Lexique

Le Baroque et la Préciosité

Quelques définitions


Affectivité :

Ensemble des phénomènes affectifs (émotions, sentiments, passions, etc.)

<-Retour-

Apogée :

Au plus haut degré, au sommet de quelque chose.

Ex. : Être à l'apogée de sa gloire.

<-Retour-

Arabesque :

arabesque nom féminin (italien arabesco) 1. Ornement peint ou sculpté fondé sur la répétition symétrique de motifs végétaux très stylisés. 2. Ligne sinueuse, formée de courbes.

<-Retour-

Antithèse :

Figure de style : emploi d'un mot, puis de son contraire, dans une phrase.

Ex. : Les petits et les grands (on insiste de cette façon sur l'idée que tout le monde est concerné)

<-Retour-

Burlesque :

 

(de l'italien, burla, " moquerie ") : Forme de comique caractérisée par une exagération du ridicule. Comme la satire, le burlesque apparaît sous deux formes :

On confond souvent le burlesque et deux autres formes de satire, la parodie et la farce.

Par exemple, Les œuvres de l'Espagnol Cervantès ridiculisaient le roman du Moyen-âge et de la courtoisie en créant la tradition picaresque. L'auteur comique français Molière s'illustra dans le théâtre burlesque.

<-Retour-

Clair-obscur :

En peinture et en dessin, procédé qui consiste à moduler la lumière sur un fond d'ombre afin de suggérer le relief et la profondeur. Le terme vient de l'italien chiaroscuro (chiaro, clair et oscuro, obscur) et désigne cette technique qui permet à l'artiste de modeler les formes en jouant sur les contrastes plus ou moins marqués entre les zones claires et les zones sombres. À la Renaissance, Léonard de Vinci a été le précurseur de l'utilisation de ce procédé. Cette technique fut pratiquée notamment par les peintres comme le Caravage, Velázquez ou Rembrandt.

<-Retour-

Compassion :

Pitié, commisération, apitoiement, attendrissement devant la souffrance, la détresse.

<-Retour-

Classicisme :

courant esthétique regroupant l'ensemble des ouvrages qui prennent comme référence esthétique les chefs-d'œuvre de l'Antiquité gréco-latine.

Le terme a une définition esthétique mais aussi historique, puisqu'en France l'"époque classique" est la période de création littéraire et artistique correspondant à ce que Voltaire appelait "le siècle de Louis XIV" ; il s'agit essentiellement des années 1660-1680, mais en réalité la période classique s'étend jusqu'au siècle suivant.

Le classicisme en France est un cas singulier : cette période a été appelée classique parce qu'elle se donnait comme idéal l'imitation des Anciens, mais aussi parce qu'elle est devenue une période de référence de la culture nationale.

Au-delà de ces définitions historique et esthétique, le sens du terme "classique" a été étendu jusqu'à désigner tout écrivain dont l'œuvre semble propre à être étudiée dans les écoles pour y servir de modèle.

Dans un sens encore plus large, est classique toute œuvre culturelle qui est devenue une référence : on dit ainsi couramment de tel film qu'il est un classique.

<-Retour-

Élogieux, élogieuse :

Qui chante les louanges, qui complimente.

<-Retour-

Épique :

adjectif (grec epikos)

1. Qui est propre à l'épopée. Poème, style épique.

2. Mémorable par son caractère pittoresque, extraordinaire, grandiose. Discussion épique.

épopée

nom féminin (grec epopoiia)

1. Récit poétique en vers ou en prose, qui raconte les exploits d'un héros et où intervient le merveilleux.

2. Suite d'actions réelles mais très extraordinaires ou héroïques.

<-Retour-

 


Esthétique :

- Le fait de trouver belle une chose

- Mouvement esthétique : école, communauté, groupe d'artistes, d'écrivains, de musiciens, de peintres, ... qui aiment les mêmes choses, qui ont des goûts communs et qui travaillent de la même façon, à une époque particulière.

- Un mouvement littéraire est un groupe d'écrivains. Un mouvement pictural, un groupe de peintres...

<-Retour-

Exubérance :

Tendance à manifester ses sentiments par des démonstrations bruyantes, excessives.

Surabondance, grande profusion de quelque chose. Ex. : L'exubérance de la végétation.

<-Retour-

Hyperbole :

Figure de style : emploi de termes violents, exagérés, qui dépassent la réalité exprimée.

<-Retour-

Lyrique

adjectif

1. Antiquité grecque : Se disait de la poésie chantée avec accompagnement de la lyre.

2. Se dit d'un genre poétique inspiré de la poésie lyrique grecque, par opposition à épique ou à dramatique.

3. Se dit d'une œuvre poétique, littéraire ou artistique où s'expriment avec une certaine passion les sentiments personnels de l'auteur.

4. Fig. Qui est plein d'enthousiasme, d'exaltation. Ex. : Quand il parle de cinéma, il devient lyrique.

<-Retour-

Mécène :

Protecteur riche et généreux des lettres, des sciences et des arts.

C'est l'équivalent du sponsor (en anglais), du commanditaire (en français) dans le monde de l'entreprise.

Mécène: (v.74-8av.J.-C.), homme politique romain et protecteur des arts. Il fut l'ami et le conseiller d'Auguste, qu'il représenta souvent dans des missions diplomatiques. Il encouragea les lettres et les arts, et notamment les poètes Properce, Virgile et Horace. Il donna à Horace sa petite propriété de Sabine, où le poète écrivit ses Odes.


