Les avantages et les inconvenients
Avantages et inconvenients
 
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 Les Barrages Hydrauliques 
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Les avantages:

-Énergie électrique:

L'énergie hydraulique est une énergie naturelle exploitable à grande échelle. On sait l'exploiter
au moyen d'une technologie
éprouvée et connue. Elle est d'un rendement inégalé, sans priver les générations
futures de matières premières, sans les accabler
de polluants ou de déchets. Pour beaucoup de pays en voie de développement, l'énergie hydraulique est
la seule ressource naturelle
d'énergie dont ils disposent.
Aujourd'hui, 14 500 milliards de kWh (14500 TWh) sont produits dans le monde. 64 % provient de l'énergie fossile, 18
% des
ressources hydrauliques, 17 % de l'énergie nucléaire et 1 % d'autres énergies. L'Afrique produit 52 milliards
de kWh à partir
de l'énergie hydraulique, l'Asie 600 milliards et l'Europe 580 milliards (second rang mondial).
En 1962, 50 % de l'énergie était hydraulique en France. Elle n'est plus que de 17 % en 1999, remplacée
par l'énergie d'origine
thermique (combustible fossile) puis par le nucléaire (suite aux chocs pétroliers).

-limite les crues / contrôle le débit:

La maîtrise des crues a depuis toujours été un des premiers buts des barrages, et souvent le seul recherché.
Cette situation
est appelée à durer tant qu'environ 40 % des victimes de catastrophes naturelles seront imputables à
des inondations. Les
barrages participent efficacement à l'alimentation en eau , car ils stockent les excédents en période
d'abondance pour les
relâcher en période sèche. Par ce mécanisme, ils régulent les conséquences néfastes
des crues.
Un aménagement hydroélectrique nécessite souvent de détourner une partie importante du débit
d'un cours d'eau et par conséquent
d'en modifier la vitesse et le régime. Une diminution excessive du débit en aval du barrage mettrait en péril
le milieu aquatique.
L'équilibre du cours d'eau est sauvegardée en laissant échapper en permanence une partie de l'eau de
la retenue et en maintenant
ainsi un débit suffisant (débit réservé).

-Limite les sécheresses:

Les nappes phréatiques actuellement captées pour satisfaire la moitié de la demande en eau (irrigation,
eau potable et industrielle)
étant souvent surexploitées, la seule solution à l'échelle du problème (outre les économies
d'eau) reste l'augmentation de
la part des eaux de surface, au moyen de barrages-réservoirs.

-Autres aspects positifs:

- technologie abordable (transfert de technologie peu onéreux pour les pays en voie de développement).
- augmentation des terres cultivables par la création de polders
- protection des estuaires contre les remontées d'eau salée depuis la mer
- alimentation en eau potable
- usages industriels : chimie, agro-alimentaire, métallurgie, papeterie ...
- navigation, tourisme, loisir, lutte contre les incendies





Les désavantages:

- Inondations des terres:

L'inondation des terres (cultures, prairies, forêts, parcs naturels, zones d'habitation ...) est la principale conséquence
négative lors de la création d'un barrage : c'est l'aspect le plus visible et le plus "populaire" du problème.
De plus la montée des eaux provoquent la migration voire la disparition de nombreuses espèces animales et végétales. Les conséquences
écologiques ne sont pas les seules, en effet l'envahissement des terres par les eaux provoquent de nombreuses "répultions
sociales" (expropriation, abandon de terres cultivables ...).

- Déboisement, érosion des bassins versants:

Suite à la construction d'un barrage, au défrichage de nouvelles zones pour la réinstallation des populations et au déboisement,
on observe parfois une dégradation des bassins versants : le déboisement provoque un ruissellement et une érosion accrue,
d'où un lessivage accentué des terres. Il en résulte d'une part un appauvrissement des sols et d'autre part une "sursédimentation"
dans le réservoir provenant des particules arrachées au sol.

- Turbidité / apport de matière organique / modification de la teneur O2:

Le lessivage du bassin versant provoque un apport important d'alluvions (matière organique et minérale) se traduisant par
des modifications physico-chimiques de l'eau. La turbidité augmente. L'eau se charge en divers éléments (nutritifs, polluants...)
dont une partie sédimente et forme une couche dans laquelle peuvent se développer des bactéries sulfureuses ou nitrifiantes.

Ces modifications et l'immobilisation prolongée de l'eau dans les retenues favorisent une stratification des eaux et le développement
des algues si elles sont riches en éléments nutritifs. L'eau prélevée en profondeur peut alors être plus chargée en azote
ammoniacal, en hydrogène sulfureux et moins riches en oxygène.

- Problème des lâchers d'eau / irrigation:

Les lâchers d'eau sont effectués afin d'éviter une sédimentation trop importante qui pourrait obstruer les conduites d'évacuation
d'eau et gêner le fonctionnement du barrage. Lors de la vidange, une partie des sédiments ainsi que l'eau chargée en azote
ammoniacal et en hydrogène sulfureux rejoignent la rivière et peuvent nuire à la qualité de l'eau.
La qualité de l'eau peut être un grave problème notamment pendant les périodes de sécheresse où la demande en eau pour l'irrigation
est importante et le niveau des eaux est faible.

- Interruption du continuum fluvial:

Le continuum fluvial traduit une notion de continuité biologique tout au long du cours d'eau, c'est à dire que la distribution
des espèces (animales et végétales) sera gouvernée par les stratégies (alimentaire, de survie, de développement) mises en
place par chacune. Ainsi, une perturbation naturelle ou anthropique (modification du débit, pollution, crue) en amont du cours
d'eau, aura des répercussions au niveau biologique en aval. C'est pourquoi la construction d'un barrage nuit au continuum
fluvial.

- migration des poissons:

Les ouvrages hydroélectriques constituent des obstacles pour les poissons migrateurs. Cependant des mesures ont été prises,
(échelles, ascenseurs à poissons ou passes à poisson) mais elles restent encore insuffisantes.

- maladies:

Dans les zones où les maladies hydriques tropicales sont endémiques, la construction de nouveaux réservoirs peut augmenter
les risques en termes de santé. En effet le stockage de l'eau (immobilisation de l'eau), les phénomènes de concentration en
éléments nutritifs, en polluants (NH4, nitrates...) favorisent le développement de bactéries, de virus, de protozoaires et
de vers parasites.

- Autres aspects négatifs:

En plus des conséquences environnementales, viennent s'ajouter des impacts d'ordre sociaux tels que les déplacements de population
(expropriations) du à la submersion des terres cultivables, pertes des traditions par l'abandon des villages, disparition
de sites archéologiques...


Conclusion:

La création des grands barrages, dont l'impact est considérable, n'a pas que des effets positifs. Certes, des cours d'eau aux inondations parfois catastrophiques ont été régularisés. Les retenues alimentent d'énormes centrales électriques. Certaines terres ont pu être irriguées et des activités de pêches se sont développées. Mais, dans le même temps, des surfaces considérables ont été submergées. L'équilibre entre les phénomènes d'érosion et d'alluvionnement a été modifié. En amont du barrage, les apports d'alluvions comblent progressivement les retenues. En aval, les eaux et les terres privées de limons s'appauvrissent et l'érosion est accélérée. En Égypte, ce phénomène a entraîné le régression du delta du Nil et une chute catastrophique du rendement des pêches côtières. La régulation des eaux a également provoqué la recrudescence des maladies parasitaires.
Cependant, il ne faut pas oublier que l'implantation d'un barrage a des répercussions économiques et financières. Le barrage est synonyme de création d'emplois et de développement de services. Et souvent l'aspect économique prime sur l'aspect environnemental.