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Remonter Ou tirer ? Biologie Le tree-stand Grattage et frottage Appatage La preparation Le rattling Chasse fine 10 conseils pratiques Le chevreuil vous parle ! Aide-mémoire Recettes
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| Cette
chronique vise à répondre à deux questions fondamentales soit: où
doit-on tirer et comment retrouver ce chevreuil ? Un trop
grand nombre de chevreuils se retrouvent blessés et non retrouvés par
les chasseurs à chaque année et la
cause est souvent due à un manque d'expériences, de la négligence
ou même à un manque d'éthique du chasseur.
Mais
où doit-on tirer pour en finir avec l'inquiétude de l'après coup ? Tous les chasseurs ont vécu le type d'expérience que je vais vous
raconter.
"Une
femelle sort du boisé avec son faon et poursuit sa route sans trop d'inquiétude.
La femelle s'arrête. Elle lève la tête pour sentir une branche puis se
baisse la tête pour sentir le sol ce qui s'est révélé par la suite
être un
grattage. Elle poursuit son chemin. Quelques minutes plus tard, un jeune
buck (4 pointes) sort du boisé du même endroit ou la femelle était
sortie. Le jeune buck s'arrête au dessus du grattage. Il baisse la tête.
Vous vous épaulez et vous apprêtez à tirer. Un bonne partie de son corps
est caché par un gros chêne. La tête et le cou sont visibles. Votre
coeur bat a plein. L'adrénaline fait son chemin. Tire ou tire pas ? Vous
attendez que le jeune buck se déplace. Il décide de continuer sa route.
Vous visez et tirez. Le buck se sauve à toute allure Vous tentez de viser
à nouveau mais il vous est impossible de tirer avec efficacité. Vous le
laissez s'enfuir à travers bois. Vous le voyez finalement à 150 mètres,
vous vous épaulez et tirez. Le chevreuil saute et s'enfuie de nouveau.
Le
stress s'installe. Vous êtes empressé d'aller voir si vous avez atteint
le chevreuil. Puis finalement, vous vous persuadez que vous l'avez raté.
Vous attendez ce qui semble être 20 minutes interminables.
Vous
vous rendez a l'endroit où vous l'avez aperçu lorsque vous avez tirer.
Vous ne voyez rien. Absolument rien. Le stress se mêle à l'incrédulité.
Le pessimisme vous a envahi. Vous cherchez maintenant depuis 5 minutes un
indice qui pourrait vous laissez croire que vous l'avez touché. Toujours
rien.
Tout
d'un coup, une touffe de poil de chevreuil sur le sol. Vous observez
attentivement et trouvez quelques gouttes de sang sur les feuilles mortes.
De cet endroit vous tentez de trouver la ligne de tir en direction de votre mirador.
Vous trouvez du sang sur les feuilles à environ 11/2 pied de hauteur. Le
sang est rouge clair. Vous
trouvez un peu de sang avec ce qui semble être un agglomérat de sang sur
une branche qui ressemble à du tapioca rouge.
Vous
suivez la piste de sang. Quelques gouttes, aucun amas de sang. Vous
croyez que vous l'avez peut être atteint juste sous le ventre. Le
pessimisme rend le chasseur malheureux. Vous poursuivez la recherche et
puis plus rien. La piste que vous avez suivi s'est rendu jusqu'à l'endroit
où avez avez tiré le deuxième coup. Vous cherchez et ne trouvez toujours
rien. Une recherche interminable d'une heure.
Vous
vous rendez à votre camp de chasse, l'air débité et coupable. Ce qu'il y
a de pire que de rater un chevreuil, c'est d'en blesser un sans le
retrouver. Vous racontez votre histoire à vos copains de chasse et l'un
d'eux se porte volontaire pour poursuivre avec vous les recherches après
le dîner.
De
retour sur les lieux, vous poursuivez la recherche comme Colombo à la
recherche d'un indice. Votre copain trouve une trace de sang à quelques mètres
de l'endroit où vous aviez tiré le deuxième coup. Par la suite, vous
trouvez une deuxième trace de sang et puis voilà ... un chevreuil mort étendu
près d'un arbre. Quelle joie partagée entre le chasseur et son complice.
Croyez moi, le stress négatif se transforme en euphorie d'avoir non
seulement abattu votre buck, mais surtout de l'avoir trouvé.
