Devoucoux ou l'histoire d'un patronyme malmené  
DEVOUCOUX 
OU L'HISTOIRE D'UN 
PATRONYME MALMENE

 


Capitaine de la 3ème compagnie du 7ème bataillon de Saône-et-Loire en garnison à St-Maixent (La Rochelle) en 1793, Lazare DEVOUCOUX-TOQUET (fils de Simon et de Jeanne Blandin) fut suspendu de ses fonctions par arrêté des représentants du peuple près de ladite armée. Par erreur, dans la copie dudit arrêté qui lui fut remis par le général de brigade Miezkowsky, son patronyme fut altéré en Devouceaux. Les témoins attestent :
"la seule manière de l'écrire étant Devoucoux ainsi qu'il l'ont toujours vu signer soit par le dit citoyen Devoucoux soit par ses parents ayant connu le dit citoyen Devoucoux longtemps avant sa suspension & les dits citoyens Thureau & Morcoux pendant l'exercice de ses fonctions.
Desquelles déclarations les comparant ont requis les notaires soussignés de leur donner acte, ce qui leur a été à l'instant octroyé pour servir & valoir ce que de raison.
Dont acte fait & passé à Paris [...] le jeudi quatorze prairial an dix de la Republique françoise & ont signé"
[Suivent les signatures de :]
Lazare Devoucoux, Theureau J., L Labouré, etc.


 

 
 


(document des Archives nationales (AN : MC ET/UN/559 3 juin 1802),
communiqué par Georges Rosenberger)

 

On aura remarqué que, dans ce document, Lazare est dit "natif d'Autun [...] agé de vingt-six ans & demi taille de un mettre soixante douze centimetres cheveux & sourcils bruns, front moyen, nez long, bouche grande, menton rond, visage long, un peu marqué de petite vérole, demeurant a Paris rue Coquenard n° 562".

  A votre tour, si vous avez des anecdotes sur les tribulations de notre patronyme, nous nous ferons un plaisir de les reproduire dans cette page.

 

 Date de mise à jour du texte : 5 juillet 2004 / (BD)
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