Les
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Un
père assasine les siens le soir de son anniversaire de mariage McMINNVILLE – Le soir de son 17ème
anniversaire de mariage, Robert Bryant a tiré un billet de $100 de son
porte-monnaie et s’est procuré une boite de projectiles à dinde de
calibre 12, rapporte les officiels ce lundi. Un procureur de district
du comté de Yamhill précise : «Quelque part dans la soirée
du 23 février, la famille de Bryant est allée au lit. Plus tard, Robert
Bryant s'est levé, a chargé deux fusils de chasse et a abattu chacun de
ses quatre enfants à intervalles rapprochés. Ensuite il a abattu son épouse,
Janet, qui s’était éloignée de son lit, par la suite il s'est mis à
genoux dans le salon et a pris sa propre vie.» La famille avait démangé en
Oregon en juin, en provenance du nord de la Californie, les parents et les
amis ajoutent : «afin de s’éloigner
d'une douloureuse rupture d’avec la foi des témoins de Jéhovah».
Robert Bryant était passé par l’exclusion du mouvement qui a également
mené le couple exclu à être rejeté par les autres membres de l'église,
ce qui a causé l'effondrement financier de son entreprise d’aménagement
paysager. Sharon Roe, la soeur de Janet Bryant,
est venue du nord de la Californie afin d’aider aux arrangements funéraires
de lundi Les enquêteurs ont précisé lundi
qu'ils pensent que Robert Bryant planifiait de tuer son épouse et ses
enfants depuis au moins un jour ou deux, affirme Brad Berry,
procureur de district du comté de Yamhill. Robert et Janet Bryant devaient célébrer
leur anniversaire de mariage ce 23 février, un samedi. Ashley, leur fille
la plus âgée, avait dit à son professeur de quatrième année, le
vendredi précédent, que la famille projetait de marquer l'occasion par
une excursion à la plage. La nuit suivante, la famille ferma de
l’intérieur leur maison préfabriquée et est allée dormir. Berry précise
qu’il n’y a aucune indication que quiconque ait eu connaissance ce que
Robert Bryant projetait. Le courrier restant et le début
des messages laissés sans réponse sur le répondeur téléphonique
permette de conclure que les meurtres eurent lieu le 23, selon Berry Pendant presque trois semaines, les
six corps demeurèrent dans la maison, jusqu'à ce qu’un détective muni
d’un appareil ait aperçu Robert Bryant par une fenêtre dans la nuit de
jeudi. Roe, qui a également cessé
d'assister aux réunions des témoins de Jéhovah, a indiqué qu'elle
comprit que la famille se dirigeait vers une tragédie lorsqu’elle les
visita en décembre. « J’ai pensé que Robert plaisantait lorsqu’il a dit qu'il allait faire une dépression nerveuse, » dit-elle. « Robert était justement dépressif , il disait quelque chose de très triste ou malheureux une minute et la minute suivante, il devenait très heureux.» Lors des changements d’humeur
de Robert Bryant, dit-elle, sa soeur était toujours comme un rock.
« elle était forte, et elle était la meilleure mère que vous puissiez
voir. » Roe est hantée par le dernier appel
téléphonique de sa soeur, dans lequel Janet a semblé « davantage
stressée » qu’à la normale. Roe savait que le poids de l’exclusion
pesait fortement sur sa soeur. Cette semaine, elle sera de retour à
la maison jusqu'à ce qu'elle retrouve les deux chats que sa soeur a aimés.
Elle espère que les voisins l’aideront
à trouver et préserver
Smokey, un chat noir, et Sparky de tomber dans un piège. « C’est ce que Sharon aurait
voulu que je fît : dit-elle. Je l’ai toujours tant admirée. Elle
était mon héros, » dit-elle en couvrant sa bouche de sa main lorsque sa
voix craque. George Siegfried, un médecin de
McMinnville, a jeté plus de lumière sur l'homme au doux-parlé avec qui
il développa une amitié dans le mois précédant les massacres Le 22 février, Bryant, qui n'a
jamais parlé à Siegfried de ses problèmes personnels manqua sa session
de vendredi à la clinique. Siegfried ne pardonne pas ce que Bryant a fait
la nuit suivante d’après la police . Mais il a dit qu'il comprend. Lundi, les écoles dans McMinnville
ont observé un moment de silence et les drapeaux ont été mis en berne. Au «High School» de
McMinnville, les camarades de
classes de Clayton 15 ans, ont laissé des messages de sympathies par
l’entremise de la mascotte de l’école un ours grizzly.
