voila l'abominable et mensongère théorie au nom de laquelle nous continuons depuis des siècles, le front serein et la paix dans l'âme, à piller,violer, massacrer jusqu'à l'extermination complète, toutes les familles humaines qui n'ont pas la couleur de notre peau"
P. Vigné d'Octon
(1911)
 
 

"Les blancs ne communiquent avec les noirs ou les jaunes que pour les asservir ou les massacrer. Les peuples que nous appelons barbares ne nous connaissent encore que par nos crimes. (...) Allons-nous armer sans cesse contre nous en Afrique, en Asie,, d'inextinguibles colères et des haines insatiables et nous préparer pour un avenir lointain sans doute, mais assuré, des millions d'ennemis?"
A.France
(1906)
 

« On a tué, massacré, violé, pillé tout à l’aise dans un pays sans défense, l’histoire de cette frénésie de meurtres et de rapines ne sera jamais connue, les Européens ayant trop de motifs pour faire le silence (...). Rien n’est plus contraire aux intérêts français que cette politique de barbarie. »

Jean Jaurès citant Clemenceau (Chambre des députés, 27 mars 1908)

 

(au nom de la "protection des nationaux" Clemenceau, président du Conseil depuis octobre 1906, engage l’expédition du Maroc avec Stephen Pichon comme ministre des Affaires étrangères, il declara "Mon impression est que des tribus qui n’ont pas été encore en contact avec nos troupes ont besoin de recevoir une bonne raclée." le 22 septembre 1907)

 

« Les vraies colonies d’un peuple commerçant, ce sont les peuples indépendants de toutes les parties du monde. Tout peuple commerçant doit désirer qu’ils soient tous indépendants pour devenir plus industrieux et plus riches. Tout peuple commerçant doit désirer qu’ils soient tous indépendants pour devenir plus industrieux et plus riches, car plus ils seront nombreux et productifs, plus ils présenteront d’occasions et de facilités pour les échanges. Ces peuples alors deviennent pour nous des amis utiles, et qui ne nous obligent pas de leur accorder des monopoles onéreux, ni d’entretenir à grands frais des administrations, une marine et des établissements militaires aux bornes du monde. Un temps viendra où on sera honteux de tant de sottise et où les colonies n’auront plus d’autres défenseurs que ceux à qui elles offrent des places lucratives à donner et à recevoir, le tout aux dépens des peuples. »

Jean-Baptiste Say

 

« Périssent nos colonies plutôt qu’un principe ».

Camille Desmoulins


Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine

Les indiens d'Amérique

L'esclavage en Martinique

Traite negrière

Nouvelle Calédonie

"Quand un Algérien se disait arabe, les juristes français lui répondaient : non, tu es français. Quand il réclamait les droits des Français, les mêmes juristes lui répondaient : non, tu es arabe !"
[Ferhat Abbas - La Nuit coloniale - Julliard 1962]




En se lachant, l'hypocrite G.Frêche qui feint de s'interesser au devenir des harkis n'a peut-être fait que diretout haut ce que tous les colonialistes pensent tout bas
Le coup d'éventail


Documentaire Vidéo très interessant sur la guerre d'Algérie

  Ceux qui travaillent sur les régimes totalitaires n'ont lu Hannah Arendt que d'un seul oeil, semble-t-il. Ils ont omis de s'apercevoir qu'au nazisme et au communisme elle avait associé l'imperialisme colonial. (1) Entre ces régimes en effet, il existe une parenté qu'avait bien reperée le poète antillais Aimé Cesaire, au moins en ce qui concerne nazisme et colonialisme: "Ce que le très chrétien bourgeois du XXeme siecle ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, c'est le crime contre l'homme blanc (...) d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes, les coolies de l'Inde et les negres d'Afrique. (2)
Marc FERRO
Le livre noir du colonialisme
 
(1) Hannah Arendt, Les origines du totalitarismes, l'imperialisme,1955
(2) Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, présence africaine, 1955

« La violence coloniale ne se donne pas seulement le but de tenir en respect ces hommes asservis, elle cherche à les déshumaniser. Rien ne sera ménagé pour liquider leurs traditions, pour substituer nos langues aux leurs, pour détruire leur culture sans leur donner la nôtre; on les abrutira de fatigue. Dénourris, malades, s’ils résistent encore la peur terminera le job: on braque sur le paysan des fusils; viennent des civils qui s’installent sur sa terre et le contraignent par la cravache à la cultiver pour eux. S’il résiste, les soldats tirent, c’est un homme mort; s’il cède, il se dégrade, ce n’est plus un homme; la honte et la crainte vont fissurer son caractère, désintégrer sa personne. Nos chères valeurs perdent leurs ailes; à les regarder de près on en trouvera pas une qui ne soit tachée de sang»

Jean-Paul Sartre - Préface aux Damnés de la Terre de Frantz Fanon

« Nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître ».

« La tyrannie européenne les a rendus plus désordonnés et moins civilisés qu’ils n’étaient déjà. La condition morale et l’état physique de ces peuples n'ont cessé d’empirer en même temps, et ils sont devenus plus barbares à mesure qu’ils étaient plus malheureux. »

« La conservation des colonies est nécessaire à la force et à la grandeur de la France. »

Alexis de Tocqueville

 

« Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe : l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les moyens, quoi qu’en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que s’il leur arrive de m’amener un Aabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. (...) Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger des bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs ; en un mot, anéantir tout ce qui ne rampe pas devant nous comme des chiens. »

Lieutenant-colonnel de Montagnac

 

"... Nous avons réuni au domaine les biens des fondations pieuses, nous avons séquestré ceux d'une classe d'habitants que nous avions promis de respecter... nous nous sommes emparé des propriétés privées sans indémnité aucune; et, de plus, nous avons été jusqu'à contraindre des propriétaires, expropriés de cette manière, à payer les frais de démolition de leurs maisons et même d'une mosquée.

"Nous avons profané les temples, les tombeaux, l'intérieur des maisons: asile sacré chez les musulmans.

