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Louis Gagnon, auteur de "Chasser le
chevreuil" nous a donné la permission de prendre des extraits de son
livre. Il nous écrit également quelques articles. Je vous conseille de lire son livre qui témoigne d'une
grande connaissance et d'une expérience hors du commun. Les multiples photos
qui accompagnent ses récits, conseils et techniques sont de Jose Schell et de
lui-même. C'est mon livre de chevet !
Pierre Chabot,
concepteur de chevreuil.net et rédacteur
Pour en savoir plus son livre, visitez son site internet :
www3.sympatico.ca/joselouis
Louis Gagnon à gauche sur la photo |
"Louis Gagnon est détenteur
d'un baccalauréat en biologie animale. Louis n'est pas un gars de papier
mais plutôt un gars de terrain. Aussi dès la fin de ses études,
voulu-t-il réaliser un vieux rêve et devenir guide de chasse et trappeur
professionnel. En août 1988, il foula la première fois le sol de l'île
et vit du même coup son premier chevreuil. Il apprend vite. Dès sa
première saison, sa performance égale celle des guides expérimentés.
Pendant 10 ans, Louis Gagnon fut l'un des guides les plus productifs
qu'Anticosti ait connus. En 1998, dans le but d'améliorer ses
connaissances sur la chasse aux chevreuils, Gagnon s'embauche comme guide
en Alberta et dans l'Outaouais. Aujourd'hui, après avoir chassé le cerf
de Virginie pendant plus de 1000 journées durant lesquelles il a aidé
directement à la récolte de plus de 500 mâles matures, Louis Gagnon
vous livre ses connaissances approfondies sur la chasse au
chevreuil." |
Six articles parus
:

| LE
RATTLING: TECHNIQUE EFFICACE
Entrechoquer deux cornes
de chevreuil ensemble pour imiter le bruit d'un combat entre deux mâles
matures est une technique éprouvée qui peut vous procurer des expériences
de chasse excitantes et vous permettre d'accrocher un buck de choix.
Avant de vous décrire la
façon efficace de faire du rattling basée sur l'expérience de plusieurs
guides que j'ai cotoyé au cours de ma carrière, vous devez comprendre
deux choses importantes. La première, le rattling est beaucoup plus
efficace sur des territoires où le sexe-ratio n'est pas trop débalancé
en faveur des femelles et que quelques mâles matures utilisent le secteur
sur une base régulière. Deuxièmement, même sur un bon territoire, pour
connaître le succès vous devez faire beaucoup d'essais.
J'affectionne faire du
rattling avec de grosses cornes. Le but est de faire du bruit pour attirer
un mâle mature. Les petites cornes sonnent peu naturelles et sans tonalité.
Par vent léger à moyen, les petites cornes sont totalement inefficaces.
Les grosses cornes peuvent être entendues jusqu'à 500 mètres à bon
vent et plus de 200 mètres à mauvais vent. Comme notre but est de tuer
un gros buck, nous devons faire l'imitation d'un combat entre deux mâles
matures.
Lorsque je fais de la
chasse fine, je fais du rattling à environ tous les 400 mètres. Je préfère
exécuter des séquences de rattling de une à deux minutes entrecoupées
chacune de dix minutes d'attentes. Dans l'Outaouais et en Alberta, j'évite
les milieux très ouverts comme les bords de champs et les très grands bûchers.
Des vieux bûchers légèrement en pente, des transitions douces entre
deux types de forêts, des abords de ruisseaux ou des hauts de côteaux
m'ont procuré plus de réussite.
Dans des habitats
semblables, je reste du coté de la forêt la plus dense en concentrant
mon regard dans cette direction. Les mâles qui répondrent à une séquense
de rattling vont à plus de 50% des cas essayer de contourner la
provenance du son pour vérifier à l'aide de leur odorat qu'il s'agit
bien d'un combat de chevreuils. Pour cette raison, j'aime bien faire du
rattling en équipe de deux où le rattleur se place à environ 50 mètres
devant le tireur et les deux face au vent. De cette manière, lorsqu'un mâle
essaie de contourner la source de bruit, il risque d'arriver en face du
tireur sans que le rattleur n'ait eu seulement la chance de voir le fameux
buck. De plus de cette manière, vous pouvez faire du rattling dans des
secteurs plus dense où la visibilité est moindre. La seule correction à
apporter sera la distance entre le tireur et le rattleur qui devra être
moins grande. Les matins sont nettement plus efficaces que les
autres heures de la journée. De plus, les journées couvertes sans grand
vent où la température est légèrement sous la normale saisonnière
m'ont apporté plus de succès.
