
Poteau ou croix? (suite)
Cette référence a sans doute disparu de la version 1995 car à patir de 1968-69 de nouvelles découvertes archéologiques ont été mis à jour:
Les preuves archéologiques
"L’archéologie biblique confirme amplement l’exactitude historique de la Bible." (Brochure "les Témoins de Jéhovah qui sont-ils? Quelles sont leurs croyances?)
a) Les crucifiés de Giv'at mivtar:
Les découvertes archéologiques montrent que des crucifiés contemporains de Christ furent
exécutés sur une croix. En effet, en 1968, on a découvert près de Jérusalem, à Giv'at mivtar, 15 sarcophages remplis de squelettes humains dont certains avaient subi le supplice de la crucifixion. Le travail d'étude fut exécuté par le Département d'anatomie de la Hebrew University Hassadah School sous la direction de Madame C. Salomon et les restes en question ont été confiés au Israël Museum (Rockefeller section). Les crucifiés avaient les bras étendus à l'horizontale et non comme l'affirme la Société des Témoins de Jéhovah au-dessus de la tête. Tout un article sur cette importante découverte a été rédigé par le Professeur N. Haas de l'Université hébraïque de Jérusalem et ce dans la revue française Les dossiers de l'archéologie (no lO, page lO7).Voici la posifion des crucifiés de Giv'at mivtar:


Voici une photo montrant à droite un os de pied perçé d'un clou d'un crucifié de Give'at mivtar.
La Société des Témoins de Jéhovah tente de s'attaquer aux conclusions du Professeur Haas en assurant que trois chercheurs israéliens, a savoir Messieurs Yadin, Zias et Sekeles ont réfuté les travaux de celui-ci. Or, la controverse ne se situe qu'au niveau des jambes et tous les quatre sont d'accord sur l'utilisation d'une croix!
La preuve est fournie par la Société des Témoins de Jéhovah elle-même:

A gauche, position du crucifié dans Tour de Garde du 15 août 1987( page 28) selon le professeur Haas. A droite, position du crucifié dans la Tour de Garde du 15 août 1987 (page 29) selon les 3 chercheurs (Yadin, Zias et Sekeles).
Comme vous pouvez le constater par vous même, il s'agit sur les deux images (tirées de la Tour de Garde) d'une croix et non d'un poteau! Donc la société en voulant montrer que même les scientifiques n'étaient pas d'accord sur la crucifixion, elle prouve par elle-même que Jésus est mort sur une croix et non sur un poteau!
C'est donc en juin 1968, que des bulldozers creusant au nord de Jérusalem mirent accidentellement à nu des tombes datant du ier siècle av. J.-C. au ier siècle ap. J.-C. Le Département Israélien des Antiquités demanda à l’archéologue grec Vasilius Tzaferis de dégager ces tombes avec le plus grand soin. Par suite, on fit l’une des trouvailles les plus exaltantes des temps modernes : le premier squelette d’un homme crucifié. L’un des facteurs les plus significatifs est qu’il date d’à peu près la même époque que le Christ. Le squelette est celui d’un homme qui s’appelait Yehohanân fils de Shaggol, et qui avait été crucifié à un âge situé entre 24 et 28 ans.
M. Tzaferis écrivit un article dans le numéro de janvier/février 1985 de la revue Biblical Archaeology Review (BAR), article dans lequel il fait les commentaires suivants sur la crucifixion à l’époque de Jésus :
« À la fin du ier siècle av. J.-C., les Romains adoptèrent la crucifixion comme punition officielle pour les non-Romains, punition limitée à certaines transgressions. Au départ, ce n’était pas une méthode d’exécution, mais seulement une punition. De plus, seuls les esclaves convaincus de certains crimes étaient punis de crucifixion. Durant cette première période, une poutre de bois, connue comme la furca ou le patibulum, était placée sur la nuque de l’esclave et liée à ses bras.
« […] Lorsque la procession arrivait sur le lieu d’exécution, un poteau vertical était planté dans le sol. Parfois la victime était simplement attachée à la croix avec des cordes. Dans ce cas, le patibulum ou barre transversale — auquel les bras de la victime étaient déjà attachés — était simplement fixé au poteau vertical ; les pieds du condamné étaient ensuite attachés au poteau par quelques tours de corde.
« Si la victime était fixée par des clous, on l’étendait sur le sol, les épaules sur la barre transversale. Ses bras étaient tendus et cloués aux deux extrémités de cette barre, qui était ensuite élevée et fixée au sommet du poteau vertical. Les pieds de la victime étaient ensuite cloués au poteau vertical.
« Afin de prolonger l’agonie, les bourreaux Romains avaient imaginé deux instruments pour garder la victime vivante sur la croix pendant une assez longue période de temps. L’un deux, le sedile, était une sorte de petit siège fixé sur le devant de la croix, à peu près à mi-hauteur. Il permettait de soutenir le corps du supplicié et peut expliquer l’expression ‘ s’asseoir sur la croix ’, utilisée par les Romains. Irénée et Justin le Martyr décrivent tous deux la croix de Jésus avec cinq extrémités au lieu de quatre. La cinquième était probablement le sedile. « (pp. 48, 49)
b) Un "graffiti" chrétien:
Le Vésuve a fait son entrée dans l’histoire des hommes,
en
L’éruption a été tellement soudaine et rapide que lorsque les fouilles commencent pour dégager la ville les archéologues découvrent les restes des gens moulés dans la cendre volcanique. L’éruption s’est déroulée tellement rapidement que l’on retrouve les gens dans leurs derniers moments. Certains essayant même d’emporter avec eux leurs choses précieuses mais il n’en eurent jamais le temps.
Par contre ce qui est miraculeux c’est que la ville une fois dégagée des cendres s’est révélée dans un état de conservation éblouissant. On peut vraiment dire que le temps s’est figé. Même les peintures et les céramiques sont dans un état magnifique. Une grande découverte fut celle de graffitis sur les murs. Oui, comme aujourd’hui des gens faisaient des graphittis sur les murs!
Les habitants de Pompéï ont tracé sur les murs des monuments et des maisons de leur ville des inscriptions et des dessins ; l'éruption du volcan le Vésuve, en protégeant la ville morte sous une couche de cendres et de lave, a permis aux archéologues de retrouver ces graffitis en bon état de conservation. En voici un exemple:
.
"gladiateur, Antigonus l'affranchi"
Mais ce qui fut exceptionnel était de découvrir des graffitis ayant traits au christianisme. Certains pro-chrétiens et d’autres anti-Chrétiens.
Rappelons-nous que la ville fut recouverte le 29 août de l’an 79, soit neuf ans après la destruction de Jérusalem. Ces graffitis prouvent donc que les Chrétiens étaient déjà actifs dans l’empire, avaient fait du chemin et étaient très connus. Il faut préciser qu’en l’an 79 impossible de parler d’apostasie générale chez les chrétiens. D'ailleurs même les témoins de jéhovah ne prétende pas cela.
Pour se moquer des chrétiens, les romains avait trouvé une façon de les représenter sur les murs. Et c’est cette représentation qui nous donne encore une preuve irréfutable que Jésus est mort crucifié. Pourquoi irréfutable tout simplement parce que ce n’est pas les chrétiens qui ont dessiné ce graffiti mais les romains pour se moquer d’eux.
Et comment les romains connaissaient-ils Jésus? Comme le Dieu des Chrétiens et n’ont pas cloué sur un poteau mais crucifié sur une croix. Pour ajouter à l’injure il dépeignait le Christ comme un âne crucifié avec sous le dessin, la mention qu’il était le Dieu chrétien !

Plusieurs graffitis semblables ont été retrouvés non seulement à Pompéi mais aussi à Rome. Le seul fait que ce ne soit pas des chrétiens mais des romains qui ont fait ces représentations est une preuve qu’il était de notoriété publique que le christ avait été crucifié sur une croix et non pas sur un poteau comme le voudrait tant les dirigeants de la Watchtower.
