C’est fou ce que j’ai pu
changer depuis mon Départ du Maroc, surtout en ce qui concerne ma
sexualité. Je suis littéralement passé du stade de
rejet complet de mon homosexualité à un autre où je
m’assume complètement, ce progrès est encore plus frappant
si je m’intéresse au côté purement sexuel ; durant
ma relation avec Mehdi jamais je ne l’avais masturbé ni même
touché son intimité, mais au fil de mes rencontres hexagonales
j’ai appris à me donner sous tous les sens du terme, ainsi j’ai
découvert la passivité que je redoutais tant, cette découverte
ne s’est pas passé facilement et j’ai du appréhender des
milliers de fois avant de franchir cette frontière qui m’était
si chère et que je n’avais jamais violé auparavant du fait
de mon acculturation orientale et celle occidentale qui s’imagine l’arabe
cet être fier et viril toujours jouant le rôle de l’actif,
du pénètrant et qui se rebelle dès qu’on ose l’imaginer
en passif.
Balivernes !!!
Si j’ai toujours aimé jouer le rôle de l’actif, la découverte de la passivité à bouleversé cette préférence, désormais je serais la déception même pour tous ceux qui stéréotypent les arabes dans les signes particuliers qu’on leur connaît.
Toujours classer les gens dans des catégories, c’est l’amer constat fait durant mon court séjour en France où une grande partie des homosexuels juge sans essayer de comprendre.
De ma propre expérience, je sais que la majorité de ceux
qui « flashent » sur les rebeus ne le font que pour des raisons
physiques et encore. A peine savent-ils que je suis arabeque les remarques
du genre fusent :
-Tu dois en avoir une bien grosse !
-J’adore les garçons imberbes.
Essaient-ils d’en savoir un peu plus sur ma personnalité, se
demandent-ils ce que je fais dans la vie, rarement pour ne pas dire jamais.
Ce constat m’a fait révolter plusieurs fois,
mais comme pleins d’autres injustices dans la vie, je m’y suis fait tant
bien que mal.
Ces derniers temps, j’ai fais plusieurs rencontres avec trois hommes différents :
-Un mec de ma fac, qui malgré
les circonstances de notre rencontre et de ce qui s’en est suivi ne m’intéresse
pas du tout, c’est un être très superficiel et horriblement
matérialiste.
Je l’ai rencontré un jour où je chattais sur un ordinateur
de la fac alors que lui était assis juste à côté
de moi ! On est sorti manger ensemble et puis il est monté chez
moi………..
-Le deuxième, est
tout à fait d’un autre genre ; BCBG, presque la quarantaine, il
aime bien fréquenter un certain milieu, comme il se plaît
tant à dire. Personnellement, je le trouve très sympathique
mais assez étouffant dans son discours qui tourne constamment autour
de l’argent, c’est pas pour me déplaire, mais comme dit le proverbe
arabe : Le meilleur des choses est leur juste milieu. Je l’ai connu sur
Internet, puis un jour il est venu me chercher à Nice dans sa voiture
pour m’emmener chez lui à Juan-Les-Pins où j’ai passé
un excellent moment. Il y’a quelques jours j’ai du annuler un rendez-vous
avec lui où je devais aller dîner et passer la nuit chez lui.
C’est pas encore fini et je crois que j’ai encore pas mal de choses à
vivre avec lui.
-Le troisième. Soupir
!!!!!!!!!!!
C’est vraiment la plus belle chose qui m’est jamais arrivé durant
les 12 derniers mois. A lui seul je l’ai rencontré à trois
reprises
Ma première fois, c’était en décembre 2000 quand
on s’est rencontré après une discussion virtuelle, c’était
bien sûr pour une simple aventure, mais une aventure qui allaient
laisser des traces indélébiles.
C’était samedi, quand on s’est vu pour la
première fois devant la fac, qui bien sur était fermée
à cette heure. Je suis monté dans sa voiture et puis il a
démarré pour trouver un endroit discret et tranquille. On
a bien parcourus une trentaine de kilomètres avant qu’enfin on ne
s’arrête en plein arrière pays niçois, pour nous c’était
vraiment le bout du monde.
Instinctivement nos têtes se sont rapprochés et immédiatement
j’étais partis pour l’un des baisers les plus voluptueux.
On est resté comme ça pendant de longues minutes avant
que Michael n’entreprenne d’explorer plus profondément mon corps.
Entre temps on s’était installé sur la banquette arrière
de sa voiture, où malgré l’inconfort j’ai vécu le
moment le plus exquis depuis mon arrivée en France.
Mike était d’une prévoyance et d’une
tendresse absolues, jamais je n’étais tombé sur un mec aussi
câlin que lui. Apparemment il n’aimait que le soft, mais avec lui
le soft devenait le plus chaud des enfers.
Presque deux heures se sont écoulées avant que Mike ne
vienne dans un immense plaisir. Comme il me l’a dit jamais il n’avait joui
pareil. J’étais très content de ce que j’ai pu lui procurer,
mais aussi de ce que j’ai pu vivre avec lui.
Le surlendemain, il partait pour les Antilles pour un séjour de quinze jours dans le cadre de ses études et moi je partais cinq jour après pour le Maroc.