Vous
avez sûrement attendu de telle histoire. Malheureusement, elles ne
finissent pas aussi bien que l'aventure que j'ai connue cette année."
1-
Où tirer ?
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Le cou : |
Comme
à chaque année, cette question accompagne bon nombre de nos soupers
entre copains de chasse. L'un d'entre nous ne jure que par viser le
coup. Pour lui, c'est l'endroit fatal où le chevreuil ne peut survivre
longtemps. Un coup fatal et le chevreuil tombera dans l'amas de feuille.
À mon avis, cette perception est fausse. Le lendemain d'un nos soupers
où l'on discutait effectivement de ce sujet, l'un de mes copains de
chasse nous retrouva au camp sur l'heure du dîner et nous apprend d'un
air malheureux qu'il a raté un beau buck de huit pointes. Il nous
raconte son histoire. Le chevreuil était à bonne distance, il visa le
coup et le chevreuil s'est enfui. Aucune trace de sang après maintes et
maintes recherche. Il y a pensé toute la semaine et cette expérience a
hanté quelques nuits de mon copain. Un tir au coup est mortel ou bien
le chevreuil survit à sa blessure.
Pour
que le coup soit fatal, le tir doit sectionner la moelle
épinière, la jugulaire ou la carotide. Dans le cas de notre copain.
Après vérification, il s'est aperçu que son télescope était
désajusté. Le désajustement du télescope n'est pas une chose rare.
La carabine est si souvent malmenée en forêt que c'est une chose plutôt
habituelle. D'autre part, ce qui bouge le plus chez le chevreuil c'est
le cou et la tête. À moins d'être un tireur d'élite, je vous
suggère d'éviter le cou. Quant aux archers, oubliez le cou !
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Les
parties vitales : |
En
ce qui me concerne, les parties vitales sont le coeur et les poumons.
Les deux dessins ci-dessous présentent les parties vitales du
chevreuil. Certains peuvent croire que le coeur est le meilleur endroit
pour une blessure mortelle. Je crois qu'il est préférable d'atteindre
les poumons. Un chevreuil visé au coeur continuera plus longtemps sa
route puisque le sang continue de se rendre aux poumons et l'oxygène au
cerveau.
Le
"National Bowhunter Education Manuel" indique que les poumons
sont le meilleur endroit et le plus facile à atteindre comme coup
fatal.
Dans
l'exemple que je vous ai cité au début d cette chronique. J'avais
atteint le chevreuil dans la partie inférieure du poumon. Les résidus
de sang trouvés au premier endroit étaient composé de sang clair rempli
de bulles d'air ce qui signifiait que je l'avais atteint aux poumons. Si
j'avais pris conscience de cet élément au moment où j'avais trouvé
cet indice, ma confiance aurait dû être décuplée car un chevreuil
atteint aux poumons ne souffrira pas trop longtemps et les chances de le
retrouver sont excellentes.
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Image tirée de la revue "Whitetail Bowhunter"
édition spéciale de 1996
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Quelques
conseils :
 | Soyez confiant. Quand vous épaulez
et tirez, soyez un chasseur confiant. Vous devez être confiant
d'atteindre le chevreuil mortellement. Ne perdez jamais cette
confiance même après avoir tiré. Un bon tir, c'est d'abord une
question de MENTAL surtout quand vient la pression et le stress liés
à la vision du buck. |
 | Ne tirez que si vous êtes confiant
d'atteindre la cible dans une zone vitale. C'est une question
d'éthique. Ne tirez pas sur un chevreuil qui est à une distance trop
éloignée de vous. Cette distance est relative à l'arme que vous
utilisez et votre habileté. |
 | Si le chevreuil est en position de
face, regarde ou marche vers vous, ils serait préférable d'attendre
une meilleure position pour tirer si la distance est trop grande. Tôt ou tard il devra bifurquer de
son chemin ou prendre une nouvelle direction. Soyez patient. Votre
objectif n'est pas d'atteindre un chevreuil mais de l'atteindre
mortellement. Si vous visez un chevreuil qui se présente de
front, visez le poitrail pour atteindre les parties vitales. |
 | En position trois-quart, pour viser
la cage thoracique et atteindre les parties vitales, vous devez viser
l'épaule opposée. |

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| 2- Comment
retrouver ce chevreuil ?