"Nous avons massacré les gens porteurs de sauf-conduits; égorgé sur un soupçon des populations entières, qui ce sont ensuite trouvées innocentes ; nous avons mis en jugement des hommes réputés saints dans le pays, des hommes vénérés, parce qu'ils avaient assez de courage pour venir s'exposer à nos fureurs, afin d'intercéder en faveur de leurs malheureux compatriotes ; il s'est trouvé des hommes pour les condamner, et des hommes civilisés pour les faire exécuter."

(Rapport de la commission gouvernemenentale d'enquête, 1833).

 

« Dans les années 80, les manuels scolaires rédigés par des agrégés d'histoire affirmaient que les juifs en France avaient été arrêtés par les seuls Allemands, alors que les trois quarts l'ont été par des policiers de Vichy. Les historiens ne sont pas neutres, ils ont aussi leurs engagements politiques. »

Arno Klarsfeld (Libération, 30 décembre 2005)


Débat vidéo Tapie c/ Le Pen

Il est marrant celui là (soirée électorale Vidéo avec B.Tapie)


La France peut accueillir toute la richesse du monde (B.Tapie parle de l'immigration) VIDEO



Le 17 octobre 1961:
Une journée portée disparue

La police de Papon massacre 200 Algériens

Paru dans le monde libertaire Le jeudi 2 octobre 1997.

 

En octobre 1961, Michel Debré est Premier ministre. Ayant déjà démontré ses capacités de zélé serviteur de l’État, Maurice Papon bénéficie de la plus haute confiance. La preuve, on lui a confié le poste, éminemment sensible, de Préfet de police de Paris.

À ce titre, il vient d’imposer le couvre-feu aux Algériens.

À l’appel du F.L.N., des milliers d’entre eux décident, le 17 octobre, de braver cet interdit et tentent de défiler pacifiquement, en famille, dans les rues de Paris. Pour l’État français, c’en est trop ! La police parisienne charge, tire, massacre à coup de crosse et jette des dizaines de corps à la Seine. Plus de 200 Algériens sont ainsi assassinés. Plus de 11 500 sont « rafflés » et parqués pendant plusieurs jours.

Ce massacre n’est pas une bavure. Une nouvelle fois Papon apparaît comme un odieux comparse, complice et docile. L’ordre est venu de haut : il fallait « donner une leçon » à ces algériens. Alors que la démocratie française torturait quotidiennement en Algérie, les immigrés devaient eux fermer leur gueule.

Pratiquant le négationnisme, l’État français s’est efforcé depuis de faire disparaître toute trace de ce sanglant épisode, absent de la plupart des manuels d’histoire. Mieux encore, la démocratie française cherche a intimider ceux qui font effort de mémoire. En octobre 1996, l’ensemble des exemplaires, destinés à la France, du quotidien algérien Liberté ont été saisis à l’aéroport de Lyon-Satolas. Un article relatait ce massacre sous un jour déplaisant pour l’État français. Ministre de l’Intérieur, Debré fils a assuré sur ce dossier la continuité du « sale boulot » accompli par son père.

Papon ne sera jamais inculpé pour son implication dans ce carnage. Chirac a condamné le régime de Vichy, tout en oubliant les massacres coloniaux, pour mieux dédouaner l’État sous sa forme actuel. Il voudrait nous faire oublier que notre État républicain pratique la xénophobie au quotidien.

Patrick
groupe Durruti (Lyon)






GUERRE D'ALGERIE
Carnet de route d'un appellé

Ce livre est le journal de bord de ce voyage au bout de l'enfer, du cauchemar, de l'horreur et de la honte.

Il nous décrit sans ambages le quotidien de meurtres, de viols, de pillages,d'incendies, de destructions, de tortures, de sadisme, d'imbécillité... d'une armée composée d'engagés et... d'appelés.

Il nous conte par le menu le "comment" des braves gens de ploucs ordinaires se transforment peu à peu en bouchers psychopathes.

Il nous raconte l'insupportable de l'armée française pendant la guerre d'Algérie.

Ce livre, publié une première fois aux Éditions de Minuit, fut saisi dès sa sortie, en avril 1961.

À l'heure où l'OTAN (et donc, l'armée française) essayait de nous faire le plan de la guerre propre et où un petit dictateur serbe disait et faisait exactement ce que disaient et faisaient le gouvernement et l'armée française en Algérie, il avait semblé opportun de rééditer ce livre "maudit".



Ecouter le célèbre chant révolutionnaire algérien Min djibalina de Mahboub Stambouli en cliquant sur l'image ci-dessus.

Guerre d'Algérie

La torture coloniale en Algérie





Pro choix

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Blog de soutien à Soheib Bencheikh

Vigilance laïque!

Voir Brassens Chanter "La prière"

"La ballade des imbéciles heureux qui sont nés quelque part" chantée par G Brassens

Vidéo: Caroline Fourest

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Un kabyle à Alger! Sketch de Fellag

Le mouton qui blasphème

Clip Vidéo "Menaces sur la Republique" (mix racoleur à 2 centimes)



Manifeste des libertés

voir rubrique Islam du site ANTITHEOLOGISME

Infiltration islamiste des mouvements contestataires:
Ne plus se voiler la face!

Le site noir du colonialisme condamne fermement les élucubrations des islamo gauchistes qui composent le groupuscule des « indigènes de la République », structure spécialisée dans la concurrence victimaire qui rassemble la lie ce que les mouvements contestataires comptent de plus compromis avec l’extrême droite arabo - musulmane. Pour cette structure ultra minoritaire  et non implantée dans les quartiers, la France serait un pays raciste, la laïcité et le féminisme qui ont animés de récentes réformes seraient des provocations discriminantes qui confinent à la stigmatisation et l’exclusion des populations de culture musulmane. L’appel des indigènes de la République qualifie de loi raciste et colonialiste la loi portant interdiction des signes religieux à l’école, il convient bien sûr de dénoncer ce soutien abjecte qu’ils apportent à l’obscurantisme et aux islamistes.

 

Le site noir du colonialisme rappelle son attachement à la laïcité et à l’égalité des sexes, il dénonce le terrorisme intellectuel des adversaires de la loi portant interdiction du foulard à l’école et rappelle que le port de ce symbole fondamentaliste est également interdit dans les écoles tunisiennes et turques et là bas y compris dans les établissements d’enseignement supérieurs ce qui n’est pas encore le cas en France mais serait tout à fait bien venu.