On trouve dans le livre de Daniel-Rops de l’académie française «L’église des apôtres et des martyrs» P:
190-191 celui-ci fait état de la découverte d’un graffiti semblable:«Telles railleries moins dangereuses montrent aussi quelles confusions masquaient le Christianisme véritable aux yeux du public romain. On assurait couramment que les fidèles de la religion nouvelle adoraient un dieu à tête d’âne et, sur le Palatin, à été découvert, en 1857, un précieux graffito aujourd’hui conservé au musée Kircher de Rome, tracé au stylet sur le plâtre d’une maison, et qui représente un âne crucifié, accompagné de cette légende «Alexamenos adore son dieu. » Quelle était l’origine de cette moquerie, qu’on adressait déjà aux Juifs et qu’on reprit contre les chrétiens en y ajoutant le détail de la croix ? »
c) Autres découvertes plus anciennes:
« En 1873, un célèbre érudit français, Charles Clermant-Ganneau, rapporta la découverte d’une chambre ou grotte mortuaire sur le Mont des Oliviers. Il y avait à l’intérieur quelque 30 ossuaires, des caisses rectangulaires en pierre dans lesquelles des restes de squelettes avaient été préservés après la décomposition des corps. […] Un [ossuaire] portait le nom ‘ Juda ’ associé à une croix aux bras d’égale longueur. De plus, le nom ‘ Jésus ’ apparaissait trois fois, dont deux en rapport avec une croix. […].
« Il est improbable que des Chrétiens Juifs aient été inhumés à cet endroit après 135 ap. J.-C., car les Romains interdisaient aux Juifs de pénétrer sur l’Aelia Capitolina […] après la seconde révolte juive. « (Ancient Times, vol. 3, no 1, juillet 1958, p. 3)
« Au dessous de cette croix il y avait un placard avec une marche devant. On pensait qu’il s’agissait d’un reliquaire ou d’une alcôve, mais il pouvait très bien s’agir d’un lieu de prière. […] Si cette interprétation est correcte, et les archéologues penchent fermement en faveur de la signification chrétienne du symbole et des meubles, alors nous sommes en présence d’une maison servant d’église. « (vol. 10, no 1, mars 1974, p. 15)
Revenons maintenant à l'appendice de le Traduction du Monde Nouveau:
6) L'appendice fait ensuite référence à un certain H. Fulda:

Extrait de la Traduction du Monde Nouveau (ED. 1995 -Appendice - page 1703)
Fulda conclut, d'après la Société des Témoins de Jéhovah, que Jésus est mort sur un poteau et donne comme preuves à l’appui de ses affirmations:
a- "indirectement le récit même des souffrances de Jésus"
Quelles sont ces preuves liées au récit de la souffrance de Jésus? On peut déjà faire remarquer que la société des Témoins de Jéhovah n'a retranscrit aucune de ces preuves dans son appendice. Que dit la bible sur les souffrances de Jésus? La bible ne dit-elle pas que Jésus a souffert 3 heures sur la croix avant de mourir?
Le temps que donne la bible sur la souffrance de Jésus cloué sur son instrument de supplice est un détail très important dans notre recherche de la vérité.
Le Docteur Pierre Barbet, chirurgien honoraire de l'Hôpital Saint-Joseph de Paris,
a réalisé des expériences scientifiques et médicales qui ont prouvé qu’il n’était pas possible de survivre plus de quelques minutes attaché avec les bras en l’air car l’on mourait très vite asphyxie à cause de l’incapacité des poumons à se gonfler et à se contracter dans une telle position. Alors qu’il est possible de survivre plusieurs heures les bras en angles à 60 ou 70°.
Image de l'expérience dirigée par le Docteur Barbet
Causes de la mort sur la croix:
Il y a des causes indirectes : l’importante perte de vitalité résultant de la flagellation et des hémorragies qu’elle entraînait, le manque d’alimentation et de boisson qui entraînait rapidement une déshydratation avec son cortège de fatigue majeure, maux de tête, soif intense …
Mais il y a surtout une cause directe : l’asphyxie. Celle-ci est due à deux causes principales :
Un blocage mécanique de la cage thoracique par la position bras étendus et surélevés, blocage accentué par le poids du corps tirant sur les bras.
Une paralysie respiratoire due aux crampes des muscles respiratoires : diaphragme en premier lieu, mais aussi pectoraux, sterno-cléido-mastoïdiens, intercostaux. La paralysie de ces muscles entraînait une dilatation de la cage thoracique avec projection en avant du sternum et creusement de l’épigastre, refoulement des viscères vers le bas par le diaphragme entraînant un bombement de la partie basse de l’abdomen.
L’asphyxie entraîne elle-même une double conséquence : un appauvrissement du sang en oxygène et un enrichissement en gaz carbonique, avec pour conséquence une acidose, cause elle-même de transpiration profuse (aggravant la déshydratation) et de crampes musculaires. On remarque sur le Suaire des attitudes évocatrices de rigidité, comme nous l’avons déjà souligné : tête légèrement fléchie en avant, genoux légèrement ployés ; il faut savoir que la rigidité cadavérique débute environ 6 heures après la mort, devient maximale en 18 heures environ et cède au bout de 36 heures. Cependant, quand la personne est morte au cours d’un exercice physique intense et prolongé, la rigidité débute instantanément, comme l’attestent les constatations faites sur les champs de bataille : lorsque les combats furent extrêmement fatigants et durables, épuisants au sens vrai du terme, les soldats étaient pris de suite par la rigidité.
Vous me direz : comment connaît-on aussi bien les mécanismes de la mort sur la croix alors que la crucifixion n’est plus pratiquée depuis l’an 320 ? Hélas, nous avons 2 sources de renseignements : la première est constituée par les décès qui survenaient autrefois au cours des crises d’asthme aiguës, avant que nous ne disposions des médicaments actuels, la deuxième est faite de témoignages recueillis auprès de témoins qui ont assisté à des punitions au cours de la première guerre mondiale ou à des exécutions à Dachau, sinon sur une croix, du moins par pendaison par les mains. Je cite Barbet « on voit donc le patient, la poitrine distendue, présenter tous les symptômes de l’asphyxie. Sa figure rougit, se violace ; une sueur profuse coule de son visage et de toute la surface de son corps. Si l’on ne veut pas faire mourir le malheureux, il faut le dépendre «.
Le malheureux supplicié n’avait le choix qu’entre deux positions : il se laissait aller en mettant le poids de son corps sur les clous plantés dans ses poignets et il se mettait rapidement à asphyxier ; pour respirer un peu, il appuyait sur les clous de ses pieds et se relevait de quelques centimètres, ce qui lui permettait de reprendre un peu son souffle, mais au prix d’un effort intense et épuisant ; et, bien sûr, tout cela accompagné sans interruption de la douleur dans les nerfs médians, de crampes incessantes dans tous les muscles, de la douleur des coups reçus pendant la flagellation, de la soif intense … Quand on réfléchit à ce que pouvait être une crucifixion, on reste anéanti, nauséeux.
Parfois les bourreaux avaient pitié des suppliciés et leur brisaient les jambes à coups de barre de fer. Ceux-ci, ne pouvant plus prendre appui sur leurs jambes pour respirer, ne mettaient pas longtemps à mourir d’asphyxie. les Évangiles nous rapportent que c’est ce qui arriva aux deux larrons crucifiés en même temps que Jésus. Mais, nous disent encore les Évangiles, arrivés à Jésus les bourreaux le trouvèrent déjà mort, aussi, ils ne lui brisèrent pas les jambes mais lui donnèrent un coup de lance dans le côté et, ajoute saint Jean, qui était présent, « aussitôt il en sortit du sang et de l’eau «.
b- "de nombreuses déclarations des premiers pères de l’église"
Voici des déclarations de «Pères dits apostoliques» de l’Eglise , c’est à dire des chrétiens qui ont succédé directement aux apôtres eux-mêmes :
Si la croix a fait son apparition au 3ème siècle, les écrits du 1 et 2 ème siècle sont fiables.