Métaphore :

Figure de style : utilisation d'une expression à la place d'une autre, de façon imagée. Celui qui la lira devra comprendre ce dont il s'agit, et ne pourra pas prendre l'expression au pied de la lettre.

Ex. : Le flot de voitures (la circulation, le grand nombre de voitures est ainsi comparé à un fleuve, à une marée...)

<-Retour-

Métamorphose :

nom féminin

1. Changement d'une forme en une autre.

2. Biologie : Transformation importante du corps et du mode de vie, au cours du développement, de certains animaux, comme les amphibiens et certains insectes.

3. Changement complet dans l'état, le caractère d'une personne, dans l'aspect des choses.

<-Retour-

Mouvement :

Action collective visant à un changement.

Mouvement insurrectionnel, littéraire.

Organisation politique, syndicale, culturelle, etc.

<-Retour-

Naturalisme :

Tendance littéraire ou artistique qui vise à reproduire la réalité avec une objectivité parfaite, sans aucune déformation, même dans ses aspects les plus vulgaires.

<-Retour-

Néo-classicisme :

nom masculin

1. Tendance artistique et littéraire de la fin du XVIIIe s. et du début du XIXe, qui s'est appuyée sur les exemples de l'Antiquité classique ou du classicisme du XVIIe s.

2. Tendance à revenir à un certain classicisme, par réaction contre les audaces d'une période antérieure.

<-Retour-

Pastoral :

genre romanesque, dramatique et poétique, illustré par des œuvres aristocratiques (qui concernent la noblesse) mettant en scène les amours de bergers de fantaisie dans une nature merveilleuse et parfaite.

La pastorale trouve son origine dans l'Antiquité, avec des auteurs tels que Virgile mais elle connut une vogue importante surtout à partir de la Renaissance.

La mode du genre pastoral a été lancée avec un roman italien, l'Arcadie (1502) de Sannazzaro. On y trouve toutes les caractéristiques de ce genre :

En France, le roman pastoral fut très apprécié au XVIIème siècle par la noblesse.

Le roman pastoral français type est l'Astrée (1607) d'Honoré d'Urfé.

<-Retour-

Périphrase :

Figure de style : emploi d'une expression complexe, d'un groupe de mots, à la place d'un terme simple

Ex. : L'astre de la nuit (la lune)

<-Retour-

Picaresque :

Genre romanesque issu de la littérature espagnole, qui présente la formation d'un jeune héros inexpérimenté. C'est à la fois un roman d'aventure et un roman de formation. Le héros picaresque, jeune et naïf, court les rues, devient valet, voleur, mendiant, passe d'un maître à l'autre. Le nom de picaro signifie d'ailleurs " aventurier ".

Ce personnage est livré à la misère et à la faim, et son histoire consiste en une suite d'aventures heureuses ou malheureuses.

<-Retour-

 

Polyphonie :

En musique, art de faire entendre simultanément plusieurs parties différentes.

S'oppose à la monodie (une ligne mélodique unique ponctuée de rythmes de percussion, par exemple). Certains ethnomusicologues ont donné le nom de "polyphonie" à des musiques traditionnelles où des sons de hauteur différentes sont entendus de façon simultanée. Le plus ancien texte polyphonique écrit date du IXe siècle : une voix principale (le chant donné) est au-dessus, tandis qu'une voix organale (l'accompagnement) part de l'unisson, atteint un intervalle de quarte, puis revient à l'unisson.

<-Retour-

Romanesque :

adjectif et nom masculin

1. Propre au genre du roman.

2. Qui présente les caractères attribués traditionnellement au roman ; fabuleux, extraordinaire.

Ex. : Aventure romanesque.

3. Rêveur, qui voit la vie comme un roman. Ex : Esprit romanesque.

<-Retour-

Symétrie :

nom féminin (latin symmetria ; grec sun, " avec ", et metron, " mesure ")

1. Correspondance de position de deux ou de plusieurs éléments par rapport à un point, à un plan médian.

Ex. : Vérifier la parfaite symétrie des fenêtres sur une façade.

2. Aspect harmonieux résultant de la disposition régulière, équilibrée des éléments d'un ensemble.

Ex. Un visage qui manque de symétrie.

<-Retour-

Trompe-l'oeil :

Technique picturale qui cherche à donner l'illusion de la réalité.

Le trompe-l'œil permet de percevoir en relief un objet, un paysage dessiné sur un support plat. Par exemple, la représentation d'une mouche sur un pan de rideau peut être réalisée de façon que le rideau soit perçu comme faisant partie du tableau tandis que la mouche sera vue comme un véritable insecte posé sur la peinture.

Variant selon les époques et les modes, cette technique a été beaucoup utilisée par les peintres grecs et romains. À la Renaissance, de riches mécènes commandaient fréquemment des peintures en trompe-l'œil complexes et recherchées. Les murs de pièces entières pouvaient être décorés d'artifices de perspective, avec des portes et des fenêtres peintes en trompe-l'œil, donnant sur un paysage, un ciel ou des personnages. Les plafonds étaient également décorés, par exemple, de chérubins accoudés à des balcons qui regardaient les gens d'un air amusé.

<-Retour-
Scarlatti, Sonate n°1

©Home sweet Home - 2001 - Visites :