Régulièrement, j'ai
entendu un mâle s'approché mais arrêté juste avant d'être visible. A
ce moment, l'utilisation d'un gruntcall m'a permis d'attirer ce dernier
quelques mètres plus proche où mon client à pu réussir le tir fatal.
L'ajout d'urine de qualité ou l'utilisation des glandes tarsiennes prélevées
sur les mâles déjà récoltés peuvent être des atouts de premier plan
qui serviront à camoufler substantiellement votre odeur des mâles
vous contournants. Rappellez-vous qu'un bon ratio mâle-femelle et
beaucoup d'essais sont la base du succès.
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| LA
PRÉPARATION MENTALE DE LA CHASSE
Comment un chasseur de
chevreuil-Trophée doit-il se préparer mentalement aux longues heures
d'attentes souvent sous-zéro, au grand vent ou à la pluie etc...?
Comment le chasseur moyen (le guerrier de fin de semaine) peut-il
efficacement ramener ces idées et son esprit au même niveau de
tranquillité de la forêt après avoir été agressé toute la semaine
par les bruits incessant de la ville? Etre mentalement préparé pour sa
chasse est aussi important qu'une bonne prospection, qu'un bon choix d'affût
ou que le bon maniement de son arme.
La chasse aux gros
chevreuils est assez similaire à n'importe lequel autre sport
professionnel, la différence entre le victoire et l'échec est souvent
mesurable en millimètres ou en fraction de secondes. J'ai arrêté depuis
longtemps de compter les beaux bucks que j'ai littéralement échappé par
manque de concentration, de préparation ou de conviction. Ces situations
frustrantes m'arrivaient plus régulièrement durant les premières années
de ma carrière et encore aujourd'hui en début de saison.
J'ai finalement appris que
le succès sur une base régulière passait par la préparation mentale de
l'activité de chasse. Au cours de ma carrière de guide, je me suis vite
aperçu que le succès frappait plus régulièrement les guides et les
chasseurs positifs. Le genre de personne qui après un échec sait se
relever et revenir plus fort. A quoi sert de se décourager après trois
ou quatre jours d'inactivité, tuer un chevreuil prend deux secondes et
ces deux secondes peuvent arriver n'importe quand, donc il vous faut
travailler de manière efficace, intelligente et concentrée jusqu'à
l'arrivée de ces deux secondes capitales.
Pour y être prêt
convenablement, vous devez connaître votre équipement de chasse à la
lettre. Je ne compte plus les chevreuils que j'ai tué à l'aide d'un tir
précis au travers une petite ouverture parmi les brousailles. Année après
année, les clients qui tirent inadéquatement au champ de tir ont
toujours ramener moins de chevreuils. Lorsqu'on sait que la qualité de
nos tirs frisse la perfection, on se sent plus sûr de soi et un tir
difficile nous motive au lieu de nous effrayer.
Pour garder un esprit
positif et rester patiemment assis sur votre stand même après plusieurs
heures voire même plusieurs jours sans avoir vu un seul chevreuil, vous
devez avoir des vêtements chauds et un siège confortable. Déjà de
combattre mentalement pour vous convaincre que la chance va tourner peut
devenir très dur, imaginez l'exercice en étant mal assis ou gelé!
Quand vous êtes au bureau
et pensez constamment à la chasse, votre travail de bureau avance
lentement et les erreurs s'accumulent. Lorsque vous êtes assis à votre
affût à essayer de solutionner les problèmes à votre job,
l'inverse se produit inévitablement. À votre affût, vous devez vous
fondre avec la nature et comprendre qu'est qui se passe actuellement
autour de vous. L'excitement d'un écureuil m'a souvent révélé un
chevreuil qui s'approchait sans bruit.