Voici un site proposant les écrits des pères apostoliques: http://vvv.webstore.fr/biblioapo.htm
Pour finir, voici une preuve provenant des premiers manuscrits:
Dans le manuscrit P75 le mot «stauros» est transformé en T et R ce qui une fois réuni dépeint une croix avec une personne dessus aux trois endroits où il apparaît, et le manuscrit P66 a mis une croix dans le mot «stauros».

c) "l"usage habituel à l'époque de ce moyen d'exécution en Orient"
Du grec Stauros, la croix a été un instrument de supplice en usage dans le monde romain antique sur lequel on attachait les criminels pour les faire mourir. C’était selon Cicéron, le supplice romain le plus cruel et le plus honteux appliqué aux esclaves et aux non-citoyens en cas de révolte, de vol ou de meurtre, et aux citoyens en cas de haute trahison. Cette croix était constituée d’un pieu auquel on ajoutait pour le crucifiement ,une poutre transversale qui pouvait être appliquée au sommet du poteau formant la lettre T ou plus bas, dans une encoche formant le signe T.
Il est avant tout important de souligner que Jésus a été crucifié selon la "mèthode romaine" et non "juive" comme le prouve l'appendice de la Traduction du Monde Nouveau (TMN):
" P. Schmidt écrit aux p.387 à 389: "Outre la flagélation, selon les récits des Evangiles, il n'y a que la plus simple forme de crucifixion romaine qui entre en ligne de compte pour le châtiment infligé à Jésus..." (Traduction du Monde Nouveau - Appendice -page 1703-04).
Je souligne ce fait car lors d'une étude biblique que j'ai suivi avec les Témoins de Jéhovah, un "ancien" m'a déclaré que Jésus était mort par la crucifixion juive et non romaine. Quel fut mon étonnement! La semaine suivante, je lui ai montré la référence de Schmidt dans l'appendice de la TMN, et il me déclara que son erreur était sans doute due à la fatigue! Il faut, selon moi, être très fatigué pour qu'un ancien soutienne pendant toute une étude de deux heures que Jésus avait été crucifié par la méthode juive. Je tiens également à dire que nous ne parlions pas du jugement de Jésus mais bien de sa crucifixion, car du point de vue du jugement devant le "Sanédrin" puis devant Pilate, nous étions tout deux d'accord.
Maintenant que ce point est clair, nous allons voir ce que l'on peut trouver sur ce moyen d'exécution romain:
«Crux commissa» où la partie longitudinale - ou «stipes» - était surmontée d’une barre transversale - le «patibulum» - que le condamné apportait lui-même au lieu de son supplice. Parfois, à hauteur moyenne, se trouvait le «sedilis excessus», sorte de siège où s’appuyait le corps du condamné pour éviter l’asphyxie rapide qu’aurait amenée la traction du corps sur les mains. Il est peu probable que la croix du Christ en ait été munie. Il n’y a pas non plus dans l’Évangile trace du «suppedaneum » (appui pour les pieds), comme l’ont représenté les artistes chrétiens. »
«Crucifixion Généralités: Supplice déshonorant, inapplicable à un citoyen romain. Après sa flagellation, le condamné, conduit par quelques soldats, est dirigé vers le lieu du supplice, portant le patibulum auquel ses bras sont attachés par des cordes. P: 241 »
«Ce supplice de la croix, que la caste sacerdotale a suggéré à Pilate, ce sont les Romains qui en ont généralisé l'usage. D'autres l'avaient inventé, les Perses peut-être. L'empire en a fait la peine réservée aux révoltés ayant raté leur coup, à condition qu'ils ne fussent pas citoyens romains: elle eût été trop infamante pour eux. Au siècle précédant celui de Jésus, six mille esclaves parmi ceux qui s'étaient révoltés sous les ordres de Spartacus et avaient plusieurs fois vaincu les légions romaines furent ainsi crucifiés, formant une immense haie de douleur et d'opprobre sur la route de Capoue à Rome.
La mort par crucifixion était atroce, le plus terrible et le plus cruel des châtiments, dit Cicéron . On plantait un pieu dans le sol et quand le supplicié arrivait, portant une autre pièce de bois, le patibulum, on la fixait avec lui sur le pieu, pour former le plus souvent un T. Les condamnés étaient d'ordinaire attachés avec des cordes. Mais on utilisait aussi des clous. On a retrouvé près de Jérusalem les ossements d'un homme crucifié à l'époque de Jésus dont les pieds, posés l'un sur l'autre, étaient attachés au bois (au pieu, car il n'exista pas de support pour les pieds avant le llle siècle) d'un seul clous.....Sur le pieu auquel on allait attacher Jésus, Pilate avait fait apposer une plaquette de bois portant le motif de la condamnation, le titulus, comme il était de règle. Elle était, précise Jean, rédigée « en hébreu, en latin et en grec » et portait ces mots, par dérision: « Jésus de Nazareth Roi des Juifs »«Ceci m’a conduit en premier lieu à l’étude de la pratique de la crucifixion en elle-même,
c’est à dire, la torture et l’exécution d’une personne par fixation à une croix. Apparemment, la première pratique connue de la crucifixion est due aux Perses. Alexandre et ses généraux l’ont ramenée au monde méditerranéen, à l’Egypte et à Carthage. Les Romains l’apprirent vraisemblablement des Carthaginois et (comme il en fut de presque tout ce que faisaient les Romains) portèrent son exécution à un haut degré d’efficacité et de maîtrise. De nombreux auteurs romains (Tite-Live, Cicéron, Tacite) en ont parlé et la littérature antique en décrit plusieurs innovations ou modifications. Je ne mentionnerai que les quelques unes qui peuvent avoir de l’importance ici. La partie horizontale de la croix (ou patibulum) pouvait être fixée à une soixantaine de centimètres sous le haut du montant principal, c’est ce que nous considérons aujourd’hui comme la forme classique de la croix (qui fut appelée plus tard Croix Latine)."Dans l’antiquité, notamment romaine, instrument de supplice infamant, formé de deux pièces de bois disposées en travers l’une de l’autre, sur lequel le condamné était attaché ou cloué."
"Crucifixion, action de soumettre au supplice de la croix. Ce fut une forme courante de peine capitale entre le VIe siècle av. J.-C. et le IVe siècle apr. J.-C., notamment chez les Perses, les Égyptiens, les Carthaginois et les Romains. Les Romains crucifiaient les esclaves et les criminels, mais jamais leurs propres citoyens. La loi romaine prescrivait de fouetter le criminel avant de le mettre à mort; l'accusé devait en outre porter soit la croix entière, soit, plus couramment, la traverse, depuis le lieu de flagellation jusqu'au lieu d'exécution. Cette pratique fut abolie en 337 par Constantin Ier par respect pour Jésus-Christ, qui mourut sur la croix.
le mot «croix» dans l’Encyclopédie Encarta:
La croix était également le symbole de la crucifixion. On exécutait les criminels en les empalant sur un pieu. Le mot latin crux («croix») désignait ce pieu, sur lequel furent par la suite fixées une ou plusieurs traverses. Dans l'Empire romain, le supplice de la croix était réservé aux petits criminels. Pour les chrétiens, la croix fut non seulement le symbole de la mort infamante du Christ (crucifié comme un vulgaire criminel sur une croix romaine en forme de tau), mais aussi celui de sa résurrection et représenta une promesse de rédemption pour les fidèles. Les lettres grecques C (khi) et R (rô), qui sont les deux premières lettres du mot grec CRISTOS (khristos), furent réunies pour former le chrisme, monogramme du Christ. Le chrisme devint, par la suite, un élément décoratif qui abonde dans de nombreuses œuvres datant de l'ère chrétienne ainsi que dans l'art byzantin.""croix: (lat. crux, crucis)1- Gibet formé le plus souvent de deux pièces de bois placées en travers l’un de l’autre, où l’on attachait les condamnés à mort 2- gibet sur lequel fut supplicié jésus-christ....
