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| ÈRE | Cénozoïque | |
| SYSTÈME | Miocène (Néogène) | |
| SOUS-SYSTÈME | Miocène moyen | |
| ÉTAGE | Helvétien | |
| CRÉATEUR | Pareto (1865) | |
| STRATOTYPE | D'Helvétie (Suisse) | |
| SOUS-ÉTAGE | Helvétien inférieur | |
| ÂGE | - 16 millions d'années | |
| GÉOGRAPHIE | Deuxième transgression marine du Miocène | |
| CLIMAT | Tropical (chaud et humide) |
Les carrières, nombreuses, exploitées ou abandonnées sont nombreuses.
Aperçu historique des faluns :
Les faluns de Touraine ont souvent et depuis longtemps attiré l'attention des scientifiques. Bernard Palissy, au XVI e siècle, faisait déjà des réflexions. La première parution scientifique date de 1829 et est due à Desnoyers, qui publit dans les Annales des Sciences naturelles un essai intitulé "Observation sur un ensemble de dépôts marins plus récents que les terrains tertiaires du bassin de la Seine". Mais les connaissances en la matière à l'époque étaient sommaires, et l'auteur à mêlé le Miocène et le Pliocène.
Une première corrolation a lieu en 1825 tout de même. A. Duvau rapproche les faluns de Touraine avec ceux de Bretagne, dans les Côtes d'Armor.
Le plus ancien inventaire de la faune fossile a été dressé à la première moitié du XIX e siècle par Lyell et Deshayes, en 1833, dans la première édition des "Principes de Géologie". Puis en 1837, Dujardin, avec l'aide de Deshayes (membre de la Société Géologique de France) publit "Mémoire sur les couches du sol en Touraine et description des coquilles de la craie des faluns".
Différents géologues avaient fait la distinction entre les dépôts miocènes de la Touraine et du Bordelais et les faluns pliocènes nordiques (d'Orbigny, etc.). Mais c'est Mayer-Eymard, en 1857, qui rattache à son étage Helvétien les faluns.
Au XIX e siècle, les ouvrages font surtout état de conchyologie (Lecointre, Morlet, etc.). Le nom de Lecointre est inséparable de l'histoire des faluns, et avec le nom de la comtesse Lecointre, il a rapidement acquis une très grande connaissance des faluns, et de la région en établissant des cartes, forages, etc., entre 1930 et 1965. La collection de fossiles qu'il a pu récolter est unique et en partie visible au musée du Grand Pressigny.
Les principaux groupes zoologiques ont principalement été décris au début du XX e siècle par divers spécialistes comme Leriche (Sélaciens, poissons), Canu et Lecointre (Bryozaires), Cottreau et Lambet pour les Echinides, etc.
Les Mollusques constituent la
majeure partie de la macrofaune. Les Bivalves ont été étudiés
par Dollfuss et Dautzenberg entre 1902 et 1920. Les Gastéropodes
par Ivolas et Peyrot en 1938. En 1952, Glibert (Institut royal des Sciences
naturelles de Bruxelles) publie une monographie spectaculaire sur les Gastéropodes
des faluns. Depuis ce temps, aucuns travaux importants n'ont été
réalisés, et ce malgré l'évolution des connaissances...
Les faluns sont des dépôts sédimentaires d'origine marine, déposés par une transgression datant du Miocène moyen. Cette mer, peu profonde, a envahi le bassin ligérien par le nord, depuis le Cotentin et par l'ouest, depuis les Pays de la Loire (Cf. carte). Cette mer (ou golfe) a déposé des éléments détritiques(galets, sables...), qui augmentent vers les rivages, et particulièrement près des estuaires fossiles. La majorité de ces dépôts ont été détruits après le retrait final de la mer, dès le Miocène supérieur et pendant le Plio-Quaternaire. Les dépôts existants actuellement, ont été préservés grâce au substrat anté-miocène, avec des bassins synclinaux (sortes de cuvettes encaissées limitées par des failles) qui ont joué le rôle de falaises protectrices. En Touraine, l'épaisseur des dépôts est faible (quelques mètres) contrairement à ceux situés au sud de Rennes, ou l'abaissement simultané du plancher des faluns a permis la conservation de plusieurs dizaines de mètres de sédiments.
