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BRASSERIE DU FLO 
Depuis que Blehen n’est plus une commune
indépendante, la maison communale a eu bien des destinations différentes: local
de réunion, salle d’exposition, bar-buvette ou encore salle d’entreposage de
divers matériaux. Son état se détériorant petit à petit, il a été décidé
d’entreprendre sa rénovation. Mais qu’en faire?
A l’instar d’autres
villages des environs, on avait d’abord pensé à une maison de village. Ce
projet, semblable à tant d’autres, manquait de relief et ne reflétait pas le
dynamisme et l’originalité qui caractérise les blehinois. De plus le local de la
Concorde satisfaisait déjà tous leurs besoins en la matière. Afin d’éviter que
cet endroit soit consacré à d’autres activités, extrablehinoises, les habitants
du village se sont creusé la tête pour trouver une idée.
Lors d’une
fête à Waremme, quelques moines discutent avec Didier Cornet, un brasseur
artisanal de la région. Quand un moine de Saint Antoine rencontre un brasseur,
de quoi parlent-ils ? De bière, bien entendu. Et surtout de bière artisanale,
comme l’est la cuvée Saint Antoine... Le vieux rêve des moines a toujours été de
brasser la Cuvée au coeur même du village. De verre en verre, l’idée prend forme
: et si l’on faisait de la bière à Blehen, à l’ancienne Maison Communale ?
Transformée en brasserie, bien entendu ! Ce plan original est soumis à la Ville
de Hannut et à la Rénovation rurale où d’emblée il suscite l’intérêt ! Le projet
est d’autant plus intéressant qu’il est original et il sera finalement adopté
avec enthousiasme. Les coûts d’investissements sont importants et ne peuvent pas
être supportés par le seul village de Blehen. C’est la Ville de Hannut et la
Rénovation Rurale, donc la Région Wallonne qui financeront cet ambitieux
plan.
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Le principe choisi ici
sera une mini-brasserie didactique et artisanale, une maison de village à
vocation interactive ouverte aux nombreux hannutois intéressés par l'art
de brasser. Ce qui voudra dire, qu’outre la production de bière (Cuvée ou
autre), il y a un but d’information réel.
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| Comment
fabrique-t-on la bière? Se retrouve également dans le breuvage, de la levure qui transforme les sucres en alcool et en gaz carboniques. De plus, certaines bières sont épicées, d’autres contiennent du miel. Mais l’élément de base reste l’eau dont la qualité est un élément primordial pour faire une bonne bière. Tout commence par un mélange de malt et d’eau qui est chauffé à ± 7O°C. Pendant ce temps, l’amidon du malt se transforme en sucres. Le tout est filtré pour obtenir le moût. On ajoute alors le houblon et on fait bouillir pendant 1 à 2 heures. Le moût est ensuite filtré et refroidi très rapidement. Après quoi il est transvasé dans des cuves où l’on ajoute la levure. La bière y reste pendant plusieurs jours en fonction de la fermentation désirée. Informations issues de la brochure de l’ORPAH, " La bière en Wallonie. Un art de vivre. " FDB |
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| Une législation
pas tout à fait suffisante La profession de brasseur, qu’elle soit artisanale ou non, doit se soumettre à un certain nombre de contrôles. C’est principalement l’administration des douanes et accises qui est chargée de surveiller la production de bière. "La déclaration auprès des douanes et accises se fait maintenant sur le volume de bière produit, alors qu’auparavant le contrôle s’effectuait sur les matières premières utilisées durant la production " commente M. Yan De Brabanter, directeur des relations extérieures à la Confédération des Brasseurs de Belgique. Depuis 1993 en effet, une nouvelle législation stipule que les accises doivent être payées sur le produit fini.. Avec ou sans diplômes Outre ce contrôle d’ordre légal, il existe une surveillance sanitaire effectuée par un service spécialisé du Ministère des Affaires économiques. Mais là où le bât blesse, c’est au niveau de l’accès à la profession. Bien qu’il existe des formations d’ingénieurs brassicoles dans différentes universités et écoles supérieures du pays, tout le monde peut se dire brasseur, avec ou sans diplôme. " C’est consommateur qui est le juge ultime " ajoute M. De Brabanter, mais ce libre accès à la profession ne va pas sans poser de nombreux problèmes comme le souligne Marc Maudoux, directeur du laboratoire des sciences et technologies brassicoles de Louvain-la-Neuve: "les contrôles ne sont pas toujours très efficaces, et comme la rentabilité l’emporte, on a souvent affaire à des problèmes microbiologiques ". Le laboratoire de Louvain-laNeuve travaille en collaboration avec certaines brasseries comme "La Caracole " et "Les Artisans Brasseurs " pour vérifier la qualité biologique de la bière. Nul doute que la profession gagnerait en crédibilité si de tels contrôles étaient systématiques. En attendant, la renaissance des microbrasseries va permettre aux amateurs de bière de redécouvrir les saveurs oubliées des produits du terroir. Frédéric De Backer |
L’histoire brassicole de Blehen.