Quant à ceux qui traitent les auteurs de cette loi de racistes, il est de bon ton de leur rappeler que c’est au fond un peu comme s'il déniaient aux ressortissants du monde arabe le droit de faire évoluer leur culture, or celle-ci sur un certain nombre de points mérite assurément d’évoluer. Non seulement leur culture mérite d’évoluer, mais il est plus que douteux de dire que l’oppression fait partie de leur culture, je leur en laisse la responsabilité, à moins bien sûr qu’ils fassent une surenchère dans l’infâme en éructant que le voile n’a rien de sexiste et d’obscurantiste.

La tolérance oui, l’obscurantisme hors de question !

Et qu’ils ne viennent pas dire que c’est du racisme,  les racistes ce sont eux ! Qu’est-ce que c’est que ces gens qui sont sur les chapeaux de roues dès qu’il s’agit de défendre les droits des femmes occidentales et européennes et qui n’en ont plus rien à cirer dès qu’il s’agit de ressortissants du monde arabe ?! Comme si les arabes étaient plus habitués à souffrir et que l’oppression était un trait inhérent à leur culture ! Qu’est-ce que c’est que ces gauchistes de la LCR prêts à toutes les démagogies électorales, qui fonctionnent à la culpabilité et à la culpabilisation et qui font le grand écart entre le féminisme radical et l’islamisme ?!!

  

Le site noir du colonialisme est contre le voile, contre le foulard et contre tous les archaïsmes qui se parent des oripeaux de la culture et de la tradition pour aliéner et avilir, qui divisent, cloisonnent ou font naître la souffrance, qu’il s’agisse des règles de la charia ou des actes de torture et barbarie que constituent l’excision. Il faut combattre ces vecteurs d’exclusion qui donnent une image dégradée ou passéiste de l’être humain.

 

Le site noir du colonialisme se réjouit donc de l’interdiction des signes religieux à l’école et n’aura de cesse de dénoncer les faux progressistes et les racistes refoulés, qu’ils se parent comme les colonialistes des prétextes mensongers de la « mission civilisatrice » ou de la «  tradition ancestrale inhérente à la culture » qui n’en est pas moins mensonge et oppression.

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Le voile n’est pas une simple tenue vestimentaire il s’inscrit dans une dynamique communautariste et réactionnaire d’offensive islamiste pour le contrôle de l’espace public et l’appropriation de l’école et des quartiers. C’était un phénomène inquiétant et dangereux qu’il était bienvenu d’endiguer avec des limites claires pour réaffirmer la primauté des lois de la République sur celles de la tradition et sur celles des barbus qui aspirent à faire la loi dans les quartiers  Le voile est un vêtement disgracieux et terne, une tenue carcérale sous laquelle s’efface l’individualité avec sa différence et son originalité. Dans certains quartiers certaines filles sont constamment draguées, insultées, agressées, parfois même violées ou brûlées vives comme l'a été Sohane la petite soeur de Kaïna Benziane, alors que dans le même temps celles qui portent le voile ont une paix royale, il est bien évident que cela participe d’une certaine pression. Alors oui cela n’est pas acceptable, la République n’a pas a accepter que "la loi du quartier" se substitue à celle de la démocratie. Et tempi si cela abouti à la déscolarisation de quelques filles. La gangrène bon débarras ! Une de perdue Dix de sauvées ! Elles n’ont à s’en prendre qu’au fanatisme de leur milieux.


POUR LA LAICITE AU NORD COMME AU SUD DE LA MEDITERRANEE !
 


Henri Alleg : “la loi du 23 février est odieuse
mardi 1er novembre 2005


Henri Alleg l’a déclaré en marge d’un colloque sur Albert Camus.

Source : Liberté-Algérie du 31 octobre 2005


Le journaliste, écrivain et militant de la lutte de libération nationale, Henri Alleg, a souligné hier la nécessité d’agir pour que le colonialisme soit reconnu comme “crime contre l’humanité”. “On s’est battu et on continue de se battre pour que le colonialisme soit reconnu comme crime contre l’humanité”, a-t-il dit dans une déclaration à l’APS, en marge d’un colloque sur Albert Camus.

Nous nous battons pour que le gouvernement et l’État français dénoncent comme un crime d’État le colonialisme”, a-t-il ajouté avant d’estimer que le colonialisme a pris de “nouvelles formes” dans son “exploitation des peuples des pays en développement qui se poursuit”, a-t-il dit.

Il a indiqué qu’il est de plus en plus “nécessaire” pour les générations d’aujourd’hui dans les pays comme la France, un pays ex-colonisateur, de savoir “quel a été le passé de leur pays. Comment leur pays ont pu se développer grâce en grande partie à l’exploitation des autres peuples”.

Insistant sur cette question de reconnaissance, il a souligné que c’est dans cette optique qu’“on s’est battu et on continue à se battre pour une telle reconnaissance”. “Il a fallu plus de 150 ans pour que l’esclavage soit reconnu comme un crime contre l’humanité. Alors, espérons qu’il en faudra moins pour qu’on reconnaisse que la colonisation était un crime contre l’humanité”, a soutenu l’auteur de La Question, livre dans lequel il a révélé les actions de torture pratiquée par l’armée française pendant la lutte de libération nationale.

Rappelant l’adoption, en février dernier, par l’Assemblée nationale française d’une loi glorifiant le colonialisme français, M. Alleg a estimé que cette loi “montre qu’il y a des gens qui veulent continuer à cultiver ce mythe de l’aspect bénéfique de la colonisation. C’est absolument odieux : essayer de cacher à la fois les crimes et en même temps enterrer toute discussion sur ce qu’a été vraiment le colonialisme”, s’est-il indigné.

Pour M. Alleg, “c’est bien aussi, qu’en contrepartie et comme contre-offensive à cet état d’esprit, se développent dans la jeunesse des réactions à ce révisionnisme français”. “Il y a ceux qui condamnent ce qu’ont été la colonisation, la torture et tout ce que cette situation a entraîné” pour les peuples colonisés, a-t-il relevé.

