Comité National de Défense du Dr. Moncef Marzouki
(02 janvier 2001)
Email : cddrmm@excite.com
Dr. Moncef MARZOUKI, porte-parole du
Conseil National pour les Libertés en Tunisie (C.N.L.T) a été condamné le
30/12/2000 à une peine d'une année de prison pour "diffusion de fausses
nouvelles" et "maintien d'une association non autorisée". La
mobilisation des avocats tunisiens a été exemplaire. Cers derniers ont par
ailleurs décidé de se retirer suite au refus du juge de permettre au Dr.
Marzouki de se défendre librement.
Le
30 décembre 2000, Dr. Moncef MARZOUKI, porte-parole du Conseil National pour
les Libertés en Tunisie (C.N.L.T.), a comparu pour la deuxième fois en l'espace
de deux semaines devant le Tribunal de première instance de Tunis. Les chefs
d'inculpation retenus sont :
(1)
maintien d'une association non-autorisée (le CNLT)
(2)
diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l'ordre public.
Le
caractère politique du procès n'a échappé à personne. Des représentants de la
société civile tunisienne, de l'ambassade des Etats-Unis et de l'Union
Européenne ont tenu à marquer leur présence et à apporter leur soutien.
De
même, on a noté la présence d'observateurs de la Ligue Suisse des Droits de l'Homme,
de la FIDH, du Réseau Euro-Méditerranéen de défense des défenseurs des Droits
de l'Homme et du Dr. Marie-Antoinette Doerfunger de Strasbourg.
De leur côté, plus d'une quarantaine d'avocats tunisiens se sont constitués pour défendre Dr. Marzouki. Le procès n'a toutefois pas duré longtemps dans la mesure où les avocats ont décidé de se "retirer à l'unanimité suite au refus du juge de permettre au Dr. Marzouki de se défendre librement. Après la levée de la séance, le juge a annoncé le verdict de douze mois de prison ainsi que la levée de l'interdiction de voyager.
Notre
Comité proteste, en premier lieu, contre le déroulement du jugement qui n'a pas
respecté les principes élémentaires d'un procès équitable surtout au vu du
caractère éminemment politique de l'affaire et proteste contre les lourdes
peines retenues contre Dr Moncef Marzouki.
Nous
appelons avec insistance l'opinion publique nationale et internationale à
continuer à se mobiliser jusqu'à ce qu'une fin soit mise à cette affaire de
"délit d'opinion" et que soit respecté le droit du Dr Marzouki à la
libre expression et organisation.
Pour le Comité
Mohamed BECHRI
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