Bref, pour augmenter vos
chances de succès, vous devez passer le plus d'heure possibles sur le
terrain et peut importe les conditions climatiques, à penser ''
chevreuils'' pour ainsi chasser intelligemment avec de l'équipement de
qualité donc vous maîtriser le maniement. De cette façon, lorsque les
deux secondes se présenteront, vous serez en action et saurez en tirer
profit.
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CHASSEZ
LES ZONES DE TRANSITIONS
Le chevreuil est avant tout une créature de broussailles. Peu importe
l'endroit
où vous chasserez au Québec, vous trouverez toujours plus de chevreuils
dans
les zones broussailleuses et denses.
Les zones broussailleuses sont des zones de transitions entre deux
habitats ou
plus qui se rencontrent: la rencontre entre un champ, la forêt mature et
une
coupe forestière est un exemple de choix puisqu'elle favorisent
l'établissement de transitions douces qui se chevauchent dans chaque
habitat.
Un exemple commun que l'on retrouve sur des lots privés dans plusieurs régions
du Québec. Ces lots ont en général été perturbé en petites parties
à la fois
par des coupes à blanc ou des coupes d'éclaircie commerciale. Ces genres
de
coupes réalisées sur une quinzaine d'années offrent les meilleures
conditions
qu"une population de chevreuils peut espérer en milieu forestier.
Par secteur, la régénération y est dense: elle favorise ainsi les déplacements
de jour chez le chevreuil. La repousse est basse et très ensoleillé:
elle
bénéficie d'une longue période de croissance. Lorsque les feuilles
tombent, la
densité de la repousse est telle que le chevreuil bénéficie toujours
d'une
protection verticale qui joue un rôle d'écran protecteur contre le
chasseur.
Les jeunes repousses des quatre premières années d'après coupe sont
plus
élevées en valeur protéique, ce qui stimule l'utilisation du secteur
par les
chevreuils. La diversité des zones de transitions entre deux habitats est
fabuleuse. Jusqu'à 600 espèces de plantes y ont été dénombré, quelle
variété de
menu pour nos chevreuils qui sont avant tout de fins gourmets! Une étude
biologique récente démontre clairement que les zones de transition en
bordure
de jeunes coupes forestières produisaient de 50 à 100 fois plus de
nourriture
qu'une forêt mature. La même étude a démontré sans équivoque que ces
zones
étaient 10 fois plus fréquentées par le chevreuil que toutes autres
zones
forestières confondues.
Donc le chasseur qui profite d'un habitat forestier offrant plusieurs
perturbations majeures s'étant produites sur des périodes variant de
trois à
vingt ans est un privilégié. Il trouve dans le même secteur de la
nourriture
naturelle, des zones de repos et des tunnels de déplacement sécuritaire
pour
ces chevreuils.
Comment peut-on tirer avantage d'un habitat semblable lorsque la densité
de la
végétation est telle que la visibilité et le déplacement sont
difficiles, voire
impossibles pour le chasseur? Ma réponse comporte trois volets, soit la
prospection, la préparation et la subtilité. Utiliser vos mêmes méthodes
de
chasse en y faisant quelques modifications.
Durant l'été, je vous suggère de marcher ces secteurs pour repérer les
sentiers
que les chevreuils utilisent pour avoir accès à ces garde-mangers
naturel. Si
vous repérez des arbres qui peuvent accueillir un petit mirador et qui
sont
localisés de bon vent pour tirer avantage du secteur, faites y un sentier
subtil pour y avoir accès. Si vous n'en trouvez pas, regardez pour
localiser
une souche où vous pourrez vous y asseoir derrière et être bien camouflé.
Le
secret réside dans la subtilité d'atteindre votre poste d'affût sans éveiller
l'attention. Si votre secteur choisi se situe à proximité d'un cours
d'eau,
rien ne vous empêche de construire une saline. Dans ce cas, assurez-vous
qu'un
canal de forêt dense connecte les zones de transition et votre saline,
vos
chances sont supérieures pour qu'un mâle mature l'utilise régulièrement
et en
plein jour. Les zones de transitions sont comme des pommes sans l'argent
et les
efforts que cela nécessite.