Concernant son dernier livre, Mémoire algérienne, qui vient de sortir en librairie, Henri Alleg a expliqué que dans ce livre, il veut parler de sa mémoire algérienne “au singulier”, de son militantisme contre le colonialisme et de sa vie en Algérie où il a débarqué à l’âge de 18 ans, en 1939. “C’était ma découverte, en Algérie, de la situation coloniale. Je suis arrivé en Algérie très jeune, à 18 ans. Je venais de France où j’avais appris à l’école que l’Algérie est le troisième département français et que tout le monde était heureux comme en province française”, a relevé l’auteur.

J’ai tout de suite remarqué, même si je n’avais pas encore bien conscience, que j’ai acquise plus tard, que l’Algérie était un pays opprimé qui allait être détruit dans ses différentes composantes. J’ai ensuite compris que ce qui nous était enseigné en classe ne correspondait pas à la réalité”, a-t-il ajouté, expliquant son engagement dans le combat anticolonialiste, qui a occupé la plus grande partie de sa vie active en Algérie.

 

voir le site de la LDH de Toulon



Documentaire: "Un rêve algérien"

Un rêve algérien présenté par Mato-Topé

En 1930, Robert Louzon note "qu'en droit l'indigène est dépourvu de toute garantie : par simple décision du Gouverneur général, tout indigène, sans qu'il ait commis aucun délit peut être « déporté », c'est-à-dire soumis à la résidence forcée en un point quelconque du Sahara, par périodes de deux ans indéfiniment renouvelables ; c'est la lettre de cachet.
La lettre de cachet avec cette circonstance aggravante qu'à la Bastille le température n'atteignait point 50° à l'ombre, comme c'est le cas à Beni-Abbès, le lieu de déportation actuellement préféré de l'administration, et qu'à la Bastille le prisonnier était nourri, tandis qu'en sa résidence forcée, où les possibilités de travail sont pratiquement nulles, il ne reste guère au déporté que la ressource de se laisser progressivement mourir de faim, s'il n'a une famille ou des amis pour lui venir en aide. (...)
 
La résidence forcée par simple mesure administrative, sans avoir commis de délit, de par le simple bon plaisir d'un gouverneur général, est une arme terrible dont les effets ne peuvent se mesurer au nombre de ceux qu'elle frappe. C'est une épée de Damoclès suspendue sur la tête de chacun ; il suffit que de temps en temps qu'on fasse la preuve qu'elle n'est pas rouillée en l'abattant sur une tête pour qu'elle agisse sur tous. Par peur de la résidence forcée on n'osera pas dénoncer la mise aux enchères des places de caïd, d'agha ou de bach-agha ; par peur de la résidence forcée on n'osera pas protester contre les fraudes, les dénis de justice, les crimes dont on est journellement victime. Et ceux-ci sont innombrables.
 
Dépourvu de toute liberté (La liberté de la presse arabe n'existe pas. Tout journal publié en arabe peut être supprimé par mesure administrative.) et de toute garantie politiques, l'indigène se trouve nécessairement privé, en fait, de toute garantie civile." (...)
 
A l'égard de l'indigène, le seul procédé d'instruction que connaît la police est la torture" néanmoins "s'il arrive à l'innocent d'en mourir et de se retrouver par surcroît l'ami d'un riche marabout, ferme soutien de l'administration française, il pourra se faire que les meurtriers passent aux assises, mais bien entendu ils y seront acquittés ( Voir la RP du 1er septembre 1927. )
On peut lui enlever ses enfants ; si le ravisseur est un Européen, un quelconque substitut (...)décidera, sans jugement, de laisser l'enfant au ravisseur, et le Parquet général, comme le Parquet de la République, couvrira cette forfaiture, tant elle semble naturelle ; s'il y a viol et qu'il arrive qu'on poursuive, comme ce fut le cas en 1925 pour le colon Alvado qui avait violé une fillette indigène de 12 ans, on acquitte, bien entendu, et cela « après un réquisitoire très modéré de M. l'avocat général » ( Dépêche Algérienne du 17 décembre 1925.)
 
Pour un oui ou pour un non, on tue l'indigène ; si le meurtrier est un bourgeois européen, son patron, par exemple, ou un propriétaire, et qu'il arrive qu'on le poursuive, il sera acquitté, à moins, cas d'ailleurs très exceptionnel, qu'il ne soit condamné à une peine dans le genre de celle-ci : trois mois de prison, pour... homicide par imprudence ( En 1922, dans sa session de mars, la Cour d'Assises d'Alger condamna à cette peine Pierre Reira, gérant de ferme, qui avait tué un de ses ouvriers indigènes en le battant.)" (...)

 

"Le fait seulement qu'on poursuive est d'ailleurs jugé scandaleux par la presse algérienne bien pensante. « Ce fait est-il répréhensible au point qu'il nécessite le déploiement de tout l'appareil judiciaire ? » se demande la très chrétienne Dépêche algérienne (9 mars 1928) en relatant l'acquittement du colon Ginestous qui avait blessé d'un coup de fusil, puis achevé à coups de crosse, un indigène coupable de s'être engagé sur un chemin privé desservant sa propriété." (...)

 

Quant à l'attitude de  la population algérienne européenne "cette attitude se caractérise en ces termes : domination, brutalité, mépris. C'est la conquête qui continue.

Ce ne sont plus les grandes razzias et les coupages de tête en série, mais c'est la pression continue de tout un appareil administratif, policier et judiciaire ayant pour unique mission d'empêcher l'indigène de relever la tête, de le maintenir dans la position du serviteur soumis et déférent à l'égard de tout ce qui est européen". (...)

 (Robert Louzon, Cent ans de capitalisme en Algérie,1930 éd.Acratie)

 

Et l'inégalité va perdurer jusquà la fin de la présence coloniale: "Pendant plus d'un siècle, la France a prétendu mener en Algérie la politique dite de l'assimilation, qui seule justifiait l'intégration de l'Algérie dans le terrioire de la République. En fait, cette politique fut proclamée et jamais appliquée", ecrivait Michel Rocard dans un rapport rédigé en 1957.

