

Pourquoi, chaque fois que
je dis ton prénom
De mes yeux aussitôt
jaillit un flot de larmes
Que deviennent les souvenirs
que tous deux détenons,
Ont-ils de nos joies déjà
perdu tout le charme.
Impossible est-il notre devenir
Et, perdant l'espoir qu'elle
voulait tant connaître,
Mon âme sait désormais
combien elle va souffrir,
Le sort lui refusant à
jamais de renaître.
Tu es la couleur, une île
de ciel bleu
La jeunesse, la joie, la
sympathie
La lumière qui éclaire
le noir en bleu
Une main tendue au carrefour
de la vie.
Oh Naïma, les mots ne
peuvent exprimer
Ce mal insoutenable arrachant
ma poitrine;
Il rappelle toujours combien
je peux t'aimer
Dans cette vie intense enluminée
de bruine
Le mensonge plus que ce mal,
me donne effroi,
Je suis impardonnable que
cela te fasse peine,
"N''habek", Naïma, et
il n'y a que toi
Toi seule et ton sourire
de reine
Il faut comprendre la douleur
D'un présent revêtu
d'illusions
D'une transmutation devenue
erreur.
La découverte d'une
autre dimension.
Je haïs la vie comme
un être,
Indésirable aux nuits
de mes songes
Au crépuscule éteint
d'un peut-être
A l'aube grise de mes mensonges.
Poème écrit
par le
Colonel Michel Richard
pour une jeune femme Arabe
du nom de Naima
Le mot "N'habek' signifie
"Je t'aime"


Arrangements: Bianca
Police (Font) Brock Script