On distingue deux faciès principaux :
Faciès Savignéen : sables calcaires biodétritiques à nombreux Bryozaires, algues, encroutants, parfois consolidés : qui s'est formé sous plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Seuls certains mollusques à tests calcitiques sont conservés, les autres sont à l'état de moules internes. Certains niveaux sont particulièrement riches en vertébrés marins et terrestres, remaniés ou non.
Faciès Pontilévien : sables fins à lamines argilo-calcaires ou à plaquettes gréseuses. Il s'est formé sous quelques mètres d'eau. C'est en fait un sédiment côtier, formé à proximité des rivages où pullulaient les invertébrés. Le littoral alimentait ces milieux en éléments détritiques (galets arrachés aux falaises crétacées, etc.). Ce niveau, est le plus fossilifère, les invertébrés ayant gardé leur test.
Sur la commune de Channay-sur-Lathan, une falunière a été amménagée et préservée. On peut la visiter et se familiariser avec la géologie des faluns. Des panneaux explicatifs montrent l'extension probable de la mer des faluns, ainsi qu'une reconstitution de la faune ambiante, tant terrestre, que marine. Le front sud montre la disposition suivante :
- Sommet de la carrière,
creusé de poches brunes de dissoluction des carbonates.
- Sables moyens à grossiers
avec graviers à la base, très riche en Arca turonica
et autres Lamellibranches. Quelques niveaux sont grésifiées.
- Surface d'arasion par le
niveau supérieur.
- Marnes grises de calcaires
noduleux à Bryozaires jointifs, roulés ou intacts. Faible
proportion d'éléments clastiques.
- Sables fins, blancs, à
ciment calcaire, à débris coquilliers. Stratification entrecroisée
à faisceaux recoupés
- Sables à coquilles
roulées, en débris, brun clair ou verdâtre. Certaines
lamines sont cimentées. Belles stratifications obliques inclinées.
La surface de ce sable de faciès pontilévien est rabotée,
tronquée par la couche suivante.
- Surface des hauts-fonds de
calcaires (sud et est). Par endroit, remarquer l'abondance des lithophages
(Pholas) souvent en place dans leurs cavités.
- Calcaires lacustres ludiens,
avec zones marneuses, bistre clair, à lithification irrégulière,
mal stratifiées. La partie supérieure est remaniée.
Paléogéologie :
Le golfe qui occupait
cette mer était peu profond. Les sédiments se sont déposés
sous l'action de forts courants, d'où la stratification entrecroisée.
Le faciès pontilévien correspond à un dépôt
côtier n'excédant pas dix mètres de profondeur. Le
faciès savignéen s'est formé sous vingt mètres
et plus de profondeur. La présence de galets exogènes roulés
montre une activité torrentielle des fleuves côtiers (inondations,
crues...).
| Hauteur des sédiments | 0 à 15 mètres | |
| Hydrogéologie | La nappe aquifère est subaffleurante | |
| Étage terrestre | Orléanien | |
| Zone mammalienne | MN5 (MN = Mammifères Néogènes) | |
| Paléontologie | Plus d'un milliers d'espèces recensées |

Conditions de gisement :
Les faluns sont activements exploités. Les carrières évoluent avec rapidité, à tel point que l'aspect peut changer d'une semaine à l'autre. Actuellement la conduite de l'exploitation est la suivante :
- décapage du sol
- Extraction du matériaux
jusqu'au substratum
- Régalage de la terre
végétale
- Remise en culture
Auparavant, les carrières
étaient transformées en lacs ou étangs artificiels
(exemple : le lac de Rillé, ancienne carrière très
connue de part la qualité et la quantité du matériel
paléontologique fournis), la nappe d'eau étant subaffleurante
et donc souvent atteinte.