Les camarades de classes de Ethan, gradué de sixième année, ont
fait de même au collège de Patton. À l'école primaire «Memorial
Elementary School», Alissa
graduée de deuxième année et Ashley de quatrième année seront commémorées
par une plantation spéciale visible de la fenêtre de leur salle de
classe Robert Bryant laisse dans le deuil
ses parents, Keith et Arlene; ses frères : Lance, Aaron et Zachery;
et sa soeur, Brandy, tous de Shingle Springs, Calif. Janet Bryant laisse dans le deuil sa
mère, Joan Smith, sa soeur, Karene McDonald, et son frère, Mark Smith,
tous de Garden Valley, Californie; son frère, Tim Smith de San Jose,
Californie; et sa soeur, Sharon Roe de Diamond Spring, Calif Le service commémoratif aura lieu à
3:30 P.M. jeudi à l'église Baptiste Bethel, 325 Baker Creek Road à
McMinnville. Les funérailles seront privées. Les membres de famille suggèrent
que des dons soient envoyés à un programme d’aide à l’enfance, au
soin de Macy & Son Funeral Director à McMinnville. L'argent sera
distribué en fonction d’un ou de plusieurs programmes locaux. JIM
TANKERSLEY 03/19/02 Tiré du site The Oregonian Traduction tirée du site "
Vitam Impadere Vero": http://pages.globetrotter.net/mleblank/ |
| Une arme contre les sectes - Justice
(article sur les sectes) La loi permet désormais de les dissoudre. Le rapport 2001 de la Mils et un procès inédit montrent que la lutte ne faiblit pas. «Le déclin des mouvements sectaires se confirme, s'est réjoui Alain Vivien, président de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Mils), en rendant public cette semaine son rapport 2001. Le nombre d'adeptes français peut être estimé à 400 000, dont une grande majorité de témoins de Jéhovah.» Le prosélytisme sectaire exploite toujours la vulnérabilité liée aux difficultés économiques, aux catastrophes naturelles, aux guerres et surtout aux attentats. L'explosion de l'usine AZF de Toulouse, en septembre 2001, a constitué un terreau idéal, et des mouvements américains pseudo-évangélistes ont vu dans les événements du 11 septembre «le déclencheur d'un processus à l'issue inéluctable, l'Apocalypse» La loi permet maintenant Face à ce dangereux prosélytisme, la Mils juge que
la France s'est dotée en 2001 d'une arme majeure, avec la loi
About-Picard: elle donne la possibilité aux tribunaux de dissoudre les
sectes si elles-mêmes ou des dirigeants ont été pénalement condamnés
pour des «atteintes aux droits de l'homme ou aux libertés fondamentales».
La Mils s'est d'ailleurs félicitée du premier renvoi en correctionnelle
d'un mouvement sectaire en tant que personne morale, la Scientologie, à
la suite de l'instruction menée par le juge Renaud Van Ruymbeke. Le procès
s'ouvre ce 21 février à Paris, où la branche francilienne de la secte
devra répondre de violation de la réglementation sur les fichiers
informatisés, de publicité mensongère et de tentative d'escroquerie.
D'anciens adeptes se sont plaints, en effet, d'avoir été harcelés alors
qu'ils avaient demandé à être retirés des ordinateurs de la
Scientologie. par François Koch Tiré de L'Express du 21/02/2002 Tiré du site: http://www.lexpress.fr/Express/Info/Societe/Dossier/sectes/Dossier.asp
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| Vers la levée d'une interdiction des
transfusions Les Témoins de Jéhovah "s'adaptent" C'est une véritable révolution pour les Témoins de
Jéhovah pour autant que l'interdiction soit effectivement appliquée dans
les faits: les fidèles de la Tour de garde qui accepteraient des
transfusions sanguines ne seront plus automatiquement "excommuniés". Tiré du journal "Le Soir en ligne" du vendredi 16 juin 2000: http://doc.lesoir.be/scripts/$cshtml.exe?TO_PAGE=lesoir/recherche/recherche:LANG=Francais
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Un
Témoin de Jéhovah est excommunié pour avoir peut-être sauvé sa fille CALGARY (PC) - Un père de famille de 51 ans de Calgary faisant partie des Témoins de Jéhovah doit payer le prix pour avoir permis qu'on fasse une transfusion sanguine sur sa fille de 16 ans atteinte de leucémie. Non seulement les autres Témoins de Jéhovah l'évitent-ils, mais ses amis et sa famille en font autant depuis qu'il a rompu avec sa foi, il y a un mois, au sujet de la transfusion sanguine, qui est interdite dans cette religion. Sa propre fille, dont la vie pourrait être sauvée par une telle transfusion affirme elle-même détester son père. "Je vivais sous une immense pression, disait-il dans une récente interview. Je savais que j'allais à l'encontre des enseignements de mon Eglise, que je serais excommunié et que plus jamais un autre Témoin de Jéhovah, incluant ma famille, ne m'adressera la parole." Désormais, son épouse ne vient à la maison que pour faire la lessive et ses deux autres filles de 14 et 22 ans ne veulent plus le voir. On lui interdit aussi d'aller voir sa fille malade à l'hôpital lorsque les assemblées de Témoins de Jéhovah sont retransmises par téléphone. De telles assemblées ont lieu plusieurs fois par semaine et peuvent parfois durer toute une journée. "C'est comme si j'avais cessé d'exister!", s'est-il exclamé. Selon les Témoins de Jéhovah, ce processus de rejet d'un membre qui met en doute les dogmes de leur religion, est stipulé dans de nombreux écrits de la Bible. La jeune fille a déjà subi plusieurs traitements depuis que son père a pris sa décision. Selon les médecins, le taux de survie des personnes atteintes de leucémie après traitement est de 40 à 50 pour cent et celui-ci passe à 60 pour cent avec une transplantation de moelle osseuse. Presse Canadienne - Dimanche 10 mars: http://www.canpress.ca/ Tiré du site "Vitam Impadere Vero": http://pages.globetrotter.net/mleblank/ (les news) |