"L'égalité de tous les citoyens devant la loi, qui est le principe de base de notre Constitution, n'a jamais été pratiquée. L'égalité des devoirs existait, et notamment l'impôt du sang, mais point d'égalité des droits", ajoutait-il, avant de constater que "sévissait durement une mentalité proche de la ségrégation raciale qui interdisait aux musulmans, sauf exception, l'accès aux fonctions de responsabilités, même mineures, dans leur propre pays" (M.Rocard, "Le drame algérien" rapport présenté par H.Frenay, mais rédigé par M.Rocard, au nom de la VIe section de la fédération de la seine au printemps 1957 en vue du congrès de la SFIO, in Rapport sur les camps de regroupement et autres textes sur la guerre d'Algérie op. cit. p.42, 43)

 

Ainsi Olivier Le Cour Grandmaison peut il conlure: "L'assimilation pour les algériens? Un mythe politique destiné à faire croire à la compatibilité de la colonisation et des idéaux de la République"





Loi du 23 février 2005









Paradise now est un film critique contre les poseurs de bombes palestiniens qui tuent à l'aveuglette exactement comme les bombardements meurtriers de Tsahal.



Vidéo 18 min32 sur la lutte de libération algérienne

L'Algérie des orientalistes

Comité de solidarité avec les indiens d'Amerique

Tapie vs Le Pen Vidéo

Le lamentable discour d'Eric Zemmour (Vidéo)

VIDEO: C. Taubira reçue chez Ruquer

VIDEO Débat avec Maurice Rajsfus

Voir Nicolas sarkozy jouer à JM Le Pen

B.Stora soutient S.Royal

B.Stora parle du film "Indigènes"

Autre Vidéo: Benjamin Stora met en garde contre les dangers d'une guerre mémorielle

Voir Brassens chanter "Mourir pour des idées"

La bataille d'Alger: extrait vidéo

La propagande coloniale (vidéo)




Le centenaire de la conquête de l’Algérie
 
La Voie libertaire n°30. 21 septembre 1929.

 

Le gouvernement et la bourgeoisie française célébreront, l’an prochain, le centenaire de la conquête de l’Algérie. Nous verrons, à cette occasion, les patriotes et les chauvins de tout acabit s’en donner à c½ur joie ; les folliculaires appointés des grands bourreurs de crânes proclameront, en de massives colonnes, les vertus civilisatrices de la France.

Que nous a donc apporté cette France si généreuse dont les lâches et les imbéciles vont partout proclamant la grandeur d’âme ?

Interrogez un simple indigène, tâchez de gagner sa confiance. L’homme vous dira de suite la lamentable situation de ses frères et l’absolue carence de l’administration française devant les problèmes d’importance vitale.

La presque totalité de la population indigène vit dans la misère physique et morale la plus grande. Cette misère s’étale largement. Dans les villes d’Algérie, ce ne sont, la nuit venue, que gens déguenillés couchés sous les arcades, sur -le sol. Dans les chantiers, les mines, les exploitations agricoles, les malheureux indigènes sont soumis à un travail exténuant pour des salaires leur permettant à peine de se mal nourrir.

Commandés comme des chiens par de véritables brutes, ils n’ont pas même la possibilité de recourir à la grève, toute tentative en ce sens étant violemment brisée par l’emprisonnement et les tortures. N’ayant aucun des droits de citoyen français, soumis à l’odieux et barbare code de l’indigénat, les indigènes sont traînés devant des tribunaux répressifs spéciaux et condamnés à des peines très dures pour des peccadilles qui n’amèneraient, dans la métropole, qu’une simple admonestation.

Toute presse indigène étant interdite, toute association étant vite dissoute, il ne subsiste, en Algérie, aucune possibilité de défense pour les malheureux indigènes spoliés et exploités avec la dernière crapulerie qui puisse exister. 1

Ils sont astreints à un service militaire de deux ans, car ils constituent, pour les boucheries guerrières, un appréciable réservoir de chair à canon. Pendant la - guerre du droit », un grand nombre d’entre eux furent immolés à la victoire de cette France qui est bien pour eux la plus épouvantable des marâtres.

Avec des crapuleries les plus basses, le gouvernement français a anéanti toutes les écoles indigènes du pays, les remplaçant par des écoles françaises en nombre, ridiculement insuffisant. Des douars comportant de nombreux villages, comptant des milliers et des milliers d’individus, sont entièrement privés d’enseignement. La généralité des femmes vivent dans l’ignorance absolue. Le résultat de cette politique ignoble est, dans les masses algériennes, une ignorance de bêtes de somme, ignorance voulue et entretenue par l’administration française.

Civilisation, n’est-ce pas ! Oh, lâches gouvernants ! L’agent de cette administration, auprès des indigènes, est un sinistre individu nommé caïd, individu méprisable, mouchard, il achète sa charge de policier et exerce une véritable terreur sur ses malheureux compatriotes. Canaille vénale, le caïd est toujours à vendre. Malheur à celui qui, ayant commis une faute légère, ne peut acheter son silence ! Malheur à l’indigène qui n’a pas l’heur de lui plaire ! Il fera connaissance avec les tribunaux d’exception, tôt ou tard.

La colonisation française aurait-elle apporté le progrès technique en Algérie ? Elle y a construit une seule ligne de chemin de fer, avec une seule voie. Dans la presque totalité de la colonie, les indigènes sont obligés, pour se déplacer, d’accomplir des marches longues et pénibles. Dans les campagnes, il n’y a point de service postal pour les indigènes ; ces derniers doivent, s’ils veulent entrer en possession d’une lettre ou d’un colis, perdre plusieurs jours pour aller à la ville et s’en retourner. Les routes, les ponts sont très rares, et les indigènes payent des impôts écrasants.

Beau progrès, vraiment !

Le sol de l’Algérie est riche, et les industriels et gros commerçants français rapaces, sans scrupules. Ils n’ont pas hésité à détruire complètement la civilisation algérienne, jadis florissante, parcelle de la grande civilisation musulmane. Ils ont mis à la place l’oppression féroce, l’arrogance, la misère, la mort. Leur civilisation !

Inaugurée par un vol pur et simple - le refus de la France de payer une livraison de blé - la conquête de l’Algérie ouvrit, pour la bourgeoisie française, une ère de banditisme colonial qui n’est point close. (...)

 

Saïl Mohamed

La voix libertaire n°30

article paru le 21 septembre 1929



A l’opinion publique

La Voix libertaire n° 55. 15 mars 1930.

