Généralités - anatomie - cours PCEM 1

Généralités

1 .Définitions.

L’anatomie est l ‘étude des êtres organisés à l’aide de la dissection. C’est une science morphologique qui permet l’étude et la description de tous les noyaux du dispositif de l’organisme normal.

Il existe des sous-divisions de l’anatomie :

2 .Nomenclature.

On avait une ancienne nomenclature, avec des noms propres (c’était uniquement en France). En 1955, il y a eu le 6ème congrès fédéral d’anatomie de Paris, et il y a été décidé un changement. De 1970 à 1985, il y a eu disparition totale des noms propres et l’adoption d’une terminologie latine et internationale.

3 .Définitions fondamentales.

Appareil : c’est un ensemble d’organes de structures différentes, mais concourant à une même fonction. Ex : appareil digestif, appareil urinaire :

Système : c’est un ensemble d’organes ou de tissus de même nature et destinés à des fonctions analogues.

Organe : c’est une formation complexe due à l’assemblage de tissus différents. Ex : foie, pancréas.

Tissu : c’est un ensemble de cellules et d’éléments de même structure et de même fonction. Ex : tissu nerveux, tissu conjonctif.

4 .Repères anatomiques.

Tout doit se passer dans les 3 plans de l’espace.

Il existe 3 plans : médian (sagittal), coronal (frontal), et transverse (horizontal).

Le plan médian est unique : c’est celui qui passe par l’axe médian du plan. Les autres plans qui lui sont parallèles sont appelés plans para-médians, ou parasagittaux.

Ex : la cavité buccale est une fente transversale, dans un plan transversal.

Le pharynx est dans le plan frontal.

Il existe de même plusieurs directions :

-d’avant en arrière

-de dehors en dedans

-de haut en bas

et vice versa.

Il existe des éléments impairs : ils sont non symétriques.

Il existe des éléments pairs : ils peuvent être latéraux, ou médiaux.

5 .Positions anatomiques.

Elles doivent être rigoureuses pour l’anatomie topographique. Seule l’anatomie chirurgicale, obligée de se conformer à des techniques opératoires, peut s’en éloigner.

La position anatomique de référence est décrite sur le sujet debout, pieds joints, mains en supination (paumes vers l’avant).

6 .Ontogenèse.

Elle décrit l’évolution de l’individu du 1er stade du développement jusqu’à la sénescence.

L’embryon est situé à la fin de l’organogenèse. Il présente 99 % des structures de l’adulte. La fin est située environ à la 8ème semaine, avec l’apparition des battements cardiaques.

C’est ensuite un fœtus. A la fin il y a la respiration.

Puis, c’est un nouveau-né, avec une dentition, puis un enfant, ……

7 .Plan général d’une question.

-définition

-situation

-rôle de cette structure et moyens d’étude.

-configuration externe

-configuration interne (cavité)

-structure

-rapports topographiques (immédiats, et à distance)

-vascularisation (même une artère a sa propre vascularisation

-innervation (cérébro-spinal, SN autonome)

-développements, variations, et anomalies

-conclure sur l’anatomie fonctionnelle et les applications médico-chirurgicales..

8 .Symétrie et asymétrie.

Il existe des organes pairs (ex : œil), des organes asymétriques (ex : poumon : 3 lobes à droite, et 2 lobes à gauche), et des organes impairs (qui sont le plus souvent asymétriques : ex foie).

On parle chez l’homme d’axe de symétrie.

 

Généralités sur les articulations

 

Il existe 3 grands groupes d’articulations : les synarthroses, les amphiarthrose, et les diarthroses.

1 .Synarthroses.

Au cours de la croissance, elles évoluent vers une ossification (= synostose), c’est à dire qu’il y a fusion des pièces squelettiques. Au début, les deux pièces ne sont pas jointives. Il en existe de deux types :

-les synchondrose, avec interposition de tissu cartilagineux. Ex : os coxal : au départ, c’était 3 os qui ont fusionné.