Avec
certitude on peut dire qu’il a existé au moins trois sites de brasserie au
village.
Parmi
les plus connu, l’un se situe à l’ouest de Blehen, le long du grand chemin
de Brabant (actuellement rue Haute). Il est vrai qu’avec la fusion des
communes on parle désormais de la rue Vandormael, venant de Lens et se
terminant à Blehen : l’endroit précis est pratiquement au coin avec la
rue du Centre.
En
1716 est mentionnée la "brassine" près du château de Villenfagne,
à une cinquantaine de mètres de l’actuelle brasserie du Flo.
La
qualité de la production locale n’égalait pas celle de Hougarde. Cette dernière
est la bonne boisson par excellence tout au long de l’ancien régime.
Les
gens qui faisaient profession d’aller la chercher près de Tirlemont
s’appelaient d’ailleurs des hougardiers, d’où le nom de famille Hougardy.
Item
que les revendeurs de bière devront apporter leur bière pour essayer, afin
icelle être assise et appréciée par justice ou commis des seigneurs, en
payant au maieur ou bien à son commis, de chaque tonneau de bière brassée
hors hauteur, 2 pots, et celle du village, 1 pot, comme il a été d’ancienneté
désigné et accoutumé.
Item
que personne ne pourra brasser sans license des dits seigneurs et d’avoir
payer les droits sur peine d’amende.
……….
Fait
en présence d’aucuns (plusieurs) manants et dudit Gérard (del Hayze) maître de la
dite bière.
Ces
informations sont à votre disposition grâce à Mr Florent Ista,
l’historien local.
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BRASSERIE
ARTISANALE
Association sans but lucratif
22,
rue du Château
4280 Blehen - HANNUT |
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Cher Ami Artiste Peintre,
Aujourd’hui Blehen fait appel à votre imagination et surtout à votre
talent.
Depuis quelques mois le village se prépare à une nouvelle et grande
aventure aussi passionnante que toutes les autres.
La brasserie !
Et très bientôt, la BIERE
DU FLO (du nom d’un lieu-dit voisin) va sortir des cuves.
Après la célèbre cuvée St Antoine, cette nouvelle bière fera
beaucoup parler d’elle.
Et c’est pour elle que nous faisons appel à tous les artistes professionnels ou amateurs. Eux seuls, en effet, sont capables de composer l’étiquette de ce nouveau produit.
Cette création fera l’objet d’un concours auquel nous vous serions reconnaissants de participer.
Il s’agit d’ illustrer en noir et blanc ou en 3 couleurs maximum cette production locale (site, bâtiment, village fleuri, ???). La présentation devra se faire sur format A4 (tous les types de supports seront acceptés) sans tenir compte des textes. Un jury de spécialiste sélectionnera le meilleur projet. Toutes les épreuves seront exposées à la brasserie.
Les compositions devront être renvoyés avant le 31 décembre 2003 chez
Luc
Laruelle, 1 Rue du Tumulus à 4280 Blehen – Hannut (tél 019/51 28 98)
Dans
l’attente d’une collaboration, acceptez, cher
Ami Artiste peintre, avec toute notre amitié, nos salutations républicaines
les mieux arrosées.
Photos de la brasserie de Blehen
Mise à jour : 30 nov. 2003