ENCYCL. Archéol. La croix apparait dès l'âge du bronze. La croix gammée, ou svastlka, abonde dans le plus vieil art scandinave comme dans l'art indien. L'Égypte ancienne symbolise l'immortalité de l’âme par la croix ansée, aussi appelée clef de vie. La croix est le symbole du supplice du Christ, et, par là, de la rédemption. L'iconographie chrétienne présente deux formes de croix: la forme en tau, accréditée par le Chrlst dérisoire du Palatin, par des sarcophages chrétiens des premiers siècles et par quelques textes patristiques (crux commissa ou patibulata); elle est dite aussi croix de Saint-Antoine; la croix à quatre branches (crux capitata ou immissa) qui d'après l'Evangile, fut emplovée pour le supplice de Jésus-Christ, est celle qui semble le mieux garantie par la tradition. La croix à quatre branches est dite de Saint-André quand elle est en sautoir (en X), de Saint- Pierre quand la tête est en bas, de Saint-Philippe quand elle est couchée. La prudence, au temps des persécutions obligea de n'user de la croix qu'avec résérve: le forme en tau, symbole de félicité chez les païens, attirait moins l'attention.
Hist. Supplice de la croix. Avant qu'apparaisse en orient la croix lors de la conquete romaine, les Assyriens et les Hébreux attachaient déjà à des pieux le cadavre des criminels pour rendre publics leurs crimes et l'efficacite de la justice.
A Rome, les esclaves et les non-citoyens pouvaient être attachés à un pieu parfois la tête en bas, et fouettés. Dans certains cas on ajoutait une barre transversale (patibulum), placée soit au sommet du pieu (croix en tau), soit un peu plus bas (croix latine sur laquelle le condamné était lié, et mêmé parfols cloué, les bras écartés, les pieds étant posés sur une sellette pour éviter le déchirement des mains: il était ainsi exposé jusqu'a ce que mort s'ensuive. Une petite tablette (titulus) indiquait son nom et le motif de sa condamnation. D'ailleurs sur les lieux d'exécution, un pieu se dressait en permanence: on ne faisait apporter au condamné que le patibulum, quand on decidait de s'en servir. Réservé par Rome aux esclaves (Cicéron reprocha à Verrès d’avoir fait crucifier un citoyen romain et c’est parce que saint Paul possédait cette qualité qu’il eut la tête tranchée, le supplice infamant de la croix fut infligé au Christ, la condamnation et l'exécution ayant été assurées par Ponce Pilate et les soldats romains. on Ignore, du fait de l'incertitude des textes, si l'instrument du supplice fut un croix en tau ou une croix latine...."
Maria Grazia Siliato (Historienne et archéologue) - contre-enquête sur le saint suaire:
«Durant les siècles où la puissance romaine s'étendit à travers tout l'écoumène, c'est-à-dire jusqu'aux confins des terres alors connues, le type de mise à mort le plus courant, le plus redouté était le supplice de la croix. Il entra dans l'histoire de Rome quand, deux siècles avant le Christ, les guerres puniques, et principalement la deuxième, mirent la civilisation terrienne de Rome en contact avec celle des Carthaginois, tout à la fois raffinée et barbare. Ces affrontements féroces entraînèrent de profonds changements dans les mentalités, dans la manière d'administrer la justice et l'exécution des châtiments. on vit se généraliser la peine de mort par crucifixion. La société romaine, pétrie de méfiance paysanne et de sombres superstitions, utilisait pour les croix de supplice seulement des planches taillées dans des arbres (noyers, oliviers ou autres) qui n'avaient pas donné de fruits et donc infelix, c'est-à-dire maudits.
Le citoyen romain ne risque la mise en croix que pour des délits extrêmement graves: révolte armée, désertion, lèse-majesté, espionnage, rébellion, mais aussi falsification de testament. Pour les sujets des provinces romaines s'ajoutaient à la liste les lésions invalidantes, le plagiat, la magie noire. Pour les esclaves, I'arbitraire du maître était la règle»
«...Tout ce que l'on a pu imaginer de cette scène (alimentée par la peinture occidentale du haut Moyen Age jusqu'à nos jours), est en fait assez éloigné de la réalité historique: le condamné ne portait pas toute la croix sur son dos, seulement le patibulum, car la partie verticale, le staticulum ou stipes, était déjà installée sur le lieu du supplice.» page 221 - 222
«Clouer au patibulum
Lorsque le condamné portant le patibulum avait atteint le lieu de l’exécution, le premier geste des carnifices était d’allonger le condamné, le dos sur le patibulum posé à terre, afin de lui clouer les mains. Le condamné, qui avait les bras et les poignets attachés, n’avait aucune possibilité de réagir. In cruce membra distende, les bras étaient cloués en position tendue car, dans le cas contraire, la position verticale et le poids du corps les auraient allongés et disloqués. Puis selon que la sentence préconisait une douleur atroce mais brève ou une longue agonie, les cordes attachant les bras étaient maintenues ou retirées»
«.... Mais, le plus souvent on crucifiait simplement, avec des clous. En effet, au 6è siècle, à Constantinople, le juriste Ulpien précisait que le terme crucifier signifiait «clouer sur la croix avec des clous» page 240-241
«le stipes
Le stipes- littéralement «tronc», la poutre qui formait la partie veticale de la croix - était dressé à l’avance sur un site rocheux, élevé, de manière à être visible de loin, de dominer une grande voie de communication, à l’entrée d’une ville.»...
«La hauteur du stipes variait selon l’importance du condamné et la visibilité que l’on voulait donner ou non au châtiment. On distinguait la crux humilis, à hauteur d’homme, à laquelle on clouait les esclaves, plantée si bas que les animaux errants pouvaient déchiqueter le cadavre, et la crux sublimis qui par sa hauteur et celle du lieu où elle était dressé pouvait se voir de loin, comme l’avait préconisé Verres en Sicile pour le citoyen romain Gavius. Suétone, dans la Vie de Galda, raconte qu’un condamné protestait de sa citoyenneté romaine et du fait qu’il ne pouvait donc pas être condamné au supplice de la croix. Pour toute réponse, le juge fit dresser une croix plus haute qu’il fit peindre en blanc. Pour la crucifixion du Christ sur le Golgotha, l’inflexible procurateur romain opta pour la crux sublimis afin qu’elle soit visible de loin et voulut ainsi souligner l’importance de l’événement. En effet, quant le Christ dit qu’il a soif, le légionnaire dut, pour approcher ses lèvres une éponge humide, l’enfiler sur la pointe de sa lance et la lui tendre.» Page 243- 244
"Crucifiement : origine : Phéniciens et Carthaginois. Rome, Orient (Palestine) : le condamné portait le patibulum (montant supérieur de la croix) puis était crucifié par les poignets"
"Croix, symbole du christianisme, rappelant le supplice et la mort du Christ...La crucifixion, ou supplice de la croix était chez les Grecs et les Romains un supplice infamant; c'est pourquoi les premiers chrétiens hésitèrent longtemps à représenter le Christ mourant sur la croix. On trouve cependant cet emblème comme signe de reconnaissance pendant les périodes de persécution et sous la forme de tau (symbole de félicité chez les païens), soit de la croix grecques, à branche égales, ou latine, dont les branches verticale est plus longue. Cette manière forme sera adoptée pour le crucifix. La croix qui avait été un signe de honte, devint un signe de ralliement, puis l'objet d'une grande vénération."