 

Au moment où se déroulent, avec un faste inouï, les fêtes du centenaire de la conquête de l’Algérie, il a paru aux Algériens résidant en France qu’il était utile, indispensable même, de faire entendre à l’opinion publique métropolitaine quelques vérités au milieu du concert de louanges officielles qui tend à couvrir de son bruit les plaintes d’un peuple qui souffre.

Certes, il serait beau de commémorer un centenaire si celui-ci avait pour but de magnifier un bel acte : l’affranchissement du peuple algérien. Malheureusement, le centenaire que l’on fête, en Algérie, n’a pas cette haute signification.

Depuis que le gouvernement de Charles X imposa, il y a cent ans, par la force du sabre, la « civilisation » à l’Algérie, qu’y a-t-il de changé ? Les colonisateurs et les marchands ont suivi la route tracée dans le sang du peuple arabe par les conquérants ; les uns ont dépossédé les indigènes et courbé sous leur joug hommes, femmes et enfants ; les autres se sont efforcés d’acquérir pour rien les produits naturels tout en vendant fort cher ce qu’ils apportaient. Concessionnaires et banquiers sont venus doubler l’ancien esclavage et, unis à la féodalité indigène, ont fait régner dans le pays conquis la plus dure exploitation.

Ainsi ce peuple, qui ne demandait rien à personne, a vu s’ajouter à la tyrannie de ses anciens maîtres celle des maîtres nouveaux.

A-t-il, au moins, retiré quelques bénéfices de la « civilisation » qu’on lui imposa il y a cent ans ? Non. Astreint aux devoirs des citoyens, il n’en possède pas les droits. Il reste soumis à l’odieux régime de l’indigénat qui fait de tous les Algériens des êtres diminués.

Pour lui, pas de liberté d’association, de pensée et de presse, mais les cours criminelles, les tribunaux répressifs qui font pleuvoir sur les malheureux Arabes les amendes et les corvées administratives, l’emprisonnement arbitraire, la confiscation. C’est l’Inquisition au XXe siècle.

Pour lui, pas de droit de vote, mais le service militaire de deux ans, alors que le Français ne fait que 18 mois.

Pour lui, la réquisition pour les travaux insalubres, mais pas d’écoles pour les filles et quelques-unes seulement pour les garçons.

Pour lui encore, les impôts écrasants, les brimades des féodaux arabes, d’accord avec l’administration et le gouvernement, mais pas de logements, pas d’hygiène, pas de législation du travail.

Économiquement et politiquement, le peuple algérien est absolument esclave, deux fois esclave. Il ne possède réellement que deux droits : souffrir et payer, souffrir en silence et payer sans rechigner.

C’est le centenaire d’un tel état de choses que les aristocrates arabes et les ploutocrates français, satisfaits et heureux, commémorent en ce moment en Algérie.

Les Algériens qui ont pu quitter ce pays inhospitalier sont solidaires de leurs frères restés de l’autre côté de la Méditerranée. Ils ont voulu, à l’occasion de ce centenaire, éclairer l’opinion publique métropolitaine, lui faire connaître l’odieux régime imposé à tout un peuple. Ils demandent à cette opinion de les aider à conquérir les droits dont jouissent tous lés autres citoyens français, puisqu’on leur impose des devoirs plus grands et plus lourds. Ils réclament notamment : l’abolition de l’indigénat, le droit syndical, la liberté de la presse, l’extension à l’Algérie de toute la législation sociale française. (...)

 

Saïl Mohamed

La voix libertaire n° 55

article paru le 15 mars 1930


Recueil de textes de Saïl Mohamed



 

 

Les aborigènes

"L'Australie est ce pays à l'autre bout du monde, où l'activité économique principale est la destruction de l'environnement (agriculture intensive, activité minière). Ce sympathique pays a eu longtemps une politique raciste, même si plus discrète que celle de l'Afrique du Sud ou d'Israel. Dans leur obsession de peupler le pays de blancs pour remplacer les arborigènes qu'ils avaient tué (tuer un arborigène n'était pas un meutre jusqu'en 1933), les consulats australiens européens délivrèrent des visas d'immigration à d'anciens des camps de concentration - si ils étaient des anciens gardiens, car les juifs, eux, étaient malvenus.- Et les consulats australiens en Italie avaient prévu une case spéciale à remplir par le fonctionnaire qui recevait le candidat à l'immigration où il pouvait noter si le rital en question avait l'air européen ou nord-africain ... dans lequel cas il était tout aussi peu désiré dans l'Australie blanche qu'un juif rescapé des camps."

Prélevé du blog sur les Grandes sectes d' Enrico Riboni



La Marseillaise
 
La Marseillaise composée en 1792 par Rouget de Lisle reste l'un des plus beaux chants révolutionnaires malgré sa tonalité quelque peu sanglante et sa réference au "sang impur".(Je suggère de remplacer "sang impur" par "sang lugubre" ou "obscure").

La Marseillaise est déclarée chant national le 14 juillet 1795. Interdite sous l'Empire puis la Restauration, elle est remise à l'honneur après la révolution de 1830 et redevient hymne national sous la IIIe République.

 

"La Marseillaise", hymne national français

Paroles et musique de Rouget de Lisle (1760-1836)

 

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils et vos compagnes !

Refrain

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !

1

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

Refrain

2

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Refrain


3

Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

Refrain


4

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Refrain


 5

 

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
 

Refrain

6 Couplet des enfants

(ajouté en octobre 1792)

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre
Refrain


L'équipe de France heureuse et fière après sa victoire en coupe du monde.
Les bleus commencent tous leurs matchs par la marseillaise, "le chant de toutes les libertés" qui ne serait peut être pas l'hymne national si l'Algérie n'avait pas aidé la France à vaincre la contre-Révolution.

Voyage de Zidane en Algérie



Reportage de 6min57 sur les bienfaits du colonialisme

Clip sur la colonisation

Jack Lang se fait moucher par les historiens

Algérie Histoire coloniale Vidéo n°1

Algérie Histoire coloniale n°2


Couplets inédits et bien moins prestigieux

VII

Peuple français, connais ta gloire ;

Couronné par l'Égalité,

Quel triomphe, quelle victoire,

D'avoir conquis la Liberté ! (Bis)

Le Dieu qui lance le tonnerre

Et qui commande aux éléments,

Pour exterminer les tyrans,

Se sert de ton bras sur la terre.