-les synfibroses, avec interposition de tissu fibreux. Ex : os de la voûte du crane (ou calvaria). A l’âge adulte, il n’existe plus aucune mobilité.

2 .Amphiarthroses.

= aussi articulations (=a) cartilagineuses. Ce sont des a peu mobiles. Les surfaces articulaires sont recouvertes de cartilage hyalin. Entre ces deux surfaces, il y a du fibrocartilage qui s’interpose entre ces deux surfaces articulaires (SA).

Exemple : entre les corps vertébraux, a sacro-iliaque, et symphyse pubienne.

3 .Diarthroses.

Ce sont des articulations mobiles. Les SA sont recouvertes de cartilage hyalin. L’a est délimitée par une capsule articulaire. A la face profonde de celle-ci se trouve la membrane synoviale, qui sécrète le liquide de synovie (rôle nutritif du cartilage).

Généralement, la capsule articulaire s’insère au pourtour des SA.

Il existe différents types de diarthroses :

         1°) Articulations sphéroïdes (ou énarthroses).

Elles ont souvent la forme de 2/3 de sphère. Elles possèdent 3 axes de travail et 3 degrés de liberté articulaire (= 3AT / 3DLA). Exemple : articulation coxofémorale (hanche).

         2°) Articulations condylaires (ou elliptoïdes).

Elles possèdent 2 AT et 2 DLA. Ex : a du poignet (radio-carpienne).

L’articulation du genou est particulière : c’est une bicondylaire (ou condylaire associée). Comme les condyles sont réunis (zone inter-condylaire), on perd un DLA. On a plus que 2 AT et 1 DLA. Il n’effectue donc que des mouvements de flexion/extension.

3°) Articulation en selle (ou par emboîtement réciproque).

La particularité, c’est que chaque SA est concave dans un plan, et convexe dans l’autre. Elles ont 2 AT et 2 DLA.

Exemple : a trapézo-métacarpienne du pouce.

         4°) Articulations ginglymes.

Elles possèdent 1 AT et 1 DLA. Ex : a du coude (flexion/extension).

Il existe des ginglymes particulières, comme les ginglymes à serrage élastique : ex : a de la cheville (talorurale).

Elle peut réaliser uniquement un mouvement de flexion extension. Malgré cela, si il y a un mouvement dans l’autre plan, il y aura un léger écartement de la pince.

5°) Articulations trochoïdes.

Elles possèdent 1 AT et 1 DLA. Ex : a radio-ulnaire proximale et distale.

6°) Arthrodies.

Il n’existe pas vraiment d’axe de travail. Il n’existe que des mouvements de glissements       Þ mobilité réduite. IL y a une capsule. Ex : carpe (main).

4 .Conséquences : on peut distinguer :

1°) Articulations concordantes (ou congruentes).

Exemple : le coude.

2°) Articulations non-concordantes (ou discordantes).

Ex : le genou.

Pour augmenter la congruence articulaire, on retrouve :

 condyles fémoraux et tibiaux pour augmenter la concordance articulaire.

Il existe 3 types de l :

-l capsulaires, ou de renforcement capsulaire.

Ils se retrouvent à la face périphérique de la capsule. A la face profonde, on retrouve toujours la membrane synoviale.

-l extra-capsulaires

-l intra-articulaires : ils sont présents dans l’articulation, dans la cavité articulaire.

Beaucoup d’articulations seront stabilisées par les muscles. Il existe un système passif (ligamentaire), et actif (musculaire).

5 .Comment décrire une articulation.

-définition, type mécanique

-où se situe-elle ? Qu’est-ce qu’elle unit ?

-décrire les surfaces articulaires

-moyens de contention (capsule, …)

-décrire le système ligamentaire (origine, arrivée, trajet, …).

Définition d’un ligament : c’est une structure conjonctive qui part d’un os à un autre os.