Dans la topographie, les chemins
sont souvent surélevés par rapports aux champs, et on peut
suivre les anciens fronts de taille.
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- Photos 1 à 4 (1994), carrière
de la Morfassière.
L'exploitation atteint la nappe phréatique. - Photo 5, carrière de Breil (Maine-et-Loire), 1995. - Photo 6, carrière Courtigné, 1991. - Photos 7 à 9, carrière Huart, prés
de Lublé.
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- Unité supérieur des faluns
Sables grossiers à moyens avec graviers roulés. Ce niveau peut arborer soit le faciès pontilévien, soit le faciès savignéen. Il est parfois appelé faciès à Arca, en effet les coquilles de ce genre abondent littéralement.
- Unité inférieur des faluns
Cet ensemble comporte divers faciès passant littéralement de l'un à l'autre ou se succédant verticalement avec un appauvrissement en éléments détritiques du bas vers le haut. C'est le plus souvent à la base de ce niveau que se récolte la faune de vertébrés terrestres helvétiens, et, avec la chance, la faune stampienne ou burdigalienne remaniée.
Musées :
- Savigné-sur-Lathan : "Musée du Savignéen", ouvert les samedi, dimanche, et jours fériés. Entrée: 10 francs. Présente une collection de fossiles provenant des carrières avoisinantes, passionnant ! Autres collections.
- Mesnil (37190) : "Musée géologique", ouvert du 15 juin au 15 septembre de 9 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 18 h 00. Collection sur les faluns et fossiles du monde entier. Responsable M. Bonchet, 15 rue du Marron. Tel. : 47.65.87.71.
Méthode de fouille :
La recherche des fossiles dans les faluns n'est pas bien dangereuse. Il me faut toutefois faire une remarque négative, en ce qui concerne beaucoup de chasseurs de fossiles. Beaucoup croient trouver de belles pièces en creusant sous le passage qu'empruntent les buldozers, parce que ceux-ci n'ont pas été fouillés. Je parle ici en connaissance de cause, connaissant bien certains carriers et exploitants. C'est une pratique fort dangereuse et qui fait perdre du temps et de l'argent, et donc, provoque l'intolérance justifiée de certains travailleurs. Il faut toujours s'assurer d'avoir l'autorisation de l'exploitant qui l'accorde généralement ou du carrier.
N'oubliez pas le pourboire du carrier, en effet, les personnes travaillant dans les faluns, connaissent la valeur "marchande" des pièces, et sont habitués à regarder ce qui tombe de leurs godets... Ils ont l'oeil, je l'ai moi même vu... n'insistez pas et laissez lui le fossile. Pour ma part, c'était une superbe molaire... Tant pis, je me suis dit que ce serait pour une prochaine fois.
Le matériel nécessaire
est un bon marteau et un burin, pour dégager certaines pièces.
Mais surtout un rateau, nécessaire, si le sédiment est classé
sur place (cf. photos). de plus, il y a des concasseurs, pour les habitués
des faluns, qui connaissent les bons endroits, c'est un emplacement de
choix. Je ne donnerai pas les sites, mais certaines exploitations sont
plus propices, épisodiquement, en restes de mammifères, ou
bien encore en procarcharodon megalodon.
Paléontologie:
Environ un millier d'espèces
animales marines ont été répertoriées dans
cette formation. Cette liste reste à mettre à jour par la
découverte de nouvelles espèces, qui le sont parfois.
| Mollusques | 1 Céphalopode (Nautiloïde) | Bryozaires | 240 espèces |
| 9 Scaphopodes (Dentales) | |||
| 554 Gastéropodes |
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57 espèces | |
| 198 Lamellibranches | |||
| 14 Brachiopodes | Coélentérés | 13 espèces | |
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25 espèces |
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5 espèces |
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6 espèces |
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4 espèces |
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9 espèces à tube calcaire |
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22 espèces (Téléostéens et Squales) |
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14 espèces |
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à définir |