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| VOULEZ-VOUS
RÉCOLTER UN GROS BUCK? JOUEZ LES POURCENTAGES
Lorsqu'un chasseur de chevreuil se fixe
l'objectif de récolter un gros mâle mature, l'unique façon d'atteindre
son but sur une base annuelle consiste à surveiller tous les détails
aussi petit soient-ils et jouer la carte des pourcentages.
Peu importe votre technique de chasse, la
façon la plus efficace de tuer un gros buck est de vous glisser à l'intérieur
de son domaine vital (territoire) sans éveiller aucun de ses sens. Pour y
arriver, vos efforts devraient être axées sur la réduction de vos
propres odeurs au minimal. Tous connaissent la façon d'y arriver mais peu
s'en donne la peine et la plupart oublient quelques points capitaux.
L'odeur de votre haleine dégagent plus d'odeur que tous le reste de votre
corps. Mâcher de la gomme de sapin ou simplement quelques aiguilles de
sapin à chaque heure d'affût peut vous aider. Les lubrifiants à
carabine sont très odorants, l'essence et l'huile des V.T.T. ainsi que
les imperméabilisants de bottes de cuir ou Gortex dégagent des odeurs
mortelles pour le chasseur. Évitez également de manger de la friture le
matin car vos mains, votre visage et vos cheveux conserveront ces odeurs
pour la journée. Le bacon goûte bon mais sent très fort.
Voyons maintenant comment avoir accès à
votre site de chasse. Vous devez tout mettre en oeuvre pour ne déranger
aucun chevreuil sur votre faisant vers votre site d'affût. Avoir accès
à bon vent sans couper de sentiers de chevreuils ou le moins possible, éliminer
les principaux branchages qui nuisent à une démarche silencieuse,
prendre avantage de la topographie naturelle du terrain comme un ravin ou
un petit ruisseau pour atteindre votre affût sans bruit et finalement
vous assurez que vous pouvez trouver votre site de noirceur. Un sentier très
discret aménagé quelques semaines plutôt aidera le chasseur à
atteindre son site sans déranger le gibier.
Analysons votre choix d'affût. Se
marie-t-il bien avec le décor environnant? Lorsque vous êtes sur votre
mirador, votre silhouette contraste-t-elle par rapport à l'arrière-plan?
N'oubliez pas que vous devez permettre aux chevreuils de tous les sexes et
classes d'âge de visiter votre site et de le quitter sans détecter votre
présence. je vous suggère d'avoir au moins trois sites d'affût différents
pour ainsi diminuer le risque de contamination suite à votre présence
accrue à cette endroit. De plus en agissant de la sorte, vous aurez
toujours un bon site à utiliser en faveur du vent. Le chasseur habile à
manier son arc ou sa carabine sait tirer profit de fenêtre de tir étroite
plutôt que risquer une complète exposition à la vue des chevreuils.
Lorsque tous ces petits détails sont maîtrisés,
le chasseur n'a plus qu'à travailler le coté mental de sa chasse pour
garder une attitude gagnante dès la première minute de chasse jusqu'au
succès. Persistance devient la clé du succès. Chaque heure passée sur
votre site de chasse vous rapproche de votre trophée. Selon un sondage récent
auprès de chasseurs de mâles matures, il faudrait entre 75 et 100 heure
d'affût à ces derniers pour atteindre régulièrement leur objectif. Si
vous êtes de ceux qui quittent le poste à tous les midis pour un lunch
au chaud qui dure environ 3 heures; après 5 jours de chasse, vous aurez
sacrifié 15 heures de chasse en plus d'avoir créé des dérangements
inutiles dus à vos déplacements. En agissant de la sorte, 15 à 20% de
votre temps de chasse sera passé à l'intérieur du camp à accumuler des
odeurs indésirables.
Si l'obsession des détails vous habite et
ainsi diminuer sans cesse les pourcentages d'erreur, vous ferez partie du
groupe sélect de chasseur qui récoltent un gros buck à tous les ans.
