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Le site noir du colonialismeHistoireGuerre d' AlgérieLiens favorisloi du 23 février 2005Actualité
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Banlieues: une politique post coloniale

Violences urbaines... violences sociales

ASSEZ DE MENSONGES!

 

Ces dernières semaines, nous avons assisté à la révolte des jeunes des classes populaires.

Face à celà, le gouvernement a répliqué par une surenchère sécuritaire et policière. Nous savons tous que cette révolte est le fruit d’une importante dégradation sociale, dont les conséquences se concentrent dans les banlieues, depuis de nombreuses années : chômage massif, accroissement inexorable de la précarité, appauvrissement d’une part toujours plus grande de la population, dégradation des conditions de logements, violences policières à répétition.

Qu’offrent ces politiques successives aux jeunes ?

Du mépris et un déterminisme social que l’école seule n’a pas les moyens d’enrayer.

La seule réponse concrète faite à ces jeunes est la multiplication des mesures sécuritaires avec notamment la réactivation d’une loi de 1955, utilisée pendant la guerre d’Algérie, permettant au gouvernement d’imposer des couvre-feux qui sont une véritable atteinte aux libertés individuelles, mais aussi d’accroître les pouvoirs de la police et des préfets (perquisition la nuit, interdiction de réunions, de soirées, contrôle de la presse et des publications...) De plus, l’insistance sur les reconduites à la frontière - en charter - comme les discriminations au quotidien entretiennent les idées racistes. Enfin les déclarations de Villepin sur l’école, au lieu d’être porteuses d’espoir pour ces jeunes, deviennent un prétexte pour appliquer les aspects les plus rétrogrades de la loi Fillon, unanimement rejetée par l’ensemble de la communauté éducative.

Le collectif « On Vaulx mieux que çà » a animé plusieurs débats sur des questions importantes pour nos vies comme la casse de la sécurité sociale, la marchandisation des services publics dont les populations défavorisées sont les premières "bénéficiaires", ou encore le chômage de masse et l’accroissement de la précarité dans le travail, comme c’est le cas avec le Contrat Nouvelle Embauche. Toutes ces mesures ont conduit aux reculs des conquêtes sociales et à des coupures graves dans le

système de solidarité. Une autre conséquence tout aussi grave est la perte de différentes formes de solidarités, de résistances et de mobilisation dans les quartiers de banlieue mais ailleurs aussi, notamment dans les entreprises où la répression s’exerce à l’encontre des militants syndicaux.

Les Vaudais en ont assez de l’injustice !

À l’issue d’une réunion publique « les Vaudais en ont assez de l’injustice », organisée le mercredi 23 novembre à Vaulx-en-Velin, nous nous sommes posés deux questions :

- Comment arrive-t-on à cette situation et à ces explosions ?

- Quels outils construire qui s’opposent à cette logique de

désintégration des valeurs de solidarité et d’action collective ?

 

SE RASSEMBLER

- Pour affirmer notre volonté de continuer à combattre ensemble l’injustice sous toutes ses formes ;

- Pour exiger l’arrêt de la répression permanente et l’amnistie des jeunes actuellement poursuivis par la Justice et/ou emprisonnés.

 

(texte du collectif  "On Vaulx Mieux que çà"  de vaulx en Velin)





Un contrôle d'identité à la Duchère... Vidéo de 3min18

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N.Sarkozy: sans bavures?


Flagrant délit? Oui, mais pour qui?


Depuis que des caméras filment...








"Sept à huit" sur les aboiements antisémites.
La lepéniste débite bêtises sur bêtises!

 



La France peut accueillir toute la richesse du monde!
L'appel des résistants

Le F-haine, c'est antisocial !


L'extrême droite fait campagne sur le thème de l'insécurité sociale. Ses candidats et candidates mentent ouvertement en prétendant défendre nos droits sociaux. Pas plus que l'UMP ou le PS, le F-haine ne souhaite s'opposer au patronat. Le F-Haine, loin d'être une solution aux problèmes sociaux auxquels un nombre croissant de personnes sont confrontées, ne fera qu'aggraver la situation.

Le Pen, c'est moins d'impôts pour les riches, plus d'impôts pour les pauvres


Le F-haine veut supprimer l'impôt sur le revenu, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), les droits de succession, et augmenter la TVA. Or l'impôt sur le revenu est le plus juste car il est progressif ; plus on est riche, plus on paie. La TVA a le même taux pour tout le monde : plus on est riche, moins on paie, proportionnellement à ses revenus. Quant à l'ISF, la motivation est claire: c'est une mesure de convenance personnelle pour le rentier Le Pen.

Les plus pauvres, non imposables ou n'ayant rien à transmettre, sont des ennemis pour l'extrême droite.

Le programme de l'extrême droite, c'est prendre aux pauvres pour donner aux riches !

Le Pen, c'est toujours plus de cadeaux au patronat
Le F-haine veut diminuer les cotisations patronales et supprimer la formation professionnelle. Or ces cotisations constituent une part indirecte du salaire. Le programme de l'extrême droite, c'est la diminution généralisée des salaires, au profit des actionnaires et des patrons.

Le Pen, c'est tous les droits pour les patrons, et aucun moyen de se défendre pour les salarié-e-s
Le F-Haine veut mettre les syndicats au pas, il veut supprimer le droit de grève: il empêchera ainsi toute forme de résistance collective aux exactions patronales. Il veut supprimer le code du travail et remplacer le contrat de travail par un "contrat professionnel d'activité" qui laisserait les patrons libres d'imposer les conditions qu'ils veulent.

Le Pen, c'est la privatisation de l'éducation


Le F-haine veut supprimer la gratuité de l'enseignement, et réorienter les crédits d'éducation vers l'enseignement privé. Il veut encourager le développement de l'enseignement privé par des incitations fiscales. Il veut imposer des contenus nationalistes, xénophobes et réactionnaires dans les enseignements. Il veut faire basculer le financement de l'enseignement supérieur vers le privé, livrant ainsi la formation pieds et poings liés au bon vouloir du patronat.

