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Voici
un autre poème écrit par le
poète
français Laf, tiré de son Recueil
"La
Fleur d'M Haut"
Je rêvais,
dans mes bois, à telle fée ténue,
Dans
l'écorce et l'humus, la sève et ses racines.
Avait-elle
déjà, le nom de Mélusine,
En
me prenant la main dans sa main froide et nue.
Je
ne vis point sa trace aux pierres du chemin,
Mais
son superbe corps "envenima" ma vue,
Tandis
qu'à doigts tremblants, je parcourais son sein,
Puis,
ardemment sa cuisse et son mont de vénus.
L'était-elle
? on l'eut dite issue du fond des âges,
Accompagner,
en fin, démarche saine et sage,
Un
solitaire amant, comme elle, hôte des bois...
Passionné
! je l'ai prise, ainsi qu'on prend l'orage,
Au
détour d'un sentier, dans une âme de pluie !
Enlacée
sur ma vie, en se livrant à moi :
- “M'aime
à jamais ” dit-elle, ou je repars nuage,
Assombrir,
plaît, ne mens, ton azur par ciel gris ;
Je
vais être à ton coeur, le "venin" qui le chauffe,
En
un onguent printemps, comme d'hiver radieux...
L'orgasme
qui nous prit fut le don que seul offre,
Un
Dieu de la nature à côtoyer ce lieu...
Je
bois à ton présent quand mon passé s'endort,
Unie
à ton corps d'homme, à me donner plaisir.
De
mon ancien état, n'ai plus de souvenirs,
Le
bonheur est parfois la porte de la mort !..
Homme
des bois et Fée, nous baisâmes d'amour,
Ne
sachant plus, dès lors, devant fougueuse flamme,
À
l'abri, désormais du regard des "toujours" !
À
qui était l'Écorce et à qui était... l'Ame...
 
Arrangements:
Bianca
Police
de caractère: Brock Script
Le
12 août 2002

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