La confiance est encore ici un élément
fondamental. ne perdez pas confiance facilement.
 | Lorsque vous avez tiré, attendez au
moins un bon vingt minutes avant de descendre de votre mirador et
d'aller traquer l'animal. Le stress est à son paroxysme et ils vous
est difficile de patienter. Vous savez que vos copains ont sûrement
attendu que vous avez tiré et vous supposez qu'ils sont tous aussi
impatients que vous d'attendre le dénouement. Cette pression peut
sembler intenable mais résistez. Si vous traquez l'animal trop vite,
vous risquez de lui donner l'adrénaline nécessaire pour poursuivre
sa fuite. Pendant ce temps d'attente, donnez vous des points de
repère. À quel endroit était le chevreuil lorsque vous avez tiré ?
A-t-il pris la fuite dans la direction où il se dirigeait lorsque
vous avez tiré où il a fait demi-tour ? S'il a poursuivi sa route,
c'est un bon signe que vous l'avez atteint. Remémorez vous l'endroit
où vous l'avez vu la dernière fois. Donnez vous un point de repère,
une roche, un arbre particulier, un repère que vous pourrez plus
facilement retrouver dans le bois une fois que vous serez à sa
recherche. Dans sa fuite, quel était son tracé ? Poursuivait-il sa
route à toute allure et semblait-il bifurquer de droite à gauche en
titubant ? |
 | Une fois descendu de votre mirador,
allez directement à l'endroit où vous l'avez aperçu lors de votre
tir. Recherchez les indices. Y a-t-il des traces de sang ou du poil ?
Dès cet instant, attachez à hauteur de votre regard un ruban de
couleur pour marquer les endroits où vous avez découvert un indice.
Remarquez s'il y a des résidus à l'endroit où l'animal a été
touché. Le sang est-il de couleur clair, vous l'avez atteint
probablement au coeur ou aux poumons. S'il est de couleur clair et
rempli de bulles d'air, vous l'avez atteint probablement aux poumons.
Si vous l'avez atteint au foie, le sang sera de couleur plus foncé.
Attendez-vous pas à retrouver beaucoup de sang. Examinez non
seulement le sol mais également les branches aux alentours. Cela
pourra également vous aider pour déterminer l'endroit où vous avez
atteint l'animal. Faites-vous une ligne imaginaire entre votre mirador
et l'endroit où le chevreuil a été atteint et observez les
indices. |
 | Lorsque vous poursuivez la recherche
des indices, regardez les traces de sang sur les feuilles au sol et
les branches. Marquez régulièrement avec un ruban les indices
retrouvés. Ils peuvent vous aider lorsque vous ne retrouvez pas la
piste. Imaginez alors une ligne imaginaire de poursuite. Si vous ne
retrouvez pas de sang, arrêtez vous et regardez attentivement ce qui
pourrait être le sentier de fuite du chevreuil. Voyez vous des pistes
ou des traces ? Poursuivez cette piste et vous pourrez peut-être y
redécouvrir des indices. Dans l'exemple que je vous ai cité au
début de cette chronique, lorsque j'ai tiré mon deuxième coup, le
chevreuil a probablement pompé énormément de sang à son coeur et
fait un bond important. C'est à cet endroit que j'ai perdu les traces
de sang. Nous l'avons retrouvé en poursuivant tout simplement les
pistes de chevreuils dans les feuilles. Je vous rappelle que
l'hémorragie interne est fatale mais ne laisse que peu de traces de
sang. Soyez donc patient et persévérant. Recherchez des gouttelettes
infimes. Évitez de marcher dans les traces du chevreuil. Vous pourriez
alors retourner des feuilles marquées d'indices importants.
N'hésitez pas à demander de l'aide. Vos coéquipiers devraient vous
aider. C'est une question d'éthique et de respect envers vous même
et le chevreuil. |
 | La recherche peut prendre des heures,
alors soyez confiant et persévérant. Ne cédez pas à la panique.
Vous avez fait le guet pendant de longues heures. Vous vous êtes
préparé pour cette chasse depuis des semaines. Alors, relevez ce
défi de trouver cet animal blessé. Cela fait partie de la chasse ! |
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| Références : Deux bons articles que je
vous conseille :
Principes & stratégies de l'après-coup, Québec Archer,
chasse et pêche, par André Veilleux, Hiver 1998.
The only shot to take, Whitetail Bowhunter, par M.R. James,
Editor/Founder, hiver 1996. |
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