Le Pen, c'est la privatisation complète et définitive du système de retraites


Sous un emballage de "libre choix", le F-haine défend la même logique que Fillon et Raffarin: la suppression du régime de retraite par répartition au profit des grands groupes d'assurance multinationaux.

Cette privatisation, on a vu ce qu'elle a donné avec le scandale Enron aux Etats-Unis: la retraite par capitalisation, ça revient à jouer sa retraite au casino, avec un maximum de chances de perdre!

Le Pen, c'est la privatisation de la sécurité sociale


Comme pour les retraites, le F-haine prétend encourager la "liberté de choix". Il s'agit ni plus ni moins en réalité que de privatiser la sécurité sociale, en la privant de ses moyens (par exemple en exonérant les patrons encore plus largement que maintenant de cotisations sociales). Les seuls bénéficiaires seront les actionnaires des grands groupes d'assurance, qui pourront, comme aux Etats-Unis, faire payer les yeux de la tête une couverture ridicule.

Le Pen, c'est lapartheid social et raciste


Le F-haine, c'est toujours la préférence nationale, c'est-à-dire l'apologie de l'apartheid et du racisme. Le Pen ment quand il parle du coût des immigré-e-s : leurs régimes de sécurité sociale sont excédentaires et renflouent d'autres régimes déficitaires ; ils contribuent largement à la production de richesses.

Le Pen, c'est les femmes transformées en poules pondeuses!


L'apartheid social, l'extrême droite veut aussi l'exercer à l'encontre des femmes. Il veut les obliger à rester à la maison, cloîtrées à la cuisine ou avec les mômes. Il est férocement opposé au droit à l'avortement: pour l'extrême droite, les femmes ne sont que des reproductrices! Il veut même remettre en cause le droit de vote des femmes à travers son projet de vote familial (le père de famille disposerait des votes non seulement pour lui, mais aussi pour les enfants voire son épouse).

Le Pen, c'est un milliardaire qui se contrefout des salarié-e-s, des précaires, des exclu-e-s


Comment croire un seul instant à la solidarité du milliardaire Le Pen avec les plus pauvres, les exclu-e-s, les précaires, les exploité-e-s? Assis sur sa fortune acquise de façon douteuse, il a choisi son camp: celui des riches, des possédants, des exploiteurs.

Toutes ces mesures sont décrites noir sur blanc dans le programme du Front national. Ce parti est probablement le plus antisocial qu'on puisse imaginer !

Pour améliorer les conditions de vie des millions de personnes qui en ont désespérément besoin, l'extrême droite n'a jamais été et ne sera jamais une solution. Bien au contraire, la situation ne ferait qu'empirer avec elle. Plus que jamais, c'est par les luttes sociales, par les solidarités concrètes de classe, contre le patronat, que nous pouvons récupérer les droits dont le gouvernement Raffarin-Seillière (et avant lui celui de la "gauche" plurielle) nous ont privé, et en conquérir de nouveaux !

Le Pen s'attaque toujours à des boucs émissaires (immigré(e)s, homosexuel(le)s, fonctionnaires, syndicats, femmes,...), jamais à la cause de la misère: le capitalisme, dont il est un des plus ardents défenseurs.

Pour nous ce ne sont pas ces boucs émissaires qu'il faut virer. C'est le capitalisme qu'il faut éliminer et remplacer par un système réellement démocratique, solidaire et égalitaire dans lequel les travailleurs et travailleuses pourront décider du partage des richesses.

Derrière le fascisme se cache le capital!
Front social contre le Front nazional!

Article paru dans alternative libertaire



Le casier judiciaire de J M Le Pen


IMMIGRATION, ASSIMILATION:
L'immigration est une richesse

Depuis une dizaine d'années, journalistes et politiciens nous assènent que le modèle républicain d'intégration traverserait une crise profonde. Régulièrement, les banlieues sont stigmatisées comme des zones de non-droit où d'honnêtes citoyens subiraient la violence de bandes ethniques . Présenté comme devant ruiner notre fragile édifice républicain, le spectre d'un communautarisme en plein développement est constamment agité. Alors que Wojtyla tente d'endoctriner la jeunesse avec la bénédiction de l'État et des médias publics, c'est l'Islam qui ferait peser une terrible menace sur la laïcité. Dans un contexte où l'immigration est massivement perçue comme étant un problème politique central, de tels discours alarmistes ne sont pas sans influence sur l'opinion. Leur omniprésence tend à imposer une représentation totalement déformée de la réalité.

Le récent débat sur la nationalité a fourni à nos parlementaires une nouvelle occasion d'en rajouter une couche. Sur ce sujet hautement symbolique, l'hypocrisie républicaine fait généralement bon ménage avec les fantasmes xénophobes.

Député R.P.R. du Vaucluse, Thierry Mariani a mis en avant ses grands-parents italiens pour expliquer que l'immigration italienne, polonaise ou espagnole [...] était indiscutablement plus facile à assimiler que l'immigration daujourdhui . De son côté, Jacques Kossowski, petit-fils dun Biélorusse et élu gaulliste des Hauts-de-Seine, a estimé que les immigrés d'aujourd'hui seraient des ayant-droit et des sans-papiers , bien éloignés de ceux d'autrefois, issus de pays où dominait la civilisation judéo-chrétienne ou gréco-latine [1].

Le Pen ne renierait certainement pas une telle argumentation. Pour le FN, l'immigration maghrébine serait inassimilable car profondément différente des autres vagues migratoires. Cette différence s'expliquerait par la religion musulmane qui menacerait l' identité française , catholique pour l'éternité. Une population, par ses croyances, s'auto-exclurait de fait des valeurs établies par la société française.

Même la gauche n'est pas épargnée par cette porosité du camp républicain aux idées du Front national. Idéologue officiel du gouvernement pour tout ce qui concerne l'immigration, Patrick Weil, dans son célèbre rapport, justifie son opposition au droit du sol intégral en invoquant l'idée qu il ne faut pas que l'on puisse devenir français sans l'avoir voulu . Au passage, soulignons l'hypocrisie de cette argumentation : si un seul d'entre vous a souhaité à sa naissance une nationalité quelconque, qu'il le signale à Patrick Weil. Rappelons surtout que c'est le F.N. qui a lancé le débat sur la remise en cause du droit du sol. Dès 1985, Le Pen a su faire fructifier la prétendue menace que représenteraient ces jeunes dévenus français sans le savoir . Chez le chevènementiste et chez le facho, les logiques défendues paraissent, sur ce point, dangereusement proches.