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QUAND
VOTRE GROS BUCK DISPARAÎT
Y-a-t-il quelque chose de plus frustrant que
d'avoir prospecter et bien préparer sa saison de chasse pour finalement
s'apercevoir de la disparition du buck tant convoité? La plupart des
chasseurs qui poursuivent depuis plusieurs années des mâles
matures peuvent vous rencontrer plusieurs histoires sur ces disparitions
soudaines. Comme bien d'autres, j'ai eu à me confronter à ce genre de défi
qui
devient vite une obsession. Y-a-t-il des stratégies efficaces à déployer
pour récolter ce genre de buck qui se transforme en fantôme à la première
heure de chasse de chaque saison? Je crois que oui mais à condition de
savoir à qui vous avez affaire.
Un mâle mature sorti victorieux de 3 saisons de chasse ou plus devient
une machine de survie dont les comportements ressemblent peu ou pas aux
femelles et aux jeunes mâles chevreuils qui l'entourent. A la limite, je
dirais que le chasseur de trophée à affaire à une autre espèce aux
sens très affûtés. Les chasseurs qui persistent à utiliser les mêmes
techniques de chasse que celles utilisées pour la récolte de jeunes
chevreuils n'auront que rarement la chance de prélever un mâle mature.
Trois particularités majeures différencient ces gros mâles. D'abord ces
derniers utilisent rarement le même système de sentiers que les autres
chevreuils. Un vieux buck a souvent une routine difficile à cartographier
sans être repérer. Deuxièmement, les sites choisis pour ces séances de
repos sont souvent les fourrés les plus difficiles à pénétrer sans y
alerter toutes les espèces vivantes dans ce boisé. Finalement, à mon
sens la plus importante des particularités, l'extrême sensibilité des mâles
matures à toutes intrusions
humaines.
Il y a plusieurs raisons possibles à la disparition des mâles matures.
Les premières sont le changement de disponibilité de la nourriture comme
la récolte du champ de blé d'inde du voisin ou encore une soudaine coupe
forestière ou simplement l'arrivée des premiers gels sévères rendant
la luzerne désintéresante. Mais selon plusieurs guides de chasse,
une tonne d'étude biologique et plusieurs chasseurs d'expérience,
l'intrusion humaine serait la cause première de la disparition soudaine
de votre gros buck. D'ailleurs tous
s'entendent pour dire que ces derniers ne changent pas de territoire mais
deviennent simplement nocturnes, dorment dans des endroits que la plupart
des chasseurs évitent et utilisent des corridors sélectifs de déplacement
au couvert dense. Ces mêmes études démontrent aussi que peu importe la
pression de chasse, aucun mâle mature ne devient 100% nocturne. Mais
presque sans exception, leurs mouvement journaliers prennent place très
près de leur site de
couchage.
Comment chasser effectivement ces gros bucks sensibles? Si vous êtes un
chasseur à l'affût ou un archer, vous devez chasser ces mâles le plus
près possible de leur possible site de couchage sans bien sûr alerter
ces derniers de votre présence. Un site de couchage est souvent le
morceau de bois que tous les autres chasseurs évitent. Donc, prendre
attention aux déplacements des autres chasseurs devrait être une priorité
de chaque instant pour le chasseur de gros buck. De plus, comme les mâles
matures évitent autant que possible la présence humaine, ils choisissent
souvent de se déplacer en milieu de journée pendant que vous êtes entrés
au camp pour votre soupe chaude. Le chasseur plus patient qui passe la
journée complète à l'extérieur augmente donc ses chances de succès.
Finalement, éviter les techniques communes et agressives comme la battue bruyante et le site d'appâtage. Ces techniques sont toutes indiquées
pour rendre vos gros chevreuils nocturnes.