Je suis resté au Maroc pendant presque un
mois, un mois entièrement consacré à ma famille et
à la relaxation, ainsi je n’ai voulu faire aucune rencontre.
Vers la fin de mon séjour je suis allé dans un cybercafé
pour vérifier ma boîte à messages et j’en ai profité
pour dialoguer un peu. Par un hasard extraordinaire je tombais sur Mike
entrain de dialoguer aussi. Il me confessa qu’il avait bien aimé
notre dernière rencontre et me proposa qu’on se rencontre une fois
en France.
Je suis revenu un vendredi et le samedi d’après j’étais avec
lui dans sa voiture. Cette fois on était parti au mont Boron à
la périphérie de Nice dans un parking désert.
Même scénario que la dernière fois, avec la différence
que cette fois-ci, tout ce que j’ai pu ressentir à nouveau était
décuplé.
Ce n’est qu’après cette rencontre que j’ai vu les deux autres mecs cités en haut, c’est peut-être pour ça qu’ils ne m’ont pas fait beaucoup d’effet, je n’en sais vraiment rien, ça reste à voir.
Presque un mois s’était passé après cette rencontre et j’avais de plus en plus envie de retrouver ces sensations que j’ai tant aimé, mais malgré mon désir je n’osais guère prendre mon téléphone et composer le numéro de Mike pour lui demander qu’on se revoie. J’avais peur de dévoiler ma vulnérabilité, de me montrer sous mon côté faible - sûrement mon origine arabe qui ressort - ou encore de tout faire foirer surtout après ce qu’il m’a raconté sur lui ; Mike est bisexuel et ne cherche pas vraiment une relation approfondie, je me rappelle son histoire avec ce mec qu’il a rencontré et qui après n’arrêtait pas de l’appeler, Mike l’a envoyé baladé. J’avais peur de la même réaction , mais qui sait peut-être je me trompe.
Après quelques jours de cette polémique interne, je décidais de lui envoyer un texto, c’est toujours mieux qu’un coup de fil, c’est moins insistant et plus réservé me suis-je dis. J’en recevais un autre en guise de réponse juste quelques minutes plus tard ; il m’expliquais que ces temps là, il a un emploi de temps très chargé et qu’il me ferais signe une fois qu’il aurait une pause. Ouf !! Ca s’est bien passé et en plus, j’ai l’espoir de le rencontrer très prochainement.
En vérité ça n’a pas trop tardé ; moins d’une semaine il m’envoyait un texto en me précisant qu’il est libre mais juste pour une soirée. Je m’empressais d’accepter sa proposition, surtout que pour moi le facteur temps ne comptait pas puisque tout simplement j’étais en vacances.
On a du s’envoyer au moins une quinzaine de messages
chacun, à travers desquels il m’annonça qu’il avait prévu
une surprise pour nous deux ; pour cette fois pas question de voiture,
il voulait m’emmener dans un hôtel pour y passer une nuit tous les
deux.
J’étais fou de joie, d’ailleurs je gesticulais tellement, que
les étudiants qui étaient avec moi dans la salle d’informatique
n’ont rien compris de ce qui se passait. Mais dans élan de ma part
je lui proposais d’emblée de venir plutôt passer cette nuit
chez moi. J’ai pensé que vu que tous mes amis sont en vacances,
personne ne viendrait nous déranger, c’est tellement mieux de profiter
de ces moments d’intimité dans un endroit familier, surtout que
moi et les hôtels ça fait deux.
Vers neuf heures et demie il était chez moi. Nous bavardâmes
un peu assis devant la télévision quoique nous n’y
faisions pas vraiment attention. Après une bonne demie heure à
nous raconter nos vies depuis la dernière fois, il pris ma main
entre ses doigts que je serrais de suite, puis comme les dernières
fois nos bouches se rapprochèrent et nous étions partis pour
une soirée merveilleuse, que j’aurais dans ma mémoire tant
que je vivrais.
Quatre heures d’ébats extatiques à en perdre le souffle
sur le clic-clac - qui d’ailleurs n’avait jamais vu ça de son existence
– jusqu'à la jouissance finale, qui comble de plaisir et de perfection
se produisit simultanément pour nous.
Comblé, c’était le mot. Je flottais carrément sur un petit nuage.
Après un brin de toilette, on s’installa sur le clic-clac pour la nuit. J’ai reposé ma tête sur l’oreiller et juste après, Morphée m’emporta dans les bras de Mike.
Je me fis réveillé quelques heures plus tard par les mêmes
bras qui m’apportèrent le sommeil ; câlins savamment dosés
et puis une étreinte qui m’a paru éternelle, jamais je ne
me suis aussi bien réveillé après seulement quelques
heures de sommeil.
Il joui de nouveau et après quelques minutes, se rhabilla et
parti pour son école. J’ai eu du mal à fermer la porte après,
car j’aurais voulu que cette nuit dure toute la vie.
Après son départ je me suis assis songeant à ce qui s’est passé cette nuit, je me disais que j’ai passé un moment formidable hélas vite fini. Ce bien être avec ce garçon doit bien trouver une explication quelque part, quelques minutes de réflexion et le réponse à cette tourmente était toute trouvée.
Je suis AMOUREUX.
C’était il y’a quelques jours…….
Dernière mise à jour le 19/02/2001