La congrégation des Témoins de Jéhovah
de Othello poursuivi en justice pour d'abus sexuel
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LES TÉMOINS DE JÉHOVAH
N’ONT RIEN FAIT POUR ARRÊTER MON PERE DES ABUS SEXUELS
CAUCHEMARDESQUES QUE JE SUBISSAIS Revendique une Victime. Une ADOLESCENTE a expliqué comment les anciens des Témoin de Jéhovah n’ont pas su l’aider face à son père pervers. L'abus qu’a subi Alison a commencé quand elle avait seulement 13 ans et a continué jusqu'à ce qu'elle en ait 16. Elle est allée voir les anciens du la Salle du de Royaume de Stevenston, Ayrshire, en novembre 1999. Alison, qui a maintenant 18 ans , a trouvé en elle-même la force pour aller plus tard dénoncé son père. Et Cousins, 43 ans, a été emprisonné pour une durée cinq années, vendredi, pour des actes indécents impliquant Alison et deux autres filles. Un anciens a admis hier que Cousins leur avait parlé de sa perversion dès 1997. Colin McCreadie a déclaré : "nous avons été informés par Ian Cousins de ce qu'il avait fait sur la première fille. Mais il nous a assuré qu'il n'avait rien fait rien après cela." Nous avons vraiment discuté avec Alison. Mais nous avons décidé de nous tenir à l'écart, nous n'étions pas sûrs. "Vous ne connaissez pas le coeur d'une personne, vous ne savez pas ce qui est dedans. Quelle est la vérité ?" Je crois qu'Alison a été informée par les anciens qu'elle devrait aller à la police. Je ne peux pas me souvenir qui c’était. " Un ancien membre de la congrégation, Paul Wynn, a déclaré que les anciens avaient essayé "de blanchir" la question Et il a déclaré comment il a abandonné, dégoûté, quand on lui a demandé de pardonner à Ian Cousins. M. Wynn, 38 ans, a déclaré : "Ian Cousins a déclaré aux anciens en 1997 qu'il avait abusé de la première fille. Mais personne n' a rien fait et à cause de cela l'abus sur Alison a continué." On m'a dit que je n'étais pas le bienvenu à la Salle du Royaume à moins que je ne puisse embrasser Ian Cousins comme mon frère. "Je ne pouvais pas même le regarder, alors pour ce qui est de l'embrasser, après les choses répugnantes qu'il a faites. "Les Anciens Alex Stewart et Colin McCreadie ont été avertis des deux dernières victimes, mais ils n'ont rien fait." Tout ce qui est arrivé c’est que Cousins a été radié de son rang d’Assistant Ministériel, qui est en effet un ancien stagiaire. " Alison a renoncé à son droit légal à l'anonymat dans l'espoir de sauver d'autres filles de l'abus. Interrogé sur son cas, l’ancien Alex Stewart aîné a déclaré :" je ne connais pas le résultat du procès donc je ne peux faire aucune remarque. On prétend que Jonathan Briggs est" un expert(un spécialiste appelé à résoudre un problème) "envoyé pour rendre la stabilité à la congrégation. Tiré du site du "Daily record": http://www.dailyrecord.co.uk/shtml/main.shtml
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Des subventions venant des villes de Kennewick et Richlandpour une
assemblée d'une église soulèvent des questions
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| Les sectes, leurs gourous et leurs
victimes Comment les sectes pervertissent les droits de l'homme et asservissent leurs adeptes. Un colloque en traite, à Bruxelles. S urtout, ne citez pas le nom de la secte!
L'avertissement siffle comme une supplique. J'ai passé vingt-trois ans
dans une prison psychologique; si vous nommez la secte qui est "entrée
en moi" comme une amibe, votre journal risque de subir des représailles... MICHELLE LAMENSCH (1) ce samedi 21 octobre, de 9 à 19heures, à la
salle F de l'UCL, avenue Hippocrate, à 1200Bruxelles. Renseignements:
086-21.41.85. "J'étais une insoumise et c'est ce qui m'a sauvée"
M.L. Les Témoins: "Nous ne sommes pas une secte" Ces gens ne nous aiment pas, alors que des milliers
d'autres ont témoigné en notre faveur. Marc Hansen, membre de la
"congrégation chrétienne" des Témoins de Jéhovah, affirme
que son organisation n'assistera pas, même pour information, au colloque
organisé par l'Aide aux victimes des comportements sectaires (voir
ci-dessus). Parce que nous ne sommes pas une secte, nous n'avons pas de
gourou, nous n'avons même pas de chef. Les directives européennes ne
sont d'ailleurs jamais parvenues à s'entendre sur le terme de
"secte". Journal "Le Soir" du Vendredi 20 octobre 2000 Tiré du site "Le Soir en ligne":
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Une correction
biblique tue une enfant selon la police Le
13 novembre 2001
MAUREEN
O'DONNELL, ANA MENDIETA ET ANNIE SWEENEY
JOURNALISTES DE l'EQUIPE Des
parents sont accusés d'avoir battu leur fille de 12 ans jusqu'à la mort
a déclaré la police, ils
ont pratiqués la punition biblique "de 40 coups de fouet moins un,
trois fois de suite" ont déclaré les détectives lundi. Constance
Slack, une infirmière travaillant dans un hôpital d'enfant, a bâillonné
sa fille, Laree, tandis qu'elle a été attachée par les pieds à un
futon, a déclaré la police. Son père, Larry Slack, a alors frappé à
plusieurs reprises l'enfant avec un câble électrique de trois centimètres
de large caoutchouté et rempli de fils, selon la police. Elle est morte
suite à une hémorragie interne. Mais
leurs amis ont été choqués, selon
leurs allégations. "Il était un type très paisible et une personne
très intelligente. Et il était très religieux," a déclaré le Révérend
Wayne Lewis junior, qui a suivi des études de la Bible à leur maison.
"La première fois que nous nous sommes rencontrés il essayait de me
convertir, mais je suis un ministre Baptiste.