"Crucifixion: Exécution d'un condamné en l'attachant à une croix. La crucifixion des condamnés était pratiquée chez les Hébreux. C'est l'une des peines capitales avec la lapidation inligée à saint Etienne. Mais, lorsque la Palestine est inégrée à l'Empire romain, la crucifixion devient pratiquement la châtiment de ceux qui ne possèdent pas la citoyenneté romaine. Plus tard, elle est réservée aux voleurs et aux malfaiteurs. Bien qu'assez fréquente en orient, elle était peu utilisée chez les Grecs. Elle est pourtant mentionnée par Démosthène et Platon. Les condamnés y étaient plutôt attachés que cloués, mais le bûcher et la potence étaient plus courants. C'est à Rome, dès la période républicaine, que la croix est essentiellement utilisée, elle constitue le châtiment des esclaves coupables de crimes graves. Cicéron l'appelle "le dernier et le plus terrible supplice des esclaves". Elle est absolument interdite pour les citoyens romains, car un traitement aussi dégradant et infamant violerait le loi sacrée. Les crimes pour lesquels la crucifixion est prononcée sont le grand banditisme et la piraterie, l'accusation publique du maître par son esclave, les voeux prononcés contre la prospérité du maître, la sédition, le faux témoignage et la fuite de l'esclave. Selon la coutume romaine, la crucifixion est toujours précédée du fouet; après ce préliminaire, le condamné doit porter sa croix, ou au moins d'une des traverses , à l'endroit d'exécution. Il y est exposé aux railleries et aux insultes du peuple. A l'arrivée sur les lieux, la croix est dressée. Le supplicié entièrement nu est lié avec des cordes. Il est ensuite fixé par quatres clous au bois de la croix. Enfin, une pancarte est attachée en haut de la croix, portant le nom du condamné et le texte de la sentence. Les esclaves sont crucifiés en dehors de Rome sur une place appelée Sessorium. Leur exécution est confiée au carnifex servorum. Le lieu d'exécution devient parfois une forêt de croix et les corps des victimes sont la proie des vautours. Il arrive souvent que les condamnés survivent plusieurs jours après l'exécution. Alors, pour raccourcir le châtiment et abréger leurs terribles souffrances, on leur brise les jambes. cette coutume, execeptionnelle chez les romains, est courante chez les juifs. En ce cas, il est possible de reprendre le corps le soir même de l'exécution. Chez les romains, au contraire, le corps ne peut pas être repris, à moins que cette disposition ait été prévue dans la sentence d'exécution. La condamnation à la croix est restée en vigeur dans l'Empire romain jusqu'à la première moitié du IV e siècle. Au début de son règne, Constantin continua d'infliger cette peine aux esclaves coupables de délation envers leur maître. Plus tard il abolit ce châtiment en l'honneur de la passion de Jéus-Christ. La croix est habituellement basse. Elle n'était haute que dans des cas exceptionnels, par exemple quand on voulait que la punition soit exemplaire ou quand la crime était particulièrement grave. C'est probablement pour cette raison que l'on représente souvent la croix de Jésus plus grande que celles des larrons qui l'accompagnaient dans le supplice."
" Le mise en croix: Les évanglélistes ne se sont pas attardés à s'étendre sur le supplice. Une simple phrase leur suffit: "Ils le clouent sur une croix". Avant d'être crucifié, Jésus dut sans doute être dévêtu. C'était la règle. Lui laisa-t-on une ceinture de toile? Pour les juifs, il était indécent de procéder à l'exécution d'une homme totalement nu. Rien ne prouve que les soldats romains tenaient compte de la pudeur juive. L'évangile apogryphe de Nicodème est le premier à parler de ce linge. Le condamné était attaché à la croix, soit par des cordes, soit par des clous. Jésus fut d'abord cloué au patibulum, puis issé et fixé à la poutre enfoncée verticalement. Ensuite les pieds furent cloués, et le corps, une fois suspendu, fut soutenu par un bloc disposé vers le milieu du piquet. Dans le cas de Jésus, les deux mains au moins (plus exactement les poignets) furent percées. Un récit d'apparition en témoinge chez Jean: "Apparaissant à ses disciples, il leur montra ses mains et son côté" (20,20). Les pieds furent également traversés de part en part. Un squelette découvert en 1968 au nord-est de Jérusalem, celui d'un supplicié au 1er siècle de notre ére, révèle que les talons étaient transpercés par un clou long de 17 centimètres et que les tibias avaient été volontairement brisés. "
" D'origine perse, le supplice de la croix était utilisé par les grecs et les romains pour les criminels, les esclaves, les étrangers Des poteaux étaient plantés en permanence hors de la ville. Le condamné devait porter la barre transversale (en latin patibulum) jusqu'à l'un de ces poteaux . La barre était ensuite posée au sommet ou placée un peu au-dessous - ce qui fut probablement le cas pour Jésus, puisque la sentence fut fixée au-dessus de sa tête. Selon les écrivians chrétiens des premiers siècles, une cheville ou un chevalet soutenait le corps, entre les jambes, mais contrairement à ce que l'on croit souvent, il n'y avait pas de support pour les pieds. Le condamné était cloué par les poignets et par les pieds. "
"Pour les romains, la crucifixion, mort par asphyxie, est le plus dégradant des supplices. Le condamné peut agoniser des heures ou des jours, dévoré par la fain et la soif. Ils la réservent aux esclaves revoltés, aux malfaiteurs ou aux délinquants politiques. En ce vendredi matin, veille de Pâque et de Sabbat, Jésus porte le patibulum, traverse horizontale de la croix, jusqu'au lieu de son châtiment, non loin des remparts de Jérusalem. Il avance dans les rues, accompagnés de deux "brigands" (voleurs ou zélotes) - mais il a dû être ajouté à un groupe de prisonniers, les exéctions étant massives. ... Il est déshabillé, puis ses poignets sont cloués au patibulum, lequel est assemblé par tenon et mortaise au stipes crucis, partie verticale de la croix."
"Le condamné devait porter la croix lui-même au lieu du supplice, après avoir subi la flagellation obligatoire. Le condamné était attaché avec des cordes à la croix, par les mains et les pieds, ou plus souvent cloué sur elle . C’est le même supplice que connut Jésus le Nazaréen. Mais bien que la croix fut très tôt comprise par les disciples de Jésus comme le symbole de sa souffrance et de sa passion volontaire pour la rédemption des hommes, elle n’a pas été le premier signe utilisé par les chrétiens pour se reconnaître. En effet, jusqu’au IIIeme siècle de notre ère, aux temps douloureux des persécutions contre les chrétiens, ceux-ci dessineront sur le fronton de leur maison un poisson comme signe d’identification entre eux et par la même occasion pour échapper aux sévices. Après la vague des persécutions, le symbole du poisson sera de plus en plus abandonné pour faire place à celui de la croix qui réapparaîtra aux yeux des chrétiens comme le signe de la rupture avec le monde des convoitises. Ainsi, depuis le IIIe siècle, c’est par le signe de la croix sur leur front que l’Eglise accueille ceux qui viennent au baptême.
Aujourd’hui, en répétant le signe de la croix sur eux-mêmes, les chrétiens se rappellent leur baptême en même temps que leur appartenance au Christ. A la suite de Jésus, il doit prendre et porter sa propre croix (ses souffrances personnelles) et proclamer qu’il est mort au monde mauvais. La forme de la croix en outre doit lui indiquer la double dimension de la vie chrétienne : verticale : de la terre au ciel, la croix rappelle que l’homme est en chemin vers dieu. Horizontale : les bras de la croix, l’invite à aimer tous ses frères, tout l’univers."
“À la fin du 1e siècle av. J.-C., les Romains adoptèrent la crucifixion comme punition officielle pour les non-Romains. Au départ, ce n'était pas une méthode d'exécution, mais seulement une punition. De plus, seuls les esclaves convaincus de certains crimes étaient punis de crucifixion. Durant cette première période, une poutre de bois, connue comme la furca ou le patibulum, était placée sur la nuque de l'esclave et liée à ses bras.(…) Lorsque la procession arrivait sur le lieu d'exécution, un poteau vertical était planté dans le sol. Parfois la victime était simplement attachée à la croix avec des cordes. Dans ce cas, le patibulum ou barre transversale - auquel les bras de la victime étaient déjà attachés - était simplement fixé au poteau vertical ; les pieds du condamné étaient ensuite attachés au poteau par quelques tours de corde. Si la victime était fixée par des clous, on l'étendait sur le sol, les épaules sur la barre transversale. Ses bras étaient tendus et cloués aux deux extrémités de cette barre, qui était ensuite élevée et fixée au sommet du poteau vertical. Les pieds de la victime étaient ensuite cloués au poteau vertical.”
