<%@ Language=JavaScript %> sculpture

SculpturE

Photo: Martin Pelletier

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Les bronzeS

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Les arts représentatifs reposent sur une illusion partielle qui permet d’accepter la différence entre la vision du réel et sa représentatioN. E.H.Gombrich

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Les apories de la sculpturE

Il est difficile de comprendre quoi que ce soit à la sculpture et à ses problèmes si l'on s'en tient uniquement à ses aspects formels (matériaux, thèmes, dimensions). Une approche à partir de ses fonctions permet de comprendre beaucoup mieux les difficultés auxquelles elle a à faire face.

Si on laisse de côté le bibelot sculpté qui relève de la miniature décorative toujours vivace, la sculpture a depuis fort longtemps, sinon depuis toujours, deux fonctions éminentes.

D'une part elle est destinée à la célébration du pouvoir et à son renforcement. D'autre part elle est préposée au culte du souvenir. Le terme de monument correspond à des deux significations. Le monument avertit (en latin moneo) et rappelle. Il accomplit le culte du pouvoir dont il montre la puissance, ou bien il perpétue le souvenir des disparus. En ce sens, la sculpture est politique ou funéraire, et elle opère dans l'espace public en s'adressant aux passants. Les monuments funéraires du cimetière du Père-Lachaise, les monuments aux morts de la guerre de 14-18 dans tous les villages français, ou les monuments à la république ou à la nation (place de la république, place de la nation) illustrent bien ces deux fonctions de la sculpture.

Ces fonctions ont été considérablement affectées par les changements de la vie contemporaine.

En matière de pouvoir et de propagande, l'essentiel passe désormais par les moyens de communication de masse (télévision, cinéma, radio, presse), les opérations de communication, ou encore les défilés, parades et fêtes collectives (des parades hitlériennes aux cérémonies d'ouverture des jeux Olympiques). En ce qui concerne le culte du souvenir, les choses sont plus délicates. D'une part, le souvenir tend à se dissoudre dans le renouvellement incessant de la mode et la succession des évènements. C'est pourquoi on dit parfois que les sociétés moderne ont perdus le sens de la mémoire. D'autre part, la mémoire à préserver est, au XX em siècle, une mémoire de l'innommable - les génocides, les massacres, le shoah -, et se pose le problème de savoir ce  que peut être un monument de l'innommable.

Enfin, l'espace public a, lui aussi, considérablement changé. Ce n'est plu l'espace organisé de la ville , et notamment celui de la place publique: c'est devenu l'espace de la circulation indifférencié de la zone urbaine, de la banlieue universelle traversée par les circulations automobiles. La statue équestre du souverain a été remplacée par la communication politique télévisuelle et la place publique où elle se dressait est devenue un rond-point sur une radiale urbaine.

Dans ces conditions, la sculpture a eu à se redéfinir - et non sans mal.

Dans la ligne du modernisme et du formalisme pictural, elle a pu parfois chercher refuge dans une démarche formelle. Tout un pan de la sculpture, de David Smith à Anthony Caro en passant par Tony Smith ou Richard Serra, explore donc formes, matériaux, agencements dans l'espace, de la manière la plus coupée des significations et de la figure qui soit. Cette sculpture est essentiellement destinée à l'espace du musée ou à celui des jardins de sculpture.

D'autre sculpteurs ont choisi de travailler à partir de la destruction de la sculpture. Celle-ci ne peut plus, en quelque sorte, que figurer sa propre destruction dans une société où elle n'a plus de place. Tel est le sens des sculptures-machines qui s'autodétruisent de Tinguely, ou des sculptures à base de résidus et déchets de notre environnement, ou de celles qui figurent des objets détruits ou agressés, par exemple chez Arman. La pratique des environnements ou des installations réalisés à partir de tous les matériaux de la société contemporaine, matériaux préfabriqués et récupérés, entrent dans le cadre de cette pratique critique et négative.

D'autres sculpteurs se sont interrogés sur l'anti-monument, le monument impossible, que ce soit du point de vue de la critique politique (Haacke, Wodczko) ou d'une réflexion sur la mémoire (Gerz, Boltanski).

Les oeuvres in situ faites avec la nature elle-même ou à l'échelle de l'environnement naturel (Heiser, Smithson, Oppenheim, De Maria) substituent à l'objet-sculpture devenu impossible une situation cosmique chargée de mythologie ou de sublime naturel.

David Smith "Voltri 4" 1962

Enfin, certains sculpteurs dissolvent la sculpture dans la technologie urbaine en reprenant tous les moyens de l'éclairage électrique et de la technologie électronique. Les productions cinétiques sont de cette sorte.

Ceci ne couvre guère que la production monumentale et il faudrait aussi prendre en considération ce qui relève d'échelles moindres: objets-tableaux, masques, reliefs, oeuvres minimalistes. On peut peut néanmoins se demander s'il y a quelque chose qui relève vraiment de la sculpture et pas plutôt de cette dé-différenciation de l'oeuvre d'art correspondant à la remise en cause des catégories traditionnelles d'objets: les artistes minimalistes ont explicitement cherchés à faire des objets qui ne seraient ni des peintures ni des sculptures.