Avant, ils s'intégraient

Les polémiques actuelles sur l'assimilation ou l'intégration des immigrés n'ont rien de nouveau. En France, elles fleurissent invariablement dans les périodes où l'immigration est érigée en problème. Mais à chaque fois, le problème est présenté comme étant fondamentalement différent et particulièrement grave, sans commune mesure avec les situations antérieures. Par leur parfaite interchangeabilité, ces trois citations illustrent parfaitement cet étrange phénomène d'amnésie collective.

Pourrons-nous toujours imposer aux envahisseurs nos murs, notre civilisation, notre marque en un mot ? L'assimilation s'effectuera-t-elle avec aisance ? Des symptômes non équivoques semblent indiquer que nous approchons du point de saturation [...]. Nos coutumes s'imprègnent d'exotisme, notre langue fourmille de vocables étrangers, notre sécurité même est menacée par des éléments dangereux que nos richesses attirent et que des lois indulgentes n'effraient guère. G.Dallier, La Police des étrangers à Paris et dans le département de la Seine, 1914.

Aujourd'hui que des hordes compactes d'étrangers s'établissent sur notre territoire et qu'en certains districts, les éléments jeunes de ces Aubains dépassent en nombre les éléments jeunes d'autochtones, le problème prend un tout autre caractère et nous exposerait à voir se constituer chez nous des minorités ethniques. (L.Nadeau, La France se regarde, 1931.)

Serons-nous encore français dans trente ans ?) Le Figaro Magazine, 26 octobre 1985 [2].

On oublie généralement que la xénophobie a atteint en France une intensité inouïe dans les années 1880-1890. En 1892, à Drocourt (Pas-de-Calais), les mineurs belges sont victimes d'une véritable mobilisation collective de la population française qui multiplie les actes de vandalisme pour obtenir leur départ. En août 1893, le paroxysme de la haine contre les Italiens est atteint à
Aigues-Mortes. Suite à des rixes entre ouvriers des salines, trois cents personnes munies de bâtons, pelles et branches darbre sen prennent aux travailleurs transalpins. Pendant la nuit, un convoi de quatre-vingt Italiens, protégé par la gendarmerie, est attaqué par des émeutiers munis de fusil, faisant de nombreux morts, les blessés étant achevés à coups de bâton. Les jours suivants, la population locale ratisse la campagne environnante dans lespoir de découvrir d'autres Italiens. Le bilan officiel est de huit morts et de cinquante blessés ; mais pour le Times, il y aurait eu en fait cinquante morts et cent cinquante blessés. Jugés en cour dassise, les inculpés ont tous été acquittés [3].

Avancer que l'intégration des vagues d'immigration précédentes se serait faite sans heurts est une vue de l'esprit dont lenjeu politique est clair. On cherche ainsi à démontrer que la France, patrie des droits de l'homme , à toujours été accueillante, compréhensive et ouverte. La responsabilité des problèmes actuels serait donc totalement imputable aux caractéristiques particulières de la dernière vague d'immigration, en particulier les Maghrébins. Ceux-ci ne feraient pas les efforts nécessaires pour s'intégrer ou, plus radicalement, ne pourraient s'assimiler de par leur origine ethnico-culturelle.

Ni Blacks, ni Reubeus mais des B.B.R.
L'intégration ne dépend pas de la bonne volonté individuelle ou collective des immigrés, mais bien, plutôt, de l'attitude de la société d'accueil à leur égard et de la place quelle leur accorde. Sommés de s'assimiler culturellement, on leur refuse simultanément la possibilité de s'intégrer socialement.

Dans le discours dominant, fermer les frontières aux immigrés du Sud est considéré comme un moyen légitime pour tenter de combattre le chômage. Incontestablement, cela entretient l'idée que les étrangers priveraient de travail les bons français . Il est toujours utile de rappeler que les immigrés en provenance du Maghreb, d'Afrique noire ou de Turquie sont, de fait, les principales victimes du chômage et de la précarité. En France, si le taux de chômage est globalement de 12,4 %, il varie brutalement pour les étrangers selon leur origine. Il sélève à 10,1 % pour les ressortissants des États de lUnion européenne alors qu'il culmine à 31,2 % pour ceux venus d'autres pays [4].

Ces chiffres par nationalité sont un bon indicateur des difficultés rencontrées par la population immigrée, socialement marginalisée. Mais, pour notre problématique autour de l'intégration, il parait plus significatif de s'intéresser à la seconde génération. Dans leur très grande majorité, ces jeunes issus de limmigration étant français, ces statistiques nous apportent peu de choses. Le handicap quils subissent sur le marché du travail nest un mystère pour personne mais reste difficile à évaluer, les distinctions ethnico-religieuses étant exclues des statistiques françaises [5].

Les témoignages attestant du caractère massif de ces discriminations ne manquent pas. Psychosociologue, Catherine Grangeard a travaillé pendant six ans au siège dune entreprise d'intérim, comme chargée de mission pour la formation des personnels dagence. Le bilan quelle en tire est très clair : Dans mon entreprise, sachez que près des trois quart des demandes des recruteurs comportaient des exigences visant à exclure certains candidats pour des raisons ethniques. Toujours formulées par téléphone, ces critères ont d'ailleurs fini par déboucher sur un leitmotiv : "Donnez-nous un B.B.R." Comprenez un Bleu-Blanc-Rouge [6].