Les preuves des historiens:
* L’auteur grec Lukianos (120-180) a écrit que la lettre T avait reçu « une mauvaise signification» en raison «de l’instrument de supplice que les tirants utilisait pour y accrocher les gens». (Lukianos dans « Iudicium Vocalium 12 «)
* L’historien juif le plus connu du premier siècle, Josèphe (37-apr. 110AD) , a écrit dans Antiquités judaïques : « Cet homme était le Christ... Pilate l’a condamné à la croix... Il leur est apparu, vivant, le troisième jour.»
* Pline l’Ancien, Histoire Naturelle, XXXVI, 106-107: «Et n’oublions pas de mentionner une particularité même plus mémorable, car les plus célèbres historiens l’ont omise. Tarquin l’Ancien (5° roi de Rome, mort en 579 av JC) faisait exécuter cet ouvrage (construction d’un aqueduc) par les mains de la plèbe et, ne sachant ce qui l’emportait de la grandeur du travail ou de sa durée, de toutes parts, pour échapper à la lassitude, les citoyens se donnaient la mort. A cela, le roi trouva un remède nouveau et que nul n’imagina avant lui ni ne reprit : il fit cloue
r sur une croix le corps de tous ceux qui s’étaient donné la mort, pour en faire à la fois un spectacle pour les citoyens et une proie à déchirer pour les bêtes sauvages et les oiseaux.» (Notes de l’historien : pour Tarquin, c’est la privation de sépulture et le corps donné en proie aux animaux qui sont une dissuasion au suicide. Il ne s’agit donc pas ici de supplice mais de l’infamie liée à la crucifixion).*Cicéron, plaidant pour Rabinius, accusé de haute trahison, s’élève violemment contre la crucifixion dont est menacé son client, un citoyen romain en 63 av JC.: Cicéron, Pro Rabirio, 16. «C’est un malheur que la flétrissure d’une poursuite criminelle, un malheur que la confiscation des biens, un malheur que l’exil, mais dans tous ces malheurs on conserve toujours quelque apparence de liberté. Enfin si c’est de mort qu’on nous menace, mourons du moins en hommes libres. Oui, que le bourreau, que le voile qui enveloppe la tête (allusion aux modalités de l’exécution), que le nom même de croix soient écartés non seulement de la personne des citoyens romains, mais de leurs pensées, de leurs yeux, de leurs oreilles. Car pour de tels supplices, ce n’est pas seulement l’effet et l’exécution, c’est le caractère, l’attente, le nom seul qui sont indignes d’un citoyen romain et d’un homme libre. « La littérature ancienne ne s’attarde pas sur les souffrances du supplicié. Sénèque voulant justifier la possibilité du suicide, décrit l’horreur de la mort progressive du crucifié.Sénèque, Lettres à Lucilius, 101, 14. «Se trouve-t-il donc un homme qui aime mieux fondre dans les tourments, périr membre à membre et répandre autant de fois sa vie goutte à goutte, que de l’exhaler d’un seul coup? Oui, qui attaché au gibet maudit, déjà infirme, déjà informe, les épaules et la poitrine remontée en deux bosses affreuses, ayant ainsi, même avant la croix, mille motifs de mourir, veut prolonger une existence qui prolongera tant de tortures ?"
7) La preuve du dictionnaire "Vine's complete Expository Dictionnary of old and new Testament Words":
" A propos de la siginification de stauros, voici ce que dit le Vine's complete Expository Dictionnary of old and new Testament Words (Nashville 1985, p. 138): "Stauros désigne fondamentalement "un pieu ou un poteau vertical". On y clouait des malfaiteurs. ..." (TMN Appendice -page 1702-03)
Quelle autorité à ce dictionnaire parmis tous les dictionnaires grecs?
On trouve dans New International Dictionary of New Testament Theology à propos du mot grec stauros :
« Correspondant au verbe [stauroô], qui était plus commun, stauros peut désigner un poteau, parfois taillé en pointe, sur lequel un criminel exécuté était parfois exposé à la honte comme punition supplémentaire. On pouvait s’en servir pour pendre (ainsi probablement Diod. de Sic., 2, 18, 2), empaler ou étrangler. Le stauros pouvait également être un instrument de torture, peut-être dans le sens du lat. patibulum, une traverse placée sur les épaules. Enfin, ce pouvait être un instrument d’exécution ayant la forme d’un poteau vertical avec une traverse de même longueur, formant une croix dans le sens strict du terme. Il avait la forme d’un T (lat. crux commissa) ou d’un † (crux immissa). « — Vol. 1, page 391.
le New International Dictionary of New Testament Theology, à l’entrée « Croix « :
« Nous sommes seulement certains que les Romains pratiquaient ce genre d’exécution. Mais il est très probable que le stauros avait une barre transversale pour former une croix. Les sources profanes ne permettent pas de tirer des conclusions quant à la forme précise de la croix, pour savoir s’il s’agissait d’une crux immissa (†) ou d’une crux commissa (T).
« Il y avait deux manières possibles de dresser le stauros. Le condamné pouvait être attaché à la croix posée à terre sur le lieu d’exécution, qui était ensuite dressée. D’un autre côté, il était probablement habituel de planter le poteau dans le sol avant l’exécution. La victime était attachée à la barre transversale, puis était hissé avec cette dernière et fixé au poteau vertical. Comme il s’agissait là de la manière la plus simple d’ériger la croix, et que le fait de devoir porter la barre transversale (patibulum) avait probablement un rapport avec la punition des esclaves, on peut considérer que l’exécution sur la crux commissa était la pratique normale. Ainsi, la croix ne devait pas avoir une hauteur supérieure à celle d’un homme. « (vol. 1, p. 392)
Stauros:
1. Pieu pour une palissade, pallisade; pieu pour fondement d’une constructionII. instrument de supplice, particul.: 1. pal, 2. poteau pour y clouer les condamnés; particul. poteau avec une transverse, d’où croix.
Le mot grec « stauros » signifie :1° pieu ;2° croix (Dictionnaire Grec-Français de Ch. Georgin).
Crux: ,ucis, f.: 1. croix, gibet...dresser une croix pour le supplice...
En effet, Stauros désignait un pieu à l’époque du grec classique, et il désignait une croix sous l’époque de l’occupation romaine. Les fouilles archéologiques nous l’ont prouvé depuis maintenant longtemps.
Le problème est que la WatchTower se base sur le grec classique. Qui n’est pas le grec utilisé dans le Nouveau Testament! On n’utilisait plus le grec classique à cette époque. Il en est du grec comme de n’importe quel autre langage. Le même mot évolue et désigne autre chose.Donc, si au Ve s. av. J.-C. stauros pouvait désigner un simple poteau, au Ier s. de notre ère il désignait bien une croix. Phénomène naturel de civilisation, la langue évolue et on pourrait citer dans toutes les langues des milliers de mots dont le sens a changé, s’est élargi ou au contraire s’est réduit. Pour rester dans le domaine des instruments de torture, prenons le cas des ceps, mot ancien qui, pris en ce sens, ne figure déjà plus aujourd’hui que dans quelques dictionnaires. Les ceps étaient, du temps de Jésus, composés de deux morceaux de bois échancrés dans lesquels on emprisonnait les membres inférieurs d’un prisonnier. C’étaient des sortes de «menottes » pour les pieds . Leur nom vient pourtant du latin cippus qui signifiait à l’origine «pieu pour palissade» exactement comme stauros en grec classique. En grec on les appelait simplement xulon, c’est-à-dire «bois», mot qu’utilisent également les auteurs sacrés pour désigner la croix !