En tout état de cause, même la production sculptée monumentale est d'une diversité telle que l'idée de la sculpture comme art défini est remise en question: entre une sculpture formelle de David Smith, un travail de land art et une colonne lumineuse cinétique de Nicolas Schöffer, il n'y a plus grand-chose de commun sinon peut-être la présence dans l'espace. La diversité de la sculpture est celle de l'art lui-même à l'époque de sa dé-définition. Yves Michaud, professeur à l'université de Paris. La documentation Française

Jeff KoonS

Héritier du pop art, Jeff Koons (Etats-Unis, 1955) amplifie encore la démarche de recyclage des symboles de la culture et de la société américaine. Son art puise dans l'imagerie quotidienne de la classe moyenne, reproduit et détourne les objets utilitaires ou décoratifs qui peuplent les foyers, s'empare des fantasmes sexuels et de leur traitement habituel (objets érotiques, photos pornographiques). Ainsi son Rabbit (lapin) en acier renvoie-t-il tout à la fois aux lapins gonflables que les américains mettent sur leur pelouse à Paques, à Buggs Bunny, mais aussi aux petits lapins sexy de playboy.

Par leur érotisme et leur sexualité, les oeuvres de Koons apparaissent comme la critique d'une Amérique puritaine et conservatrice. Mais c'est surtout la prétendue hiérarchie des goûts et des formes d'art que ses oeuvres remettent en cause. La démarche de Koons magnifie et muséalise le low art, l'art populaire et, ce faisant, relativise le jugement de goût. Ni beaux-arts ni bas-arts, ni bon ni mauvais goût! Simplement du jeu, du plaisir - et de l'argent (comme celui du lapin argenté...).

Jeff Koons. "Rabbit" 1986

Jean tinguelY

Jean Tinguely. "Meta-matic n°1" 1959

 

 

Tinguely construit, avec une ironie toute dadaïste, ses machines à partir d'autres machines jetées ou abandonnées. Son art, comme celui de Smith, est fondé sur le recyclage mais avec ironie. Comme les sculptures dynamiques de Schöffer, les machines de Tinguely bougent, tournent, font toutes sortes de choses mais sans intérêt et inutiles. Ces machines-là, se déglinguent, sont défectueuses, trop bruyantes, malades, presque mortes. Certaines se suicident (hommage à New-York, sculpture qui s'autodétruit). Métamatic n°1 est une machine à faire des dessins, ou plutôt des gribouillages inutiles. C'est une machine artiste qui ne sert à rien, une sculpture absurde.

 

 

Nicolas schoffeR

Les cybersculptures de Nicolas Schöffer (France, 1912-1992) dévoilent un rapport utopique de l'artiste à la machine. Schöffer promeut un art et une culture technologiques.  Marqué par les théories cybernétiques de Norbert Wiener, il crée des appareillages électroniques intelligents. Smith était un artiste soudeur, encore un artisan, Schöffer est artiste ingénieur. Ses constructions participent à une visée sociale: elles anticipent l'ère cybernétique. Ses sculptures essayent de procurer toutes les expériences perceptives, mêlant mouvement, lumière et son. Lux 1, héritier du Modulateur Espace Lumière réalisé par Moholy-Nagy en 1930, est une machine électrifiée projetant de la lumière à travers des grilles d'acier rotatives. Il produit ainsi des effets de papillotements, de cinèse, une perception marginale (ombres, reflets, lumière), une vision flottante. Ses oeuvres préfigurent les oeuvres interactives contemporaines. Elles s'inscrivent aussi dans une esthétique de la ville et de ses rythmes.

Nicolas schöffer. "Lux 1", 1957

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LES BRONZES

Des origine à nos jourS

Adrian Darmon


Tête de cheval qui ornait le timon d'un char (Kharmir-Blour)


Bronze ajouré  du Louristan


Protomes d'animaux,  Bronze de Louristan

L’histoire du bronze commence bien entendu avec la période de l’âge du bronze plus de deux mille cinq cent ans avant notre ère.

On commença à fabriquer des armes puis ensuite des objets usuels et d’autres correspondant à l’art du temps dans le bassin méditerranéen, en Mésopotamie, en Egypte puis en Chine où les techniques devinrent rapidement très élaborées..

Le Taureau, le bronze est martelé et plaqué sur du bois, et non fondu, II millénaire.

En dehors donc de la Chine, où l’art du bronze connut un rapide développement après qu'il eut prit naissance dans le bassin méditerranéen quelques siècles auparavant, nous savons que c’est en Mésopotamie et surtout dans la région englobant l’Irak actuelle et les régions limitrophes comme l’Iran et même le sud de la Bulgarie que la production d’objets artistiques en bronze se développa vers l’an 2000 avant notre ère notamment à travers les réalisations du Louristan avec une représentation dominante de bouquetins et autres animaux représentatifs de l’art sacré en vogue dans ces régions. Au niveau artistique, c’est surtout en Egypte que l’art du bronze a connu une première véritable apogée avec des fontes de divinités sous la forme de statuettes qui accompagnaient les défunts dans leurs tombes.


On peut citer également l’énorme fontaine en bronze du temple de Jérusalem bâti sous Salomon soutenue par des taureaux. Mais c’est surtout en Grèce antique, après le Vem siècle avant J.C, et après cinq siècles où la production se limita à des représentations plutôt rudimentaires, notamment d’animaux dans un style proche du Cubisme, que l’art du bronze a vécu un premier âge d’or avec la représentation grandeur nature de sujets humains ou de divinités sous forme humaine. Ces bronzes étaient si extraordinaires au niveau de la ressemblance et de la qualité - certains avaient ainsi des yeux incrustés d’ivoire et même d’argent ou d’or, qu’ils firent fureur dans tout le Bassin méditerranéen, surtout à Rome trois ou quatre siècles plus tard.

http://www.artcult.com/hrb.html

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