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

VIII

Nous avons de la tyrannie

Repoussé les derniers efforts ;

De nos climats, elle est bannie ;

Chez les Français les rois sont morts. (Bis)

Vive à jamais la République !

Anathème à la royauté !

Que ce refrain, partout porté,

Brave des rois la politique.

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

IX

La France que l'Europe admire

A reconquis la Liberté

Et chaque citoyen respire

Sous les lois de l'Égalité ; (Bis)

Un jour son image chérie

S'étendra sur tout l'univers.

Peuples, vous briserez vos fers

Et vous aurez une Patrie !

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

X

Foulant aux pieds les droits de l'Homme,

Les soldatesques légions

Des premiers habitants de Rome

Asservirent les nations. (Bis)

Un projet plus grand et plus sage

Nous engage dans les combats

Et le Français n'arme son bras

Que pour détruire l'esclavage.

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

XI

Oui ! Déjà d'insolents despotes

Et la bande des émigrés

Faisant la guerre aux Sans-Culottes

Par nos armes sont altérés ; (Bis)

Vainement leur espoir se fonde

Sur le fanatisme irrité,

Le signe de la Liberté

Fera bientôt le tour du monde.

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

XII

O vous ! Que la gloire environne,

Citoyens, illustres guerriers,

Craignez, dans les champs de Bellone,

Craignez de flétrir vos lauriers ! (Bis)

Aux noirs soupçons inaccessibles

Envers vos chefs, vos généraux,

Ne quittez jamais vos drapeaux,

Et vous resterez invincibles.

 

Aux armes, citoyens ! Etc.



La Nouvelle-Calédonie toujours colonisée





En Nouvelle-Calédonie après la conquête coloniale par la France il ne restait plus que 20 % de la population initiale. (Source: Coloniser Exterminer, Olivier Le Cour Grandmaison, Fayard 2005)


Les colons contre la francisation

En Algérie ont été soigneusement oubliés non seulement les principes de laïcité de la IIIème République, mais surtout les lois sur l'instruction primaire obligatoire qui, dans l'intérêt même de la colonisation, auraient été des plus utiles pour essayer de franciser la population « indigène ». L'application de ces lois se heurta non pas au refus des musulmans, mais à celui des « pieds-noirs », les citoyens français d'Algérie (venus pour une grande part d'Espagne et d'Italie) qui, jusqu'aux années 1950 et en fait jusqu'à la guerre d'Algérie, s'opposèrent par tous les moyens à l'ouverture d'écoles pour les « Arabes ». Le but d'une telle obstruction, proclamé sans vergogne dans la presse, était que les musulmans n'apprennent pas le français, qu'ils ne puissent pas lire de livres qui leur donneraient des idées subversives, et aussi qu'ils ne puissent pas prétendre à des fonctions que les Français entendaient se réserver.
 
C'est en effet une colonisation de peuplement qui caractérise l'Algérie : aux petits paysans qui n'avaient guère de terres et qui ont été d'abord installés (sur celles des « Arabes ») se sont ajoutés à la fin du XIXe siècle de nombreux viticulteurs du midi de la France ruinés par le phylloxéra et qui étaient venus s'établir en Algérie où les maudits insectes ne s'étaient pas (encore) implantés. La crise de surproduction viticole vers 1910 (provoquée par la « reconstitution » du vignoble français, dont les productions s'ajoutaient à celles du vignoble récemment créé en Algérie) entraîna une telle chute des prix du vin que nombre de petits viticulteurs ruinés durent aller trouver en ville de quoi subsister, emplois plus ou moins précaires disputés à ceux des musulmans qui savaient lire et écrire le français. Cette prolétarisation d'une partie des Européens d'Algérie conduisit à cette contradiction ahurissante que ce sont eux qui s'opposèrent à la francisation des musulmans ! En 1929, 6 % seulement des enfants « indigènes » allaient à l'école primaire.
En revanche, les Européens d'Algérie ne se sont pas tenus à l'écart de la vie politique française. Ils y interviennent même activement, notamment lors de l'affaire Dreyfus qui leur donne le prétexte de mener une campagne antisémite forcenée contre les Juifs algériens devenus citoyens français depuis 1870. C'est comme député d'Alger qu'entre au Parlement en 1898 Edouard Drumont dont le livre La France juive (1886), qui a déjà connu un énorme succès politique, redouble encore d'influence durant l'affaire Dreyfus. Les « pieds-noirs », qui organisent alors de véritables pogroms contre les Juifs, profitent de cette agitation pour obtenir une relative autonomie administrarive pour les trois départements, mais évidemment à leur seul avantage.
Certes, les Français, attirés par les distributions de terres prises aux « tribus indigènes », sont plus nombreux qu'autrefois, mais les « Arabes » forment toujours la grande masse. Cependant, peu à peu, une certaine proportion de musulmans ont pu aller à l'école et apprendre le français. À partir de l'entre-deux-guerres, en raison des progrès sanitaires, leur nombre commence à s'accroître beaucoup plus vite.
En 1947, les musulmans deviennent citoyens français, mais des citoyens au rabais du fait de l'« autonomie » accordée à l'Algérie
C'est après la Seconde Guerre mondiale (à laquelle nombre d'entre eux participèrent avec courage) que l'ensemble des musulmans d'Algérie obtinrent enfin le droit de vote. qu'ils réclamaient depuis longtemps ; mais les réformes qui leur avaient été promises furent largement privées d'effet, sous couvert d'une prétendue « autonomie ». Une Assemblée algérienne est créée, mais les musulmans y sont représentés par le même nombre de députés que les Européens, pourtant neuf fois moins nombreux. De surcroît, en mai 1945, une terrible répres¬sion fut déclenchée après de graves émeutes qui avaient éclaté à Sétif lors de cortèges qui célébraient la victoire contre le nazisme et demandaient davantage de démocratie et moins de misère en Algérie. Aussi se développe dans une grande partie de la population musulmane une volonté d'indépendance nationale, notamment parmi ceux qui ont appris le français.
En métropole, les hommes politiques, qu'ils soient de gauche ou de droite, et a fortiori l'opinion publique, n'auront longtemps pas la moindre idée de la nature des problèmes qui se posent en Algérie, et cette méconnaissance persistera des années après le début des « événements » (insurrection de novembre 1954).
 