Une enquête de ll.N.E.D., achevée en 1995 apporte aussi quelques éléments intéressants [7]. Elle souligne que, à chaque niveau de qualification, les jeunes nés à l'étranger, ou nés en France d'un parent né à l'étranger, ont plus de probabilité de se retrouver au chômage que la moyenne des jeunes Français. La discrimination subie est particulièrement claire pour les jeunes dorigine maghrébine. Parmi les jeunes de 20 à 29 ans, titulaires dun diplôme inférieur au baccalauréat, 20 % des enfants d'immigrants espagnols et 17 % des jeunes de parents nés au Portugal se trouvaient au chômage - la moyenne est de 16 % chez les jeunes Français. En revanche 37 % des jeunes dorigine algérienne restaient sans emploi. Au-delà du bac, 32 % dentre eux étaient au chômage contre 19 et 17 % des enfants dimmigrés espagnols ou portugais. Le constat indiscutable de telles discriminations concrètes ne peut que favoriser le développement de terribles frustrations.

Du social vers l'ethnique
Depuis la fin des années soixante-dix, l'immigration, érigée en bouc émissaire, est devenue progressivement un enjeu politique central qui polarise lattention. Jusque là largement confinés dans le domaine privé, les préjugés xénophobes et racistes ont acquis peu à peu une légitimité publique : dans le débat politique, dans la législation et les pratiques xénophobes de l'administration. Pour comprendre ce processus, il parait nécessaire de revenir trente ans en arrière.

Dans le sillage de Mai 68, la société française a connu quelques années marquées par un contexte de luttes sociales et de radicalité politique. Globalement, les enjeux sont alors perçus comme étant sociaux. Signe que le thème n'est pas encore porteur, Le Pen, candidat aux élections présidentielles de 1974, ne fait aucune allusion à l'immigration dans les quatre pages et les six points que comporte sa plate-forme électorale. À cette époque, les travailleurs immigrés font partie du discours commun. Ce vocabulaire n'est pas anodin, il inscrit l'immigration dans une grille de lecture basée sur l'appartenance de classe. Grâce à l'impulsion de l'extrême gauche puis des syndicats, les conditions de vie et de travail des immigrés deviennent un enjeu politique et social. Dans de nombreuses grèves, travailleurs français et immigrés luttent au coude à coude.

Le 3 juillet 1974, le conseil des ministres entérine, par une simple circulaire, la décision de suspendre l'immigration de nouveaux travailleurs. C'est le premier recul important. Cette décision gouvernementale fait autour delle un large consensus à gauche et dans le mouvement syndical. Seule la C.F.D.T., se déclarant à l'époque autogestionnaire , affirme son désaccord. Accepter cette adaptation de la masse de main-d'oeuvre disponible aux besoins capitalistes, c'est donner son aval à la logique nationaliste et accepter la cogestion de la crise avec l'État et le patronat.

Dix ans plus tard, le mouvement social sera bien désarmé pour répondre au Front national quand celui-ci affirmera : Trois millions de chômeurs, trois millions dimmigrés : la solution est simple .

Dès 1978, le nombre de grèves commence à chuter. Lélection de Mitterrand en 1981 clôt définitivement cette période. Dévoyée vers l'électoralisme, la contestation sociale se lit encore au niveau politique. Dans le programme que publie le P.S. en mai 1981, on peut par exemple trouver ceci : Les moyens dont les socialistes disposent pour faire front et, à partir de là, pour renverser le cours des choses, sont d'une autre nature : l'idée d'abord, celle qui na pas cessé d'inspirer un siècle et demi de luttes ouvrières, l'idée toujours neuve d'une société sans classes d'où les causes de l'exploitation de l'homme par l'homme, à l'ère industrielle, auront été éliminées par la transformation, notamment, des structures économiques et des rapports de production [...] [8].

Tout saccélère. Très vite, la désillusion et les frustrations seront à la mesure des immenses espoirs suscités. En 1982, c'est la rigueur puis, l'année suivante, l' austérité . Confronté à plusieurs grèves dO.S. immigrés dans l'ensemble du secteur de l'automobile, le gouvernement n'hésite pas agiter le spectre de l'islamisme khomeyniste. En janvier 1983, Deferre, ministre de l'Intérieur, interrogé sur une grève dO.S. chez Renault, affirme : il sagit d'intégristes, de chiites [9]. Quelques mois plus tard, le Front national réalise ses premières percées électorales en concentrant ses attaques sur limmigration.

Tout au long des années quatre-vingt, les représentations de la société se transforment. Les travailleurs immigrés laissent tout dabord la place aux Beurs et aux Blacks puis aux Arabes et aux musulmans. De plus en plus souvent, on nous parle de communautés, quelles soient étrangères , maghrébines ou musulmanes . Une définition ethnique, nationale, religieuse ou raciale se substitue à une définition sociale.

Dans un contexte où le libéralisme fait consensus et semble apparaître comme la seule perspective, les clivages politiques changent de nature. Aux problématiques sociales se substituent des fantasmes identitaires. Sur ce terrain, le F.N. est évidement comme un poisson dans leau, la gauche étant bien incapable de lui opposer autre chose qu'un discours moralisateur et de plus en plus ouvertement sécuritaire.

Seule l'impulsion dune nouvelle dynamique sociale est à même de briser cette spirale infernale, comme au début des années soixante-dix, c'est la multiplication des luttes sociales qui peut aujourd'hui dégager de nouvelles perspectives en repositionnant les enjeux sur un terrain de classe.


Le texte est de Tarek, et a été publié dans l'hebdomadaire "le monde libertaire" (Lyon)

[1] Le Monde du 31 novembre et 1er décembre 1997

[2] Citations extraites de Gérard Noiriel, Le Creuset français p. 247.

[3] Cf Noiriel, op. cit., chap. V.

[4] Enquête emploi de l'I.N.S.E.E., mars 1997.

[5] Sur le fond, on ne peut bien évidemment que sen féliciter.

[6] Supplément Initiatives, Le Monde du 3 décembre 1997.

[7] Le Monde du 12 mars 1996

[8] cf. Parti socialiste, Projet socialiste pour la France des années quatre-vingt, mai 1981, p. 9.

[9] cf. Gilles Kepel, Les Banlieues de l'lslam, p. 253.
 







Vidéo: Nouvelle Calédonie les Kanaks encore colonisés

2 mars 1960 : massacres au Cameroun

Le lamentable Pierre Messmer grand commis de la République coloniale

Déni historique autour du 8 Mai 1945 : Massacre de Sétif !