'" Contribution : Cathleen Falsani Article
du journal "SunTimes" de Chicago du 13 novembre 2001
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| Les
risques élevés de mortalité à l’accouchement chez les Témoins de
Jéhovah Jeudi, le 8 novembre 5:32 PM NEW
YORK (Reuters Health) - les Femmes Témoins de Jéhovah ont un risque
dramatiquement accru de mourir suite à une perte de sang excessive durant
l'accouchement et par leur refus de combler cette perte par du sang donné,
selon les résultats d'une étude. Les
transfusions sanguines sont le traitement conventionnel pour l'hémorragie
obstétrique, ou pour une perte de sang excessive, mais de telles procédures,
ainsi que d’autres traitements médicaux qui impliquent l'administration
de sang ou de produits tirés du sang, sont interdits par la religion des
Témoins de Jéhovah. "La
Grossesse est sûre pour les femmes qui acceptent des produits
sanguins," a déclaré à Health Reuter, le principal auteur de l'étude,
le docteur Carl J. Saphier de l’école de médecine du Mount Sinai
de New York. Ceux
qui rejettent de tels produits, peuvent présenté un risque accru de
mortalité, "mais il peut être réduit au minimum en donnant les
soins appropriés," a-t-il déclaré. Saphier
et ses collègues ont examiné les risques de décès de 332 femmes Témoins
de Jéhovah ayant accouchés au Centre Médical du Mount Sinaï de janvier
1988 à décembre 1999 inclus. Presque
400 naissances – par voie naturelle
ou Césarienne - ont eu lieu pendant cette période d'étude et 24
patientes (6 %) ont fait une hémorragie obstétrique, ont rapportés
Saphier et ses collègues dans une publication d'Octobre du Journal américain
d'Obstétrique et de Gynécologie. Deux
femmes sont mortes suite à l'hémorragie, correspondant à un taux de 521
morts par 100,000 naissances réussies - un taux de mortalité de la mère
presque 44 fois supérieur à la population AMÉRICAINE en générale,
indique le rapport. Actuellement,
traiter l'hémorragie obstétrique et certaines autres conditions chez les
Témoins de Jéhovah peut impliquer l'utilisation de produits non sanguins
appelés restaurateur de volume- des solutions qui sont mélangés au
propre sang du patient pour compenser le sang perdu pendant
l’intervention - ou des « Cell-Saver », qui sont des
dispositifs qui collectent et réutilisent le sang du patient. Pour
une des patientes qui est morte, néanmoins, le traitement par un « Cell-Saver »
a été inefficace parce qu'elle avait déjà perdu de grandes quantités
de sang au niveau du vagin, note l'auteur. "Les
découvertes impliquent qu’un traitement spécial est nécessaire pour
les femmes Témoins de Jéhovah, y compris une discussion particulière
avant l’accouchement, les méthodes,
réduire au minimum les perte de sang à l’accouchement et le
traitement rapide de toute hémorragie," a déclaré Saphier. Artilce paru dans le Journal américain d'Obstétrique et Gynécologie 2001; 185:893-895. Tiré
du site: http://dailynews.yahoo.com/h/nm/20011108/hl/childbirth_1.html
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Pour un Témoin de Jéhovah, une transfusion peut
conduire à l'exclusion
Si l'on classe les Témoins de Jéhovah parmi les mouvements sectaires, comme l'a fait le rapport parlementaire de 1995, ils constituent la plus importante secte en France par le nombre des fidèles : l'organisation avance le chiffre de 250 000 Témoins et sympathisants en France, dont 120 000 actifs. De son côté, la Coordination nationale des victimes des Témoins de Jéhovah parle d'"un peu plus de 100 000 adeptes", un chiffre sans doute plus proche de la réalité.Les effectifs seraient en légère baisse depuis quelques années : le rapport parlementaire sur "Les sectes en France", de 1995, estimait en effet, il y a six ans, le nombre des Témoins à 130 000. Depuis deux ans, la position des pouvoirs publics a évolué à l'égard de ce mouvement d'inspiration chrétienne fondé en 1874 aux Etats-Unis. Dans un rapport de 1999, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) présidée par Alain Vivien préconisait un "dialogue" avec cette organisation. Plus récemment (Le Monde du 16 septembre 2000), la Mission, dans une note adressée à Matignon au sujet de la proposition de loi About-Picard et du délit de "manipulation mentale", la Mission, , suggérait même de ne plus ranger les Témoins de Jéhovah parmi les sectes, mais dans "les mouvances chrétiennes" dont "la doctrine et la pratique peuvent "seulement" contrevenir à la loi par une rigueur ou un intégrisme intransigeant, ou une tendance à couper l'individu de ses repères familiaux et sociaux" (Le Monde du 16 septembre 2000). Le 23 juin 2000, le Conseil d'Etat a rendu deux arrêts par lesquels il reconnaissait implicitement le caractère cultuel de deux associations de Témoins de Jéhovah au regard du droit fiscal. Cette décision était venue trancher un contentieux opposant depuis plusieurs années les Témoins de Jéhovah, qui demandaient à bénéficier des avantages fiscaux liés au statut d'associations cultuelles selon la loi de 1905, et le ministère de l'économie et des finances, qui leur contestait ce droit. Dans ces deux arrêts, le Conseil d'Etat a estimé que les associations concernées n'avaient pas fait "l'objet de poursuites ou d'une