On
englobe sous ce nom tout ce qui ne ressortit ni à l'aviation militaire
ni à l'aviation commerciale, c'est à dire l'aviation privée,
l'aviation d'affaires, l'aviation sportive et les
aéro-clubs..
L'aviation privée groupe tous les propriétaires d'avions se livrant à des activités non commerciales. Aux États-Unis, le nombre d'avions de tourisme et d'affaires est passé de 65289 en 1958 à 125812 en 1972. Ces avions, qui dans les années suivant la seconde guerre mondiale, étaient encore très rustiques, sont maintenant assez perfectionnés, notamment en ce qui concerne les aides au pilotage; certains sont même équipés pour le vol sans visibilité. Les avions de tourisme sont le plus souvent des quadriplaces équipés d'un moteur à pistons et en construction métallique, mais on voit voit de plus en plus apparaître sur les modèles les plus simples la construction en matières plastiques.
L'aviation
d'affaires est constituée par de véritables petits avions
commerciaux en réduction, dont la majorité fait maintenant
appel à la propulsion par réaction, grâce au développement
de turboréacteurs économiques, de faible poussée.
Ces appareils sont utilisés par de grande sociétés
pour transporter leur personnel de direction; ils comportent généralement
de six à dix places, mais présentent aussi des versions dites
executive
avec
salons.
Les
aéro-clubs sont des associations sans but lucratif, qui permettent
de voler à nombre de personnes n'ayant pas les moyens d'acquérir
un avion de tourisme. Les aéro-clubs servent également d'école
de pilotage et ont la charge de former la majorité des pilotes privés.
Il existe actuellement en France près de 450 aéro-clubs et
400 terrains sur lesquels peuvent se poser les avions privés. Le
nombre d'avions de ce type actuellement en service dans le monde approche
200 000, dont la moitié d'ailleurs aux États-Unis; il faut
leur ajouter un certain nombre d'hélicoptères utilisés
particulièrement pour le travail aérien. Une dernière
activité à la charge des aéro-clubs est le vol
à voile: sa pratique nécessite l'aide de plusieurs personnes,
sans compter un avion à moteur pour le remorquage jusqu'à
l'altitude de lancement. Ne possédant pas de moteur, les planeurs
ne peuvent pas décoller par leurs propres moyens. Si l'on excepte
les premiers pionniers, comme l'Allemand Otto Lilienthal (1848-1896) et
l'Américain Octave Chanute (1832-1910), les débuts de ce
sport remontent aux années suivant immédiatement la Première
Guerre mondiale, en Allemagne et en France. Les performances, d'abord modestes,
se sont rapidement améliorées, grâce, d'une part, à
un meilleur dessin des planeurs et, d'autre part, à une connaissance
plus approfondie des ascendances (thermiques, dynamiques et ondulatoires),
qui permettent de prolonger le vol en gagnant de l'altitude. En 1970, le
record mondial atteint par un planeur était supérieur à
14000 mètres, et le record de distance dépassait 1000 km.
Maurice Bellonte,aviateur
français (Méru, Oise, 1895). Avec Dieudonné Costes,
il bat , du 27 au 29 septembre 1929, le record du monde de distance en
ligne droite sur 7905 km, de Paris à Tsitsihar, et réalise
la première liaison aérienne Paris-New York (1er-2 sept.
1930).
Louis Blériot,
aviateur et constructeur français, né
à Cambrai (1872-1936). Il traversa, le premier, la Manche en avion
le 25 juillet 1909.
Louis Bréguet, pilote et industriel français (Paris 1880-
Saint Germain 1955).
L'un
des premiers pilotes et l'un des premiers avionneurs du monde, il s'intéresse,
dès les débuts de l'aviation, aux avions et aux hélicoptères.
Parmi ses plus célèbres réalisations figurent
le Breguet "XIV" de la Première Guerre mondiale, le Breguet "XIX"
de la traversée de l'Atlantique Nord et, plus récemment,
le Breguet "Deux-Ponts".
Octave Chanute, ingénieur américain, d'origine française
(Paris 1832-Chicago 1910). Ingénieur des chemins de fer, intéressé,
vers la fin de sa carrière, par l'aviation, il se livre à
de nombreux essais sur planeurs et fait bénéficier les frères
Wright de ses connaissances en aérodynamique.
François Coli, aviateur français (Marseille 1881- dans
l'Atlantique Nord 1927). Après avoir réussi en 1919 la première
traversée aller et retour de la Méditerranée en moins
de 24 heures, il disparait avec Nungesser au cours de la première
tentative de liaison sans escale Paris-New York.
Dieudonné Costes, aviateur français (Septfonds, Tarn-et-Garonne,1892
- Paris 1973). Breveté pilote en 1912, il fait toute la Première
Guerre mondiale dans l'aviation, notamment sur le front d'Orient. Il entre
ensuite comme pilote d'essai chez Breguet
et accomplit une série
de raids particulièrement brillants, dont, avec Bellonte,
la première liaison sans escale Paris-New York (1er-2 sept. 1930).