A Lyon par exemple, il existe une rue Bugeaud !

POUR LA LAÏCITÉ AU NORD COMME AU SUD DE LA MEDITERRANEE







Statistique: les 1 000 prénoms les plus donnés en France en 2002












Le cas de Clichy sous bois illustre bien combien la police peut faire peur et combien la menace de l'arbitraire est présente dans l'esprit de certaines populations: quand Zyed Benna (17 ans), Bouna Traoré(15 ans)[ et Muhittin Altun, (17 ans) voient des policiers, ils prennent immédiatement la fuite et courent se cacher dans un transformateur EDF alors que de l'aveu même des autorités ils n'avaient rien à se reprocher. Qu'ils aient été pris en chasse ou non cela en dit long sur la crainte qu'inspire la police dans ces quartiers. Muhittin Altun a seul survécu au transformateur, les jours qui suivent des milliers de voitures sont brûlées dans toute la France.

Le site noir du colonialisme ne cherche pas à semer le discrédit sur une institution qui ne le mérite pas, mais entend simplement attirer l'attention sur des dérives sécuritaires qui au-delà de dysfonctionnements récurrents traduisent parfois la continuité d'un héritage colonial assez consternant.

Le site noir du colonialisme tient à rendre hommage au gendarme Raphaël Clin mort à 31 ans dans l'exercice de ses fonctions en Martinique dans des conditions inacceptables en présence d'une foule raciste d'énergumènes particulièrement hostiles qui se réjouissaient de sa mort  et scandaient des monstruosités comme des appels aux meurtres contre les gendarmes et des slogans racistes. Cet évènement tragique est d'autant plus répugnant que le gendarme en question était un homme ouvert et apprécié qui avait appris le créole.


Ecouter l'interview de la veuve du gendarme






Blog de Caroline Fourest


Le groupe Sniper





 



Le cauchemar se poursuit...




Interview BBC Noam Chomsky


Manufacturing consent (Vidéo)


 

Plus d'infos





Site de Noam Chomsky


Vidéo 10min15 sur Noam Chomsky et l'affaire Faurisson

Critique de Pierre Vidal-Naquet contre Noam Chomsky


Vidéo N. Chomsky parle de l'arrogance imperiale


Le colonialisme juif en Israël-Palestine

Si le christianisme et l'islam ont recouru à la force de leurs armées pour imposer leurs mythes aux infidèles de tous pays, le judaïsme innove depuis quelques décennies en promouvant une colonisation de la Palestine par la construction de logements formant peu à peu de véritables villes.

Obéissant à la réalisation du Grand Israël, la création puis l'extension des colonies dans les territoires occupés introduit, au-delà des limites tracées en 1967, une présence juive dans les terres normalement réservées aux palestiniens, ou plus exactement dans les territoires où se réfugièrent les habitants de la région suite à la création de l'État d'Israël en 1948. On compte ainsi 200 colonies, toutes illégales, dont 145 sont recensées officiellement. La méthode est elle-même très astucieuse en prônant la conquête de la Cisjordanie et de Gaza par l'établissement de colonies plutôt qu'une opération militaire de grande envergure qui, plus visible, entraînerait une désapprobation de la communauté internationale. Les religieux sionistes peuvent donc se livrer à leur sport favori, chasser le musulman de leurs terres sacrées. Avec en tête de la lutte le rabbin Ovadia Yossef dont les propos ouvertement anti arabes sont toujours accueillis très favorablement chez les colons.

Porter le judaïsme jusque sur les rives du Jourdain n'est pas seulement le rêve morbide de quelques fanatiques de la Thora et du Talmud mais reçoit aussi le soutien du gouvernement israélien par des mesures moins transcendantes. Les candidats à l'aventure au-delà de la ligne verte bénéficient en effet de réductions d'impôt et de logements à des prix très avantageux. Les prêts garantis par les banques ajoutent à l'attractivité de cette union de l'argent et de la religion. Barak aussi bien que Sharon ont conféré au développement des colonies une impulsion qui enlevait toute valeur à leurs propos de façade sur la pacification de la région. A maintes reprises les dirigeants israéliens ont exalté le caractère pionnier et sacralisé le messianisme des colons à établir la présence juive à l'extérieur des frontières de 1967.

L'impasse de la situation actuelle est résumée en quelques nombres: 200000 colons vivent en Cisjordanie et à Gaza à côté, et séparés, de 3 millions d'arabes dont un tiers vit sous le seuil de pauvreté. Aux données quantitatives s'ajoutent les discriminations quotidiennes vécues dans les territoires occupés: les juifs des enclaves obéissent au droit israélien alors que les palestiniens sont soumis à un statut de sous-citoyens. Les habitations juives ne peuvent subsister que grâce à la protection absolue de l'armée et des situations aussi instables que disproportionnées apparaissent: environ 350 colons s'agrippent à la ville d'Hébron ce qui requiert la présence de 700 soldats pour assurer leur protection.

Mais la conquête du territoire ne saurait être complète si elle se limitait au reflux des mécréants hors de la "Terre promise". Il convient aussi de veiller à empêcher leur retour autant à des fins d'installation de leur domicile que simplement pour travailler durant la journée et l'État israélien s'y emploie avec efficacité par l'interdiction de traverser la frontière pour venir trimer sur son sol. De plus, l'armée accompagne l'irresponsabilité du pouvoir politique par la destruction massive d'infrastructures dont certaines ont été payées par l'Union Européenne. Le montant de l'aide européenne ainsi volatilisée est estimé à 10 millions d'euros. Sans oublier la destruction de terrains agricoles par les machines de l'armée. La terre brûlée comme seule politique de Sharon.

