Document sans-titre

Maus
Scénario et dessin : Art Spiegelman

La Bédé

Le Cédé

 

I : un survivant raconte
II : Et c'est là que mes ennuis ont commencé

album

 

 

THE COMPLETE MAUS

jacquette

Editeur :Flammarion
I : 164 pages noir et blanc
cartonné
15,5x 24
Date de parution :1992 en France
Prix : 88F
II :
144 pages
cartonné
15,5 x 24
Date de parution :1992 en France
Prix Pulitzer.
Prix : 88F

Publié aux E.U par Panthéon Books
Les chapitres 1 à 6 ont paru à l'origine, sous une forme un peu différente, dans le magazine Raw, de 1980 à 1985.

Editeur: Voyager
Producteur
: Elisabeth Scarborough
Directeur artistique : Robble Meyn
Infographiste : Peter Girardi

Configurations
M
ACINTOSH : tout type de Macintosh LCIII ou supérieur minimum : 16Mo de RAM disponibles pour l'application, lecteur de cd-rom, écran 256 couleurs , Hypercard version 2.2 , Quick TIme1,6..

Sortie :1994
Prix : 50 $

 

1- Présentation
Après le succès des albums, une exposition se déroula au Musée d'Art moderne de New York en 1992. C'est de cette manifestation que l'idée d'assembler la quantité de médias ( cassettes audio, affiches, photographies, dessins de prisonniers, notes et commentaires..)sur support cd-rom fut évident pour Art Spielgeman, l'auteur. C'est lui qui proposa l'idée à la maison d'édition américaine "Voyager" comme concept de "portable version" de l'expo du musée.
"The complete Maus" est reconnu et vendu comme une oeuvre d'art originale.

L'histoire explore les années 30 et les années 70 dans une autobiographie complexe et tendue de nerfs à vif. Vladek est un survivant de l'holocauste. Son fils Art enregistre son témoignage douloureux lors de ses visites. Entre la fiction, où les allemands sont des chats, les juifs des souris et les polonais des cochons, et la tragique réalité, l'album( bédé)vous tire vers une émotion assez forte.

 


2 - Lecture d'une planche adaptée

 

LA BD

PLANCHE

LE CD

Nombre de cases/planche dans l'album :
( de 1 à 12)

 

Ecran

Nombre d'écran : 1
Nombre de cases/planche dans l'album : ( de 1 à 12) comme dans l'album

Largeur x hauteur en cm
Format de la planche : 15 x 24 cm
Format des cases : petites
.

 

Largeur x hauteur en cm
Format d'écran :
"Normal" : 15 x12
"Plein écran": 28x21
Format des cases :
Elles sont légèrement agrandies par rapport à celles de l'album.;

 

LES YEUX

INTERFACE

ecran

Description des planches :
Sobriété du graphisme en noir et blanc.
Beaucoup de cases et de ruptures graphiques.
Espace textuel important.

Modifications dans le cd :
La planche apparaît coupée. Pour la lire, il faut descendre, par coulissage à partir de l'icône planche à gauche.
La bédé occupe les trois quarts de l'écran. A sa gauche, une colonne avec les icônes de navigation, les indications de pages et de parties, la planche.
Pas de modification des dessins, dans leur forme ou autre.

 

 

 

Dévoilement des cases

LA MAIN

LES OREILLES

 

TEMPS OBLIGATOIRE MINIMUM
IMPOSE interactivité non possible pour aller à la case suivante

Zone activable d'écran pour l'avancée dans la planche

Formes/icônes
du curseur

Actions de l'utilisateur

Réactions

Bruitages
voix

Sens

 

Ecran x sur icône flèche

flèche

clic

Ecran/planche suivante

 

 

Aucun

Barre de défilement sur icône planche

. flèche

clic continu jusqu'à cases voulues

Passage à l'extrait de la planche

 

 

Aucun

Rebord gauche; magnétophone

icône

clic

Déclenchement du son

Voix du père ou de son fils, le dessinateur

Illustration et informations supplémentaires

Aucun

Possibilité de retour en arrière : OU I- Quand ? n'importe quand
Possibilité de lecture d'avancée dans les écrans suivants : OUI - Quand ?n'importe quand -
Enregistrement des pages consultées : NON - marque - pages
: NON

L 'auteur explique en première partie du cd - rom les difficultés d'adaptation que posent les formats d'écrans plus grands horizontalement sur les ordinateurs par rapport à ses planches, qui elles, le sont verticalement. Ainsi, pour pallier ce problème, puisque la planche apparaît coupée d'au moins un bandeau, mais désirant garder la structure de la planche, l'utilisateur utilise une petite barre qui fait coulisser la planche. Il ne la voit pas entièrement mais l'espace planche reste sur le même écran.

