LES REFLEXES - physio - cours PCEM 1

 

Circuits neuronaux et réflexes médullaires.

 

1 .Rappels morphologiques et organisation de la moelle épinière.

1.1. Morphologie.

La limite rostrale est le bulbe, et la limite caudale est la 1ère vertèbre lombaire (L1).

 

La SG est constituée des corps cellulaires, et la SB des axones.

         1.2. Organisation neurale

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Ils sont plusieurs milliers. Ils ont un gros diamètre, et une conduction rapide. Leur terminaison se fait aux muscles striés squelettiques. Ils sont de deux types :

-motoneurones a (Aa) : sont destinés aux fibres musculaires de l’unité motrice.

Motoneurones g (Ag) : ils sont plus petits, moins nombreux. Ils sont destinés aux fibres musculaires intrafusales du fuseau neuromusculaire.

Ils sont nombreux : 30 fois plus que les motoneurones. Ils sont situés dans la corne antérieure, postérieure, et la zone intermédiaire. Ils sont de petite taille, et sont très excitables. Ils réalisent de très nombreuses interconnexions, très complexes, surtout avec les motoneurones.

Ils sont responsables des propriétés d’intégration de la moelle épinière (ME).

Il existe de nombreux types de circuits neuroniques : divergence, convergence, phénomènes de décharge en parallèle, et phénomènes de post-décharge.

Ca se passe dans la corne antérieure de la moelle épinière.

Il y a transmission fidèle du signal, mais avec limitation de la fréquence de décharge de A.

Les cellules pyramidales forment des faisceaux pyramidaux, qui permettent de commander les muscles striés squelettiques, par la volonté.

Remarque : au niveau de la SG, quelques signaux arrivent directement sur un motoneurone a, mais l’immense majorité des signaux réalisent des connexions avec des interneurones.

Exemple : un faisceau pyramidal : 5 % ont des terminaisons directes monosynaptiques sur un motoneurone. Ce contact monosynaptique entraîne des mouvements très fins.

Le reste (95 %) a des liaisons avec des interneurones médullaires.

2 .Les réflexes médullaires.

Un réflexe, c’est le mouvement le plus élémentaire. C’est une variation involontaire de l’activité d’un effecteur, provoquée par la stimulation d’un récepteur.

Arc réflexe élémentaire :

Il existe deux grands types de réflexes : ceux à point de départ musculotendineux, et ceux à point de départ cutané.

         2.1. Réflexes à point de départ musculotendineux.

                        2.1.1. Réflexe myotatique.

Exemple : réflexe ostéotendineux, réflexe rotulien, achiléen …

Définition :  c’est la contraction réflexe d’un muscle en réponse à son propre étirement.

Il y a mise en jeu du fuseau neuromusculaire (FNM).

 C’est une structure dynamique, dont l’innervation efférente est issue des centres (surtout motoneurone Ag).

Attention : il y a plusieurs FNM par muscle.

-partie centrale du FNM : c’est une zone réceptrice. Son étirement entraîne une décharge dans les fibres Ia et II.

-fibres Ia et II : elles transmettent l’influx nerveux à la ME. Ils donnent des informations sur le degré de tension du FNM.

-fibres gamma  (appelé aussi système g fusimoteur) : Il est chargé de la modulation de la sensibilité du fuseau neuromusculaire.

Une augmentation de l’activité des fibres g entraîne une contraction des fibres intrafusales. Il y a aussi une décharge dans les fibres Ia et II.

Il existe un moyen de régler cette sensibilité : ce sont les influences supérieures qui augmentent l’activité des motoneurones g.

-le temps de latence très bref car ce sont des fibres à conduction rapide, et c’est un réflexe monosynaptique.

-la contraction musculaire est proportionnelle à l’étirement

-pas de phénomène de post-décharge.

-il y a limitation de la décharge du motoneurone, grâce à l’interneurone inhibiteur.

-il y a une contraction limitée du muscle qui a été stimulé.

-ce réflexe existe dans tous les muscles de l’organisme (extenseurs ou fléchisseurs).

Lors du mouvement, il y a coactivation des motoneurones a et g.

La contraction entraîne un raccourcissement du muscle, et donc une diminution de l’étirement du FNM, et une diminution de la décharge dans les fibres Ia et II.

Pendant la coactivation a et g, il y a contraction des fibres musculaires intrafusales, alors que la sensibilité du FNM est maintenue. Il y a aussi un renforcement des fibres a par déclenchement du réflexe.

-c’est la régulation de la contraction en fonction de la charge

-c’est le tonus musculaire

-il permet aussi le maintient de la station debout.

                        2.1.2. Réflexes de facilitation des muscles agonistes (ou synergistes).

Dans la ME, les fibres Ia envoient des collatérales aux motoneurones des muscles synergiques. Elles sont activatrices, et font apparaître des PPSE. Si ils sont supérieurs au seuil d’excitation, il y a contraction du muscle synergique pour assister le muscle agoniste.

                        2.1.3. Réflexes d’inhibition des antagonistes.

Dans la ME, les fibres Ia envoient des collatérales à des interneurones inhibiteurs. Ils font donc apparaître des PPSI, qui entraînent l’inhibition du muscle antagoniste. Il n’y a donc pas d’opposition à la contraction de l’agoniste.

                        2.1.4. Le réflexe myotatique inverse.

         2.2. Réflexes à point de départ cutané.

                        2.2.1. Réflexes de flexion homolatérale.

C’est un réflexe de défense.

Réflexe de flexion :

-comme il y a beaucoup d’interneurones, il y des délais synaptiques.

-il y a des circuits divergents qui stimulent les autres muscles pour le retrait.

-il y a aussi un circuit inhibiteur des antagonistes : c’est une inhibition réciproque.

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-latence : elle est due au fait que c’est un réflexe polysynaptique. Il y a donc un fort délai synaptique.

-épuisement : il y a épuisement de la transmission synaptique.

-post-décharge : c’est du aux interneurones. La persistance de la réponse après arrêt de la stimulation permet de s’éloigner un temps suffisant de la stimulation douloureuse, ce qui laisse le temps à d’autres mécanismes du SN central d’être mis en place pour éloigner le corps.

                        2.2.2. Réflexe d’extension croisée.

Il est très polysynaptique.

Il n’y a pas d’épuisement car la stimulation s’arrête à peu près quand on arrive au maximum de la courbe : il n’est donc pas visualisable.

La latence est importante par rapport au réflexe de flexion car il y a beaucoup d’interneurones.

Le phénomène de post-décharge est ici supérieur à celui du réflexe d’extension (mon schéma est mal fait !).

Il existe une inhibition réciproque : elle inhibe les muscles fléchisseurs, par des PPSI sur les motoneurones a des fléchisseurs.