Les religieux israéliens sont englués dans un drame qu'ils ont eux-mêmes généré par leur obstination aveugle à imposer un État confessionnel dans une région multireligieuse. Le projet du Grand Israël rejoint celui de l'Europe chrétienne de l'Atlantique à Jérusalem, de la Grande Inde des fanatiques hindous ou encore de la Oumma des musulmans au rayon des impérialismes religieux toujours facteurs d'oppression et de privation des libertés. Jérusalem est morcelée, écartelée, par des religions assoiffées de possessions territoriales discréditant leur pseudo-discours de paix et de justice. A l'obsession juive de la terre promise aux élus, conception raciste par définition, répond l'écho mortifère d'un islam récupérateur du lieu dit "saint". La mystique musulmane attribue à Jérusalem le rang de troisième lieu sacré de l'islam après Médine et La Mecque. Pourtant, dans aucune sourate du Coran n'est mentionnée la ville de Jérusalem. Il ne s'agit là que d'une imposture classique opérée par toute religion à la seule fin de récupérer un lieu considéré sacré par la concurrence précédemment installée avec en considération les perspectives de pouvoir politique et économique associées. Le Hamas, le Jihad Islamique et le Hezbollah ont su exploiter les mensonges de la tradition musulmane pour transformer la légitime revendication d'un peuple au droit au retour sur sa terre en une guerre sainte à la gloire d'un dieu dont la puissance se mesure à l'abondance des crimes commis. L'activisme sanglant de ces trois organisations est le meilleur allié des juifs ultra-orthodoxes qui réclament un cloisonnement strict rejetant les arabes hors d'Israël.

Les efforts désespérés et infructueux observés ces dernières années pour parvenir à un découpage qui satisferait tous les protagonistes interdisent de persister à croire qu'une solution puisse être trouvée dans la juxtaposition d'un État juif et d'un État palestinien. Le démantèlement des colonies en serait une étape obligée mais non seulement cette volonté n'existe pas mais, de plus, le gouvernement israélien encourage à la poursuite du processus d'expansion donc d'expropriation. Si deux États voisins, et imbriqués, ne sont ni réalisables ni viables sans animosité guerrière, la seule solution alternative demeure un état bi-national où israéliens et arabes, juifs et musulmans, chrétiens, incroyants ou autre, partageraient le même gouvernement et les mêmes droits. Des voix existent d'un côté comme de l'autre pour souhaiter cette juste cohabitation dans un État unique délivré du fanatisme de la possession d'une terre dont trop de sang "impur" a abreuvé les sillons stériles depuis le début de la deuxième Intifada.



Février 2002 in atheisme.org

"La colonisation planifiée de la palestine pendant la première moitié du xxe siècle"

Envoyé par arganumleretour le 26 décembre à 21:56 extrait d'un forum

Au congrès de Bâle, premier congrès juif mondial, réuni en 1897 par Theodor Herzl, le mouvement sioniste (qui tire son nom de Sion, colline de Jérusalem) se donne pour objectif de favoriser l'immigration juive en Palestine et d'entreprendre la colonisation du pays. La conquête de la Palestine occupée alors par les Turcs y est planifiée : lOrganisation sioniste mondiale, dotée dune banque et dune Presse spécialisée est créée, tandis qu'une charte de colonisation (charte qui devait rester secrète pendant très longtemps) est élaborée. Dans sa motion finale, le Congrès revendique pour le peuple juif, un foyer reconnu publiquement et garanti juridiquement .


Pour faire aboutir la mission qu'il s'est fixée avec ses amis, Herzl mise sur le Royaume-Uni alors au sommet de sa puissance.

À noter que le noyau dur des fondateurs est composé de quelques milliers de personnes jeunes, hommes et femmes, convaincus d'être investis d'une mission sacrée : la conquête progressive de la Palestine. Ils adoptent une tactique qui doit être intangible et qui effectivement le restera malgré les difficultés rencontrées : ne jamais abandonner ni position, ni territoire sauf sous la contrainte d'une force supérieure . Nantis d'un niveau éducatif et culturel élevé, et y ajoutant habileté, persévérance, travail, solidarité intracommunautaire ainsi que l'argent des communautés juives du monde entier, les pionniers ne se sont jamais départis pendant cinquante ans de cette ligne de conduite qui aura été d'une efficacité remarquable malgré l'opposition farouche rencontrée dans le milieu juif (opposition qui sera examinée plus loin).

La colonisation sioniste revêt un caractère très particulier et inédit. Même si elle a pu s'inspirer - tout au moins à une certaine époque - du colonialisme occidental, elle diffère notablement des colonisations banales de la France, du Royaume-Uni, de l'Espagne, des Pays-Bas..., colonisations pratiquées dans la perspective de semparer des richesses - hommes et biens - d'un nouveau territoire, avec l'intention affichée d'apporter à des peuples attardés et carencés, les bienfaits de la civilisation. Dans lidéologie sioniste, seul le sol a une valeur positive.

La colonisation sioniste est d'abord l'entreprise, non pas d'une nation souveraine, mais d'une communauté dont les membres dispersés à travers le monde - les Juifs - ont en commun la donnée précise d'ordre racial dont nous avons parlé précédemment en même temps que la tradition qui veut que leurs ancêtres aient vécu deux millénaires auparavant en Palestine[23].

Il s'agit avant tout d'une colonisation de peuplement destinée, à terme, à sapproprier le territoire en question en repoussant progressivement à l'extérieur les populations non-juives préexistantes dans une perspective de domination absolue. L'expérience, s'étalant maintenant depuis plus d'un siècle, montre que cette colonisation, commencée dune manière indéniablement pacifique tout en nétant pas dépourvue de ruse suivant le plan élaboré par ses premiers initiateurs, est montée ensuite en puissance jusquà nos jours (surtout depuis la création de lÉtat dIsraël) en usant de la force comme le firent les colonialismes occidentaux mais en y associant des moyens inédits, notamment juridiques, moyens particulièrement habiles et efficaces. On peut noter d'ailleurs, à ce propos, que les sionistes ont repris d'emblée la législation d'urgence (Emergency Rules) que les Britanniques avaient conçue pour établir et consolider leur domination dans leurs colonies et quils lont ensuite perfectionnée et étendue avec une très grande application. Le sociologue de Jérusalem Baruch Kimmerling, dans son ouvrage Zionism and Territory publié en 1983, considère le sionisme, nous dit Greilsammer[24], comme un mélange réussi de colonialisme anglais et de nationalisme juif . Quant à Theodor Herzl, dans une lettre à Cecil Rhodes, lun des conquérants de lAfrique australe, il pouvait dire lui-même : Mon programme est un programme colonial .