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| LE RUT : COMMENT LE
CHASSER
"À part quelques sites vraiment particuliers
comme Anticosti, vous chasserez probablement le chevreuil au cours de l'une des
phases du rut. Voyons ensemble comment tirer profit de ce cycle biologique. |
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- Si votre saison de chasse coïncide avec le
début du pré-rut qui commence juste après la perte des velours, vous
devrez surtout visiter les sources de nourriture légèrement ou
complètement à couvert. Déjà, à cette époque, comme énoncé
précédemment, les mâles dominants sont plus discrets et cherchent à se
nourrir à des endroits plus renfermés et près de leurs sites de repos. À
cette époque, les chasseurs préconisant les sites appâtés avec du maïs,
des carottes ou des pommes, auront le plus de succès. Aussi à ce moment de
l'année, je vous suggère déjà de bien évaluer la pression de chasse du
secteur pour savoir où concentrer vos énergies. Plus cette pression de
chasse sera élevée plus vous devrez vous assurer de chasser près des
sites de repos. Si vous êtes parmi ceux qui ont fait leurs devoirs à la
lettre et qui ont trouvé trois différents sites pour chasser, j'opterai
alors pour chasser d'abord le site où la nourriture est la plus
concentrée. Les mâles, à cette époque, sont plus réguliers avec
l'horaire de leurs déplacements. N'oubliez pas qu'ils utilisent cette
période pour accroître leur réserve lipidique. Donc, pensez nourriture,
nourriture, nourriture. C'est encore une fois à cette période de l'année
que la pression de chasse peut devenir votre plus grand ennemi. Récolter un
mâle mature sur une base régulière durant cette phase du rut est un grand
défi pour la plupart des chasseurs.
- Si vous prévoyez chasser vers la fin du
pré-rut (environ du 20 octobre au 10 novembre), vous serez dans la période
de l'année qui offre le plus d'alternatives quant aux techniques de chasse
possibles. Ce n'est pas encore la période des grandes folies amoureuses
chez les mâles dominants mais c'est la saison où le chasseur méticuleux
peut, par l'étude des grattages et des frottages, prévoir les mouvements
des mâles matures. Pendant cette phase du rut, j'opterais pour chasser dans
des secteurs denses, offrant sécurité et nourriture, et très près l'un
de l'autre avec des transitions assez bien définies entre chaque habitat.
Je ne négligerais pas les sites de repos ni les sources de nourriture. En
fait, la température (direction et vélocité du vent, ensoleillement et
pluie) sera la principale ligne directrice pour m'aider à faire mon choix
quant à l'endroit et à la technique de chasse à préconiser durant cette
période. À mon sens, c'est le temps pour les chasseurs à l'affût de
s'embusquer sur les trajets de grattages et de frottages. Le rattling et le
grunt call devraient se pratiquer dans les endroits fréquentés par
plusieurs mâles. Les endroits où vous aurez localisé des poteaux de
signalisation et plusieurs frottages sur des arbres de taille et d'essence
différentes sont souvent gages de la présence de plusieurs mâles dans le
secteur.
-
| Je ne peux imaginer une
meilleure journée de chasse qu'en milieu novembre lors d'un vent
léger jumelé à une température sous la normale saisonnière. Dans
ces conditions, je sais que tous mes rêves peuvent devenir réalité.
Le rut est assurément la période de l'année où le plus de mâles
matures sont récoltés par des chasseurs très moyens. Quoique
presque tous les types d'habitats peuvent vous apporter le succès,
concentrez vos efforts dans les couloirs naturels où l'air circule
bien car les odeurs que les mâles recherchent circuleront très bien
elles aussi. J'essaie à cette période d'évier les forêts trop
denses pour m'assurer d'avoir la meilleure visibilité possible. Je
consacre moins d'énergie sur le rattling pour utiliser plus de
senteurs et de leurres olfactifs. Si vous chassez à l'affût, les
mouvements des mâles étant moins prévisibles, essayez alors de vous
embusquer très près des concentrations de femelles. À nouveau les
champs et les coupes forestières redeviennent des endroits
intéressants. |

"Imaginez
le reste du livre ! "
Critique de
Pierre Chabot : 5/5
    
|
Je m'abstiens volontairement de parler de la
chasse durant la période de post-rut. Je suis totalement contre cette
pratique. Les mâles, à cette époque, sortent d'une période très exigeante
qui leur a fait perdre jusqu'à 25% de leur poids; ainsi les survivants ne
méritent-ils pas d'êtres tranquilles pour tenter de refaire leur réserve
de gras en prévision de l'hiver qui vient."

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