Un Fil à la patte

Emmanuelle est Lucette...

 
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Synopsis
 
 
Fernand Bois-d'Enghein aime Lucette, la diva, sa maîtresse en titre mais il est urgent qu'il rompe car.... 
Bois-d'Enghien espère signer, l'après midi même, son contrat de mariage avec Viviane Duverger, très belle vue "de dot" et bien jolie à tous points de vue.
Madame Duverger, la mère de Viviane, désire fortement avoir Bois-d'Enghien, comme gendre. Le (nouveau riche) Irrigua veut faire de Lucette sa maîtresse. Tout l'entourage de Lucette, y compris Bois-d'Enhien, souhaite qu'elle lui cède : elle sera entretenue festueusement, et comme elle les entretient tous...
Bois-d'Enghien n'est jamais contre l'argent, pourvu que lui soit "contre les femmes, tout contre", comme disait Sacha Guitry qui a tant aimé Feydeau...
Sexe et argent, alliés, opposés, sont le sujet de la comédie. Rencontres intempestives, quiproquos, trahisons, fuites et poursuites, portes qui claquent, état de mensonges permanent : l'hsitoire s'accèle inéluctable comme une tragédie, mais emportée par une vertigineuse allégresse. "Le vaudeville est le merveilleux guignol des grandes personnes."
Qui vend qui ?! Qui se vend ?! Qui se fera avoir ?!  

xml:namespace prefix = u1 />Genre : comédie

 
Date de sortie : 27 avril 2005
 
Durée : 1h20
 
 
 
Vidéos
 
  
 
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* Pour visionner un petit reportage sur le tournage du film cliquer IcI !!!

 

source : JT de TF1 - 26 avril 2005

 



 
Fiche artistique


Emmanuelle Béart.... Lucette
Charles Berling... Fernand Bois d'Enghien
Dominique Blanc... La baronne Duverger
Jacques Bonnaffé... Fontanet
Mathieu Demy... Firmin
Julie Depardieu... Amélie
Sara Forestier... Viviane
Stanislas Merhar... Irrigua
Tom Novembre... Chenneviette
Clément Sibony... Antonio
Patrick Timsit... Bouzin

 

Tournage
 
quand : du 1er septembre à début novembre
 
où : dans une belle maison en banlieue parisienne et dans les studios de Villeurbanne à Lyon.
 
 
source : Studio Magazine n°207
 
 
Article sur Emmanuelle

 
source : Dossier de presse du film
 
 
Interview : "Le privilège de l'âge, c'est l'audace"
 
Dans Un fil à la patte de Michel Deville, Emmanuelle Béart est Lucette, la diva. Une cheffe de tribu, amoureuse, mutine à souhait. Un régal dans cette comédie adaptée de Feydeau, pétillante comme du champagne.
Elle est de plus en plus belle, totalement épanouie. Au fil des années, Emmanuelle Béart s’est libérée; presque volubile, elle plaisante volontiers. A bientôt 40 ans, elle semble n’avoir jamais été aussi bien dans sa peau.

Il y a deux ans, vous pensiez que 40 ans était le plus bel âge pour une femme, qu’en est-il aujourd’hui?
(Rires.) Je le pense d’autant plus que cette fois, j’y suis presque. Le 14 août, je sauterai le pas. Nous, les femmes, on est en état d’urgence. On peut dire d’un homme de 50 ans qu’il est beau. Les hommes disposent de plus de temps que nous. A 40 ans, on a acquis la maturité. D’abord, on se dit: "Ce que je pouvais être sotte de ne pas m’aimer à 20 ans, c’est vraiment dommage d’avoir perdu du temps." Maintenant je me dis: "Basta, ce n’est pas le miroir qui va te révéler qui tu es!" Il y a plus d’amour pour soi, plus de considération. On arrête de se marcher dessus, de se croire quelqu’un de pas bien du tout, pas assez comme ci ou comme ça. Si on regarde les autres avec plus de bienveillance, il faut aussi se voir de la même façon, c’est cela qui change. On s’accorde quelque chose de plus joli dans le regard, c’est important de se respecter.

Comment avez-vous été conduite à tourner Un fil à la patte?
En fait, c’est parti d’une histoire assez jolie. Deux ans avant de faire ce film, Michel Deville m’a appelée : "Je tourne mon dernier film, Un monde presque paisible, et j’ai toujours regretté que nous n’ayons jamais travaillé ensemble." Alors, de manière assez téméraire, je lui ai répondu: "Non, ce n’est pas ton dernier film parce que le dernier, tu le feras avec moi!" Il a rigolé avant de m’embrasser et de raccrocher. Un an plus tard, je recevais ce Feydeau; Michel m’annonçait qu’avec sa femme, Rosalinde Deville, ils avaient adapté la pièce et récrit le personnage de Lucette pour moi.