dissolution de la part des autorités administratives ou judiciaires" et n'avaient pas "incité -leurs- membres à commettre des délits, en particulier celui de non-assistance à personne en danger". MORT DU JEUNE RÉMI L'arrêt rendu vendredi par le Conseil d'Etat concerne non plus le caractère cultuel des Témoins de Jéhovah, mais leur refus de la transfusion sanguine. Les Témoins de Jéhovah souscrivent en effet à une croyance sur le caractère sacré du sang, dont ils affirment qu'il est "inscrit dans la Bible". Ils refusent d'absorber du sang ou d'en recevoir par injection pour se soigner. Même si les dirigeants français affirment qu'il ne s'agit pas là d'"un dogme", les publications officielles de l'organisation continuent de préciser que l'acceptation d'une transfusion sanguine peut conduire à "l'exclusion" de la personne concernée. Aujourd'hui, l'organisation permet que ses membres aient recours à des méthodes telles que l'utilisation de substituts au sang ou l'autotransfusion. En avril, Rémi, un jeune Témoin de Jéhovah de vingt et un ans, était décédé après avoir refusé de recevoir des produits sanguins (Le Monde du 28 avril). Le jeune homme était atteint d'une leucémie aiguë myéloïde. Les médecins qu'il avait consultés estimaient "de 65 % à 75 %" ses chances de guérison s'il subissait une chimiothérapie. Mais, dans le cas d'une leucémie myéloïde, la majorité des médecins français considèrent que la transfusion sanguine est un préalable indispensable à tout traitement par chimiothérapie, et le jeune homme l'a refusée. Le jeune Rémi était alors allé se faire soigner dans un établissement hospitalier allemand, où il avait reçu une injection d'érythropoïétine (EPO), un facteur de croissance des globules rouges autorisé par les Témoins de Jéhovah. Le jeune homme est décédé quelques heures plus tard. Xavier Ternisien ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 28.10.01 du journal "Le Monde" Tiré du site "Le Monde": http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226--238699-,00.html
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Le médecin est soumis à un devoir
de persuasion, mais il ne doit pas aller jusqu'à la pression (Pour voir les commentaires sur
l'article cliquez ici
(Site "Recherches sur les Témoins de Jéhovah) - Ces cas de conscience sont-ils fréquents
pour les médecins ? "Au cours des dix dernières années, j'ai été personnellement confronté, dans le domaine du cancer, huit à dix fois à un tel dilemme. S'il n'y a pas une situation d'urgence véritable, si la volonté du malade a été exprimée de manière réitérée et si son avis - et celui de sa famille - est éclairé, il est souvent possible de respecter l'avis du malade. Cette décision peut être triste, dérangeante, mais elle est paisible. L'article 36 du code de déontologie médicale prévoit, rappelons-le, que "le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas" et que, en cas de refus du traitement proposé exprimé par le malade, "le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences". Cette obligation est reprise dans le projet de loi sur les droits des malades, mais, comme le rappellent d'éminents juristes, si la loi est faite pour être respectée, elle est également faite pour être transgressée dans des cas particuliers. - Arrive-t-il souvent, comme vous l'évoquiez
vous-même, que des transfusions soient effectuées contre l'avis du
malade ? - L'état de conscience du malade au
moment où la question de la transfusion est posée entre-t-il en ligne de
compte dans la décision du médecin ? |
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Mis en cause et affaiblis, les Témoins de Jéhovah
veulent améliorer leur image
Deux immenses piscines gonflables au milieu d'un hall d'exposition et des dizaines d'hommes et de femmes de tous âges, vêtus d'un maillot de bain, qui attendent patiemment de pouvoir gravir une petite échelle pour être immergés : près de 400 Témoins de Jéhovah ont été baptisés, au cours de trois grands rassemblements qui ont eu lieu du vendredi 3 au dimanche 5 août, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), Lyon et Bordeaux. Des manifestations qui se voulaient internationales puisqu'elles ont rassemblé des Témoins venus de toute l'Europe, mais aussi d'Amérique du Nord et d'Asie. Cette présence étrangère compense quelque peu
la baisse du nombre de Témoins de Jéhovah en France. Cette organisation,
qui se présente comme la troisième confession chrétienne en France - appellation
qui leur est contestée par les Eglises catholique et protestantes -, a été
classée parmi les sectes par le rapport parlementaire de 1995, qui
estimait alors ses effectifs à 150 000. Aujourd'hui, la Coordination
nationale des victimes de l'organisation des Témoins de Jéhovah parle
d'"un peu plus de 100 000" adeptes. "Nous ne subissons
pas une baisse mais une stagnation", rectifie Georges Paulin, chargé
de l'accueil à Villepinte, qui, pour sa part, avance le chiffre de 250 000 Témoins