La définition de Vine continue dans l'appendice de la TMN en page 1703:" ...Le nom comme le verbe stauroô, qui signifie 'fixer à un pieu ou à un poteau', sont à distinguer, quant à l'origine, de la croix ecclésiastique composée de deux pièce de bois."
Donc pour le dictionnaire Vine, le terme "Stauroô" signifie 'fixer à un pieu ou à un poteau'.
On trouve toujours dans l'appendice de la TMN en page 1702, cette déclaration de la WatchTower: " ...Quant au verbe stauroô, il signifiait dresser des pieux, élever une palissade".
Comme vous pouvez le voir la définition donnée par la société est différente de celle du dictionnaire de Vine. Pour la première il s'agit de "dresser" des pieux et pour le second "fixer" à un pieu. Mais au fait que dit le Vine's complete Expository Dictionnary of old and new Testament Words sur le terme "stauroô"?
"Stauroô:
B1. Cross, Crucify [Verb]
stauroo signifies
(a) «the act of crucifixion,» e.g., Matt_20:19;
(b) metaphorically, «the putting off of the flesh with its passions and lusts,» a condition fulfilled in the case of those who are «of Christ Jesus,» Gal_5:24, RV; so of the relationship between the believer and the world, Gal_6:14.
B2. Cross, Crucify [Verb]
sustauroo «to crucify with» (su, «for,» sun, «with»), is used
(a) of actual «crucifixion» in company with another, Matt_27:44; Mark_15:32; John_19:32
(b) metaphorically, of spiritual identification with Christ in His death, Rom_6:6; Gal_2:20.
B3. Cross, Crucify [Verb]
anastauroo (ana, again) is used in Heb_6:6 of Hebrew apostates, who as merely nominal Christians, in turning back to Judaism, were thereby virtually guilty of «crucifying» Christ again.
B4. Cross, Crucify [Verb]
prospegnumi «to fix or fasten to anything» (pros, «to,» pegnumi, «to fix»), is used of the «crucifixion» of Christ, Acts_2:23."
Comme vous pouvez le voir par vous même: "B1. Croix, crucifixion (verbe) Stauroô signifie (a) "l’acte de crucifier». Rien n'indique que ce verbe signifie "dresser des poteaux". Remarquez également au point B4 : "Prospegnumi : fixer ou attacher à quelque chose,...est utilisé pour la crucifixion du Christ".
La définition de l'appendice continue:
"...La forme de cette croix avait son origine dans l'antique Chaldée; on l'utilisait comme symbole du dieu Tammouz (elle avait l'apsect d'un Tau mystique, la première lettre de son nom) dans ce pays et dans les pays limitrophes, y compris l'Egypte. Vers le milieu du III e siècle ap. J.C. , les églises s'étaient ou bien écartée de certaines doctrines de la foi chrétienne ou elle les avaient travesties. Pour acroître le prestige du système ecclésiastique apostat, les Eglises admettaient en leur sein des païens qui n'avaient pas été régénérés par la foi et leur permettait dans une large mesure de conserver leurs signes et symboles païens. C'est ainsi que fut adopté, pour représenter la "croix" de Christ, el Tau ou "T", sous la forme la plus fréquente, c'est-à-dire avec la barre transversales abaissée"
Voici les remarques concernant cette déclaration:

Cette image est également tirée de la TMN (appendice -page 1717) et représente "les mois du calendrier dans la bible": remarquez aux mois de juin-juillet: Tammouz
7) La preuve schmidt:
Il écrit ceci sur l’exécution de Jésus « outre la flagélation, selon les récits évangéliques, il n’y a que la plus simple forme de crucifixion romaine qui entre en ligne de compte pour le châtiment infligé à jésus..... que Jésus à du porter ou trainer son poteau jusqu’au lieu d’exécution» (TMN Appendice -page 1704)
Quelle taille devais faire le poteau porté par le Christ?
Si l’on compte la taille du corps: 1m80 + 40 cm (bras tendus) + 40 cm (l’inscription en trois langues «Jésus rois des juifs en 3 langues» visible de loin) + 1 m(du sol au pied) + 2 à 3 métres dans la sol pour soutenir le poids du corps = 6 à 7 métres donc près de 200 kilos.
Regardez la taille de ce poteau, à gauche, auquel il manque le titulus (+ ou - 40 cm) et imaginez la partie dans le sol ( + ou - 2 mètres).(Image provenant de l'appendice de la TMN en page 1703
(Réf. Juste Lipse) L'image du milieu provient d'un livre de la WatchTower: remarquez que la tête du solat romain arrive à hauteur des pieds de Jésus (donc d'après cette représentation la distance entre le sol et les pieds est d'au minimum 1m 70! Notez également que le poteau du brigand derrière le Christ est encore très long au-dessus des mains). L'image de droite montre le titulus (The Watchtower 15 Août 1987 p.24).
Tiré du livre "Enemis" (1937). Notez la taille du poteau. Regardez où arrive le personnage à l'avant plan par rapport au poteau. Il manque encore minimum un mètre jusqu'au sol, plus au moins deux mètres dans le sol.
Un tel poteau ne doit pas être facile a porter...On peut se demander comment Jésus portait ce poteau. Il n'avait certainement pas d'autre solution, dans le cas d'un tel poteau, que de le tirer sur le sol. Il est inconcevable que Jésus ait pu porter sur ses épaules ce poteau de plus de 6 métres, d'autant plus que les ruelles de Jérusalem étainet très étroites.
De plus Schmidt dit également que c’était des exécutions de masse (2000 en même temps!):
Peut-on imaginer que les romains dressaient 2000 poteaux? Ou plutôt que le poteau était déjà sur place et qu’il ne restait plus qu’a fixé la barre transversale sur celui-ci? Quelle est la solution la plus pratique?

Voici une image tirée du livre «Le plus grand homme de tous les temps», où l'on voit Jésus porter son poteau aidé par Simon de Cyrène. Remarquez qu'on ne peut presque pas voir ce poteau.

Autre image tirée de la "Tour de Garde" du 1er janvier 2001 à la page 12. Remarquez que l'on ne voit pas le poteau de Jésus en entier(l'effet progressif sur les côtés de l'image existe sur l'original). Imaginez-vous la partie que l'on ne voit pas! Vu l'inclinaison du poteau, il manque une assez grande partie de celui-ci.
8) L'appendice de la TMN dit que le terme xulon signifie «un poteau vertical»:
Pourtant dans le même Vine’s Expository Dictionary of New Testament Words donne pour ce terme la définition suivante: « bois, une pièce de bois ou tout se qui est fait de bois»
La croix n’est-elle pas en bois? Ne dit-on pas dans la liturgie catholique que Jésus Christ est mort sur le bois?"he following are the words that were found for «Xulon»:
Staff, Staves [xulon]
Stocks [xulon]
Tree [xulon]
Wood [xulon]
rhabdos
xulon
1. Staff, Staves
rhabdos rendered «staff» or «staves» in Matt_10:10, parallel passages, and Heb_11:21: see ROD.
See also : rhabdos in other topics
2. Staff, Staves
xulon «wood,» then, «anything made of wood,» e.g., «a cudgel» or «staff,» is rendered «staves» in Matt_26:47,55 and parallel passages. See STOCKS, TREE, WOOD.
See also : xulon in other topics
Cross-reference:
· Also found in · Nave’s Topical Bible
xulon «wood,» is used of «stocks» in Acts_16:24. See STAFF, TREE, WOOD.
See also : xulon in other topics
dendron
xulon
1. Tree
dendron «a living, growing tree» (cp. Eng., «rhododendron,» lit., «rose tree»), known by the fruit it produces, Matt_12:33; Luke_6:44; certain qualities are mentioned in the NT; «a good tree,» Matt_7:17,18; Matt_12:33; Luke_6:43; «a corrupt tree» (ditto); in Jude_1:12, metaphorically, of evil teachers, «autumn trees (AV, ‘trees whose fruit withereth’) without fruit, twice dead, plucked up by the roots,» RV; in Luke_13:19 in some texts, «a great tree,» AV (RV, «a tree»); for this and Matt_13:32 see MUSTARD; in Luke_21:29 «the fig tree» is illustrative of Israel, «all the trees» indicating Gentile nations.