Aviez-vous déjà joué du Feydeau?
Jamais! Ni même lu. Feydeau m’était tout à fait étranger. J’ai découvert qu’il était très en avance sur son temps. Dès les premières scènes, j’ai été carrément surprise. Tout au long du film, on est confronté à des situations fortement ancrées dans notre société d’aujourd’hui. Et puis, surtout, je trouve que Michel a totalement assumé l’adaptation de ce vaudeville, burlesque. C’est la chronique d’une catastrophe annoncée! Il y a quelque chose de très cynique, de l’ordre de la désillusion chez Feydeau.

Ce type de pièce pourrait-il vous faire revenir au théâtre?
Non. Il m’en faudrait beaucoup plus. J’ai un problème avec le théâtre. J’ai joué cinq pièces; en comptabilisant les tournées, j’y ai passé sept ans de ma vie. J’ai une admiration sans borne pour les acteurs de théâtre. C’est épuisant. Pourtant, j’ai pas mal d’énergie; d’ailleurs, tout ce film repose sur l’énergie, mais je ne suis pas du genre à en avoir suffisamment pour monter sur scène chaque soir. Et puis la notion de danger existe au théâtre, pas au cinéma, et moi, je n’ai pas ce courage.

Qu’est-ce qui vous ressemble dans le personnage de Lucette?
(Rires.) Le contact plus facile? Je ne me pose plus ce type de question. Si on est venu me chercher pour le personnage, c’est qu’on doit avoir des choses en commun, ou alors, on fait confiance à mon imaginaire, c’est encore plus joli. Je crois lui avoir donné ce qu’il y a de plus méditerranéen en moi. Il y a quelque chose chez moi qui peut ressembler à ce qu’elle est, mais vraiment dans une grande intimité. C’est ce que j’ai beaucoup aimé chez Michel Deville: je pouvais bouger comme j’en avais envie. J’avais la possibilité de composer un personnage. C’est toujours étrange, le mélange entre ce que l’on imagine et ce que l’on est. Quand je regarde Lucette, elle est peut-être beaucoup plus proche de moi que bien d’autres personnages que j’ai joués. Elle est moi lorsque je ne suis pas timide et à l’aise, voilà. Heureusement, cela n’arrive pas trop souvent (rires).

Le fait d’aborder un personnage en costume, est-ce différent pour vous?
(Rires.) On ne peut pas vraiment parler de costume pour Lucette! Elle a un goût au-delà du supportable pour moi, mais en même temps, lorsque vous êtes habillée tous les jours en vert, jaune, violet ou rose bonbon, cela met de bonne humeur. Je l’aime bien, cette Lucette. Elle finit toujours en désordre; en trois secondes, elle n’a plus de coiffure, sa jupe a tourné dans tous les sens. Il n’y a donc pas de notion de costume étriqué. Rien à voir avec Les destinées sentimentales où existait un souci de reconstitution historique avec les corsets.

Une fois de plus, vous excellez dans la comédie.
Je n’y ai pas pensé en ces termes. Pour moi, je joue toujours des drames. Je me pose des questions concrètes: à qui ai-je affaire? Quelle est cette femme? Dans quelle situation l’a-t-on mise? Dans ce monde de cupidité, d’intérêt, où tout le monde se vend, Lucette est d’une rare intégrité. Elle fait partie des gens qui s’assument. C’est une femme d’aujourd’hui, une cheffe d’entreprise à la tête d’un nombre considérable de gens qui vivent sur son dos. Ce qui est drôle, ce sont les situations, c’est Feydeau qui est burlesque, délirant.

Le film choral est-il un genre que vous affectionnez?
Ce n’est pas le genre que j’aime, mais le plaisir de découvrir des acteurs que je ne connaissais pas. Des comédiens qui viennent d’horizons différents. Moi, j’ai l’impression de n’appartenir à aucune famille, de jouir d’une grande liberté. Il y a des metteurs en scène avec lesquels j’ai travaillé deux fois, mais je n’ai pas d’appartenance. J’ai grandi avec une génération de réalisateurs, puis d’autres ont débarqué, c’est ce qui est intéressant. Et le privilège de l’âge, c’est l’audace. On a tout à gagner, rien à perdre. Dans la vie, à 20 ans, on a tellement peur. Peur de ne pas être aimé. Pour ce personnage, j’y suis allée à fond, c’était l’occasion rêvée d’en faire des tonnes.

Quel sera votre prochain film?
Depuis Un fil à la patte, j’ai tourné L’enfer de Danis Tanovic (ndlr: sortie prévue en juillet avec Karine Viard, Marie Gillain). Et actuellement, je suis mère au foyer. C’était une nécessité, j’avais besoin de temps pour moi, pour mes enfants. C’est vital, je suis rentrée à la maison depuis le mois de janvier. Je ne compte pas tourner avant septembre, à New York, un film de Manuel Pradal. Un thriller avec Harvey Keitel.
 
source : TV8 n°16 - avril 2005