et sympathisants en France, dont 120 000 actifs. INCITATION AU PROSÉLYTISME Ces rassemblements interviennent alors que les Témoins de Jéhovah ont été récemment mis en cause. En avril, Rémi, un jeune adepte âgé de vingt et un ans atteint d'une leucémie aiguë myéloïde, est décédé après avoir refusé toute transfusion sanguine, en raison de ses convictions religieuses (Le Monde du 28 avril). Le mouvement affirme avoir créé une structure de médiation pour promouvoir des alternatives médicales, notamment l'auto-transfusion. "Les Témoins de Jéhovah se soignent, ils sont respectueux de la vie, et laisser entendre tout autre chose est détestable", s'indigne Georges Paulin. Mais les Témoins ne sont pas venus à Villepinte pour polémiquer. Tous assistent, Bible et crayon en main et avec une attention étonnante, aux prêches et témoignages prévus au programme, avant de chanter fièrement des cantiques. Cette année, ils étaient invités à réfléchir sur le thème "Enseignants de la parole de Dieu" : une incitation à peine déguisée au développement du porte-à-porte et au prosélytisme. Les "frères et sœurs" parlant une même langue sont regroupés par hall. Le décor est toujours le même : grande estrade rouge sur fond bleu, des gerbes de fleurs et un pupitre en bois, d'où un prédicateur harangue la foule et invite les fidèles à "ne jamais cesser de suivre le Christ, où qu'il -les- mène". Un important service d'ordre surveille de manière étroite le bon déroulement des opérations. Les journalistes présents sont pris en charge et encadrés individuellement. Mathilde, elle, est émue : elle vient d'être immergée dans l'eau : "Je suis très heureuse : j'attendais ce moment depuis longtemps. Pour moi, c'est un nouveau départ." Elle affirme ne pas rencontrer de difficulté particulière pour vivre sa foi : "La plupart de mes amis ne pratiquent pas la même religion que moi mais m'acceptent telle que je suis. Que pourraient-ils reprocher à quelqu'un qui décide de mettre sa vie au service de Dieu et au service des autres ?" ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 07.08.01 du Journal "Le Monde" Tiré du site du journal "Le Monde": http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226-5663-212655-,00.html
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Stéphane Bates, correspondant
pour les affaires religieuses Lundi,
le 8 octobre 2001 Les Témoins, fréquemment rencontrés par des
non-membres quand ils essayent de faire des conversions au seuil des maisons,
font face à des accusations de mauvaise foi. Des ex- témoins croient que l'association, qui n'a
pas rendue publique ces faits aux disciples, tente d'augmenter sa respectabilité
religieuse auprès des gouvernements sceptiques, comme la France, qui a refusé
de la reconnaître. dans The Guardian - le 8 octobre 2001- page 13 traduction |
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Les
témoins de Jéhovah "hypocrites" abandonnent leur liaison secrète
avec l'ONU Lundi,
le 15 octobre 2001 dans The Guardian - le 15 octobre 2001 traduction
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Les Témoins de Jéhovah sont-ils un culte ou une secte ? Anthropologue au CNRS, co-auteur
avec Frédéric Lenoir de "Sectes, mensonges et idéaux",
Nathalie Luca répond aux questions de la journaliste qui l’interroge
sur les Témoins de Jéhovah. Elle rappelle que le mouvement des T.J. est
"millénariste ou apocalyptique" ayant, à plusieurs reprises prédit
la fin des temps. Or, pour le passage à l'an 2000, il n'a rien annoncé,
signe, sans doute, d'une "évolution". Un changement s'était déjà
amorcé en 1995, année où le groupe avait passé un premier compromis
avec l’administration "sur la question du service militaire,
acceptant le statut d'objecteurs de conscience". dans "La Croix l'Evènement", 06.09.2001, GOMEZ Marianne |
| Qui a peur de Jéhovah ?
25 000 en Belgique, 130 000 en France, les Témoins de Jéhovah possèdent un patrimoine immobilier de 5,3 milliards de francs [belges]. Aujourd'hui, le mouvement se bat devant les tribunaux français car l'administration taxe les offrandes perçues à hauteur de 60 % et réclame même quatre années d'arriérés, soit la "coquette somme" de 1,86 milliard de francs belges (303 millions de FF), soit un tiers de leur patrimoine présumé. Après l'enquête patrimoniale française dont les T.J. ont fait l'objet en 1999 [Rapport "Les Sectes et l'Argent"], son consistoire a publié des éléments de financement, et un audit a été commandé au cabinet Grant Thornton. L'issue du différend qui oppose l'administration fiscale aux T.J. est à même de remettre en cause la pérennité du site de Louviers, pôle industriel le plus important d'Europe avec Taunus en Allemagne. dans 'Le Soir', 07.08.2001, LALLEMAND Alain |
| Bordeaux : 20 000 Témoins de Jéhovah
L'assemblée d'été des Témoins de Jéhovah à
Bordeaux s'est ouverte le 3 août en présence de près d'un millier de
personnes. Près de 20 000 personnes étaient attendues au Parc des
Expositions jusqu'au dimanche 5 août, journée de clôture. Les années
précédentes, la secte organisait des assemblées décentralisées dans
une vingtaine de villes, rassemblant au total. dans La Dépêche, 04.08.2001 |
| Tout ce qui est extérieur est
satanique
R.C. a passé trente ans chez les Témoins de Jéhovah.
Il est à présent retraité. Il décrit son itinéraire au cours de son
entretien avec le journaliste. Il a été recruté à 27 ans, en 1954,
alors qu'il venait de perdre sa fille. Les T.J. lui ont alors parlé de résurrection.