L'Organisation sioniste mondiale, dont le siège est à Londres, est à la base de cette entreprise de colonisation dont le rôle est de susciter, de diriger et de coordonner les actions de toutes les communautés sionistes (Yichouv) de par le monde. Le Yichouv juif de Palestine, dont le président sera longtemps Ben Gourion, a bien entendu le rôle primordial. Sa mission affichée est simple : la conquête de tous les emplois du pays par la main-d'uvre juive, condition nécessaire à la réalisation du sionisme .

Avant la création de lÉtat dIsraël, on distingue trois périodes dans la colonisation sioniste de la Palestine :

1 - de la fin du XIXe siècle (1880) à la guerre de 1914-1918,

2 pendant la guerre de 1914-1918,

3 - de 1922 à 1947 - sous le Mandat britannique et la guerre mondiale.

 

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xml:namespace prefix = o /> L'Etat d'Israel est raciste, je le prouve. Comme jean marie le pen, il applique la préférence nationale. Par exemple, un arabe vivant en israel n'a pas le droit de percevoir des allocations familiales.

Un juif du monde entier peut s'établir en israel, mais les arabes chassés d'israel n'en n'ont pas le droit eux.

Le plus révélateur est le pompage des eaux. Il est sous controle de l'Etat. Le décret 450/451 déclare que le pompage de l'eau sur terre ou sous terre doit être soumis à autorisation de l'armée.

Depuis 1975, la consommation est soumise à quota. Un israélien peut en consommer 4 fois plus qu'un palestinien. Un colon a droit à 1000 mètres cube par an, et un palestinien 123 seulement.

La palestine n'a pas le droit d'exporter plus de 3% de sa production agricole.


Nous le voyons bien, nous avons à faire à une équipe de raciste et rien d'autres.

Le sionisme est né au début du siècle, mais les juifs étaient à la base contre ce projet, et ce, au nom de leur valeur humaniste. Le Bund, association syndicale d'ouvriers juifs était farouchement contre cette création là-bas. Il a donc fallu convaincre les esprits.
Que s'est t'il passé. Vous le savez, l'extermination par les allemands a précipité la chose. De plus en plus de juifs émmigre là-bas.

A cette date se créer des groupes terroriste s juifs. Oui, des terroristes juifs qui attaquent les intérêts anglais et palestiniens.

Tapez sur google lehi, et ensuite, l'irgoun. Vous verrez que je ne ments pas.

"partez à l'assaut des montagnes car tout ce que nous prendrons restera à nous" cette phrase terrible est de sharon.

Après on fait croire que cet Etat prône la paix. Non, la vrai nature de ce régime est la terreur et le racisme.


"Et l'occupation allemande"
Envoyé par
miss21septembre le 2 décembre à 15:52 sur un forum

à -t-elle eu des points positifs ? je trouve ce débat indécent....
petit clin d'yeux aux antisémite de ce forum , on peut tenter de reprocher aux juifs des tas de chose mais il y a bien une chose qu'on ne peut pas leur reprocher en terme de "colonisation" c'est qu'ils ont voulus une terre pour sauver leur peau,ce qui est loin d'être le cas pour la france et autre , le terme de colonisation est un terme Europeen et n'a rien de positif dsl.








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Les liaisons dangereuses entre certains courants de gauche et les islamistes


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Courte Vidéo contre les violences conjugales

Article du monde diplomatique qui permet de répondre à ceux qui amalgament les violences de genre avec l'Islam, la banlieue, les classes défavorisées ou les ressortissants du monde arabe

Article de Mona Chollet sur le fléau des violences conjugales

Le statut des femmes françaises en métropole a longtemps été particulierement discriminatoire: jusqu'en 1938, date où la puissance maritale a été abolie, le mari avait un droit de correction sur son épouse (qui était juridiquement une incapable placée sous la tutelle du mari) et ce n'est qu'après la 2nde" guerre mondiale que les femmes ont enfin obtenu le droit de vote. (Bien après la plupart des pays européens et notamment la Turquie) Ce n'est qu'en 1985 que l'épouse devint juridiquement l'égal de son mari en matière matrimonale. Les anciennes colonies avaient déjà eu leur indépendance depuis longtemps. Après l'indépendance pour laquelle bon nombre de combattantes algériennes s'étaient courageusement battues, l'Algérie a été l'un des rares pays au monde où les femmes touchaient les mêmes salaires que leurs collègues masculins (en France aujourd'hui encore on en est loin), en mai 1984 le parti unique a adopté le code de la famille surnomé par les algériennes "code de l'infamie" qui renoue en quelque sorte avec le colonialisme en ravalant juridiquement la moitié féminine de la population à un statut d'inferiorité archaïque et inadmissible surtout dans un pays hybride où des femmes dont certaines sont d'anciennes moudjahidines exercent des fonctions de ministre ou de magistrat.

Le code de l'infamie

Dernierement le Maroc a abrogé sa législation archaique dans le sens du droit des femmes et de l'égalité, l'Algérie dans la foulée n'a en revanche abrogé que partiellement son lamentable code de la famille en en supprimant les dispositions les plus choquantes.

La réforme marocaine du code de la famille

Pour la laïcité au nord comme au sud de la méditerranée !



 


"Le rôle des occidentaux dans le génocide rwandais"
Envoyé par
ghostofcry le 29 novembre à 16:33 extrait du forum au feminin.com

pour ceux qui veulent encenser les bienfaits de la colonisation
Les fascistes rwandais ont obligé des masses de gens ordinaires à assassiner de leurs propres mains leurs voisins, et parfois même les membres de leur propre famille. La plupart ont été achevés à la machette, taillés en pièces. Comment les fascistes ont-ils pu entraîner des milliers de gens à participer à de tels massacres? On a souvent entendu que cela venait de la haine séculaire entre les Hutus et les Tutsis qui remonte à avant la colonisation. Mais cela ne concorde pas avec les faits réels

La Belgique a jeté les bases de l'idéologie génocidaire

Le colonisateur belge a mené une politique de division et de domination et ainsi semé les graines des idéologies qui ont entraîné les deux plus grands génocides d'Afrique Centrale de ces dix dernières années: la théorie de la race Tutsi supérieure et la théorie des Hutus qui, en tant qu'habitants originels, doivent défendre leur pays face aux Tutsis.