2. Tree
xulon «wood, a piece of wood, anything made of wood» (see STAFF, STOCKS), is used, with the rendering «tree,»
(a) in Luke_23:31, where «the green tree» refers either to Christ, figuratively of all His living power and excellencies, or to the life of the Jewish people while still inhabiting their land, in contrast to «the dry,» a figure fulfilled in the horrors of the Roman massacre and devastation in A.D. 70 (cp. the Lord’s parable in Luke_13:6-9; see Ezek_20:47, and cp. Ezek_21:3);
(b) of «the cross,» the tree being the stauros, the upright pale or stake to which Romans nailed those who were thus to be executed, Acts_5:30; Acts_10:39; Acts_13:29; Gal_3:13; 1_Pet_2:24;
(c) of «the tree of life,» Rev_2:7; Rev_22:2 (twice), Rev_22:14,19, RV, AV, «book.» See WOOD
Le mot grec xulon signifie « bois, morceau de bois, ou tout objet fait de bois «, et peut désigner également une croix, comme le montre Vine’s Expository Dictionary, vol. 4, p. 153.
xulon
hule
1. Wood
xulon denotes «timber, wood for any use» 1_Cor_3:12; Rev_18:12 (twice). See STAFF, STOCKS, TREE.
See also : xulon in other topics
2. Wood
hule denotes «a wood, a forest,» James_3:5 (AV, «matter,» marg., «wood»). See MATTER.
See also : hule in other topics"
En grec xulon (xylon) signifie simplement bois ou arbre, comme êts en hébreu. Dans le Livre de l’Apocalypse par exemple, ce même mot désigne «l’arbre de vie» . Aucun rapport ici avec un poteau.
Xulon dans "les Septante":
La version des Septante est une traduction grecque de l’Ancien
Testament effectuée par les Juifs d’Alexandrie au IIIe s. av. J.-C. Le mot
utilisé ici par les Juifs pour désigner le gibet, et qui ne donne aucune
indication quant à sa forme, est "êts" en hébreu, qui signifie arbre ou bois,
exactement comme xulon en grec.
Dans la bible, lorsqu’il est question de la défaite du roi d’Aï dans le
livre de Josué, il est dit que les vainqueurs le firent «pendre à un bois»
(êts en hébreu). Or, les Septante ont traduit êts par xulon didumon, c’est-à-dire
«bois double» . Si cela ne signifie pas que le roi d’Aï ait
historiquement été mis en croix par Josué, cela montre du moins que dès le
IIIe s. av. J.-C., la forme traditionnelle de la croix composée de deux
madriers et formant un T, un Y ou une croix latine, était déjà connue des
Juifs et des Grecs.
La date du changement:
Dans «les témoins de jéhovah - prédicateurs du royaume de Dieu - 1993» on trouve à la page 200 un encadré intitulé « des pratiques qui ont été abandonnées»
L’une des pratiques qui a été délaissée est la crucifixion de Jésus sur une croix pour être remplacée par un poteau.
«En 1936, on a souligné qu’à l’évidence le Christ est mort sur un poteau, et non sur une croix faite de deux poutres»
Cependant, on trouve encore le mot croix (cross en anglais) dans:
* The emphatic diaglott - interlineary word for word english translation
; Publié par « international bible students association watch Tower bible and tract society» Edition de 1942Pour voir l'appendice de l'Emphatic diaglott au mot croix ainsi que la page de titre avec la date de parution, cliquez ici.
"Croix: un genre de gibet fait de pièces de bois placées transversalement, traversées en angle droit, une au dessus de l'autre..."
Pour voir une page de l' 'Emphatic diaglott contenant le mot "cross" (croix), cliquez ici.
Ce n’est qu’en 1950, avec la parution de la New World Translation of the Christian Greek Scriptures (Les Écritures grecques chrétiennes — traduction du monde nouveau), qu’elle soutint pour la première fois que les termes grecs stauros (Mat. 10:38) et xulon (Actes 5:30) ne signifient pas « croix «, mais désignent simplement un poteau droit sans traverse, et qu’il n’y a aucune preuve du contraire. — Appendice, pp. 768-771.
Notez que l'on trouve encore le mot croix dans la Concordance théocratique de 1953 (Vie, page 212).
Comment cela se fait-il qu’il a fallu près de 14 ans à la société entre «l’évidence du poteau» et le moment ou elle le met par écrit dans ses ouvrages?
Mais que dit la bible?
Les évangélistes sont restés très dicrets quant à la crucifixion de Jésus.
Voici ce que l'on trouve dans l'évangile de Jean 20, 25 :
“Les disciples lui disaient : ‘Nous avons vu le Seigneur!’ Mais il leur dit : ‘Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n'enfonce pas mon doigt dans la marque des clous et si je n'enfonce pas ma main dans son coté, non je ne croirai pas’ ”(TMN)
Notez que Jean écrit bien la marque "des clous", et non "du clou". Le mot "clou" est donc au pluriel. Hors si Jésus est mort sur un poteau comme l'affirme la Société des Témoins de Jéhovah, il aurait été attaché au poteau avec un seul clou et non deux comme c'est le cas sur la croix. La réponse des Témoins de jéhovah est de dire que Thomas parlait des clous en génréral (le clou des mains + le clou des pieds). Seulement, remarquez que Thomas dit bien "Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous". Celui-ci parle bien des clous des mains, non des pieds! Donc, d'après ce verset, Christ est mort les bras écartés en croix avec un clou dans chaque main.

La connaissance qui mène à la vie éternelle - page 67 (notez qu'il n'y a qu'un clou dans cette position, ainsi que le titulus est au-dessus des mains de Jésus)
Dans l'évangile selon Matthieu 27, 37 :
“De plus, au-dessus de sa tête on plaça, l'ayant mise par écrit, l'accusation portée contre lui : ‘Jésus, roi des juifs’ ”. (TMN)
Notez que le verset dit bien que le titulus a été placé
"au-dessus de sa tête" et non "au-dessus de ses mains".
Hors dans la cas d'un poteau, Jésus aurait ce titulus au-dessus de ses mains,
par contre il l'aurait "au-dessus de sa tête" dans la cas de la
croix.
Enfin, regardez la traduction de Jean 21:18-19. Jésus prédit la mort de St. Pierre, lui annonceant qu’il «écartera» les bras (en forme de croix).
"18 - En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture, et tu allais où tu voulais; quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas.» 19 - Il signifiait, en parlant ainsi, le genre de mort par lequel Pierre devait glorifier Dieu. Ayant dit cela, il lui dit : «Suis-moi.»
La TMN dit "...tu tendras les mains".
Le verbe "Etendre" signifie: " Déployer en long et en large, allonger: étendre les bras". Mais pas étirer ses bras en hauteur!
Dernières remarques...
Pour la société des témoins de Jéhovah, la croix est un " signe phallique ", qui est passé du culte d'Osiris et autres divinités égyptiennes dans le culte de " la Chrétienté "! (La religion a-t-elle servi l'humanité ? pp. 94-95). Hors, selon vous, entre la croix et le poteau, lequel de ces supplices fait le plus penser à un symbole "phallique"?
Notez que le symbole de la croix était présent sur le bâtiment de Brooklyn:

"La Tour de Garde" 15 octobre 2000-page 29 (en légende: En 1909, Charles Russel, directeur du "phare de la Tour de Sion" déménageait à Brooklyn"). Remarquez que la lettre "T" de "Tabernacle" est représenté par une croix.
Images du
"Photo Drame" de Russel:
Pour voir la vidéo originale du Photo Drame concernant la crucifixion cliquez ici.
Note: si vous n'avez pas d'image, téléchargez "Real Player".

La crucifixion vue par Russel dans le "Photo Drame".


Le serpent d'érain autour d'une croix...