Rapidement, des responsabilités lui ont été confiées. Il est même
devenu un dirigeant local dans le Vaucluse. Ses deux fils nés ensuite
sont naturellement devenus à leur tour témoins de Jéhovah. dans Lyon Capitale, 01.08.2001, RUFFIER Raphaël |
| La stratégie de Jéhovah
Pour renforcer les rangs de leurs fidèles, les Témoins de Jéhovah promettent des miracles aux sourds et aux paralytiques. Des victimes, rassemblées en associations, lancent un cri d'alarme contre la «secte». Des Témoins, rassemblés dans la salle du Royaume de Louviers. La phobie de Satan, sur laquelle repose le conditionnement, produit des ravages sur les esprits crédules. Comment résister au «marketing théocratique»
des Témoins de Jéhovah auprès des personnes handicapées? Les jéhovistes
ont trouvé, en effet, une nouvelle cible, surtout des sourds et des
paralytiques, pour renforcer les rangs de leurs fidèles. par François Koch L'Express du 11/07/1996 Tiré du site "L'Express": http://www.lexpress.fr/Express/Info/Societe/Dossier/jehovah/dossier.asp?id=30404
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| Le jeune Témoin de Jéhovah atteint
de leucémie, qui refusait la transfusion sanguine, est mort
LE JEUNE Témoin de Jéhovah atteint d'une leucémie aiguë myéloïde, qui refusait la transfusion sanguine en raison de ses convictions religieuses (Le Monde du 16 avril), est décédé mercredi 25 avril, dans un hôpital d'Aix-la-Chapelle, en Allemagne. Selon son avocat, Me Frank Berton du barreau de Lille, Rémi, âgé de vingt et un ans, était soigné dans le service d'hémato-oncologie du professeur Oseika. D'après les informations transmises par celui-ci à Me Berton en date du 18 avril, le jeune homme aurait reçu un traitement à base d'érythropoïétine (EPO), un facteur de croissance des globules rouges, avant de subir une chimiothérapie. Me Berton ignore si Rémi a finalement reçu une transfusion sanguine. Le jeune homme avait appris le 22 mars qu'il
était atteint d'une leucémie aiguë. Hospitalisé le 23 mars à l'hôpital
Cochin, à Paris, il avait refusé une première fois de recevoir une
transfusion sanguine, que les médecins jugeaient pourtant indispensable
avant une chimiothérapie. Une enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a été menée auprès du personnel de la clinique de Saint-Martin-Boulogne, pour déterminer si le jeune homme était capable de prendre sa décision librement et n'avait pas été victime de pressions. Interrogé par le quotidien Nord-Littoral (19 avril), le procureur de Boulogne-sur-Mer, Gérald Lesigne, affirmait que les "investigations auprès du personnel du centre Joliot-Curie de Boulogne-sur-Mer font apparaître que ce jeune Témoin de Jéhovah a choisi librement de ne pas suivre le traitement médical. Il a toutes ses facultés individuelles. Ce n'est pas un majeur protégé. Au nom de la liberté de choix, nous ne pouvons aller plus loin..." L'enquête pourrait donc déboucher sur un classement sans suite. Les représentants du parquet font valoir que, dans une telle affaire, il est difficile de trouver l'incrimination. Le délit d'abus de faiblesse, qui pourrait s'appliquer, est en effet placé dans la partie du code pénal qui concerne les infractions contre les biens (article 313-4). Jusqu'à présent, les tribunaux en ont fait une application très restrictive. La proposition de loi About-Picard "à l'encontre des groupements à caractère sectaire", qui devrait être examinée par le Sénat au début du mois de mai, prévoit de compléter cet article et de l'insérer dans la partie du code pénal concernant les crimes et délits contre les personnes. Xavier Ternisien ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 28.04.01 du Journal "Le Monde" Tiré du site du journal "Le Monde": http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226-5663-177411-,00.html |
| Une lettre de l'avocat de Rémi, le
jeune témoin de Jéhovah qui refuse une transfusion
À LA SUITE de notre article intitulé "Rémi, témoin de Jéhovah, refuse la transfusion qui pourrait le sauver" (Le Monde du 11 avril), nous avons reçu de l'avocat lillois Me Frank Berton, au nom du jeune Rémi, la mise au point suivante : Atteint d'une leucémie aiguë, maladie
foudroyante qui fait chaque année 5 000 victimes en France,
malgré les progrès de la science et de la médecine, Rémi a été
hospitalisé et a consulté les meilleurs spécialistes,notamment à l'hôpital
Cochin de Paris. Il veut vivre. Ses convictions personnelles l'ont amené à privilégier un traitement médical ne faisant pas appel à une chimiothérapie lourde associée à des transfusions sanguines aux résultats incertains. C'est un choix que tout adulte est normalement en droit d'exercer. Réduire la situation de Rémi à un refus de "transfusion -sanguine- qui pourrait le sauver" constitue une présentation tendancieuse, contraire à la réalité, et notamment à la façon habituelle de soigner cette maladie grave et souvent incurable, qui s'est révélée il y a une dizaine de jours. Outre l'atteinte à sa vie privée, il ne peut accepter que sa mère soit faussement accusée de le laisser "s'enfoncer dans la mort sans réagir". Une telle affirmation constitue un affront inacceptable à l'amour et à l'attention que lui porte sa mère depuis sa plus tendre enfance. ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 18.04.01 du Journal "Le Monde" Tiré du site du journal "Le Monde": http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226-5663-173141-,00.html |
| Rémi, témoin de Jéhovah, refuse la
transfusion qui pourrait le sauver