Dans les années trente, le gouvernement colonial a réparti la population rwandaise sur base de critères ethniques totalement arbitraires et a fait mentionner la provenance ethnique sur la carte d'identité. Dans leurs écoles, les missionnaires ont inculqué aux enfants de l'aristocratie Tutsi l'idéologie qu'ils appartiennent à une race supérieure, appelée à diriger le pays. Ils ont ainsi créé une classe obéissante et docile.

Mais dans les années 50, un vent anticolonial a soufflé partout en Afrique. Même les jeunes intellectuels Tutsis sont devenus nationalistes. Voilà pourquoi les maîtres belges ont rapidement changé leur fusil d'épaule. En quelques années, ils ont formé une petite bourgeoisie Hutu qu'ils ont armée d'une idéologie raciste anti-Tutsi. Ce n'est pas le colonisateur belge qui est l'ennemi de la nation rwandaise, mais bien la minorité Tutsi était le message. Les Tutsis représentaient à ce moment-là 14 % de la population.

Ce sont des officiers belges, sous la direction du colonel Logiest, qui ont encadré les premiers massacres de Tutsis en 1959. C'est le gouverneur belge Harroy qui a téléguidé à ce moment-là la révolution anti-Tutsi. Le gouvernement belge a ainsi jeté les bases de la dictature néo-coloniale basée sur un racisme anti-Tutsi.

Les socialistes français ont aidé les génocidaires rwandais

Pendant trente ans, la dictature néocoloniale du Rwanda a été le meilleur et le plus fidèle allié de la bourgeoisie belge en Afrique. Mais par la perte de sa colonie congolaise, la bourgeoisie belge a été fortement affaiblie. Au Rwanda, sa position de puissance néocoloniale a été de plus en plus récupérée par l'impérialisme français.

Mais en octobre 1990, peu après la chute du socialisme en Europe de l'Est, les Américains ont lancé une offensive pour réduire le rôle des vieilles puissances coloniales européennes en Afrique et les remplacer en tant que puissance néocoloniale. Sous la protection du président ougandais Museveni et avec le soutien discret des USA, le front patriotique rwandais (FPR) a lancé une guerre depuis l'Ouganda contre le régime Habyarimana. Le programme du FPR exigeait à juste titre le droit au retour pour des milliers de réfugiés Tutsi chassés du Rwanda au cours des trente dernières années.

L'impérialisme français a réagi immédiatement avec une aide militaire et financière accrue à la bourgeoisie Hutu réactionnaire. Que cette bourgeoisie, autour de l'ancien président Habyarimana, ait véhiculé une idéologie fasciste et préparé clairement des massacres à grande échelle, n'était pas un problème pour l'impérialisme français. L'armée et les milices qui ont perpétré le génocide en 1994 ont été entraînées pendant 4 ans et armées par la France. Et, à la fin des massacres, les troupes françaises, sous des prétextes humanitaires, ont mené une opération turquoise dans le but de sauver le plus d'alliés possible, les troupes génocidaires rwandaises.

Le rôle décisif des USA

Mais c'est l'impérialisme américain qui a joué un rôle décisif dans les deux génocides qui ont décimé la région au cours des dix dernières années. Un récent rapport de la National Security Archive1 montre clairement que l'impérialisme américain était totalement au courant de l'ampleur du génocide rwandais. Mais le gouvernement Clinton a laissé faire et n'est pas intervenu. Le FPR était divisé depuis le début de la guerre en 1990. D'un côté, il y avait les vrais patriotes qui n'étaient pas d'accord avec la ségrégation raciste entre Hutus et Tutsis et qui voulaient se battre pour un Rwanda unifié et indépendant, dirigé en faveur des masses populaires. Mais dans ce même FPR, il y avait aussi un important noyau de bourgeois Tutsis, autour de Kagame, convaincus par la vieille idéologie raciste de leur supériorité et totalement liés aux USA. Cette bourgeoisie voulait avant tout prendre le pouvoir au Rwanda pour régner à son tour.

Kagame s'est attribué le pouvoir au sein du FPR et a commencé à mener une politique militariste. Il connaissait les plans pour le génocide et la détermination de la clique qui entourait Habyarimana. Le FPR n'était pas implanté parmi la population rwandaise et Kagame savait qu'il n'était pas en mesure de protéger la population Tutsi non armée et les Hutus démocrates du Rwanda. Il a pourtant mené son offensive, sachant qu'il risquait un génocide. Le plus important pour lui était de prendre le pouvoir.

L'impérialisme américain ne faisait toujours rien et laissait sciemment le génocide se dérouler. Washington comptait sur le FPR pour chasser l'impérialisme français de la région. Après la prise de pouvoir par Kagame, les USA ont investi au Rwanda et en ont fait une base pour leur politique impérialiste en Afrique Centrale. Dans les années qui ont suivi la prise de pouvoir, beaucoup de démocrates, déçus, ont quitté le FPR et, le plus souvent, le pays. Kagame a systématiquement fait assassiner ou emprisonner les opposants et a dépeint chaque opposant comme un génocidaire ou un Hutu raciste.

Quelques années plus tard, en 1998, l'impérialisme américain a voulu en finir avec le gouvernement nationaliste de Laurent Kabila au Congo. Il a donné le feu vert aux proches de Kagame pour une guerre d'agression fasciste qui a traîné six ans et peut exploser à nouveau à chaque moment. Des millions de vies congolaises ont été et sont encore sacrifiées à la politique d'hégémonie américaine.

 

Voir le lien vers rebellyon-info



Le site noir du colonialisme


HOTEL RWANDA: bande annonce du film

Vidéo sur le génocide rwandais


"Un génocide sans importance"