 

3 - MEDIAS AJOUTES

NAVIGATION :
La structure de navigation est très claire. Des bulles apparaissent en survol sur les zones activables précisant la nature des liens. La navigation s'effectue à partir du tableau de bord pour les grandes parties, dans la colonne gauche de l'écran et du menu pour visualiser et choisir des parties précises, ou effectuer des recherches.
Un logiciel clarifie la base de données et permet de s'y promener aisément. Pour la bédé, il est possible de rechercher un mot, un enregistrement sonore du père ou du fils, une vidéo, de consulter tel ou tel élément de la base de données, d'accéder à tel chapitre ou pages. Sur l'interface de la bédé elle-même, la planche en cours d'écran est doublé en petit et est inscrit de façon permanente sur la colonne de gauche. Lorsque les cases de celles-ci sont jaunes, elles renvoient à son origine, son calque ou brouillons. Des icônes simples s'inscrivent sur les planches en cours lorsqu'il y a des enregistrements ou de la vidéo relatifs. A tout moment, il est possible de se référer à d'autres sources matérielles.
Cependant, excepté la pagination, il est n'est pas possible de connaître ce qui a été visualisé.

 

TABLEAU DE BORD
sommaire

 

 

 

 


Une gigantesque base de données organisée dans les parties suivantes :
I - Introduction : C'est une assez grande partie, composée de 6 liens. Le dessinateur y expose les raisons d'une adaptation numérique, les étapes de l'élaboration de l'album, et les problèmes liés au support numérique pour la présentation des planches.
II -"Art on art" : éventail de sujets autour de l'évolution professionnelle du dessinateur, de sa vie privée, d' avis critiques, de dessins non publiés, photos personnelles.

II - LA Bédé : l' intégralité des deux albums, des centaines de croquis et les enregistrements audio-visuels.Aucune animation graphique.

IV -" Appendices ": 9 parties relatives aux thèmes historiques et scénaristiques abordés.

V - "Suppléments" : 5 parties qui sont un arbre généalogique, 3 cartes et la transcription originale (non publiée) des entretiens d'Art avec son père.

.Sons :
Un thème musical d'ambiance joyeuse d'époque en introduction ironique.
3 heures d'enregistrement des entretiens du père et de son fils. Insérées par bribes au corps des planches, elles intensifient la narration et l' impact émotionnel. Elles ajoutent à la complexité de la relation narrée père/fils, y apportant tragique, humour, authenticité. .C'est la source et l'origine du travail de l'album " Maus,"qui sur support numérique donne vie( en ôtant, notamment en partie le masque des personnages concernés dans la bédé) et temps (dans les surfaces statiques des planches).
Malheureusement, les voix ne sont pas toujours accessibles. Le produit est vraiment trop buggé, ce qui détruit tous les potentiels importants du produit.

4 - RYTHME DE LECTURE

La qualité et la quantité de cette base de données et du son ajouté permettent d'aller dans les dessous de la création, de s'approprier une expérience. C'est "poignant". Mais dommage que les problèmes techniques fassent obstacle : les sons notamment. De par le format des cases et des planches, la lecture de cette longue bande- dessinée est vraiment trop difficile. Les apports permettent une lecture variée et totalement libérée d'une suite linéaire...pour celui qui connaît la bande-dessinée originale. En ce sens, du point de vue de celle-ci, The complete Maus est plutôt un dérivé. C'est tout l'autour de la bédé qui est l'intérêt majeur.

5 - USAGES :
éducatif ( sur l'holocauste, la culture juive, l'époque de la seconde guerre, la survivance)
artistique ( la bande-dessinée et son élaboration, le multimédia)..

6- Annexes

ART Spiegelman : "L'ironie du sort, c'est qu'Auschwitz est devenu notre terrain de rencontre. C'était la seule chose dont nous pouvions parler ensemble, sans que la conversation tombe dans l'éternel : "mais qu'est-ce que c'est que ces cheveux longs...Pourquoi tu ne trouves pas un vrai travail..."Mon père avait un fils qui l'écoutait .Et moi, j'échappais enfin à la litanie des reproches . Nos entretiens se sont arrêtés en 1981. Mon père est mort l'année suivante. Et moi, je suis entré dans un long processus de distillation : organiser le récit, trouver un mode de dessin qui évite la coquetterie esthétique, me battre contre les détours de la mémoire, construire des chapitres, inventer à chaque page les équivalents visuels, choisir les quelques mots précis. J'avais la voix de mon père dans l'oreille, je voulais restituer son accent, la cadence de ses phrases. Vous savez, il ne rentre pas grand-chose dans une bulle de bande-dessinée. Je ne voulais pas me tromper. Je voulais que ça sonne juste."