IL A VINGT ET UN ANS et il va mourir. Rémi, étudiant en institut universitaire professionnalisé (IUP) de gestion à Lille, a appris, le 22 mars, qu'il était atteint d'une leucémie aiguë. Son taux d'hémoglobine et de plaquettes est très bas et il risque à tout moment de faire une hémorragie fatale. Une transfusion sanguine pourrait le sauver. Mais Rémi est témoin de Jéhovah et refuse toute injection de sang. Sans ce traitement, les médecins ne lui donnent que quelques semaines à vivre. "J'ai tout essayé pour convaincre mon fils, mais c'est impossible", se désole son père, qui vit à Bauvin (Nord). Séparé de la mère du jeune homme depuis une quinzaine d'années, il ne partage pas les convictions religieuses de son ex-épouse et de son fils, tous deux témoins de Jéhovah. "Mon fils est majeur, je n'ai aucun recours juridique possible..." Rémi a été hospitalisé le 23 mars à l'hôpital Cochin, à Paris, dans le service du professeur François Dreyfus. Les médecins lui ont proposé une transfusion sanguine, indispensable avant de commencer une chimiothérapie. Devant le refus du jeune homme, ils lui ont accordé un week-end pour réfléchir. "Le personnel médical a été formidable, raconte le père. Ils ont tout fait pour le convaincre. Mais mon fils a reçu aussi de nombreux appels téléphoniques de témoins de Jéhovah Il a été soumis a des pressions." Passé le délai de réflexion, Rémi a maintenu son refus. Sa mère lui a fait quitter l'hôpital pour le centre Joliot-Curie de Saint-Martin-lès-Boulogne (Pas-de-Calais). Là, elle a demandé au cancérologue Jacques Hernandez d'injecter à son fils un produit qu'elle était allée chercher en Allemagne, chez un naturopathe de Buhl-Baden. "C'était une solution de nature homéopathique, se souvient le médecin. J'ai refusé de l'administrer. De toute façon, le jeune homme n'était pas en état de recevoir une injection intramusculaire. Ce qui m'a choqué le plus, c'est l'attitude de la mère, qui acceptait de voir son fils s'enfoncer dans la mort sans réagir... Pourtant, avec une chimiothérapie, ses chances de guérison étaient de 65 % à 75 %." "CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ DU MALADE" Rémi a quitté le centre Joliot-Curie après avoir signé une décharge. Une ambulance privée l'a conduit en Allemagne, où il a reçu la fameuse injection. Il est désormais alité chez sa mère, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Interrogé par Le Monde, Guy Canonici, président de la Fédération chrétienne des témoins de Jéhovah de France, se défend de pouvoir agir : "Nous n'avons pas compétence pour donner un avis sur la question." "Ce qui est en jeu dans ce cas, selon M. Canonici, c'est le respect du consentement éclairé du malade. Les témoins de Jéhovah souscrivent à une croyance, inscrite dans la Bible, qui porte sur le caractère sacré du sang. Ils ne doivent pas absorber de sang ou en recevoir par injection pour se soigner. Mais chacun doit se déterminer librement. Ce n'est pas un dogme chez nous d'affirmer que celui qui refuse une transfusion perdra sa vie ou son âme !" Pourtant, la Watch Tower Society, l'organe dirigeant des témoins de Jéhovah, précise, dans une lettre du 27 août 1998, que si un membre baptisé "persiste à ne pas respecter les préceptes de la Bible, y compris la notion de la mauvaise utilisation du sang, alors cela peut conduire à terme à son exclusion biblique". Dans un communiqué du 9 avril, la Fédération des témoins de Jéhovah annonce que Rémi doit être "transféré dans un établissement médical spécialisé dans les prochaines heures". Le père de Rémi, lui, est condamné à l'impuissance devant la dégradation de la santé de son fils. "Que voulez-vous dire à quelqu'un de vingt et un ans qui vous dit : "Je ne meurs pas, je vais vers la résurrection" ? Pour moi, les témoins de Jéhovah seront complices de son suicide." Xavier Ternisien ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 11.04.01 du Journal "Le Monde" Tiré du site du journal "Le Monde": http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226-5663-170778-,00.html
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Ouverture d'une enquête sur les pressions qu'un
jeune témoin de Jéhovah aurait pu subir
Atteint d'une leucémie et refusant toute
transfusion, le jeune homme a quitté la clinique après y avoir reçu
des visites
RÉMI, le jeune témoin de Jéhovah atteint d'une leucémie aiguë, qui refuse une transfusion sanguine en raison de ses convictions religieuses (Le Monde du 11 avril), a quitté le domicile de sa mère, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), pour une destination inconnue. Il se trouverait actuellement en Allemagne. Selon son avocat, Me Frank Berton du barreau de Lille, le jeune homme, âgé de vingt et un ans, serait hospitalisé dans "un grand centre universitaire de recherche" et attendrait une greffe de moelle osseuse. "La médecine française affirme que tout préalable à une chimiothérapie est une transfusion. Rémi veut voir s'il n'existe pas un autre traitement applicable", explique Me Berton. Les médecins que le jeune homme avait consultés en France ne lui avaient donné que quelques semaines à vivre, s'il ne subissait pas rapidement une transfusion sanguine, suivie d'une chimiothérapie. DÉCHARGE SIGNÉE Le père de Rémi, qui n'appartient pas aux témoins de Jéhovah et déplore la décision de son fils, n'envisage pas de saisir la justice pour l'instant.Il est sans nouvelles de son fils depuis trois jours. Selon nos informations, le parquet de Boulogne-sur-Mer devrait ouvrir une enquête préliminaire, à la suite d'un signalement effectué par l'ADFI (Association de défense des familles et de l'individu) du Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Elle porterait sur les conditions dans lesquelles le jeune homme a quitté la clinique de Saint-Martin-Boulogne (Pas-de-Calais) en signant une décharge. Les premiers éléments recueillis mettent en évidence que Rémi a reçu, au cours de son séjour dans l'établissement médical, la visite de plusieurs témoins de Jéhovah qui auraient pu faire pression sur lui. L'enquête pourrait déboucher sur une information judiciaire pour "non-assistance à personne en danger" et, éventuellement, abus de faiblesse. Cette affaire pourrait bien gêner la reconnaissance d'association cultuelle que les témoins de Jéhovah tentent d'obtenir de l'administration française depuis plusieurs années. Jusqu'à présent, les juridictions administratives avaient donné systématiquement raison aux témoins de Jéhovah contre le gouvernement. Dans deux arrêts du 23 juin 2000, le Conseil d'Etat statuant en cassation avait estimé que deux de leurs associations pouvaient bénéficier des exonérations foncières reconnues aux associations cultuelles, parce qu'elles ne portaient pas atteinte à l'ordre public et n'avaient pas "incité -leurs- membres à commettre des délits, en particulier celui de non-assistance à personne en danger". Xavier Ternisien ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 15.04.01 du Journal "Le Monde" Tiré du site du journal "Le Monde"http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226-5663-172782-,00.html |