in "Vive la Nation"


La France n'a jamais voulu faire profiter du principe laïque ses colonies

 

Léon Gambetta, grande figure du radicalisme français avait déclaré dans un discours célèbre consacré à l’expansion coloniale française en 1881 : « La laïcité n’est pas un article d’exportation.» Selon Benoît MELY "L’exemple algérien suffit pour s’en convaincre." Comme l'explique Benoît MELY "La loi de séparation de 1905 en France (article 2) : “La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ”) ne s’appliqua jamais aux trois départements algériens. Une loi de séparation spécifique les concernant fut certes adoptée le 27 septembre 1907, mais elle ne fut jamais mise en application. Les subventions accordées par le gouvernement général aux ministres du culte musulman (dont il contrôlait la nomination) furent prolongées cette année-là pour une période de dix ans, puis reconduites en 1917, 1922, 1932 et enfin 1941 « pour une période indéterminée ». Le budget colonial subventionna par ailleurs jusque dans les années 1950 la construction de mosquées. Bien entendu, les cultes chrétiens profitaient eux aussi largement, et sans doute prioritairement, de cette mise entre parenthèses systématique de la loi de 1905. La dénomination même de “Français musulmans d’Algérie” dans l’usage administratif avant 1962 constituait une violation évidente du principe de laïcité (pourtant introduit dans la constitution française en 1946), puisqu’elle identifiait une partie de la population sur un critère d’appartenance religieuse, qui servait en réalité à la désigner comme des “Français pas tout à fait comme les autres”. Mais le plus honteux abandon des principes laïques par ailleurs proclamés fut peut-être le maintien des lois musulmanes régissant le statut personnel des femmes algériennes, le pouvoir colonial s’accommodant fort bien du régime patriarcal le plus traditionnel. A vrai dire, l’Algérie était logée à la même enseigne que la quasi-totalité des autres colonies de la République. Toute l’Afrique noire française ignora également la législation laïque métropolitaine. Les gouvernements des Troisième et Quatrième Républiques se montrèrent ainsi fidèles à la devise de Léon Gambetta" (Source: http://www.atheisme.org/benoitmely-conference.html )

 

Cela n'empêcha pas Albert Bayet, président de la Ligue des droits de l'Homme, de déclarer lors du congrès du mouvement, en 1931, que la colonisation française était légitime car : « Le pays qui a proclamé les droits de l'homme [...] a, de par son passé, la mission de répandre où il peut les idées qui ont fait sa propre grandeur.» Il convient par ailleurs de préciser que le statut des femmes françaises en métropole a longtemps été particulierement discriminatoire: jusqu'en 1938, date où la puissance maritale a été abolie, le mari avait un droit de correction sur son épouse et ce n'est qu'après la 2nde" guerre mondiale, une bonne dizaine d'années après la Turquie que les femmes ont enfin obtenu le droit de vote. Ce n'est qu'en 1985 que l'épouse devint juridiquement l'égal de son mari en matière matrimonale. Les anciennes colonies avaient déjà eu leur indépendance depuis longtemps.

Le programme de l'Emir Khaled

Descendant direct de l'Emir Abd el Kader, sa prestance personnelle lui donnait également auprès des masses musulmanes un formidable prestige qu'il employa à soutenir un programme essentiellement moderniste:

Voici quel était son programme, le programme qui lui valut l'exil, Herriot et Painlevé régnant :

a. Représentation au Parlement à proportion égale avec les Européens algériens.

b. Suppression pleine et entière des lois et mesures d'exception des tribunaux répressifs, des cours criminelles, de la surveillance administrative, avec retour pur et simple au droit commun.

c. Mêmes charges et mêmes droits que les Français en ce qui concerne le service militaire.

d. Accession pour les indigènes algériens à tous les grades civils et militaires, sans d'autres distinctions que le mérite et les capacités personnelles.

e. Application intégrale aux indigènes de la loi sur l'instruction publique obligatoire avec liberté de l'enseignement.

f. Liberté de presse et d'association.

g. Application au culte musulman de la loi de séparation des églises et de l'Etat.

h. Amnistie générale.

i. Application aux indigènes des lois sociales et ouvrières.

j. Liberté absolue pour les ouvriers indigènes de se rendre en France.)





Ce n'est pas très honnête comme comparaison. Il parle du Japon comme il aurait pu parler d'ailleurs de l'Allemagne qui a été elle aussi detruite, rasée, et sinistrée durant la 2nde guerre mondiale: effectivement quand ensuite on arrose avec du dollar, (plan Marshall par exemple), cela repousse et cela repousse très bien alors même que c'était des pays ruinés. En Afrique par contre, on a beau arroser avec du dollar cela ne pousse pas, mais il ne faut pas oublier une chose c'est qu'au Japon ou en Allemagne si cela repousse c'est avant tout parce qu'il y a déjà des gens instruits et qualifiés, des scientifiques et des ingenieurs à profusion, un niveau scolaire etc, alors qu'en Afrique cela fait souvent défaut: La colonisation a supprimé les écoles indigènes pour les remplacer par des ecoles françaises en nombre ridiculement insuffisant, les autochtones ont été plongé dans une ignorance crasse, ignorance voulue et entretenue par l'administration coloniale. Frederic Mitterrand se garde bien de prendre en compte cela.
 
En Algérie par exemple, en 1929, 6 % seulement des enfants « indigènes » allaient à l’école primaire. (Source Yves Lacoste Vive la Nation) Dans ces conditions esperer un développement et un redressement semblable au Japon et à l'Allemagne et aussi rapide, cela parait bien saugrenue...


"INVASION" avez-vous dit ?






Suite à la loi scandaleuse du 23 février 2005, il convient plus que jamais de dénoncer une vaste entreprise d’occultation et de falsification de l’histoire. Le colonialisme est un crime contre l’humanité et il est temps que cela se sache.
Merci de référencer partout où vous le pourrez ce site noir du colonialisme.  Comme le rappelle la devise de l'Inde depuis que ce pays proclama son indépendance: "La vérité l'emportera ! "



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